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Le patron d'Instagram affirme qu'une utilisation quotidienne de 16 heures ne constitue pas une addiction, lors du procès historique sur les effets d'Instagram sur la santé mentale

Le , par Anthony

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Le patron d'Instagram affirme qu'une utilisation quotidienne de 16 heures ne constitue pas une addiction, lors du procès historique sur les effets d'Instagram sur la santé mentale

Adam Mosseri, le patron d'Instagram, a défendu la plateforme devant un tribunal californien, affirmant qu'une utilisation quotidienne de 16 heures ne constituait pas nécessairement une addiction. Témoignant lors d'un procès historique à Los Angeles, il a déclaré qu'il était important de faire la distinction entre une addiction clinique et une utilisation problématique. Ce procès, qui vise Meta, la société mère d'Instagram, devrait servir de test pour les arguments juridiques visant à tenir les entreprises technologiques responsables de leur impact sur la santé mentale des utilisateurs, en particulier des plus jeunes.

Adam Mosseri est un homme d'affaires américain et le directeur d'Instagram. Il a rejoint Facebook (aujourd'hui Meta) en 2008 en tant que concepteur de produits, puis est devenu directeur des applications mobiles de l'entreprise en 2012. Entre 2016 et mai 2018, il a occupé le poste de vice-président des produits chez Facebook, puis a été nommé vice-président des produits d'Instagram à partir de mai 2018. Le 1er octobre 2018, Facebook a annoncé qu'Adam Mosseri assumerait le rôle de nouveau directeur d'Instagram, à la suite de la démission des fondateurs de l'application de partage de photos.

Le directeur d'Instagram a défendu sa plateforme contre les accusations selon lesquelles elle causerait des troubles mentaux chez les mineurs, arguant devant un tribunal californien que même une utilisation apparemment excessive des réseaux sociaux n'équivaut pas à une addiction.

Pour rappel, ce procès intervient dans un contexte où les principales entreprises de réseaux sociaux sont accusées d'avoir créé de véritables « machines à addiction » pour maximiser l'engagement des plus jeunes. Kaley G.M., une plaignante de 20 ans, a poursuivi Meta Platforms (maison mère de Facebook et Instagram) ainsi qu’Alphabet (propriétaire de YouTube), affirmant être devenue dépendante dès l’enfance en raison de mécanismes de conception délibérément addictifs.

Adam Mosseri, qui dirige Instagram depuis huit ans, a témoigné dans le cadre du procès historique qui s'est ouvert la semaine dernière à Los Angeles, devenant ainsi le premier dirigeant de haut rang à comparaître. Le procès devrait durer six semaines et servir de test pour les arguments juridiques visant à tenir les entreprises technologiques responsables de leur impact sur les jeunes.


Les avocats de Meta, propriétaire d'Instagram, ont fait valoir que la plaignante principale dans cette affaire, connue sous ses initiales K.G.M, avait été blessée par d'autres éléments de sa vie, et non par Instagram. YouTube est également cité dans le procès, tandis que Snapchat et TikTok ont tous deux conclu des accords à l'amiable avant le procès.

Adam Mosseri est l'un des principaux dirigeants de Meta, le groupe qui détient également Facebook et WhatsApp. Il indique que le jury devra déterminer si Instagram a joué un rôle important dans les troubles mentaux de la plaignante, arguant que les preuves montrent qu'elle était confrontée à des difficultés importantes dans sa vie bien avant d'utiliser les réseaux sociaux.

Au début de son témoignage, Adam Mosseri a approuvé un argument général avancé par Mark Lanier, l'avocat principal de K.G.M, selon lequel Instagram devrait faire tout ce qui est en son pouvoir pour assurer la sécurité des utilisateurs de la plateforme, en particulier des jeunes. Cependant, il a déclaré qu'il ne pensait pas qu'il était possible de déterminer à partir de combien de temps l'utilisation d'Instagram était excessive.

Selon Adam Mosseri, le fait que l'utilisation soit problématique relève « d'une question personnelle », expliquant qu'une personne peut utiliser Instagram « plus que vous et se sentir bien ».

« Il est important de faire la distinction entre une addiction clinique et une utilisation problématique », a-t-il ajouté. « Je suis sûr d'avoir déjà dit que j'étais accro à une série Netflix lorsque je l'ai regardée en rafale très tard un soir, mais je ne pense pas que ce soit la même chose qu'une addiction clinique. »

Pourtant, Adam Mosseri a répété à plusieurs reprises qu'il n'était pas un expert en matière d'addiction en réponse aux questions de Mark Lanier. Ce dernier a évoqué avec Mosseri une enquête interne menée par Meta, dans laquelle l'entreprise a interrogé 269 000 utilisateurs d'Instagram sur leur expérience de l'application et a constaté que 60 % d'entre eux avaient été témoins ou victimes d'intimidation au cours de la semaine précédente.

L'avocat a ajouté que K.G.M avait signalé plus de 300 cas d'intimidation sur la plateforme Instagram, demandant à Adam Mosseri s'il était au courant de ce fait. Mosseri a répondu qu'il n'en savait rien.


Mark Lanier a demandé à Adam Mosseri ce qu'il pensait du fait que K.G.M. ait utilisé Instagram pendant 16 heures d'affilée, soit la plus longue durée d'utilisation jamais enregistrée. « Cela semble être une utilisation problématique », a répondu le patron d'Instagram. Mais il n'a pas parlé d'addiction.

Adam Mosseri a également été interrogé sur un échange d'e-mails entre des dirigeants de Meta en 2019, dans lequel ils discutaient de l'impact négatif potentiel pour les utilisateurs d'une fonctionnalité permettant de modifier son apparence physique sur les photos.

Nick Clegg, qui a occupé le poste de directeur des affaires internationales chez Meta pendant plusieurs années après avoir été député pendant plus de dix ans, faisait partie de ceux qui ont exprimé leur inquiétude au sujet des filtres d'image. Il a déclaré que Meta finirait par être « accusée à juste titre de privilégier la croissance au détriment de la responsabilité », ce qui aurait finalement un impact « régressif » sur la réputation de l'entreprise.

Adam Mosseri a déclaré que l'entreprise avait finalement décidé d'interdire les filtres d'image qui allaient au-delà de l'imitation des effets du maquillage. Après que Mark Lanier ait contesté cette affirmation, Mosseri a admis que l'interdiction de ces filtres avait été « modifiée », tout en niant qu'elle ait été complètement levée.

Meta et d'autres entreprises de médias sociaux, notamment YouTube, Snapchat et TikTok, font face à des milliers d'autres poursuites judiciaires intentées par des familles, des procureurs généraux et des districts scolaires à travers les États-Unis.

Lors de son arrivée, Adam Mosseri a été accueilli par une foule devant le palais de justice, composée de curieux, de manifestants et de parents non impliqués dans le procès, mais qui affirment néanmoins avoir vu leurs enfants souffrir de ce qu'ils qualifient d'addiction aux réseaux sociaux.

Mariano Janin, originaire de Londres, fait partie de ces familles. Tenant une photo de sa fille Mia, qui s'est suicidée en 2021 à l'âge de 14 ans, Janin a déclaré s'être rendu à Los Angeles pour assister au procès et manifester son soutien à l'idée que l'utilisation des réseaux sociaux devrait être restreinte pour les jeunes utilisateurs.

« S'ils changeaient leur modèle économique, ce serait différent », a déclaré Mariano Janin. « Ils devraient protéger les enfants. Ils ont la technologie, ils ont les moyens financiers. »

Mark Zuckerberg, le patron de Meta, et Neal Mohan, directeur général de YouTube, font partie des autres personnalités de premier plan qui devraient témoigner dans cette affaire.

Ce procès visant Meta Platforms intervient alors que des travaux académiques décrivent une transformation profonde et préoccupante de l’écosystème des réseaux sociaux.

Une étude récente de l'université d'Amsterdam a en effet mis en évidence un déclin marqué de l'utilisation des médias sociaux aux États-Unis entre 2020 et 2024, notamment chez les jeunes et les personnes âgées, ainsi qu'une fragmentation accrue de l'espace public numérique. Fondée sur les données des études électorales américaines nationales (ANES) de 2020 et 2024, cette recherche met également en lumière une intensification de la polarisation affective dans les discours en ligne. Selon l'étude, la sphère publique numérique devient ainsi plus restreinte, plus fragmentée et idéologiquement plus extrême, alimentant les préoccupations relatives à la désinformation, à la toxicité et aux formes d'usage problématique.

Et vous ?

Quel est votre avis sur le sujet ?
Trouvez-vous les propos du patron d'Instagram crédibles ou pertinents ?

Voir aussi :

Bientôt la fin du scroll infini ? Bruxelles s'attaque aux fonctionnalités qui ont fait le succès des réseaux sociaux addictifs, ciblant d'abord TikTok, Instagram et Facebook de Meta dans son viseur

Instagram est « l'application la plus invasive », selon une nouvelle étude de pCloud, la société mère Facebook vient en deuxième position

Réseaux sociaux et santé mentale des adolescents : une épidémie mondiale de troubles mentaux, des statistiques inquiétantes dans l'ère numérique
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Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 24/02/2026 à 11:01
Citation Envoyé par Artaeus Voir le message
Les droits fondamentaux et libertés des individus doivent être respectées.
Bullshit!

1. Le RESPECT commence par celui que l'on doit envers les autres et pas ce que vous considérer comme une "liberté des individus"!

2. Ses propres DROITS se terminent quand ils empiètent sur ceux des autres!

Est-ce un droit fondamental et une liberté individuelle de se droguer ou d'avoir 2 grammes d'alcool dans le sang et de prendre le volant pour finir par tuer des usagers de la route qui n'avaient rien demandé?
7  0 
Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 18/02/2026 à 0:00
Après 16 heures de connexion sur 24h, il reste 8 heures

Ces 8 heures qui sont la durée moyenne de sommeil conseillée par le monde médical pour les adultes mais avant tout pour les ados.

24 heures - 16 h de connexion - 8 h de sommeil = ?

Ben 0 mon bon monsieur! 0 heure pour boire/manger, se laver, se nourrir, discuter avec son entourage, etc, etc, etc... En résumé: Vivre sa vie, vivre dans le monde réel!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Mais être connecté 16 h par jour, cela ne relève pas de l'addiction

Je l'avais écrit il y a quelques temps, la totalité des CEO des GAFAM & Cie sont des tarés qui démontrent, chaque fois qu'ils ouvrent la bouche, leur total déconnexion du monde réel...
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Avatar de popo
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 25/02/2026 à 10:04
Citation Envoyé par Artaeus Voir le message
Suis-je dangereux pour les autres parce que j'accède à un réseau social qui a une interface "addictive" (sur quel critère d'ailleurs) ? Est-ce qu'un réseau social est dangereux car l'interface est "addictive" ?
Oui, quand tu consulte ton RS au volant.
Oui, quand tes enfants te voient passer des heure sur ton RS et qu'il suivent ton exemple.
Oui, quand tu es tellement absorbé par ton RS que tu ne vois pas ton gosse qui s'étouffe ou qui joue avec des allumettes.
Oui, quand tu es tellement absorbé par ton RS que tu ne prends même plus la peine de regarder avant de traverser la rue.
Oui, quand tu traines sur ton RS au lieu de faire ton boulot, cela a des conséquences pour la boite qui t'emploie.
etc.
5  0 
Avatar de JackIsJack
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 22/02/2026 à 21:44
On commence enfin à nommer ces comportements addictifs au même titre que les jeux d'argents. Ils isolent et contribut à l'instabilité psychologique... Les gens le savent, les médecins le savent, les entreprises qui les gèrent le savent également... Il ne reste que l'Etat !
3  0 
Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 23/02/2026 à 12:36
Citation Envoyé par Artaeus Voir le message
Ce procès est d'une mauvaise foi indécente :
- Vous ouvrez un magazine pour enfant, vous avez des pubs ciblant les enfants.
- Vous allumez la TV, vous avez des pubs ciblant les enfants (programme pour enfants).
- Vous vous promenez dans la rue, vous avez des pubs ciblant les enfants (Noël, fêtes, jouets).

Bref, que les parents soient responsables, un enfant n'a pas à trainer seul sur Internet !
Les parents sont tout autant soumis à l'addiction que leur enfants!!!

Et donc le docteur Artaeus considère que ce sont des drogués qui vont limiter l'usage de la drogue???
3  0 
Avatar de _toma_
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 23/02/2026 à 16:40
Artaeus -> Quand des multinationales demandent spécifiquement à des neurologues/sociologues de travailler le design et les mécanismes d'un logiciel ou d'un site internet pour exploiter au maximum les biais cognitifs des utilisateurs dans le seul but de les rendre captifs et dépendants, oui il faut réguler. Soit tu interdis ces pratiques à la conception, soit tu régules l'accès aux outils qui ont été conçus dans le seul objectif de baiser la gueule du plus grand nombre utilisateurs. T'as pas remarqué qu'on n'avait jamais fait ce genre de reproche à Word ou à Gimp ? Ça te vient pas à l'esprit qu'il puisse y avoir une raison à ça ?
Ça n'a rien à voir avec une atteinte à tes libertés fondamentales.
Enfin si, justement : en mettant des bâtons dans les roues de ces multinationales et de leurs pratiques pernicieuses, on protège les utilisateurs les plus faibles. T'as qu'à passer un coup de fil à un addictologue et lui demander ce qu'il en pense.

La santé n'a pas à être prétexte à toutes les mesures liberticides comme ce fut le cas il y a quelques années avec le Covid.
T'es allé faire un tour dans une maison de retraite ou dans un service hospitalier pendant le covid ?
T'as des potes médecins ou infirmiers ? T'as débriefé avec eux ? Ils t'ont parlé de ce qu'ils ont vécu ?
Oui la crise a été très mal gérée et c'était déjà très mal parti avant même le premier contaminé (on était en train d'incinérer nos stocks de masques quand la pandémie a commencé). On ne parlera même pas de la qualité de la communication de nos politiciens qui étaient complètement paumés/cons.
D'un autre côté, on ne pouvait pas connaître les conséquences de la maladie. Demander à la population de rester chez elle pour préserver les plus faibles, on appelle ça de la restriction de liberté ou bien de la bienveillance envers les plus faibles, ça dépend du point de vue qu'on décide d'adopter.
Y'a des plus de 60/70 ans dont tu te sens proche ? T'es allé leur claquer la bise pendant le confinement ? Tu leur recommandes de ne pas se faire vacciner contre la grippe ?
Oui, c'est sûr, la façon dont le confinement a été mis en place et les réactions des populations vont être épluchées par des sociologue et les dirigeants vont se faire un plaisir de lire ces études pour voir à quel point on peut manipuler une foule. Mais tu as l'air de penser que ces décisions ont été prises dans le seul but de te nuire : faut quand même faire preuve d'un certain égoïsme pour en arriver là, non ?

Moi non plus je les ai pas bien vécus les confinements. Mais si tu crois que tu peux qualifier ça de restriction de liberté fondamentale injustifiée, patiente encore un peu et tu verras que ton mètre étalon va prendre un sacré coup dans la gueule.
Et si t'es vraiment impatient, regarde ce qui se passe dans d'autre régions du monde tous les jours de l'année, crise sanitaire ou non. Ou bien ce qui s'est passé pour les générations passées. Les exemples ne manquent pas.

Edit :
Citation Envoyé par Artaeus
Ce procès est d'une mauvaise foi indécente :
- Vous ouvrez un magazine pour enfant, vous avez des pubs ciblant les enfants.
- Vous allumez la TV, vous avez des pubs ciblant les enfants (programme pour enfants).
- Vous vous promenez dans la rue, vous avez des pubs ciblant les enfants (Noël, fêtes, jouets).

Bref, que les parents soient responsables, un enfant n'a pas à trainer seul sur Internet !
Tu fais semblant de ne pas comprendre la différence avec le sujet traité dans cette actualité ou bien t'as vraiment pas compris ? (pas de condescendance, c'est une vraie question).
4  1 
Avatar de smarties
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 24/02/2026 à 14:09
S'il n'y avait que des documentaires ou ouvrages techniques sur les réseaux sociaux et ou les commentaires seraient des corrections ou des débats, il y aurait déjà plus d'utilité
2  0 
Avatar de Ryu2000
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 25/02/2026 à 8:41
Citation Envoyé par Artaeus Voir le message
Comparez une interface web à une drogue n'est pas sérieux
Ben si...

Addiction aux réseaux sociaux : agissent-ils vraiment comme une drogue sur le cerveau ?
Pour la psychiatre américaine, spécialiste de l’addiction, Anna Lembke, chaque "like", réaction ou vidéo déclenche un pic de dopamine, l’hormone du bonheur, détaille National Geographic. Ce qui nous pousse à scroller à l’infini, un phénomène qui porte un nom : le doomscrolling. Problème, cela finit par perturber notre équilibre, la dopamine produite baisse peu à peu, et comme pour toute drogue, les utilisateurs de réseaux sociaux vont y passer de plus en plus de temps pour "se sentir à nouveau normaux", selon les termes de la psychiatre. Une expression a même été créée pour désigner cette boucle de récompense : la dopamine loop.
"Instagram est une drogue": au procès sur la question de l'addiction aux réseaux sociaux aux Etats-Unis, des "preuves irréfutables" ont été fournies par des documents internes de Meta et Google
D’autres documents montrent que Meta se vante que les "adolescents ne puissent pas se déconnecter d’Instagram même s’ils le veulent" Une constation qui fait même dire à un employé, cité dans le document: "Oh mon Dieu, Instagram est une drogue", tout en comparant les plateformes de médias sociaux à des "dealers".

Même constat pour Youtube. Un document de 2020 de Google détaille notamment le plan de l’entreprise pour fidéliser "à vie" les enfants. Et ça, malgré les recherches internes sur l’impact négatif des usages intensifs. Les études montrent ainsi que les jeunes utilisateurs de Youtube sont plus susceptibles de souffrir "de manière disproportionnée" d'une "utilisation intensive habituelle, d'une utilisation tardive et d'une utilisation involontaire" détériorant leur "bien-être numérique".
Il y a les histoires de dopamine, il y a les histoires d'addiction, ça correspond à au moins une des définitions du mot "drogue".
Il fallait peut-être utilisé le mot "psychotrope" (ça englobe l'alcool mais probablement pas les réseaux sociaux).
2  1 
Avatar de _toma_
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 26/02/2026 à 10:44
Salut Artaeus,

je reviens vers toi même si tu ne m'as pas répondu.

J'ai été assez virulent dans mes propos (et je ne suis pas le seul), je vais essayer d'être un peu plus calme.
Je pense que, comme d'habitude, tous les intervenants de cette discussion sont d'accord sur une bonne partie des sujets abordés mais qu'on se focalise sur nos désaccords.

Oui il est dangereux de vouloir mettre en place une surveillance de la population. À quand un état bienveillant qui prenne soin de ses citoyens plutôt que de les considérer comme une menace ? Je pense pas que ça soit pour demain. Donc oui, nous devons nous méfier de notre gouvernement qui finira par devenir notre pire ennemi.
Je déteste les caméras dans les espaces publics et les espaces privés. Mais il faut bien reconnaître que c'est devenu le seul moyen de lutter contre, par exemple, les violences policières. Combien de passage à tabac, interventions hors cadre qui n'ont pu être démontrés que grâce à des vidéos ? Quand l'état aura franchi l'ultime et dernier pas, cet outil ne sera bien évidemment plus qu'un outil répressif. En attendant, c'est le seul outil qui peut nous rendre service dans certains contextes (si y'a 10 ans on m'avait dit que je formulerais une telle phrase, j'aurais bien rigolé).

Oui nous sommes dans un état fascisant et on avance à vitesse grand V. Une minute de silence pour un militant néonazi, des années d'inaction contre la Taverne de Thor, la polarisation totale du débat public (si tu ne soutiens pas le génocide à Gaza c'est que t'es antisémite, si t'es pas trop à droite c'est que t'as des tendances terroristes, ...), etc, etc, etc. On n'est plus au pied du mur, on a déjà la tête dedans.

Oui il faut qu'on se méfie de notre gouvernement et des mécanismes de surveillance qui sont mis en place. Notre gouvernement actuel veut en profiter et on peut être sûrs que les gouvernements suivants se frotteront les mains en récupérant les outils de surveillance mis en place et n'auront plus grand chose à ajouter pour lancer la machine dictatoriale.

Sur tout ça, je pense qu'on est à peu près d'accord.

Pour ce qui est des réseaux "sociaux", je reste sur mon avis. Ce sont des outils néfastes, dangereux, vicieux, conçus pour nuire en rendant les utilisateurs dépendants et en manipulant leurs comportements.
Dans une utopie quelconque, ils auraient dû être interdits il y a bien longtemps. Le scandale Cambridge Analytica aurait dû suffire à servir d'exemple. Mais 99% des utilisateurs sont inconscients du phénomène et n'ont aucune connaissance technique, ils n'ont pas la moindre idée de ce qu'est un serveur, des quantités de données et métadonnées qu'ils livrent et des personnes à qui ils les livrent.
Est-ce qu'il faut interdire aux enfants d'utiliser ces plateformes ? Il faudrait à tout le moins interdire à ces plateformes d'utiliser certains mécanismes et certaines collectes de données. Est-ce que nos politiciens sont en train de choisir la solution de facilité ? Peut-être. Sans doute.

Si je suis opposé à toutes les lois de flicage qui ne sont qu'un prétexte pour imposer un contrôle renforcé -personne n'est anonyme sur internet, pas besoin de voter une loi pour "désanonymiser" les gens-, je ne peux pas me réjouir de voir 99.9% de la population utiliser des plateformes centralisées.

Est-ce que ces plateformes constituent un outil démocratique qu'il faut défendre ? Je pense que c'est tout l'inverse (encore une fois, il suffit de se souvenir de Cambridge Analytica).
Si un jour ils s'effondrent et qu'on revient à des outils décentralisés qui ne soient pas axés sur le comportement des utilisateurs et la frénésie de l'instantanéité, je serai heureux de prendre leur défense.

Voili voilà, j'espère que je suis plus clair sur mes propos.

Bonne journée à tous dans le monde qui est le nôtre.
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Avatar de Ryu2000
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 23/02/2026 à 8:22
Citation Envoyé par Artaeus Voir le message
Ce procès est d'une mauvaise foi indécente :
Plus les utilisateurs passent de temps sur une application, plus ils voient de pubs, plus ça rapporte de l'argent à la plateforme.
L'entreprise a donc intérêt à rendre son application addictive.
L'entreprise ne se préoccupe pas du bien être et de la santé mentale des utilisateurs, l'entreprise se préoccupe du chiffre d'affaire.

Dès les années 1960 Philip Morris a ajouté de l’ammoniac à son tabac pour le rendre plus addictif, quand ses concurrents l'ont découvert ils ont cherché à faire pareil.
Le capitalisme n'est pas gentil.

De temps en temps la justice attaque une industrie car elle a poussé le bouchon un peu trop loin.
Peut-être que les applications comme Instagram sont trop optimisées pour les rendre addictives et que ça devient dangereux.
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