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Face à la montée des violences scolaires, Emmanuel Macron veut interdire TikTok, Instagram et X aux moins de 15 ans si Bruxelles ne prend pas de mesures.
Il envisage des systèmes de reconnaissance faciale

Le , par Stéphane le calme

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L'annonce faite par le Président Emmanuel Macron, concernant une potentielle interdiction de l'accès aux réseaux sociaux pour les moins de 15 ans en France, a résonné avec une intensité particulière dans le débat public. Cette déclaration intervient dans un contexte d'émotion nationale, faisant suite à l'arrestation d'un collégien après le meurtre d'une surveillante à Nogent, en Haute-Marne. Le Président a rapidement mis en cause la responsabilité des réseaux sociaux dans cet acte, soulignant leur influence jugée néfaste sur le comportement des jeunes.

La France, le Danemark et la Grèce font pression en faveur d'une limite d'âge européenne pour l'accès aux médias sociaux, mais la Commission européenne semble réticente à l'idée d'en instaurer une.

Emmanuel Macron a déclaré qu'il s'était donné « quelques mois » pour convaincre l'UE. « Si cela ne fonctionne pas, nous commencerons à le faire en France. Nous ne pouvons pas attendre ». Cette conditionnalité révèle une volonté d'harmonisation à l'échelle de l'Union européenne, tout en affirmant la détermination française à agir unilatéralement si le consensus tarde.

« Nous vivons dans une société de plus en plus violente. Comment en sommes-nous arrivés là ? J'ai quelques explications », a déclaré Macron, qui a mis cette tendance sur le compte d'une génération d'adolescents ayant grandi avec « TikTok, X et Instagram ».

Il a déclaré que les plateformes pourraient utiliser des systèmes de reconnaissance faciale ou des contrôles de cartes d'identité pour déterminer l'âge de leurs utilisateurs.

Cette proposition s'inscrit dans une préoccupation plus large et de longue date concernant l'impact des écrans et des plateformes numériques sur la santé mentale et la sécurité des jeunes. Des données alarmantes, telles qu'une augmentation de l'addiction (11% des adolescents en 2022 contre 7% quatre ans auparavant, selon l'Organisation Mondiale de la Santé), ainsi que l'exposition à des contenus inappropriés (pornographie, cyberharcèlement, désinformation), alimentent cette inquiétude croissante. Le fait que l'annonce présidentielle soit explicitement liée à un événement tragique et très médiatisé, comme le drame de Nogent, confère une impulsion politique forte à une question qui était déjà au cœur des débats. Cette dynamique montre comment un incident singulier peut servir de catalyseur puissant pour des actions politiques visant à résoudre des problèmes systémiques de longue date.

La question de l'âge minimum d'accès aux réseaux sociaux soulève des défis complexes. Parmi eux, la faisabilité technique de la vérification de l'âge, la compatibilité avec les droits fondamentaux des enfants, et la nécessité d'une approche éducative complémentaire sont des points cruciaux. Le présent article se propose d'examiner en profondeur le cadre législatif français existant, les motivations derrière la nouvelle proposition, la dynamique européenne en matière de protection des mineurs en ligne, et les expériences d'autres pays confrontés à des défis similaires.


La loi sur la majorité numérique de 2023 : principes et limites

La France n'est pas novice en matière de régulation des plateformes numériques et de protection des mineurs. Une législation spécifique, la « Loi du 7 juillet 2023 visant à instaurer une majorité numérique et à lutter contre la haine en ligne », a déjà été adoptée. Cette loi fixe à 15 ans l'âge minimum à partir duquel un adolescent peut s'inscrire seul sur un réseau social. En deçà de cet âge, le consentement parental est requis pour la création d'un compte.

La loi de 2023 impose théoriquement aux plateformes de déployer des solutions techniques pour vérifier l'âge de leurs utilisateurs. Elle offre également aux parents la possibilité de demander la suspension du compte de leur enfant de moins de 15 ans. En outre, elle rend obligatoire la diffusion de messages de prévention contre le cyberharcèlement sur les plateformes, incluant la promotion du numéro vert 3018, un dispositif d'aide et de signalement. Un rapport sur la santé des enfants surexposés en ligne est également prévu par cette législation.

Cependant, l'efficacité de cette loi est largement remise en question dans la pratique. Une enquête de la CNIL (Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés) réalisée en 2021 révélait que la première inscription sur un réseau social surviendrait en moyenne autour de 8 ans et demi, et que plus de 50% des adolescents âgés de 10 à 14 ans auraient déjà un profil en ligne. Cette situation met en évidence une déconnexion notable entre l'intention législative et la réalité de l'application sur le terrain. L'obligation de contrôle, bien que votée, n'est pas encore pleinement entrée en vigueur, créant une lacune critique dans la protection des jeunes. Cela signifie que la proposition actuelle d'Emmanuel Macron ne vise pas seulement à introduire une nouvelle limite d'âge, mais surtout à combler le vide en matière d'application effective de la loi existante, en exerçant une pression accrue sur les plateformes et l'Union européenne pour qu'elles trouvent et mettent en œuvre des solutions concrètes de vérification de l'âge.

Le gouvernement français, conscient de ces limites, a exprimé sa volonté de renforcer l'arsenal juridique et de pousser pour une solution européenne. Néanmoins, il se déclare prêt à agir seul si un consensus européen n'est pas rapidement atteint.


Le rôle du Digital Services Act (DSA) et du RGPD dans la protection des enfants

La protection des mineurs en ligne est un enjeu majeur au niveau européen, encadré par des législations fondamentales. La loi européenne sur les services numériques (Digital Services Act, DSA), entrée en vigueur en 2023 et applicable aux plateformes depuis février 2024, établit un cadre clair en matière d'âge. L'Article 28 du DSA exige spécifiquement des fournisseurs de plateformes accessibles aux mineurs de mettre en place des mesures appropriées et proportionnées pour garantir un haut niveau de confidentialité, de sécurité et de sûreté pour les enfants. Il interdit également la publicité ciblée basée sur le profilage des données personnelles des mineurs, renforçant ainsi leur protection.

Parallèlement, le Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD) joue un rôle crucial. Il prévoit que le traitement des données à caractère personnel d'un enfant est licite lorsque l'enfant est âgé d'au moins 16 ans, tout en laissant la possibilité aux États membres de fixer un âge compris entre 13 et 16 ans. Cette flexibilité a conduit à une « majorité numérique...
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Avatar de kain_tn
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 13/06/2025 à 11:53
Je crois que vous ratez l'essentiel du sujet: les politiciens se moquent complètement des problèmes de violence.
Au contraire, même, c'est une bénédiction.
Ça permet de faire passer n'importe quelle loi.

Ici on parle juste d'une raison de plus pour essayer d'imposer de la surveillance de masse et du contrôle de contenu. Rien de plus.

Si la violence s'arrête alors on trouvera une autre excuse.

C'est aussi simple que ça.

Quant à la responsabilité des parents, je rejoins les opinions exprimées ici: c'est aux parents d'éduquer les enfants, pas à l'école, pas à l'État.
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Avatar de der§en
Membre expérimenté https://www.developpez.com
Le 30/01/2026 à 22:16
Et comment, vont-ils déterminer quel est ton âge derrière ton pseudo, si ce n’est de vouloir connaître impérativement ton identité ?

Et hop, un pas de plus vers la dictature…
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Avatar de Artaeus
Nouveau Candidat au Club https://www.developpez.com
Le 03/02/2026 à 20:29
Citation Envoyé par Bardaz Voir le message
Concrètement ça se passe comment sur le plan technique ? On va bien rigoler.

On passe au SPN du coup?
https://safing.io/blog/2022/09/06/spn-vs-vpns/

Encore une loi inutile qui n'existe que pour pomper du fric
DPI techniquement, mais en réalité, ils vont plutôt bloquer les paiements vers les fournisseurs VPN.

J'ajoute qu'il est plus qu'urgent que les gens s'alertent de la tournure que prend notre pays concernant la liberté et les droits fondamentaux.
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Avatar de RenarddeFeu
Membre averti https://www.developpez.com
Le 13/06/2025 à 4:34
Les faits à la base du harcèlement scolaire sont punissables de prison dans le monde des adultes, alors que leur portée et leurs conséquences sont minimiséees dans le monde des enfants. Tout au plus y a-t-il des procédures anti-harcèlement qui ne servent rigoureusement à rien.

Par apathie et par lâcheté, la société française a choisi de tourner le dos au problème. Ça n'est pas en interdisant les couteaux et les réseaux sociaux qu'on réglera la situation.
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Avatar de kain_tn
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 13/06/2025 à 9:51
Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
Face à la montée des violences scolaires, Emmanuel Macron veut interdire TikTok, Instagram et X aux moins de 15 ans si Bruxelles ne prend pas de mesures[...]
Ah booooooooon? Donc ce n'est plus les jeux vidéo, le problème?

Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
[...]et envisage des systèmes de reconnaissance faciale ou des contrôles de cartes d'identité
Bah voilà. On vient à ce qu'il veut vraiment.
Le porno n'a pas marché comme prétexte, alors il faut essayer d'imposer ça ailleurs (et aussi plus tôt, histoire d'habituer les gens).
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Avatar de Artaeus
Nouveau Candidat au Club https://www.developpez.com
Le 13/06/2025 à 12:00
Le problème n'est ni les couteaux, ni les jeux vidéo, ni les réseaux sociaux mais ... les parents impuissants et démissionnaires !

Je suspecte vraiment le gouvernement de vouloir imposer l'identité numérique sous prétexte de "protection des mineures" alors que c'est avant tout le devoir des parents.
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Avatar de Fagus
Membre expert https://www.developpez.com
Le 13/06/2025 à 14:06
il y a encore plus simple que la reconnaissance faciale les limites d'âge ou l'interdiction des réseaux.

Il y aurait l'interdiction des smartphones aux enfants. Ou au minimum la dépose en consigne avant d'entrer dans les écoles mais ce serait insuffisant.

Il ne faut pas regarder la jeunesse actuelle avec nos capacités d'adultes. Notre cerveau s'est construit dans un monde plus sain.
Les enfants sont exposés à des techniques élaborées de neuro-marketing addictives (récompenses aléatoires...) avec des temps d'écrans délirants sur smartphones et ils construisent une socialité anormale basée plus sur les écrans que le regard dans les yeux et les interactions naturelle avec les pairs .
Tous les chiffres de santé mentale de la jeunesse dans le monde montrent qu'on a une dégradation comme jamais dans l'histoire.

Les enfants n'ont pas notre capacité à se protéger de ces techniques.

Est-ce qu'on autorise les enfants à boire à l'école ? à fumer ? à conduire ? Leur cerveau immature devrait être protégé du neuro-marketing.
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Avatar de Artaeus
Nouveau Candidat au Club https://www.developpez.com
Le 02/01/2026 à 13:53
L'enfer est pavé de bonnes intentions ...

Cette loi est extrême dangereuse, on le dira jamais assez : "Interdire aux moins de 15 ans" se traduit par vérifier et contrôler l'identité des adultes (ce qui met notre vie privée en danger).
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Avatar de der§en
Membre expérimenté https://www.developpez.com
Le 02/01/2026 à 14:21
Quelqu’un écoute encore Micron 1er ?
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Avatar de noremorse
Membre actif https://www.developpez.com
Le 31/01/2026 à 9:02
« la quasi-totalité des enfants de 3-11 ans passe du temps régulièrement devant les écrans.

Il s’agit en premier lieu de la télévision, suivi des consoles.

La télévision reste l’écran le plus présent dans le quotidien des enfants ». Selon Santé Public France

La protection des enfants des reseaux sociaux n’est qu’un prétexte pour surveiller tout le monde.
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