Huit États américains ont engagé une action en justice contre OpenAI, affirmant que ChatGPT porte préjudice aux utilisateurs, notamment aux adolescents. Les plaintes visent à obtenir des ordonnances judiciaires obligeant OpenAI à modifier le fonctionnement de ChatGPT. Les États réclament également des sanctions civiles et des dommages-intérêts pour les violations présumées de la législation étatique. Cette nouvelle action en justice intervient à la suite de la fusillade de masse survenue en février à Tumbler Ridge, dans la province canadienne de Colombie-Britannique, qui a fait huit morts.OpenAI est une société d'intérêt public (PBC) américaine de premier plan spécialisée dans l'intelligence artificielle (IA), dirigée par son PDG, Sam Altman. Elle développe des modèles d'IA générative « de pointe », notamment sa série de grands modèles de langage appelés « Generative Pre-trained Transformer » (GPT). Le lancement de ChatGPT en novembre 2022 est considéré comme ayant catalysé l'essor de l'IA, conduisant à une utilisation généralisée de l'IA générative. En septembre 2026, ChatGPT est le cinquième site web le plus visité au monde.
En 2025, plusieurs incidents concernant l'utilisation de ChatGPT par des jeunes ont suscité des inquiétudes. En septembre 2025, les parents d'adolescents qui se sont suicidés après avoir interagi avec des chatbots IA ont notamment témoigné devant le Congrès des dangers de cette technologie. « Ce qui avait commencé comme une aide aux devoirs s'est progressivement transformé en confident, puis en coach au suicide », a déclaré Matthew Raine, dont le fils Adam, âgé de 16 ans, est décédé en avril 2025. « En quelques mois, ChatGPT est devenu le compagnon le plus proche d'Adam », a déclaré le père aux sénateurs. « Toujours disponible. Toujours en train de valider et d'insister sur le fait qu'il connaissait Adam mieux que quiconque, y compris son propre frère. »
Quelques heures avant l'audience au Sénat, OpenAI s'était engagée à mettre en place de nouvelles mesures de protection pour les adolescents, notamment des efforts pour détecter si les utilisateurs de ChatGPT ont moins de 18 ans et des contrôles permettant aux parents de définir des « heures d'interdiction » pendant lesquelles un adolescent ne peut pas utiliser ChatGPT. Malgré cette promesse, OpenAI a fait face à une nouvelle vague de poursuites judiciaires en septembre 2026.
Cette nouvelle action en justice intervient à la suite de la fusillade de masse survenue en février à Tumbler Ridge, dans la province canadienne de Colombie-Britannique, qui a fait huit morts. 30 nouvelles plaintes auraient été déposées devant un tribunal fédéral américain en Californie, venant s'ajouter aux sept plaintes initiales déposées en avril 2026. Les plaintes accusent le géant d'IA ainsi que son PDG, Sam Altman, de négligence et de complicité dans une fusillade de masse. Les plaintes allèguent que l'entreprise avait connaissance des intentions de la tireuse lors de ses échanges avec ChatGPT, mais n'avait pas fait part de ses inquiétudes aux forces de l'ordre.
Récemment, huit États américains ont intenté une action en justice contre OpenAI, accusant l’entreprise de permettre à ChatGPT de causer du tort aux utilisateurs, y compris aux adolescents. Les plaintes, déposées séparément devant les tribunaux d’État le mercredi 14 octobre, allèguent que le chatbot a encouragé des comportements dangereux, renforcé des délires et aidé certains utilisateurs à planifier des actes de violence.
Cette action en justice implique l’Iowa, le Kansas, l’Arizona, l’Arkansas, l’Idaho, le Montana, le Nebraska et la Virginie-Occidentale. Ces États affirment que ChatGPT est conçu pour être agréable et engageant, ce qui, selon eux, peut amener les utilisateurs à faire confiance au chatbot même lorsque ses réponses sont susceptibles de les mettre en danger. Les plaintes accusent OpenAI d’avoir enfreint les lois étatiques sur la protection des consommateurs en induisant les utilisateurs en erreur quant à la sécurité de ChatGPT. Les États font également valoir que l’entreprise a causé une nuisance publique en mettant en danger la santé et la sécurité des habitants.
Les plaintes visent à obtenir des ordonnances judiciaires obligeant OpenAI à modifier le fonctionnement de ChatGPT. Les États réclament également des sanctions civiles et des dommages-intérêts pour les violations présumées de la législation étatique. L’une des demandes vise à empêcher OpenAI de développer des modèles d’IA capables de s’améliorer de manière autonome, à moins que l’entreprise ne puisse garantir que ces modèles sont conformes aux valeurs humaines.
Ces affaires marquent une importante action judiciaire coordonnée menée par les gouvernements des États contre une entreprise spécialisée dans l’intelligence artificielle. Toutefois, les allégations n’ont pas encore été établies devant les tribunaux, et ces affaires détermineront si OpenAI a enfreint les lois invoquées par les États. Les procureurs généraux soutiennent que la conception de ChatGPT peut le rendre trop enclin à approuver les utilisateurs et à entretenir la conversation, même lorsqu’une personne exprime des idées nuisibles.
Les poursuites allèguent que le chatbot a renforcé des délires, encouragé des actions dangereuses et aidé des utilisateurs à planifier des actes violents, notamment des fusillades de masse. Ces allégations soulèvent également des inquiétudes quant à la manière dont la technologie réagit face aux adolescents et à d’autres utilisateurs potentiellement vulnérables. Il s’agit là d’allégations formulées par les États dans leurs actions en justice.
Ces dernières affaires viennent s’ajouter à un nombre croissant de contestations judiciaires auxquelles OpenAI est confrontée. Le procureur général de Floride a déposé en juin la première action en justice de ce type intentée par un État. Début octobre 2026, les autorités judiciaires de l'État de Floride ont demandé à un juge d'empêcher OpenAI de créer de nouveaux modèles d'IA sans contrôle indépendant. L’entreprise fait également l’objet de dizaines de poursuites judiciaires intentées par des plaignants privés qui affirment que ChatGPT a aidé des utilisateurs à planifier des fusillades de masse ou d’autres actes de violence.
Ces nouvelles affaires engagées par les États pourraient exercer une pression supplémentaire sur OpenAI pour qu’elle explique comment elle protège ses utilisateurs et gère les conversations impliquant des comportements dangereux. Les poursuites visent à obtenir des modifications de la technologie de l’entreprise, mais ce sera aux tribunaux de décider si ces allégations constituent des violations de la législation des États.
Et vous ?
Pensez-vous que cette plainte est crédible ou pertinente ?
Quel est votre avis sur le sujet ?Voir aussi :
OpenAI aurait dissimulé les historiques de discussion de l'auteur d'une fusillade de masse pour éviter de rendre publique la manière dont ChatGPT est utilisé ou exploité par des acteurs malveillants
« C'est l'IA qui l'a fait » n'est pas un argument valable, affirme l'association poursuivant OpenAI après le piratage de Hugging Face, l'accusant de faire subir à d'autres les conséquences de ses décisions
« Est-ce que j'irai bien ? » : un adolescent décède après que ChatGPT lui a conseillé un mélange mortel de drogues. La flagornerie a poussé l'IA à ignorer les signes de détresse physique de la victime
Vous avez lu gratuitement 165 articles depuis plus d'un an.
Soutenez le club developpez.com en souscrivant un abonnement pour que nous puissions continuer à vous proposer des publications.
Soutenez le club developpez.com en souscrivant un abonnement pour que nous puissions continuer à vous proposer des publications.