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L'Europe se prépare à un scénario catastrophique dans lequel les États-Unis bloqueraient l'accès à leurs infrastructures numériques,
Elle vise la souveraineté technologique pour prévenir un blackout numérique

Le , par Mathis Lucas

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L'Europe se prépare à un scénario catastrophique dans lequel les États-Unis bloqueraient l'accès à leurs infrastructures numériques
elle vise la souveraineté technologique pour prévenir un blackout numérique

L'Europe veut mettre fin à sa dangereuse dépendance à l'égard des technologies Internet américaines. Cependant, elle peine à trouver la voie de sa souveraineté numérique malgré les efforts déployés depuis plus d'une décennie. Des services publics et de grands acteurs de son économie reposent encore sur la pile technologique américaine. Cela soulève des préoccupations sur le contrôle des données et la sécurité des informations sensibles. Aujourd’hui, l’Europe se retrouve dos au mur face au risque que les États-Unis utilisent l’accès aux infrastructures numériques fournies par des entreprises américaines comme levier dans des négociations géopolitiques.

Les désaccords entre l'Europe et les États-Unis sur les questions critiques telles que les régimes de contrôles des Big Tech américains ont pris de l'ampleur depuis le retour de Donal Trump à la Maison Blanche. Les États-Unis se montrent plus agressifs en ce qui concerne la défense de leurs entreprises. Alors que les tensions s'intensifient, l'Europe craint plus que jamais de perdre l'accès aux technologies américaines dont elle dépend avant d'être prête.

Le pire scénario pour les décideurs européens ? Un décret de la Maison Blanche qui coupe l'accès de la région aux centres de données, systèmes d’exploitation, moteurs de recherche et logiciels de messagerie électronique dont les entreprises et les gouvernements européens ont besoin pour fonctionner.


Cette dépendance criarde est désormais perçue comme un risque stratégique majeur. « Lorsque vous commencez à avoir ce genre de pensées, même si ce ne sont que des pensées, vous devez vous demander : comment cela fonctionnerait-il ? Pouvez-vous imaginer l'Europe fonctionner sans la technologie américaine ? C'est très difficile à imaginer », déclare Bernard Liautaud, associé gérant de Balderton Capital, une société européenne de capital-risque.

Un récent rapport du Wall Street Journal indique que des personnes influentes en Europe veulent rompre avec cette dépendance à l'égard des États-Unis. Le rapport cite des responsables et des législateurs européens qui cherchent à aider les entreprises européennes. Selon le rapport, les personnes interrogées n'appellent pas nécessairement à « abandonner » les technologies produites par les géants américains tels que Microsoft, Google, Amazon, etc.

L'UE adopte une nouvelle résolution sur la souveraineté numérique

L'approche de Donald Trump en ce qui concerne le Groenland a poussé les responsables et diplomates européens à durcir leur position sur la nécessité pour l'Europe de réduire sa dépendance à l'égard des États-Unis, que ce soit dans les domaines de la technologie, de la défense et du commerce. Donald Trump a demandé au Danemark de lui céder le Groenland sur un plateau d'argent et a menacé d'imposer des droits de douane à certains pays de l'UE.

Le 22 janvier, le Parlement européen a adopté une résolution qui soutient « l'utilisation de critères d'attribution des marchés publics favorisant les produits européens dans la mesure du possible » et propose une nouvelle législation visant à promouvoir les fournisseurs de services cloud européens.

Selon des responsables proches du dossier, l'exécutif de l'Union européenne travaille actuellement sur une nouvelle législation visant à promouvoir la « souveraineté technologique ». Les risques sécuritaires posés par la technologie américaine ont été ouvertement discutés dans le cadre de ces travaux. Selon le rapport, un responsable de l'UE a déclaré que de telles discussions auraient été tout simplement « impensables » il y a seulement six mois.

L'Europe n'a jamais été aussi dépendante de la technologie américaine, en particulier des services de cloud computing proposés par des entreprises telles qu'AWS (Amazon), Google et Microsoft. Selon les chiffres du cabinet d'études IDC, en 2024, les clients européens ont dépensé près de 25 milliards de dollars en services d'infrastructure auprès des cinq principales entreprises américaines de cloud computing, soit environ 83 % du marché total en Europe.

« Les grandes entreprises européennes devraient utiliser des logiciels européens », a déclaré jeudi Nicolas Dufourcq, directeur de la banque d'investissement publique française Bpifrance, lors d'une interview télévisée. « Choisir par défaut la technologie numérique américaine est trop facile et doit cesser ».

Pourquoi l'Europe est-elle si dépendante à l'égard des États-Unis ?

Le découplage potentiel entre les technologies européennes et américaines est un sujet de discussion brûlant parmi les chefs d'entreprise et les décideurs politiques. Beaucoup ont déclaré qu'il s'agirait d'une entreprise complexe compte tenu de l'étendue des technologies américaines utilisées, des puces et services cloud aux modèles d'IA et autres logiciels. Un large pan des services publics et entreprises de l'UE repose sur la technologie américaine.


Les efforts déployés par l'Europe pour échapper à la domination technologique des États-Unis pour des raisons commerciales ou de confidentialité sont un thème récurrent depuis des décennies. En ce qui concerne les causes de nombreux entrepreneurs européens attribuent la situation difficile de l'Europe à une culture peu encline à prendre des risques. D'autres évoquent également le marché fragmenté et les réglementations contraignantes de l'UE.

C'est en grande partie pour cette raison que l'UE tente aujourd'hui d'assouplir certaines de ses règles numériques, même si les progrès ont été lents jusqu'à présent. Dans le même temps, l'UE a adopté la loi sur services numériques (DSA) et la loi sur les marchés numériques (DMA) en 2022.

L'UE risque un blackout en cas d'interruption des services américains

Voici deux incidents résultant de défaillances techniques : l'incident AWS qui a duré plusieurs heures en octobre 2025 et qui a perturbé des milliers de services tels que les applications bancaires à travers le monde ; et l'incident majeur de Cloudflare en décembre a mis hors ligne LinkedIn, Zoom et d'autres plateformes de communication. Une panne provoquée par CrowdStrike en 2024 a mis hors services plus de 8 millions de PC Windows dans le monde.

L'impact d'une panne d'électricité majeure sur les services de cloud computing a également été démontré lorsque l'Espagne, le Portugal et une partie du sud-ouest de la France ont subi une coupure d'électricité massive en avril 2025. Ces incidents donnent une idée des risques auxquels l'Europe est exposée.

Ailleurs en Europe, certains précurseurs prennent des mesures pour renforcer leur souveraineté numérique en se libérant de leur dépendance vis-à-vis des Big Tech, notamment en adoptant des logiciels open source. En France, par exemple, la ville de Lyon a décidé d'abandonner Windows et Microsoft Office pour passer à Linux et OnlyOffice, des alternatives libres et open source pour se défaire de sa dépendance aux technologies américaines.

Dans le nord de l'Allemagne, le gouvernement régional du Land de Schleswig-Holstein a remplacé la plupart de ses systèmes informatiques Microsoft par des alternatives open source, annulant près de 70 % de ses licences. Son objectif est de n'utiliser les services des Big Tech que dans des cas exceptionnels d'ici 2030. On peut citer également les démarches de la municipalité de Munich et de l’État fédéré de Basse-Saxe en Allemagne.

En France, en Allemagne, aux Pays-Bas et en Italie, les gouvernements investissent à l'échelle nationale et transnationale dans le développement de plateformes et d'outils numériques open source pour la gestion des chats, des vidéos et des documents. En Suède, un système similaire développé localement pour le chat, la vidéo et la collaboration en ligne, fonctionne dans des centres de données nationaux plutôt que dans des clouds étrangers.

Les préoccupations en matière de sécurité demeurent sans solution

La question de la souveraineté numérique s'est enflammée en 2013 après que l'ancien sous-traitant de l'Agence nationale de sécurité américaine Edward Snowden a divulgué des informations sur les pratiques de surveillance des États-Unis, qui concernaient notamment les données des géants technologiques américains. Cet épisode a été invoqué lorsque la plus haute juridiction de l'UE a invalidé un accord transatlantique sur le partage des données.


En 2018, sous la première administration Trump, les Européens ont de nouveau exprimé leur inquiétude après que les États-Unis ont adopté une loi qui accorde aux forces de l'ordre le pouvoir de demander l'accès aux données stockées à l'étranger par les fournisseurs de services cloud américains.

Selon les sources, depuis la réélection de Donald Trump, les responsables européens ont demandé à certains fournisseurs de services cloud américains de veiller à ce que leurs clients dans des secteurs clés, tels que l'énergie, puissent facilement transférer leur infrastructure de centre de données vers des fournisseurs locaux si une mesure américaine venait à interrompre leur service. Les Big Tech proposent une solution qui n'est pas vraiment souveraine.

En Allemagne, Microsoft a étendu son accord avec Delos Cloud, une filiale de SAP, afin de fournir les services de la société américaine sous sa propre propriété et son propre contrôle. En 2025, Microsoft a restructuré ses filiales et mis en place des conseils d'administration composés uniquement d'Européens pour établir des antennes dans la région afin de répondre aux demandes des clients qui souhaitent « des services de cloud et d'IA plus localisés ».

Amazon a récemment lancé un service de « cloud souverain » en Europe, géré par des citoyens de l'UE et basé en Allemagne. Google a conclu des partenariats avec des acteurs locaux dans plusieurs pays européens pour un service de cloud souverain, notamment une coentreprise en France entièrement exploitée par une entreprise locale, qui protège les clients contre d'éventuelles demandes américaines visant à limiter l'accès ou à espionner.

Les Big Tech peuvent-ils construire des cloud souverains en Europe ?

« Jusqu'à présent, les gouvernements européens n'ont pas demandé de structures entièrement nationales, car ils souhaitent toujours bénéficier de la technologie et de l'échelle de travail avec un éventail de partenaires. Ce qu'ils recherchent vraiment, c'est un certain degré de contrôle, de sûreté et de sécurité », a déclaré Matt Brittin, qui dirigeait jusqu'à l'année dernière les opérations de Google en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique.

Les enjeux sont importants pour les entreprises technologiques américaines. Malgré les tensions croissantes, les géants américains continuent de se développer, d'installer de nouveaux sièges et de construire de nouvelles infrastructures en Europe. Selon les données du gouvernement américain, elles ont exporté plus de 360 milliards de dollars de services numériques, notamment des outils publicitaires et d'intelligence artificielle, vers l'Europe en 2024.

Alphabet, la société mère de Google, a par exemple généré 29 % de son chiffre d'affaires de près de 30 milliards de dollars au troisième trimestre en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique. Les pays européens tels que la France et l'Allemagne ont intensifié leurs efforts en faveur d'une souveraineté numérique.

Le président français Emmanuel Macron a fait de la promotion des entreprises locales et de l'assouplissement des réglementations européennes un principe fondamental de son second mandat. Il a tenté d'aider Mistral AI à trouver de gros clients parmi les entreprises. Il a aussi cherché à attirer en France des dizaines de milliards de dollars dans les centres de données IA, en vantant les mérites de l'électricité bon marché issue de l'énergie nucléaire.

L'UE peut-elle mener une guerre technologique avec les États-Unis ?

Il semble peu probable que l'UE puisse priver les États-Unis d'accès aux technologies de base. Empêcher les Américains d'accéder à Spotify, basé en Suède, ou aux téléphones Nokia, basé en Finlande, ne semble pas constituer une menace très sérieuse pour les Américains. Par conséquent, il semble naturel de concentrer les efforts sur le renforcement des entreprises européennes, car cela affaiblirait la compétitivité des technologies américaines.

Toutefois, l'UE pourrait frapper durement les États-Unis : il s'agit de la société néerlandaise ASML, actuellement le seul fabricant mondial de machines lithographiques utilisées pour fabriquer les GPU nécessaires à la formation et au fonctionnement des modèles d'IA de pointe. Selon certains critiques, le monopole sur les machines qui permettent actuellement à l'économie américaine de fonctionner est une arme économique que l'UE pourrait exploiter.

Grâce à son récent investissement dans Mistral AI, il est tout à fait clair qu'ASML se préoccupe dans une certaine mesure de la souveraineté technologique de l'UE. Ainsi, prendre des mesures proactives en faveur de cette cause est, dans une certaine mesure, une idée qui ne circule pas seulement dans les couloirs du pouvoir, mais qui bénéficie également d'un réel soutien populaire, du moins si l'on en juge par l'activité sur certains forums en ligne.

Par exemple, sur le subreddit BuyFromEU, les utilisateurs qui y échangent habituellement des conseils pour trouver des produits locaux sont de plus en plus paranoïaques à l'idée d'être bannis de la plateforme de médias sociaux américaine (Reddit) qu'ils utilisent actuellement pour communiquer. Certains parlent même de passer à W, un nouveau réseau social européen similaire à X (ex-Twitter), mais craignent que la plateforme devienne un cloaque.

Conclusion

Un petit nombre de Big Tech américains contrôlent désormais une grande partie de l'infrastructure mondiale de cloud computing, c'est-à-dire le réseau mondial de serveurs distants qui stockent, gèrent et traitent toutes nos applications et données. Selon les données sur le marché du cloud, AWS, Microsoft Azure et Google Cloud détiendraient environ 70 % du marché européen, tandis que les fournisseurs de cloud européens n'en détiendraient que 15 %.

Le fait de dépendre d'un petit nombre de fournisseurs américains accroît la vulnérabilité des secteurs privé et public européens, notamment en raison du risque de perturbation du cloud computing, qu'elle soit due à des problèmes techniques, à des conflits géopolitiques ou à des activités malveillantes.

La souveraineté technologique européenne est un terme à la mode qui a actuellement un réel pouvoir, même si le concept semble manquer d'un certain poids matériel à première vue. Les responsables de l'UE tremblent apparemment à l'idée d'un décret présidentiel américain qui couperait l'accès de la région aux centres de données ou aux logiciels de messagerie électronique dont les entreprises et les gouvernements ont besoin pour fonctionner.

Le contrôle, la maintenance et la préparation aux crises des infrastructures numériques doivent être considérés comme des responsabilités publiques fondamentales, plutôt que comme des tâches à externaliser à de grandes entreprises technologiques mondiales, ouvertes à l'influence étrangère.

Et vous ?

Quel est votre avis sur le sujet ?
Que pensez-vous de la dépendance technologique de l'Europe vis-à-vis des États-Unis ?
L'Europe entreprend des actions pour se défaire de cette dépendance. Que pensez-vous de ces initiatives ?
L'Europe peut-elle se défaire de cette dépendance ? Pourquoi n'y arrive-t-elle pas depuis plus d'une décennie ?
Selon vous, quelles sont les pistes de solution que l'Europe peut exploiter pour atteindre la souveraineté technologique ?
L'Europe risque un blackout numérique en cas d'interruption des services américains. Pensez-vous qu'un tel scénario est plausible ?

Voir aussi

Cloud, données, logiciels : l'Europe veut mettre fin à sa dangereuse dépendance vis-à-vis des technologies Internet américaines. La dépendance technologique est-elle devenue une menace stratégique majeure ?

La ville de Lyon décide d'abandonner Windows et Microsoft Office pour passer à Linux et OnlyOffice, des alternatives libres et open source pour se défaire de sa dépendance aux technologies américaines

Le Danemark tourne le dos à Windows et Microsoft Office qui seront remplacés par Linux et LibreOffice, amorçant sa souveraineté numérique suite au blocage d'un compte Microsoft ordonné par Washington
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Avatar de MisterMoa
Nouveau Candidat au Club https://www.developpez.com
Le 16/02/2026 à 15:47
Vaut mieux être souverain pas très riche, que riche sans souveraineté. L'argent ne fait pas tout.
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Avatar de Artaeus
Nouveau Candidat au Club https://www.developpez.com
Le 11/02/2026 à 19:06
Une très bonne initiative d'avoir des alternatives (si ce n'est pas obligatoire !), sachant que Visa et Mastercard applique des politiques de censure puritaine sur les marchés du JV par exemple.

Cependant, cette histoire d'euro numérique est dangereuse : On fonce droit vers le crédit social et un contrôle totale de notre argent (et dépenses), ce n'est absolument pas rassurant.
7  1 
Avatar de Access_to_folder
Nouveau Candidat au Club https://www.developpez.com
Le 27/01/2026 à 5:19
S'engager dans la voie du cloud souverain n'est il pas là encore un maintien de dépendance? Alors que bien des choses n'ont pas lieu d'être cloudées, dépendante d'internet ? Ne vaut-il pas mieux se concentrer sur les intranets de structure (entreprise, administration ?) et non sur des opérateurs de stockage de données tiers externalisés, souverains ou non, comme bien du monde faisait jusqu'à présent, être maître de son infrastructure ?
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Avatar de Fagus
Membre expert https://www.developpez.com
Le 27/01/2026 à 13:17
Pourquoi l'Europe est-elle si dépendante à l'égard des États-Unis ?
L'Europe est-elle autre chose qu'un instrument inféodé aux USA ?
- matériel miliaire : achats américains +++ au détriment des productions européennes
- nucléaire : militantisme forcené de Von der Layen et de l'Allemagne pour que l'Europe de l'Est achète des centrales américaines et non européennes (pour mémoire c'était dans le super accord qu'elle a négocié où les USA ont 0% de droits de douane en Europe, nous 15 aux USA et en plus elle engage sans mandat l'Europe à n'acheter que du gaz USA et du nucléaire USA. Le nucléaire étant une servitude sur 60-100 ans...)
- Commission et parlement : terrain de jeu des lobbyistes.
- gaz : USA demandé par l'UE et les USA
- commerce général : fermeture d'un certains nombre de marchés qui déplaisent aux USA avec flux redirigés vers les USA.
- assurances vie : non fléchées en France, largement investies aux USA...

Thierry Breton -> commission -> Bank of America (avec les félicitations du comité d'étique de l'UE en plus)
Bruno Le Maire -> ministère de la ruine économique de la France -> va vendre ses conseils économiques au cabinet Macro Advisory Part*ners (USA)
José Manuel Barroso -> commission -> Goldman Sachs International
Neelie Kroes -> concurrence UE -> Ubber
Cecilia Malmström -> commerce UE -> un Think tank économique US
Peter Mandelson -> commerce UE -> Lazard (banque, conseil US)
etc.
Ah oui : Macron : Young Global Leaders (USA) , Goldman Sachs et ensuite... vente d'Alstom énergie aux USA, protection de Uber etc. Je vous épargne nos autres dirigeants Young Global Leaders

Allez, on répète : l'UE c'est la souveraineté, l'indépendance, la démocratie (même si en fait la commission n'est pas élue et que le parlement est largement décoratif car la commission contrôle l'exécutif, et propose et peut bloquer les lois du parlement)
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Avatar de richard
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 28/01/2026 à 9:15
Citation Envoyé par JackIsJack Voir le message
Purée, j'imagine une France sans windows... avec que des linuxiens dont la devise est "s'il y a un problème c'est la faute de l'utilisateur".
J'ai beaucoup de mal à comprendre ce genre de commentaire anti-linux qui ne me paraît ni au niveau des enjeux ni au niveau d'un site d'informatique professionnel comme devrait l'être Développez. J'en partage néanmoins la conclusion :
Misère...
Mais évidemment pas pour les mêmes raisons.
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Avatar de J_P_P
Membre régulier https://www.developpez.com
Le 28/01/2026 à 12:52
Des taxes utiles :
- taxer les logiciels US
- taxer les fournisseurs de cloud US
On peut aussi interdire aux administrations l'achat de logiciels US ...
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Avatar de DjDeViL66
Membre habitué https://www.developpez.com
Le 26/01/2026 à 22:19
Grâce à Trump on se méfie des USA qui pourtant (bien avant lui - Doctrine Monroe - voulait depuis toujours la domination des Amériques) puis en fin de compte de l'occident pourtant il n'y a même pas 2 ans aucun pépin pour échanger des données des européens vers les USA

https://www.cnil.fr/fr/transferts-de...velle-decision
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Avatar de Freem
Membre émérite https://www.developpez.com
Le 28/01/2026 à 14:36
Citation Envoyé par richard Voir le message
J'ai beaucoup de mal à comprendre ce genre de commentaire anti-linux qui ne me paraît ni au niveau des enjeux ni au niveau d'un site d'informatique professionnel comme devrait l'être Développez. J'en partage néanmoins la conclusion :
Mais évidemment pas pour les mêmes raisons.
Tout à fait.
D'autant plus que ceux qui ont interagit pour de vrai avec un service tech savent très bien que cette mentalité d'abrutis (la faute à l'utilisateur) n'est pas dépendante du noyau. J'ai récemment quitté le développement principalement système et sous linux (et jamais je n'ai blâmé l'utilisateur, au contraire, si l'utilisateur se plante, c'est que soit la doc, soit l'interface ont un souci, et ce n'est pas exclusif, les deux à la fois, ça marche aussi) et ai bossé pendant 2 ans en tant que tech sous windows (ben oui, je voulais quitter le dev).
Les collègues au niveau pourtant très limité (je leur ai appris a rebooter un windows pour de vrai... j'ai du me retenir très fort de ne pas rire ce jour la) n'hésitaient certainement pas à cracher sur l'utilisateur, et bon, clairement, les collègues en question (re: des gens avec plus de 10 ans de métier incapables de faire un p-off/p-on sous windows) auraient été incapables d'utiliser autre chose...
Les utilisateurs en question étant des gens travaillant dans la pétro chimie, donc autre chose à faire que maîtriser l'outil informatique. La rareté des incidents dans les entreprises de chimie, et la fréquence des problèmes dans les réseaux informatique laissent songeurs, cependant.

En fait, ce genre de mentalité craignos (et tellement présente sur ce genre de sites... en fait, dans tout milieu informatique) qui consiste a attaquer des gens sur leur supposée incompétence ou mauvais choix informatiques est un trait que l'on retrouve... principalement, voire uniquement, chez les gens qui ne maîtrise qu'une seule solution (qu'elle soit linux ou windows, ça change rien. Les OS basés sur linux ont leurs points forts, et ceux sous windows aussi, et les openBSD également (pour oBSD typiquement, bsdauth vs pam))... enfin, maîtrisent... le pensent, du moins, alors que leur niveau est au ras des pâquerettes.

Que ce soient les linuxiens qui crachent inconditionnellement sur windows, ou les windowsiens qui crachent de même sur le reste, tout ça... ne fait que prouver l'incompétence du cracheur. Oh, et, bien sûr, ça inclue les fanboys de Apple aussi.
Chaque système a ses points forts et ses points faibles, c'est une réalité.
Pour windows, les points faibles sont assez clairs pour qui réfléchis plus de 30s par jour: extrêmement gourmand en ressources (ne supporte pas facilement sur moins de 50 gig de stockage, MàJ qui bouffe souvent tout le CPU pour rien, etc), pas de contrôle réellement fin des actions du système (oui, je connais regedit.exe et services.msc, merci). Les avantages par contre sont assez clairs aussi: excellente rétro-compatibilité (ABI stable) et énorme catalogue de progiciels. Il y a 20 ans, j'aurai dis excellent doc, aussi, mais ça, ça n'est plus vrai (la qualité à baissé).
Côté linux, la possibilité légale de modifier le coeur du système pour ses besoins (ce qui requière des compétences, oui) et une capacité supérieure de supporter le vieux matériel en avantages. Il est totalement possible d'utiliser un système basé sur linux avec un support pro (redhat ou ubuntu) mais évidemment faut payer (pareil sous windows, et c'est logique). En inconvénient, moins de catalogue applicatif, mais ça tend a réduire vu que de plus en plus de choses passent par le web, et le manque de rétro-compatibilité.

Pour un développeur, je dirais aussi: linux à pkg-config, outil juste merveilleux, la ou windows n'a rien, à ma connaissance.
Côté debugging, par contre, avantage à windows, les frontaux gdb sont mauvais, et gdb en soit est pas dingue du tout, en fait c'est zéro pointé en ergonomie, la ou windows dispose de plein d'outils faciles à utiliser pour cracker^W debugguer les programmes, avec ou sans code source.

Pour reprendre la phrase:

> ne me paraît ni au niveau des enjeux ni au niveau d'un site d'informatique professionnel comme devrait l'être Développez.

Malheureusement je pense qu'ici, et de manière générale, les gens sont trop occupés à cracher sur ce qu'ils ne connaissent pas, pour stimuler leurs neurones restants. Peut-être par peur de les abîmer?
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Avatar de der§en
Membre expérimenté https://www.developpez.com
Le 11/02/2026 à 19:07
CB plutôt que leurs euro numérique, l’argent liquide plutôt que leurs euro numérique, n’importe quoi plutôt que l’euro numérique…
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Avatar de der§en
Membre expérimenté https://www.developpez.com
Le 26/01/2026 à 22:30
Le pire, je suis pas sur que cela servira de leçon à cette Europe dévoyée !
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