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Les allégations les plus folles de la plainte d'Apple contre OpenAI : complicité d'anciens employés, contournement de protocoles de sécurité, espionnage, et vol de secrets industriels et de prototypes

Le , par Mathis Lucas

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Apple a intenté une action en justice contre OpenAI pour vol de secrets industriels. Le fabricant de l'iPhone allègue qu'OpenAI a soutiré des informations matérielles à ses anciens employés en vue d'accélérer le développement de ses propres appareils. OpenAI aurait incité des candidats à divulguer des composants internes et des données sur des projets non révélés lors d'entretiens d'embauche. OpenAI nie tout intérêt pour les secrets commerciaux d'autrui et maintient son ambition de créer une technologie originale. Pendant que les analystes débattent de ces accusations, Elon Musk a gratifié Sam Altman du sobriquet moqueur « Scam Altman ».

Apple a officiellement déposé une plainte contre OpenAI devant un tribunal de district en Californie, accusant l'entreprise de Sam Altman d'avoir volé des informations confidentielles à tous les niveaux de son département de conception matérielle. Selon la plainte, déposée récemment, la marque à la pomme reproche notamment à OpenAI d'avoir débauché plus de 400 de ses anciens employés pour accélérer le développement de ses propres produits.

La plainte vise en particulier Tang Tan, ancien concepteur chez Apple devenu directeur du matériel chez OpenAI, et Chang Liu, un ancien ingénieur. Selon les allégations d'Apple, Tang Tan aurait incité des candidats à apporter de véritables pièces détachées d'Apple lors de leurs entretiens d'embauche.

La plainte regorge d’allégations extraordinaires qui laissent entrevoir une manœuvre coordonnée visant à soutirer des informations confidentielles à des employés actuels et anciens d’Apple. Mais ce qui frappe peut-être le plus dans le récit de la plainte, c’est la désinvolture avec laquelle ces fautes présumées sont décrites, notamment dans un message où l’on peut lire : « LOL, j’ai découvert que je pouvais accéder au [stockage réseau], trop drôle ».

Une offensive d'Apple contre les ambitions matérielles d'OpenAI

Cette affaire s'articule autour de trois anciens employés d'Apple : Tang Tan, Chang Liu et Yu-Ting « Alyssa » Peng. Tang Tan, un vétéran d’Apple comptant 24 ans d’ancienneté, qui occupait récemment le poste de vice-président chargé de l’Apple Watch. En 2024, il a quitté Apple pour rejoindre io Products, l'entreprise de matériel fondée par Jony Ive, rachetée par OpenAI en 2025. OpenAI a ensuite nommé Tang Tan au poste de directeur du matériel.


Chang Liu est un ancien employé d’Apple qui a travaillé comme ingénieur en électricité des systèmes sur l’iPhone pendant huit ans. Il a rejoint OpenAI en janvier 2026 en tant que membre du personnel technique. Yu-Ting « Alyssa » Peng est une ancienne employée d’Apple qui a rejoint OpenAI en avril 2026. Ces trois ont été recrutés par OpenAI pour développer son premier appareil matériel doté d'IA, dont la sortie serait prévue pour l'année prochaine.

Ils sont accusés de participer à un complot visant à voler les secrets d’Apple pour le compte d'OpenAI. Le document de la plainte décrit une stratégie agressive d'espionnage industriel ciblant les technologies de pointe d'Apple. Les accusations formulées par Apple s'articulent autour des points suivants :

Le vol et la transmission d'informations techniques confidentielles

Les allégations décrivent une exfiltration systématique de données orchestrée par les anciens employés recrutés par OpenAI. Selon Apple, après avoir annoncé son départ en 2024, Chang Liu n'aurait pas rendu ses appareils de fonction et aurait conservé un ordinateur appartenant à Apple. Pire encore, il aurait exploité une faille d'authentification inconnue de la société pour accéder au réseau de stockage cloud plusieurs semaines après son départ.

L'histoire bascule dans le fantastique à partir de là. Chang Liu se serait vanté de cette faille auprès de sa collègue Alyssa Peng en lui écrivant : « LOL, j'ai découvert que je pouvais accéder au [stockage réseau], trop drôle », ce à quoi elle aurait immédiatement répondu : « je suis prête ». Grâce à cet accès, Chang Liu aurait téléchargé des dizaines de fichiers techniques confidentiels concernant des produits non sortis et la fabrication de cartes mères.

Dans le même temps, Alyssa Peng, qui travaillait encore chez le fabricant de l'iPhone, continuait d'alimenter son collègue en informations secrètes. Chang Liu aurait même conseillé Alyssa Peng sur « la manière de copier ces fichiers spécifiques afin d'éviter des problèmes avec l'équipe de sécurité ».

Des entretiens d'embauche aux allures de séances d'espionnage

Tang Tan, ancien vice-président de l'Apple Watch devenu directeur du matériel chez OpenAI est accusé d'avoir utilisé le processus de recrutement pour soutirer des informations confidentielles. Lors des entretiens, Tang Tan poserait des questions pointues sur des projets ultra-secrets d'Apple. Certains candidats téléchargeaient et prenaient des captures d'écran de projets confidentiels juste avant leurs entretiens avec OpenAI dans le but de s'y préparer.

Tang Tan exigeait des candidats qu'ils apportent physiquement des échantillons de produits non commercialisés et des composants matériels sur lesquels ils travaillaient, pour des sessions de démonstration. Des conversations prouvent que lors d'un échange, « Tang Tan a demandé à une employée d'Apple d'apporter certaines parties sur lesquelles [elle] a travaillé ». Celui-ci aurait ciblé spécifiquement des batteries, des cartes mères ou des blindages.

Les candidats devaient aussi préparer des présentations techniques très approfondies révélant des informations exclusives. Autre surprise : plus de 400 anciens employés d’Apple travailleraient désormais pour OpenAI. Apple s’appuie sur ce chiffre pour illustrer l’ampleur potentielle du problème, soulignant qu’il n’est pas surprenant que certains membres du personnel d’OpenAI aient connaissance d’informations confidentielles et exclusives d’Apple.

Ces employés sont tenus de garder ces informations confidentielles après leur départ de l'entreprise. Mais dans sa plainte, Apple affirme qu'OpenAI a choisi de pousser ces employés à divulguer ces informations confidentielles afin de les exploiter pour accélérer ses ambitions dans le domaine du matériel.

Aide au contournement systématique des protocoles de sécurité

Apple allègue que ses contrôles de sécurité ont été mis à mal. Selon le fabricant de l'iPhone, OpenAI a activement entraîné ses employés sur le départ à déjouer les contrôles de sécurité. En s'appuyant sur un document interne d'Apple conservé par Tang Tan, OpenAI conseillait à ses futures recrues de ne pas révéler l'identité de leur nouvel employeur afin d'éviter le « dreaded walk out » (une expulsion immédiate des locaux bloquant l'accès aux systèmes).

Les directives stipulaient qu'il ne fallait rien « signer lors de l'entretien de sortie » et qu'il fallait prévenir OpenAI « au plus vite » si on leur en faisait la demande. Apple note que cette ruse a fonctionné, constatant une tendance récente d'employés ignorant les équipes de sécurité et fuyant les processus de sortie.

Tromperie et manipulation des fournisseurs partenaires d'Apple

Cette plainte met à rude épreuve les relations entre Apple et OpenAI. L'ingérence supposée d'OpenAI s'étend jusqu'à la chaîne d'approvisionnement et de fabrication d'Apple. OpenAI aurait utilisé les informations volées pour approcher les partenaires de confiance d'Apple. La startup aurait notamment fait croire à une entreprise spécialisée dans une technique exclusive de finition métallique qu'elle disposait de l'autorisation d'Apple pour utiliser ce procédé.


Par ailleurs, OpenAI a contacté un autre fournisseur lié aux batteries et à l'alimentation en utilisant des noms de code internes à Apple, posant ainsi des questions très ciblées pour faire avancer ses propres ambitions matérielles. Apple et OpenAI collaboraient dans le domaine de l'IA, mais cette plainte marque une rupture majeure dans le partenariat entre le fabricant de l'iPhone et le géant de l'IA, qui cherche à développer un dispositif portable doté d'une IA.

« io a eu accès, exploité et utilisé les techniques, processus et savoir-faire secrets et exclusifs d’Apple en matière de conception industrielle liés à la finition des métaux », indique la plainte. Pour rappel, io Products a été rachetée par OpenAI l’année dernière dans le cadre d’une transaction de 6,5 milliards de dollars. La société de Jony Ive est désormais citée comme partie défenderesse dans cette affaire. L'ancien designer d'Apple n'a pas réagi à cette plainte.

Apple a d’abord tenté de résoudre la situation à l’amiable. La firme de Cupertino explique avoir d’abord tenté de contacter OpenAI en février pour lui faire part de ses préoccupations, mais OpenAI n’a jamais répondu. Le fabricant de l'iPhone n'a donc pas eu d'autre choix que de porter l'affaire devant la justice.

Des accusations accablantes face à un « démenti sommaire »

Face à ces allégations de vol de prototypes, de manipulation de fournisseurs et d'espionnage qui dressent le portrait d'une concurrence extrêmement déloyale, la défense d'OpenAI se veut très laconique. Un porte-parole d'OpenAI a déclaré : « nous ne portons aucun intérêt aux secrets commerciaux d'autres entreprises. Nous restons concentrés sur le développement de technologies innovantes qui donnent à chacun les moyens d'agir, partout dans le monde ».

Ce résumé critique met en lumière le contraste frappant entre la gravité et la précision des preuves avancées par Apple (messages, documents téléchargés, failles exploitées) et la simple fin de non-recevoir opposée par OpenAI. La plainte de 41 pages, déposée le 10 juillet devant un tribunal de district en Californie, regorge d’allégations inhabituellement détaillées. Elle a suscité un débat...
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Avatar de Mingolito
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 14/07/2026 à 19:10
Encore une très bonne news qui confirme que Sam Altman est vraiment une espèce d'enfoiré, et comme on le sait déjà un menteur professionnel.

Et c'est pas fini, j'attends de voir la tête des investisseurs quand OpenAI va s'effondrer financièrement quand ils auront plus de cash pour payer les milliards de pertes qu'ils font chaque mois, et que plus personne voudra utiliser leur produits payants parce que les modèles chinois feront mieux pour moins de 10 fois moins cher pour le même résultat, ou encore mieux des modèles d'IA locales open source feront le job pour rien et sans avoir le risque de voir ses données filer aux USA ou en Chine.
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