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L'Open Source Initiative a salué le nouveau paquet de mesures de l'UE sur la souveraineté technologique, soulignant que « plus d'un tiers de ce document de 29 pages est consacré à l'open source »

Le , par Alex

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Le 27 mai 2026, la Commission européenne a présenté son « Tech Sovereignty Package », un ensemble de mesures destinées à renforcer l'autonomie stratégique du bloc dans les grands secteurs numériques. Récemment, l'Open Source Initiative a salué le nouveau paquet de mesures de l'UE sur la souveraineté technologique. Selon l'OSI, le « Tech Sovereignty Package » de la Commission répond à bon nombre des préoccupations de l’OSI et adopte de nombreuses recommandations. Cependant, si la stratégie de l’UE est sur la bonne voie, l'OSI affirme que sa poursuite dépendra de l’adoption des propositions législatives de la Commission et de la manière dont elles seront façonnées en cours de route.

En janvier 2026, la Commission de l’Union Européenne a lancé une nouvelle consultation sur l'open source. L’objectif : Affranchir l’UE des géants technologiques américains qui peuvent servir de moyen de sanctions comme l’illustrent de nombreux cas de figures par le passé. Bruxelles affirme que la dépendance de l'UE vis-à-vis des fournisseurs de technologies non européens (comprendre : les géants technologiques américains) est devenue un handicap stratégique, limitant le choix, affaiblissant la compétitivité et créant des risques pour la chaîne d'approvisionnement dans tous les domaines, des services cloud aux infrastructures critiques.

L'open source offre une issue à cette impasse en soutenant « un portefeuille diversifié de solutions numériques de haute qualité et sécurisées » qui peuvent constituer des alternatives viables aux plateformes propriétaires, a déclaré la Commission de l’Union européenne. La Commission a également annoncé qu'elle va élaborer une nouvelle approche européenne en matière d'open source et revoir sa stratégie 2020-2023, qui était principalement axée sur la manière dont les institutions européennes utilisent et partagent les codes en interne.

Puis le 27 mai 2026, la Commission européenne a présenté son « Tech Sovereignty Package », un ensemble de mesures destinées à renforcer l'autonomie stratégique du bloc dans les grands secteurs numériques. Le volet le plus commenté du paquet porte sur les restrictions d'accès aux données publiques sensibles. Les géants américains du cloud (Microsoft, Amazon et Google) pourraient se voir limités dans leur capacité à traiter certaines catégories de données au nom d'organismes publics, notamment dans les domaines financier, judiciaire et sanitaire. Derrière cette initiative se joue une bataille bien plus large : celle de l'autonomie stratégique de l'Europe dans un monde numérique dominé à 70 % par des acteurs américains, et d'une infrastructure cloud souveraine qui tarde à émerger.

Récemment, l'Open Source Initiative a salué le nouveau paquet de mesures de l'UE sur la souveraineté technologique. L'Open Source Initiative (OSI) est une organisation américaine à but non lucratif qui gère la Définition de l'open source (OSD), la norme dominante en matière de logiciels open source. L'organisation a été fondée en février 1998. Pendant la majeure partie de son existence, les activités de l'OSI se sont concentrées sur la définition et la certification des licences logicielles conformes à cette définition. L'OSI avait à l'origine un modèle organisationnel fermé, mais a commencé à évoluer vers une organisation associative dans les années 2010 afin de lever davantage de fonds et d'étendre ses activités.

Selon l'OSI, le « Tech Sovereignty Package » de la Commission répond à bon nombre des préoccupations de l’OSI et adopte de nombreuses recommandations. L'OSI déclare : « Il est encourageant de voir que la voix des communautés open source est entendue à Bruxelles. Nous y voyons la preuve d’une reconnaissance croissante de l’importance de l’open source parmi les législateurs et du travail acharné des représentants des communautés. »

Cependant, si la stratégie de l’UE est sur la bonne voie, l'OSI affirme que sa poursuite dépendra de l’adoption des propositions législatives de la Commission et de la manière dont elles seront façonnées en cours de route. L'OSI conclut : « De son côté, l'OSI poursuivra son action de sensibilisation et de plaidoyer afin de s'assurer que les législateurs comprennent les avantages de l'open source et disposent des outils nécessaires pour prendre des décisions qui favorisent à la fois l'essor de l'open source et celui de l'Europe.»

Le communiqué de l'OSI rappelle un rapport de la Linux Foundation en 2025, « World of Open Source Europe Report», qui décrit l'open source comme un avantage stratégique pour l'Europe, mais avertit que l'absence de stratégie cohérente, d'adhésion des dirigeants et d'alignement des politiques pourrait freiner le continent. Le rapport révèle que l'open source est non seulement largement adopté, mais qu'il est également devenu essentiel à la souveraineté numérique de l'Europe. Malgré cela, l'étude met en garde contre le fait que sans investissements plus importants, un engagement plus fort de la part des dirigeants et des cadres politiques encourageant l'innovation, l'Europe risque de ne pas exploiter pleinement son potentiel pour devenir leader mondial de l'innovation ouverte.


Voici le communiqué de l'Open Source Initiative :

L'OSI salue le paquet « souveraineté technologique » de l'Union européenne

Cette semaine, l'Union européenne (UE) a publié son paquet « souveraineté technologique », dont la vision place l'open source au cœur des ambitions de l'UE en matière de souveraineté numérique, tout en répondant à de nombreuses préoccupations et demandes des communautés open source.

En février de cette année, l'OSI a soumis ses commentaires sur la stratégie de l'UE relative aux écosystèmes numériques ouverts. Nos commentaires exposaient une vision de la manière dont l’Open Source pourrait servir les objectifs de souveraineté numérique de l’UE d’une manière qui profite à la fois aux communautés Open Source et à l’Union européenne.

Initialement reportée à deux reprises, la stratégie a finalement été intégrée au paquet phare sur la souveraineté technologique. L’attente en valait la peine : plus d’un tiers du document de 29 pages est consacré à l’Open Source, et bon nombre des demandes clés de l’OSI y sont abordées, ainsi que de nouvelles annonces passionnantes ! Ci-dessous, nous examinons ce que nous avions demandé et comment la stratégie y répond.

Marchés publics : ouvrir la voie à l’open source

L’un des principaux obstacles à l’adoption de l’open source a été les marchés publics. Trop souvent, les appels d’offres ont été conçus autour de solutions propriétaires, ignorant les avantages de l’open source et enfermant les institutions publiques dans des écosystèmes fermés. L’OSI a appelé à des règles de passation de marchés qui privilégient l’interopérabilité, la réutilisabilité et l’indépendance vis-à-vis des fournisseurs.

Ce paquet constitue une avancée majeure dans ce domaine. L’UE s’engage à faire du secteur public un consommateur de référence pour les solutions open source. La Commission prévoit de réformer les règles de passation des marchés publics afin de supprimer les obstacles à l’open source, de fournir de meilleures orientations aux pays de l’UE sur les critères d’attribution des marchés pour éviter d’exclure l’open source, et de respecter le principe « argent public, code public » lors de l’acquisition de services de développement logiciel.

Ces deux propositions vont dans le sens des recommandations de l’OSI. La prochaine étape cruciale est la réforme de la législation européenne sur les marchés publics. L’OSI continuera à militer pour que ces engagements se traduisent en actions concrètes.

Entreprises : soutenir les start-ups open source

Au-delà des marchés publics, l’OSI a mis en avant les défis auxquels sont confrontées les communautés open source en Europe, en particulier les difficultés d’accès aux investissements et à l’expertise nécessaires pour commercialiser et développer leurs projets.

La Commission a répondu en s’engageant à veiller à ce que les entreprises open source soient prises en considération pour un financement au titre du Fonds européen pour la compétitivité (ECF). Elle prévoit également de créer des « accélérateurs d’entreprises open source » qui offriront du mentorat, des formations, des conseils juridiques et en matière de licences, ainsi qu’un soutien au développement commercial, y compris en marketing. De plus, la Commission s’efforcera de sensibiliser le secteur aux solutions open source en tirant parti des réseaux de soutien aux entreprises existants de l’UE.

Ces mesures répondent directement aux préoccupations de l’OSI et pourraient considérablement dynamiser l’écosystème open source en Europe.

Financement : soutenir l’écosystème

Prendre des mesures pour garantir la pérennité de l’écosystème open source était l’une des principales demandes de l’OSI à la Commission européenne. Cela vaut tout particulièrement pour les composants open source dont nous dépendons tous : si des ressources adéquates ne sont pas disponibles pour la maintenance de ces composants, nous risquons une dégradation de la sécurité ou de nous retrouver avec des logiciels orphelins.

Dans nos commentaires, nous avons appelé à la poursuite de l’initiative « Internet de nouvelle génération » (NGI), qui a financé de nombreux projets open source, ainsi qu’à la création d’un Fonds européen pour les technologies souveraines afin de financer la maintenance continue et le développement de fonctionnalités répondant aux besoins de l’UE. Nous avons également souligné la nécessité d’intégrer l’open source dans d’autres possibilités de financement (comme le programme Horizon Europe, doté de plus de 100 milliards d’euros).

La stratégie de la Commission répond à ces demandes. Le NGI sera renforcé sous le nouveau nom « Open Internet Stack ». Un nouvel instrument de maintenance open source financera la « maintenance et le maintien de la sécurité des composants essentiels ». La Commission établira également une liste des dépendances open source critiques et pertinentes pour la sécurité afin d’éclairer les décisions de financement et de promouvoir les solutions open source comme approche par défaut dans le cadre du financement d’Horizon Europe.

De plus, nous avons souligné la nécessité de mettre en œuvre la loi européenne sur la cyber-résilience (CRA) de manière à ce qu’elle profite aux projets open source – et non qu’elle leur impose un fardeau –, notamment par le biais d’« attestations de sécurité volontaires » en tant que mécanisme de financement. Bien que la Commission ne mentionne pas explicitement le financement, elle s’engage à accélérer les programmes d’attestation de sécurité volontaire. L’OSI continuera à militer pour s’assurer que ces programmes profitent véritablement aux communautés open source.

Gestion : soutenir les fondations

En ce qui concerne la CRA, le paquet comprend également des mesures visant à répondre à certaines des préoccupations que l'OSI, l'Eclipse Foundation et l'Apache Software Foundation ont soulevées auprès de la Commission au sujet des « gestionnaires de logiciels » dans le cadre de la CRA. Nous craignions que les obstacles à la mise en place et au fonctionnement de gestionnaires en Europe ne soient trop importants, empêchant ainsi l'émergence de gestionnaires de logiciels et le succès de la loi, et ayant un impact négatif sur la pérennité de l'open source. Nous avons également fait part de ces préoccupations dans nos commentaires adressés à la Commission.

Le paquet « Souveraineté technologique » propose une série de mesures pour répondre à ces préoccupations : le développement d’une « boîte à outils de gestion » destinée à guider les projets souhaitant mettre en place des gestionnaires, des associations et des fondations au sein de l’UE. La Commission s’est également engagée à lancer une étude sur la faisabilité d’un cadre européen pour les fondations, afin que celles-ci puissent être régies par un ensemble unique de règles plutôt que par des règles différentes pour chacun des 27 pays de l’UE.

Nous pensons que ces mesures aideront les organisations qui souhaitent s’établir ou créer une filiale ou une organisation sœur au sein de l’UE. Nous pensons également que les possibilités de financement susmentionnées pourraient également être accessibles aux fondations.

Normes : lever les obstacles à la participation à l’open source

Au cours des deux dernières années, nous avons beaucoup travaillé sur les normes relatives à la loi européenne sur la cyber-résilience. Nous nous sommes poussés à nos limites pour garantir que l'open source ait son mot à dire dans l'élaboration de ces normes, et cela n'a pas été facile.

Les réunions qui duraient toute la journée, la prise de décision synchrone et les obstacles financiers et organisationnels à la participation à l'open source ont contraint notre équipe européenne à consacrer la quasi-totalité de son temps de travail à faire entendre la voix de l'open source. Si ces efforts commencent aujourd'hui à porter leurs fruits, ils ne sont tout simplement pas reproductibles pour chaque nouvelle loi.

Nous avions déjà soulevé cette question auprès de la Commission européenne dans nos commentaires sur la réforme de la normalisation, mais nous l’avons soulevée à nouveau dans nos commentaires sur la stratégie relative aux écosystèmes numériques : ne pas pouvoir participer à la normalisation signifie que les projets et les entreprises open source n’ont pas leur mot à dire sur les règles qui les concernent. Cela doit changer.

L...
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Avatar de Christophe
Responsable Systèmes https://www.developpez.com
Le 07/09/2026 à 19:37
Surtout qu'en Suiise, ils ont Infomaniak qui serait utilisable en cloud souverain.

Tout comme nous on as OVH. Je dis pas que c'est parfait mais on peut pas dire que globalement ça ne fonctionne pas.
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Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 07/09/2026 à 20:51
Citation Envoyé par Christophe Voir le message
Surtout qu'en Suiise, ils ont Infomaniak qui serait utilisable en cloud souverain.

Tout comme nous on as OVH. Je dis pas que c'est parfait mais on peut pas dire que globalement ça ne fonctionne pas.
Infomaniak a d'ailleurs été scandalisé de ne pas pouvoir concourir à l'appel d'offre; Infomaniak l'a fait savoir dans la presse et les fonctionnaires bornés n'ont pas changé quoique ce soit et se sont jetés dans les bras des américains et des chinois...

Tous ces cons n'ont qu'un seul mot à la bouche "souveraineté, souveraineté, souveraineté" mais ils ne l'appliquent pas, le mot n'est peut-être pas compatible avec le mot "pot-de-vin"...

Pour la petite histoire, des fonctionnaires suisses ont été pris la main dans le sac et traîné au tribunal pour ce genre de pratique:

1. Exemple avec l'Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne où un responsable des appels d'offres s'est enrichi pendant plus de 20 ans en touchant des pots-de-vin... C'est sa propre femme qui a fini par le dénoncer quand le monsieur a été courir après de la chair fraiche à mettre dans son lit!!!

2. Autre exemple: Des fonctionnaires fédéraux qui allouaient les contrats à une société informatique dont les directeurs étaient très généreux: Week-end tout frais payé pour Monsieur le fonctionnaire et Madame ou encore billets gratuits pour des matchs de foot en Bundesligua et pas dans une partie du stade où tu restes debout derrière un pilier
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Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 07/09/2026 à 18:58
cette mesure cible en priorité les fonctionnaires gérant des dossiers hautement sensibles ou essentiels à l'activité de l'État
Et il y a un peu plus de une année, ce même gouvernement fédéral suisse a organisé un appel d'offre pour disposer d'une infrastructure cloud en s'assurant d'imposer des conditions qui empêchaient toute société suisse de postuler à l'appel d'offre!!!

Au final, ce sont des fournisseurs américains et chinois qui ont été sélectionnés pour accueillir les données du gouvernement sur leur cloud...

A quoi cela sert d'équiper les fonctionnaires gérant des dossiers sensibles quand ces derniers ont déjà été livrés aux américains et aux chinois???

Cherchez l'erreur...

Quelque soit le pays, les fonctionnaires sont les mêmes!!!
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Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 08/09/2026 à 10:29
Amusant de constater des notes négatives quand je parle de "pots-de vin" touchés par des fonctionnaires suisses corrompus...

Qui en est à l'origine?

1. Est-ce des citoyens suisses avec un réflexe de "suissitude" mal placé?
2. Est-ce des fonctionnaires touchés dans leur orgueil?
3. Est-ce des corrompus niant la réalité?

Je vais mettre tout le monde d'accord en donnant ci-dessous des liens qui en parlent officiellement (source: radio et télévision suisse, média suisses de référence et non pas des sites conspirationnistes!!!):

1. L'affaire de corruption du SECO (Secrétariat d’État à l’économie), le plus grand scandale de pots-de-vin liés à des contrats informatiques au sein de la Confédération suisse en 2014:

https://www.letemps.ch/economie/corr...ira-bellinzone
https://www.blick.ch/fr/suisse/une-a...de-vin/kflw3tw

2. Le fonctionnaire de l'EPFL (Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne) qui a touché des "pots-de-vin" pendant 20 ans:

https://www.rts.ch/info/regions/vaud...-de-lepfl.html

3. Pour le plaisir, un petit détournement de 218 000 CHF dans un laboratoire de l'EPFL

https://www.rts.ch/info/regions/vaud...-de-lepfl.html

Et il y a d'autres cas...
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Avatar de TJ1985
Membre chevronné https://www.developpez.com
Le 10/09/2026 à 9:42
Effectivement, la corruption semble de plus en plus apparente dans les administrations. Étant Suisse, ça me désole profondément. Ajoutons à la liste des cas individuels la faillite totale dans le choix d'équipements militaires, entre drones israéliens pas livrés de puis dix ans et F-35 qui seront livré avec des années de retard et à des prix "variables", choix d'une arme de poing réputée dangereuse et inefficace alors qu'une concurrence crédible et réputée ne serait pas plus chère...
Il y a bien quelque chose de pourri au royaume de Guillaume Tell. Ça commence par le suivi des normes de construction à Crans Montana et ça finit à Berne par des choix aberrants qui touchent tout le pays.
La prolifération administrative y est probablement pour quelque chose, il est facile pour quelqu'un de déterminé d'orienter ses collègues plus mous, plus incertains, vers tel ou tel type de réflexion. Si le personnel politique n'est plus compétent dans les domaines d'intérêt général, fait juste de la politique, l'administration a les coudées franches.
Pour en revenir au sujet, les prétextes invoqués pour conserver Microsoft ne tiennent pas debout. En fait, ces chers fonctionnaires refusent de modifier un peu leurs habitudes et d'appuyer sur F1 plutôt que F2... Des gens incapables de s'adapter aux changements, à cette période où tout bouge en permanence et très rapidement, sont un frein et un générateur de chaos. Donc, Oust !
Dire que j'ai connu à leurs débuts les entreprises pionnières, dont Infomaniak, qui aujourd'hui sont écartées des marchés par cette clique... La Suisse ne sait pas ce qu'elle perd en ne valorisant pas ces talents.
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Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 10/09/2026 à 10:18
Citation Envoyé par TJ1985 Voir le message
Il y a bien quelque chose de pourri au royaume de Guillaume Tell.
Comme dans la plupart des pays malheureusement...

Précisons pour les lecteurs non au fait des activités brillantes de nos fonctionnaires suisses:

1. L'armée a besoin d'un avion de chasse intercepteur pour faire la police du ciel (c'est un avion qui doit décoller dans l'urgence pour intercepter une menace dans l'espace aérien). ArmaSuisse (la structure suisse remplie de fonctionnaires et de pseudo-experts) en charge des acquisitions pour l'armée suisse, passe des années à tester différents modèles d'avions pour finir par sélectionner le F-35 américain qui est un chasseur-bombardier furtif qui n'est pas adapté pour l'interception (lent au décollage et en vitesse ascensionnelle) mais bien destiné à l'attaque en profondeur en territoire ennemi pour une armée dont la mission est uniquement la défense le territoire d'un pays neutre.

Les tests d'ArmaSuisse concluent que le F-35 est la solution la meilleure marchée alors que tous les pays qui l'on acheté ont été confronté à des dépassements de budgets stratosphériques... Comment nos fonctionnaires sont arrivés à cette conclusion: Ben, c'est simple: Minimiser le nombre d'heures de vol réel et privilégiant les heures de simulateur et, et, et... En ne comptant pas la munition: La flotte de 36 avions F-35 est équipée de... 36 missiles air-air... C'est le "fusil à 1 coup" le plus cher du monde!!!

Le peuple suisse ayant accepté l'achat d'un avion de combat (sans préciser le modèle) pour une enveloppe maximale de 6 milliards de francs suisses, voilà t'y pas que les USA annoncent que le prix va augmenter de plus de 1 milliards: Les 6 milliards initiaux ne suffisent plus pour acheter 36 appareils, les gentils fonctionnaires très compétents arrivent à la conclusion que la Suisse peut se payer que 30 appareils pour ce prix, puis... En fait, il faudrait encore 700 millions à trouver quelque part parce que les 6 milliards ne vont pas suffire... Les députés suisses doivent justement voter ces prochains jours pour accepter ou non cette dépense de 700 millions supplémentaires... Au final, ce ne sera peut-être pas 36, pas 30 mais 25 F-35 à moins que...

Petite histoire drôle pour la route: Le casque d'un pilote de F-35 qui doit être réalisé sur-mesure (pas d'échange possible entre 2 pilotes) coûte la somme modique de... 500 000 francs suisses/pièce!!!!!!!!!!!!!!!!!!

2. ArmaSuisse mène des tests comparatifs pour équiper l'armée d'un nouveau pistolet pendant des années: 3 modèles en course et au final, c'est le modèle arrivé en 3ème position qui est sélectionné... Un modèle qui a déjà fait ses preuves dans les corps de police aux USA: Coups qui partent tout seul, montage/démontage compliqué, usures prématurées des pièces mécaniques... N'en jetez plus!!!

3. ArmaSuisse toujours doit sélectionner une nouvelle défense aérienne: C'est bien évidemment un produit américain qui est sélectionné le Patriot: Facture? 2 milliards de francs Suisse que l'on paie déjà aux USA sans savoir quand le pays sera livré... Et oui, parce que depuis la guerre en Ukraine et en Iran, les pays prioritaire pour recevoir des Patriot sont les USA eux-même puis les petits copains des USA comme Israel, les pays arabes du Golf persique... La Suisse paye sans savoir quand elle recevra le premier boulon du système Patriot

4. L'armée suisse achète 6 drones non-armés pour plus de 300 millions de francs suisses dans le but de pouvoir effectuer discrètement un contrôle efficace des frontières. C'est un modèle israélien... Résultat: Des années de retard dans la livraison, un drone s'écrase dans le désert du Néguev durant les tests et au final les 5 drones livrés ne peuvent pas voler quand il fait froid (comme on le sait tous, la Suisse a les mêmes conditions météo que le désert du Néguev!!!) et ne peuvent pas voler de manière autonome; Ils doivent être accompagnés d'un hélicoptère ou d'un avion parce que le drone n'est pas capable de détecter les obstacles dans son environnement!!!! (C'est bien connu que le territoire suisse n'a pas de montagne !!!)

On pourrait croire à un sketch d'humoriste, mais tout ce qui écrit ici est parfaitement réel...................

J'arrête là... J'ai d'autre cas du genre mais ce serait trop long...
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Avatar de Paul_Le_Heros
Membre averti https://www.developpez.com
Le 16/09/2026 à 19:15
Citation Envoyé par Anselme45 Voir le message
…Le peuple suisse ayant accepté l'achat d'un avion de combat (sans préciser le modèle) pour une enveloppe maximale de 6 milliards de francs suisses…
La Suède (Saab JAS 39 Gripen) et la France étaient en lice, mais les pots-de-vin devaient-être trop faibles ! Il me semble avoir entendu* que le peuple suisse regrettait que les USA aient été choisis comme fournisseur, au lieu d'Européens.

L'antéchrist a donné l''Europe en pâture à Poutine. Ce n'était qu'une de ses nombreuses paroles, et il se réserve le droit de gripper au sol les F-35 livrés. Poutine va bien pénétrer mais pas jusqu'à la Suisse, voulant récupérer un maximum des territoires de l'ex URSS. La Suisse sera bien arrosée, mais qu'un petit peu !

Bien difficile de lutter contre la corruption, même pour la seule (~authentique ?) démocratie directe.

*NOTE : mes sources francophones d'infos mondiales (enfin, aussi mondiales que possible) sont RTS (12h45 + 19h30) et le journal d'Arte.
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