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L'UE propose des mesures visant à renforcer sa souveraineté numérique et à réduire sa dépendance aux technologies américaines,
Le plan cible les centres de données, l'IA, les micropuces et les logiciels

Le , par Mathis Lucas

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La Commission européenne a dévoilé une stratégie industrielle ambitieuse visant à renforcer la souveraineté numérique du continent face à la domination des géants américains. Ce plan prévoit d'investir massivement dans le cloud et l'IA afin de soutenir l'émergence de champions locaux tout en réduisant les dépendances stratégiques. Pour protéger les secteurs publics sensibles, Bruxelles propose de soumettre les fournisseurs étrangers à des évaluations de risques rigoureuses et à des critères de confiance accrus. Cette initiative cherche à transformer l'économie numérique européenne en favorisant l'innovation interne et la sécurité des données des citoyens.

L'UE déploie une nouvelle stratégie industrielle visant à réduire sa dépendance à l'égard des fournisseurs de technologies étrangers, en particulier américains. Ce plan de souveraineté technologique, en partie motivé par l'utilisation stratégique de cette dépendance par l'ancien président américain Donald Trump, cherche à sécuriser les infrastructures critiques européennes telles que les hôpitaux, les réseaux électriques et les services essentiels.

Plutôt que d'entrer en conflit direct avec les Big Tech américains (comme Microsoft, Google et Amazon, qui dominent largement le marché et captent une grande partie des 264 milliards d'euros dépensés annuellement par l'UE dans ce domaine), la Commission européenne privilégie une approche à long terme. L'objectif principal est de soutenir et de développer les entreprises du continent pour qu'elles puissent concurrencer leurs rivaux d'outre-Atlantique.

Le plan de souveraineté technologique de l'UE est une réponse à la prise de conscience (tardive) que le fait de s'appuyer fortement sur des entreprises américaines peut être une arme à double tranchant, en particulier lorsque ces entreprises sont influencées par des agendas politiques.

Les mesures phares pour le développement du cloud et de l'IA

Les responsables européens se montrent enthousiastes au sujet de cette initiative. Le cœur de cette initiative repose sur le projet de loi européen sur le développement du cloud et de l'IA (Cloud and AI Development Act). Ce texte prévoit d'orienter les financements publics vers des produits favorisant l'économie et l'indépendance européennes, de réduire les lourdeurs administratives pour les centres de données et de renforcer la recherche et l'innovation.


Le texte impose également aux gouvernements nationaux de créer des stratégies pour l'adoption des technologies de pointe, comme l'IA, et encourage le partage des capacités numériques via un nouveau forum baptisé « Eurocloud ». En complément, le plan de souveraineté prévoit de réviser la loi de 2023 sur les puces électroniques au moyen de nouvelles initiatives industrielles, afin de stimuler la demande européenne en semiconducteurs avancés.

Le plan contient également des exigences en matière de sécurité. Afin de protéger les secteurs publics sensibles, la Commission souhaite pouvoir évaluer la fiabilité des pays tiers. Les gouvernements de l'UE auront l'obligation de réaliser une évaluation des risques de souveraineté pour chaque service numérique qu'ils utilisent, en analysant le contrôle étranger, l'accès potentiel aux données sensibles et les risques de perturbation opérationnelle.

Selon la responsable européenne de la technologie, Henna Virkkunen, quatre niveaux de souveraineté ont été définis. Les niveaux les plus élevés imposent des exigences extrêmement strictes pour empêcher toute possibilité de coupure unilatérale ou d'ingérence étrangère. Le « Cloud Act » américain, qui oblige les entreprises basées aux États-Unis à fournir les données hébergées sur leurs serveurs, rend difficile l'atteinte de ces exigences maximales.

Une approche multiforme qui cible les technologies émergentes

En investissant dans ses propres infrastructures technologiques et dans l'innovation, l'UE envoie un message clair : elle souhaite devenir une actrice clé du paysage technologique mondial, et non pas se contenter d'être une simple consommatrice de technologies américaines. Néanmoins, la Commission estime que seul un pour cent des services publics européens sont d'une sensibilité telle qu'ils nécessiteraient l'exclusion totale des technologies étrangères.

Ce qui ressort immédiatement de cette stratégie, c'est l'accent mis par l'UE sur les technologies critiques telles que l'IA et les micropuces. Ces secteurs constituent l'épine dorsale des économies modernes, et en consolidant sa position dans ces domaines, l'UE assure la pérennité de son économie numérique. La stratégie de souveraineté technologique de l'UE est multiforme et cible divers secteurs technologiques. Voici un résumé de cette approche :

centres de données : l'UE vise à réduire sa dépendance vis-à-vis des centres de données américains, qui sont souvent soumis aux lois américaines en matière de surveillance. Cette évolution vers la souveraineté des données constitue une étape cruciale pour protéger la vie privée des citoyens européens et garantir l'autonomie numérique de l'Union ;
intelligence artificielle : Bruxelles investit dans la recherche et le développement en matière d'IA afin de favoriser l'innovation européenne et de réduire la dépendance vis-à-vis des technologies américaines dans ce domaine. Il s'agit d'une initiative stratégique, car l'IA devient de plus en plus un moteur clé de la croissance économique et un outil essentiel pour divers secteurs ;
micropuces : la Commission, en collaboration avec des pôles de recherche, envisage la création d’une usine de puces de pointe en Europe. Cette initiative vise à remédier à la pénurie mondiale de puces et à réduire la dépendance de l’UE vis-à-vis des fabricants de puces asiatiques et américains ;
logiciels : l’UE promeut les logiciels libres et encourage le développement d’alternatives européennes aux suites logicielles américaines populaires. Cette initiative permet non seulement de réduire la dépendance, mais aussi de favoriser la concurrence et l’innovation dans le secteur des logiciels.

Le projet de l'UE en matière de souveraineté technologique est ambitieux, et son succès dépendra de divers facteurs. Selon les commentaires des analystes, le principal défi consistera à trouver un équilibre entre la nécessité d'une innovation rapide et le cadre réglementaire strict de l'UE. Si les réglementations sont indispensables pour protéger les consommateurs et garantir des pratiques éthiques, elles peuvent parfois freiner l'innovation.

De plus, l'UE devra naviguer dans le réseau complexe des relations internationales et des tensions commerciales potentielles qui pourraient découler de sa volonté d'affirmer sa souveraineté technologique. Les Big Tech américains se sentent menacés. La décision de l'UE de réserver des fréquences satellitaires, par exemple, pourrait conduire à une confrontation avec les États-Unis, qui dominent actuellement le secteur des technologies spatiales.

Une coopération maintenue avec les Big Tech américains

Il ne s'agit pas d'une rupture brutale. Malgré cette volonté d'indépendance, plusieurs gouvernements européens estiment qu'une rupture totale avec la technologie américaine n'est ni réaliste ni souhaitable. La Commission prend d'ailleurs soin de souligner que ces nouvelles mesures ne visent pas spécifiquement les entreprises américaines, dans un contexte où le Parlement européen finalise un accord commercial controversé avec les États-Unis.

De plus, les entreprises américaines pourraient conserver un accès élevé au marché européen grâce aux accords existants sur la confidentialité des données et aux garanties mises en place par ces entreprises pour lutter contre les ingérences étrangères. La place qu'occupera le secteur technologique américain dans les secteurs sensibles de l'économie européenne dépendra finalement de la version définitive de la législation et de son application.

Conclusion

Le projet de l'UE pour réduire sa dépendance numérique aux États-Unis est ambitieux et pourrait transformer le paysage technologique mondial. Si le chemin vers la souveraineté technologique est semé d'embûches, des analystes estiment que la détermination et l'approche stratégique de l'UE lui offrent une chance de s'imposer. Les Big Tech américains tels que Google, Microsoft et Amazon craignent déjà pour leur place sur le marché européen.

Le Parlement européen envisagerait de délaisser Google Search au profit du moteur de recherche français Qwant. C’est ce que suggèrent certains rapports tirés d’une communication en interne au sein de l’instance européenne. La manœuvre viserait à promouvoir la souveraineté numérique et à protéger la vie privée des utilisateurs. Cela dit, Selon plusieurs rapports, Qwant est considéré par certains analystes comme une surcouche de Microsoft Bing.

En France, en Allemagne, aux Pays-Bas et en Italie, les gouvernements investissent à l'échelle nationale et transnationale dans le développement de plateformes et d'outils numériques open source pour la gestion des chats, des vidéos et des documents. En Suède, un système similaire développé localement pour le chat, la vidéo et la collaboration en ligne, fonctionne dans des centres de données nationaux plutôt que dans des clouds étrangers.

Source : la Commission européenne

Et vous ?

Quel est votre avis sur le sujet ?
Que pensez-vous du nouveau plan stratégique de l'UE pour atteindre la souveraineté technologique ?
L'UE mise sur les centres de données, l'IA, les micropuces et les logiciels pour atteindre son but. Qu'en pensez-vous ?
Selon vous, ce plan est-il optimal ? Peut-on faire mieux ? Si oui, quels sont les ajustements que l'UE pourrait apporter à son plan ?

Voir aussi

Le Parlement de l'UE en passe de délaisser Google Search au profit d'un moteur de recherche français ? Des rapports citent Qwant que certains intervenants désignent comme une surcouche de Microsoft Bing

Souveraineté numérique de l'UE : les acteurs du secteur du cloud ne sont pas convaincus, les hyperscaleurs américains et asiatiques mènent toujours la danse en Europe

Cloud, données, logiciels : l'Europe veut mettre fin à sa dangereuse dépendance vis-à-vis des technologies Internet américaines. La dépendance technologique est-elle devenue une menace stratégique majeure ?
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Avatar de Christophe
Responsable Systèmes https://www.developpez.com
Le 07/09/2026 à 19:37
Surtout qu'en Suiise, ils ont Infomaniak qui serait utilisable en cloud souverain.

Tout comme nous on as OVH. Je dis pas que c'est parfait mais on peut pas dire que globalement ça ne fonctionne pas.
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Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 07/09/2026 à 20:51
Citation Envoyé par Christophe Voir le message
Surtout qu'en Suiise, ils ont Infomaniak qui serait utilisable en cloud souverain.

Tout comme nous on as OVH. Je dis pas que c'est parfait mais on peut pas dire que globalement ça ne fonctionne pas.
Infomaniak a d'ailleurs été scandalisé de ne pas pouvoir concourir à l'appel d'offre; Infomaniak l'a fait savoir dans la presse et les fonctionnaires bornés n'ont pas changé quoique ce soit et se sont jetés dans les bras des américains et des chinois...

Tous ces cons n'ont qu'un seul mot à la bouche "souveraineté, souveraineté, souveraineté" mais ils ne l'appliquent pas, le mot n'est peut-être pas compatible avec le mot "pot-de-vin"...

Pour la petite histoire, des fonctionnaires suisses ont été pris la main dans le sac et traîné au tribunal pour ce genre de pratique:

1. Exemple avec l'Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne où un responsable des appels d'offres s'est enrichi pendant plus de 20 ans en touchant des pots-de-vin... C'est sa propre femme qui a fini par le dénoncer quand le monsieur a été courir après de la chair fraiche à mettre dans son lit!!!

2. Autre exemple: Des fonctionnaires fédéraux qui allouaient les contrats à une société informatique dont les directeurs étaient très généreux: Week-end tout frais payé pour Monsieur le fonctionnaire et Madame ou encore billets gratuits pour des matchs de foot en Bundesligua et pas dans une partie du stade où tu restes debout derrière un pilier
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Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 07/09/2026 à 18:58
cette mesure cible en priorité les fonctionnaires gérant des dossiers hautement sensibles ou essentiels à l'activité de l'État
Et il y a un peu plus de une année, ce même gouvernement fédéral suisse a organisé un appel d'offre pour disposer d'une infrastructure cloud en s'assurant d'imposer des conditions qui empêchaient toute société suisse de postuler à l'appel d'offre!!!

Au final, ce sont des fournisseurs américains et chinois qui ont été sélectionnés pour accueillir les données du gouvernement sur leur cloud...

A quoi cela sert d'équiper les fonctionnaires gérant des dossiers sensibles quand ces derniers ont déjà été livrés aux américains et aux chinois???

Cherchez l'erreur...

Quelque soit le pays, les fonctionnaires sont les mêmes!!!
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Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 08/09/2026 à 10:29
Amusant de constater des notes négatives quand je parle de "pots-de vin" touchés par des fonctionnaires suisses corrompus...

Qui en est à l'origine?

1. Est-ce des citoyens suisses avec un réflexe de "suissitude" mal placé?
2. Est-ce des fonctionnaires touchés dans leur orgueil?
3. Est-ce des corrompus niant la réalité?

Je vais mettre tout le monde d'accord en donnant ci-dessous des liens qui en parlent officiellement (source: radio et télévision suisse, média suisses de référence et non pas des sites conspirationnistes!!!):

1. L'affaire de corruption du SECO (Secrétariat d’État à l’économie), le plus grand scandale de pots-de-vin liés à des contrats informatiques au sein de la Confédération suisse en 2014:

https://www.letemps.ch/economie/corr...ira-bellinzone
https://www.blick.ch/fr/suisse/une-a...de-vin/kflw3tw

2. Le fonctionnaire de l'EPFL (Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne) qui a touché des "pots-de-vin" pendant 20 ans:

https://www.rts.ch/info/regions/vaud...-de-lepfl.html

3. Pour le plaisir, un petit détournement de 218 000 CHF dans un laboratoire de l'EPFL

https://www.rts.ch/info/regions/vaud...-de-lepfl.html

Et il y a d'autres cas...
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Avatar de TJ1985
Membre chevronné https://www.developpez.com
Le 10/09/2026 à 9:42
Effectivement, la corruption semble de plus en plus apparente dans les administrations. Étant Suisse, ça me désole profondément. Ajoutons à la liste des cas individuels la faillite totale dans le choix d'équipements militaires, entre drones israéliens pas livrés de puis dix ans et F-35 qui seront livré avec des années de retard et à des prix "variables", choix d'une arme de poing réputée dangereuse et inefficace alors qu'une concurrence crédible et réputée ne serait pas plus chère...
Il y a bien quelque chose de pourri au royaume de Guillaume Tell. Ça commence par le suivi des normes de construction à Crans Montana et ça finit à Berne par des choix aberrants qui touchent tout le pays.
La prolifération administrative y est probablement pour quelque chose, il est facile pour quelqu'un de déterminé d'orienter ses collègues plus mous, plus incertains, vers tel ou tel type de réflexion. Si le personnel politique n'est plus compétent dans les domaines d'intérêt général, fait juste de la politique, l'administration a les coudées franches.
Pour en revenir au sujet, les prétextes invoqués pour conserver Microsoft ne tiennent pas debout. En fait, ces chers fonctionnaires refusent de modifier un peu leurs habitudes et d'appuyer sur F1 plutôt que F2... Des gens incapables de s'adapter aux changements, à cette période où tout bouge en permanence et très rapidement, sont un frein et un générateur de chaos. Donc, Oust !
Dire que j'ai connu à leurs débuts les entreprises pionnières, dont Infomaniak, qui aujourd'hui sont écartées des marchés par cette clique... La Suisse ne sait pas ce qu'elle perd en ne valorisant pas ces talents.
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Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 10/09/2026 à 10:18
Citation Envoyé par TJ1985 Voir le message
Il y a bien quelque chose de pourri au royaume de Guillaume Tell.
Comme dans la plupart des pays malheureusement...

Précisons pour les lecteurs non au fait des activités brillantes de nos fonctionnaires suisses:

1. L'armée a besoin d'un avion de chasse intercepteur pour faire la police du ciel (c'est un avion qui doit décoller dans l'urgence pour intercepter une menace dans l'espace aérien). ArmaSuisse (la structure suisse remplie de fonctionnaires et de pseudo-experts) en charge des acquisitions pour l'armée suisse, passe des années à tester différents modèles d'avions pour finir par sélectionner le F-35 américain qui est un chasseur-bombardier furtif qui n'est pas adapté pour l'interception (lent au décollage et en vitesse ascensionnelle) mais bien destiné à l'attaque en profondeur en territoire ennemi pour une armée dont la mission est uniquement la défense le territoire d'un pays neutre.

Les tests d'ArmaSuisse concluent que le F-35 est la solution la meilleure marchée alors que tous les pays qui l'on acheté ont été confronté à des dépassements de budgets stratosphériques... Comment nos fonctionnaires sont arrivés à cette conclusion: Ben, c'est simple: Minimiser le nombre d'heures de vol réel et privilégiant les heures de simulateur et, et, et... En ne comptant pas la munition: La flotte de 36 avions F-35 est équipée de... 36 missiles air-air... C'est le "fusil à 1 coup" le plus cher du monde!!!

Le peuple suisse ayant accepté l'achat d'un avion de combat (sans préciser le modèle) pour une enveloppe maximale de 6 milliards de francs suisses, voilà t'y pas que les USA annoncent que le prix va augmenter de plus de 1 milliards: Les 6 milliards initiaux ne suffisent plus pour acheter 36 appareils, les gentils fonctionnaires très compétents arrivent à la conclusion que la Suisse peut se payer que 30 appareils pour ce prix, puis... En fait, il faudrait encore 700 millions à trouver quelque part parce que les 6 milliards ne vont pas suffire... Les députés suisses doivent justement voter ces prochains jours pour accepter ou non cette dépense de 700 millions supplémentaires... Au final, ce ne sera peut-être pas 36, pas 30 mais 25 F-35 à moins que...

Petite histoire drôle pour la route: Le casque d'un pilote de F-35 qui doit être réalisé sur-mesure (pas d'échange possible entre 2 pilotes) coûte la somme modique de... 500 000 francs suisses/pièce!!!!!!!!!!!!!!!!!!

2. ArmaSuisse mène des tests comparatifs pour équiper l'armée d'un nouveau pistolet pendant des années: 3 modèles en course et au final, c'est le modèle arrivé en 3ème position qui est sélectionné... Un modèle qui a déjà fait ses preuves dans les corps de police aux USA: Coups qui partent tout seul, montage/démontage compliqué, usures prématurées des pièces mécaniques... N'en jetez plus!!!

3. ArmaSuisse toujours doit sélectionner une nouvelle défense aérienne: C'est bien évidemment un produit américain qui est sélectionné le Patriot: Facture? 2 milliards de francs Suisse que l'on paie déjà aux USA sans savoir quand le pays sera livré... Et oui, parce que depuis la guerre en Ukraine et en Iran, les pays prioritaire pour recevoir des Patriot sont les USA eux-même puis les petits copains des USA comme Israel, les pays arabes du Golf persique... La Suisse paye sans savoir quand elle recevra le premier boulon du système Patriot

4. L'armée suisse achète 6 drones non-armés pour plus de 300 millions de francs suisses dans le but de pouvoir effectuer discrètement un contrôle efficace des frontières. C'est un modèle israélien... Résultat: Des années de retard dans la livraison, un drone s'écrase dans le désert du Néguev durant les tests et au final les 5 drones livrés ne peuvent pas voler quand il fait froid (comme on le sait tous, la Suisse a les mêmes conditions météo que le désert du Néguev!!!) et ne peuvent pas voler de manière autonome; Ils doivent être accompagnés d'un hélicoptère ou d'un avion parce que le drone n'est pas capable de détecter les obstacles dans son environnement!!!! (C'est bien connu que le territoire suisse n'a pas de montagne !!!)

On pourrait croire à un sketch d'humoriste, mais tout ce qui écrit ici est parfaitement réel...................

J'arrête là... J'ai d'autre cas du genre mais ce serait trop long...
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Avatar de Paul_Le_Heros
Membre averti https://www.developpez.com
Le 16/09/2026 à 19:15
Citation Envoyé par Anselme45 Voir le message
…Le peuple suisse ayant accepté l'achat d'un avion de combat (sans préciser le modèle) pour une enveloppe maximale de 6 milliards de francs suisses…
La Suède (Saab JAS 39 Gripen) et la France étaient en lice, mais les pots-de-vin devaient-être trop faibles ! Il me semble avoir entendu* que le peuple suisse regrettait que les USA aient été choisis comme fournisseur, au lieu d'Européens.

L'antéchrist a donné l''Europe en pâture à Poutine. Ce n'était qu'une de ses nombreuses paroles, et il se réserve le droit de gripper au sol les F-35 livrés. Poutine va bien pénétrer mais pas jusqu'à la Suisse, voulant récupérer un maximum des territoires de l'ex URSS. La Suisse sera bien arrosée, mais qu'un petit peu !

Bien difficile de lutter contre la corruption, même pour la seule (~authentique ?) démocratie directe.

*NOTE : mes sources francophones d'infos mondiales (enfin, aussi mondiales que possible) sont RTS (12h45 + 19h30) et le journal d'Arte.
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