IdentifiantMot de passe
Loading...
Mot de passe oublié ?Je m'inscris ! (gratuit)

Vous êtes nouveau sur Developpez.com ? Créez votre compte ou connectez-vous afin de pouvoir participer !

Vous devez avoir un compte Developpez.com et être connecté pour pouvoir participer aux discussions.

Vous n'avez pas encore de compte Developpez.com ? Créez-en un en quelques instants, c'est entièrement gratuit !

Si vous disposez déjà d'un compte et qu'il est bien activé, connectez-vous à l'aide du formulaire ci-dessous.

Identifiez-vous
Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ?
Créer un compte

L'inscription est gratuite et ne vous prendra que quelques instants !

Je m'inscris !

Apple adresse des lettres de conservation de preuves à 40 anciens employés désormais chez OpenAI, dans le cadre du litige accusant le créateur de ChatGPT d'avoir illégalement volé ses secrets commerciaux

Le , par Alex

130PARTAGES

6  0 
Apple a intensifié sa bataille juridique aux enjeux considérables contre OpenAI en envoyant des lettres officielles de conservation de preuves à environ 40 anciens employés qui travaillent désormais pour cette entreprise spécialisée dans l’IA. Ces lettres ne constituent pas en elles-mêmes des actions en justice, mais des mises en demeure officielles exigeant des destinataires qu’ils conservent tous les documents, communications, e-mails, fichiers et autres éléments de preuve potentiellement pertinents. Elles constituent une première étape dans le cadre d’un litige visant à empêcher la destruction ou l’altération d’éléments qui pourraient s’avérer essentiels à l’affaire.

Debut juillet 2026, Apple a intenté une action en justice contre OpenAI, accusant l'éditeur de ChatGPT d'avoir volé des secrets d'affaires pour accélérer son expansion sur le marché du matériel grand public. Déposée devant un tribunal fédéral de Californie, la plainte cite OpenAI, io Products et deux anciens ingénieurs d'Apple en tant que défendeurs : Tang Tan (directeur du matériel chez OpenAI) et Chang Liu (membre senior de l’équipe chargée du matériel), et affirme que des documents confidentiels, des informations sur les fournisseurs et des procédés de fabrication exclusifs ont été obtenus de manière irrégulière. Cette affaire survient plusieurs mois après qu'Apple, selon ses dires, a averti directement le laboratoire d'intelligence artificielle (IA) sans obtenir de réponse.

Une semaine plus tard, Apple a intensifié sa bataille juridique aux enjeux considérables contre OpenAI en envoyant des lettres officielles de conservation de preuves à environ 40 anciens employés qui travaillent désormais pour cette entreprise spécialisée dans l’IA, selon des informations du Financial Times confirmées par des médias spécialisés dans les technologies. Dans sa plainte initiale, Apple accuse OpenAI d’avoir orchestré une opération coordonnée visant à débaucher des talents et à détourner des informations confidentielles liées à l’ingénierie matérielle, au développement de produits, aux processus de fabrication et à d’autres conceptions exclusives.

Ces lettres ne constituent pas en elles-mêmes des actions en justice, mais des mises en demeure officielles exigeant des destinataires qu’ils conservent tous les documents, communications, e-mails, fichiers et autres éléments de preuve potentiellement pertinents. Elles constituent une première étape dans le cadre d’un litige visant à empêcher la destruction ou l’altération d’éléments qui pourraient s’avérer essentiels à l’affaire. Apple semble estimer que les fautes présumées vont au-delà des personnes explicitement nommées dans la plainte initiale, considérant les preuves découvertes jusqu’à présent comme potentiellement n’étant que la « partie émergée de l’iceberg ».


La plainte d’Apple souligne que plus de 400 anciens employés d’Apple ont rejoint OpenAI. Bien que le recrutement de talents chez les concurrents soit courant dans la Silicon Valley (en particulier en Californie, où les clauses de non-concurrence sont limitées), Apple allègue des manquements spécifiques impliquant le vol de secrets d’affaires, la violation de contrats de travail et l’utilisation abusive d’informations exclusives afin d’accélérer les ambitions d’OpenAI en matière de matériel, notamment le développement présumé d’appareils dotés d’IA.

La principale revendication d’Apple est une injonction visant à empêcher OpenAI d’utiliser toute information provenant d’Apple, ainsi que des dommages-intérêts. Mais OpenAI a nié les allégations, affirmant qu’elle « n’a connaissance d’aucun élément de preuve étayant le bien-fondé de cette plainte ». Cette escalade souligne les tensions croissantes entre les deux géants de la technologie. Apple, leader du matériel grand public, protège farouchement sa chaîne d’approvisionnement étroitement contrôlée et ses secrets techniques, tandis qu’OpenAI se lance avec détermination dans le matériel informatique pour tirer parti de son chatbot.

En examinant de plus près la plainte d'Apple, on y retrouve des allégations de plus en plus folles, notamment de complicité d'anciens employés, de contournement de protocoles de sécurité, espionnage, et de vol de secrets industriels et de prototypes. Un exemple, Chang Liu, l'un des défendeurs se serait vanté d'une faille auprès de sa collègue Alyssa Peng en lui écrivant : « LOL, j'ai découvert que je pouvais accéder au [stockage réseau], trop drôle », ce à quoi elle aurait immédiatement répondu : « je suis prête ». Grâce à cet accès, Chang Liu aurait téléchargé des dizaines de fichiers techniques confidentiels concernant des produits non sortis et la fabrication de cartes mères. Dans le même temps, Alyssa Peng, qui travaillait encore chez le fabricant de l'iPhone, continuait d'alimenter son collègue en informations secrètes.

Un autre allégation, l'ingérence supposée d'OpenAI s'étend jusqu'à la chaîne d'approvisionnement et de fabrication d'Apple. OpenAI aurait utilisé les informations volées pour approcher les partenaires de confiance d'Apple. La startup aurait notamment fait croire à une entreprise spécialisée dans une technique exclusive de finition métallique qu'elle disposait de l'autorisation d'Apple pour utiliser ce procédé.

Les experts juridiques soulignent que les lettres de conservation des preuves sont courantes dans les affaires complexes de propriété intellectuelle et qu’elles indiquent l’intention d’Apple de monter un dossier plus complet grâce à la procédure de communication des pièces. Au fur et à mesure que le procès avancera, les deux parties se surveilleront de près, d’autant plus qu’OpenAI poursuit son calendrier de développement matériel, qui resterait inchangé malgré la pression judiciaire.


Cette évolution devrait alimenter un examen encore plus minutieux du débauchage de talents dans le secteur de l’IA, où les entreprises se livrent une concurrence acharnée pour recruter les meilleurs ingénieurs. En outre, cette affaire pourrait établir des précédents importants concernant la mobilité des employés, la protection des secrets d’affaires et la frontière floue entre l’expertise acquise et les informations confidentielles volées dans un secteur technologique en constante évolution.

Sources : Plainte d'Apple contre OpenAI, Financial Times

Et vous ?

Pensez-vous que cette plainte est crédible ou pertinente ?
Quel est votre avis sur le sujet ?

Voir aussi :

Elon Musk et Sam Altman s'affrontent publiquement sur X (ex-Twitter) après qu'Apple a intenté une action en justice contre OpenAI. Elon Musk affuble son ancien partenaire du surnom « Scam Altman »

Le premier appareil d'OpenAI est une enceinte mobile sans écran, dotée d'une caméra intégrée, conçue comme un assistant IA, dont le prix devrait se situer entre 200 et 300 $, avec une sortie prévue pour 2027

Après avoir échoué à rendre Siri intelligent avec son IA, Apple fait désormais appel à Google pour remanier Siri à l'aide d'une IA Gemini personnalisée, dans une démarche désespérée pour le rendre enfin utile
Vous avez lu gratuitement 3 676 articles depuis plus d'un an.
Soutenez le club developpez.com en souscrivant un abonnement pour que nous puissions continuer à vous proposer des publications.

Une erreur dans cette actualité ? Signalez-nous-la !