Le président Emmanuel Macron souhaite interdire l'accès aux réseaux sociaux aux enfants de moins de 15 ans et interdire les téléphones portables dans les lycées à partir de septembre 2026Selon les médias locaux, le gouvernement français prévoit d'interdire les réseaux sociaux aux enfants de moins de 15 ans. Le président Emmanuel Macron a souvent désigné les réseaux sociaux comme l'une des causes de la violence chez les jeunes et a indiqué qu'il souhaitait que la France suive l'exemple de l'Australie, qui a mis en place au début du mois la première interdiction au monde des réseaux sociaux pour les moins de 16 ans. Le gouvernement de Macron soumettra un projet de loi pour examen juridique début janvier, selon certains rapports. Il n'a pas spécifiquement fait référence à cette initiative législative dans son discours du Nouvel An à la nation, mais il s'est engagé à « protéger nos enfants et nos adolescents des réseaux sociaux et des écrans ».
L'annonce faite par le Président Emmanuel Macron en juin 2025, concernant une potentielle interdiction de l'accès aux réseaux sociaux pour les moins de 15 ans en France, a résonné avec une intensité particulière dans le débat public. Cette déclaration intervenait dans un contexte d'émotion nationale, faisant suite à l'arrestation d'un collégien après le meurtre d'une surveillante à Nogent, en Haute-Marne. Le Président a rapidement mis en cause la responsabilité des réseaux sociaux dans cet acte, soulignant leur influence jugée néfaste sur le comportement des jeunes.
Selon les médias locaux, le gouvernement français s'apprête à interdire l'accès aux réseaux sociaux aux enfants de moins de 15 ans et à interdire les téléphones portables dans les lycées à partir de septembre 2026. Le président Emmanuel Macron a souvent désigné les réseaux sociaux comme l'une des causes de la violence chez les jeunes et a indiqué qu'il souhaitait que la France suive l'exemple de l'Australie, qui a mis en place au début du mois la première interdiction au monde des réseaux sociaux pour les moins de 16 ans.
Le gouvernement de Macron soumettra un projet de loi pour examen juridique début janvier, selon certains rapports. Il n'a pas spécifiquement fait référence à cette initiative législative dans son discours du Nouvel An à la nation, mais il s'est engagé à « protéger nos enfants et nos adolescents des réseaux sociaux et des écrans ».
S'adressant aux médias, le Premier ministre Anthony Albanese a salué les changements annoncés par la France, affirmant qu'il s'agissait d'un domaine politique dans lequel « l'Australie a fièrement montré la voie au reste du monde ». Il a déclaré que le nombre de comptes de réseaux sociaux fermés en « conséquence directe » de l'interdiction introduite le 10 décembre « montre que cela fonctionne ». « Nous savons que les réseaux sociaux causent des dommages sociaux, en particulier chez les jeunes », a déclaré Albanese.
Les téléphones portables sont interdits dans les écoles primaires et collèges français (pour les élèves âgés de 11 à 15 ans) depuis 2018. Les nouveaux changements annoncés étendraient cette interdiction aux lycées. La France a également adopté en 2023 une loi obligeant les plateformes sociales à obtenir le consentement parental pour la création de comptes par des mineurs de moins de 15 ans. Cependant, des difficultés techniques ont entravé son application.
Macron a déclaré en juin, après qu'un coup de couteau mortel dans une école de l'est de la France ait choqué la nation, qu'il ferait pression pour une réglementation au niveau de l'Union européenne visant à interdire l'accès aux réseaux sociaux à tous les mineurs de moins de 15 ans. En novembre, le Parlement européen a exhorté l'UE à fixer un âge minimum pour l'accès des enfants aux réseaux sociaux afin de lutter contre l'augmentation des problèmes de santé mentale chez les adolescents due à une exposition excessive, bien que seuls les États membres puissent imposer des limites d'âge.
Selon les sondages d'opinion, le renforcement des mesures visant à limiter l'accès des mineurs aux réseaux sociaux pourrait s'avérer populaire dans un contexte de crise politique croissante en France. Récemment, YouGov a mené une enquête dans sept pays de l'UE (France, Allemagne, Italie, Pays-Bas, Pologne, Roumanie et Espagne) qui examine l'attitude du public à l'égard de la réglementation des réseaux sociaux et de l'interdiction de la publicité politique sur les plateformes sociales. Les Français sont les plus nombreux à penser que la réglementation des réseaux sociaux est trop laxiste (53 %), suivis par les Néerlandais (47 %), les Allemands (42 %) et les Italiens (38 %).
De son côté, l'Irlande prévoit de tirer parti de sa prochaine présidence de l'UE pour plaider en faveur de la vérification obligatoire de l'identité sur les plateformes de réseaux sociaux dans toute l'Union européenne. Cette initiative vise les comptes anonymes, les robots et les abus en ligne qui nuisent à la stabilité démocratique. Le vice-Premier ministre Simon Harris a déclaré que l'Irlande serait à la tête des appels en faveur de l'introduction de comptes de réseaux sociaux vérifiés sur toute l'UE. Il a ajouté : « En Irlande, l'âge de consentement numérique est fixé à 16 ans, mais cette règle n'est tout simplement pas appliquée. Je pense que c'est une mesure vraiment importante. Et puis, je pense qu'il y a une question plus large, qui nécessitera des efforts non seulement au niveau irlandais, mais aussi au niveau européen, concernant les bots anonymes ».
Globalement, la vérification d'âge arrive sur la totalité dInternet : L'Australie, la France, le Royaume-Uni, le Canada et d'autres pays s'alignent peu à peu sur le modèle chinois. En effet, la Chine a lancé une nouvelle identité numérique pour contrôler encore plus les activités de ses citoyens en ligne. Ce pays connu comme la matérialisation de la fiction Big Brother de 1984 apparaît désormais comme un exemple pour bon nombre d’autres en matière de surveillance de masse. De l’Australie au Canada en passant par l’Europe, on assiste à une multiplication d’initiatives allant dans le sens de vérifier l’âge des internautes avec pour motif de protéger les plus jeunes contre les abus sexuels en ligne.
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Quel est votre avis sur le sujet ?Voir aussi :
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