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L'Espagne devient le premier pays d'Europe à interdire les réseaux sociaux pour les moins de 16 ans, la France vient d'adopter un projet similaire.
Le modèle de surveillance chinois est en route pour l'UE

Le , par Patrick Ruiz

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8  0 
L'Espagne est désormais le premier pays en Europe à interdire les réseaux sociaux pour les moins de 16 ans. La mesure entre en vigueur dès la semaine prochaine. La France vient d’adopter un projet de loi similaire. Le modèle de surveillance chinois se met petit à petit en place en UE. Vers un espace européen totalitaire ?

L'Espagne a annoncé son intention d'introduire une interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 16 ans, à l'instar de l'Australie, dans le cadre d'une répression plus large contre les géants de la technologie pour leur incapacité systémique à protéger les utilisateurs contre les dangers.

Pedro Sanchez, le Premier ministre espagnol, s'est exprimé lors du Sommet mondial des gouvernements à Dubaï et a dénoncé les manquements des plateformes de réseaux sociaux. Il a déclaré que les adolescents de moins de 16 ans ne pourront plus accéder aux plateformes de réseaux sociaux à partir de la semaine prochaine, dans le cadre d'une série de cinq mesures gouvernementales visant ces plateformes.

« Les réseaux sociaux sont devenus un État défaillant, un lieu où les lois sont ignorées, où la criminalité est tolérée, où la désinformation vaut plus que la vérité et où la moitié des utilisateurs sont victimes de discours haineux », a-t-il déclaré. « Un État défaillant dans lequel les algorithmes faussent le débat public et où nos données et notre image sont bafouées et vendues. »

Il a expliqué que pour appliquer l'interdiction aux moins de 16 ans, « les plateformes seront tenues de mettre en place des systèmes efficaces de vérification de l'âge, pas seulement des cases à cocher, mais de véritables barrières qui fonctionnent ».

Le Premier ministre espagnol a ajouté : « Aujourd'hui, nos enfants sont exposés à un espace qu'ils ne devraient jamais avoir à naviguer seuls : un espace de dépendance, d'abus, de pornographie, de manipulation et de violence. Nous ne l'accepterons plus. Nous les protégerons du Far West numérique. »



Ce mois-ci, Emmanuel Macron dit avoir demandé au gouvernement d’engager la procédure accélérée d’une proposition de loi pour interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. La mesure désormais en gestation en France est similaire en termes de contenus et d’objectifs à celle déjà en vigueur en Australie. Dans un cas comme dans l’autre le débat demeure le même : l'efficacité des mesures et la responsabilité des plateformes, avec des critiques récurrentes concernant le manque de détails techniques dans les lois pour une application concrète.

Le président français Emmanuel Macron a déclaré qu'il s'agissait d'une « étape majeure » et que « le cerveau de nos enfants n'est pas à vendre ».

Si le projet devient loi, les politiciens affirment qu'il pourrait entrer en vigueur dès le 1er septembre 2026, pour le début de la période scolaire. Selon les nouvelles règles, l'organisme français chargé de superviser les médias établirait une liste des réseaux sociaux considérés comme nuisibles, qui seraient totalement interdits aux moins de 15 ans. En outre, une liste distincte de sites « moins nocifs » serait accessible aux moins de 15 ans, mais uniquement avec l'accord des parents.


En 2025, l'Australie est devenue le premier pays au monde à interdire les médias sociaux aux moins de 16 ans. Lors de la proposition de cette interdiction en 2024, le Premier ministre australien Anthony Albanese a déclaré que la législation était nécessaire pour protéger les jeunes des "méfaits" des médias sociaux, ce à quoi de nombreux groupes de parents ont fait écho. "Il s'agit d'un problème mondial et nous voulons que les jeunes Australiens aient essentiellement une enfance", a déclaré Anthony Albanese lors de la présentation du projet de loi à la chambre basse. "Nous voulons que les parents aient l'esprit tranquille."

Le 10 décembre 2025, l'Australie est devenue le premier pays à interdire les réseaux sociaux aux enfants de moins de 16 ans, bloquant l'accès à des plateformes telles que TikTok, YouTube (Alphabet) et Instagram et Facebook (Meta). Les dix plus grandes plateformes ont reçu l'ordre de bloquer l'accès aux enfants à partir de minuit, sous peine d'amendes pouvant atteindre 33 millions de dollars américains en vertu de la nouvelle loi, qui a suscité les critiques des grandes entreprises technologiques et des défenseurs de la liberté d'expression, mais a été saluée par les parents et les défenseurs des droits des enfants.

Des appels ont été lancés en faveur d'une interdiction similaire au Royaume-Uni et le gouvernement a déclaré qu'il étudiait également des propositions. Des responsables politiques au Danemark, en Grèce, en Espagne et en Irlande ont également déclaré qu'ils envisageaient de suivre l'exemple australien. En Malaisie, les dirigeants ont également déclaré qu'ils prévoyaient d'interdire aux jeunes de moins de 16 ans d'avoir des comptes ouverts sur les médias sociaux, les nouvelles règles étant prévues pour 2026.



Le modèle de surveillance à la chinoise se met en place en UE comme en témoigne des projets comme ChatControl ou ProtectEU

L'un des objectifs au travers de ProtectEU est « d'identifier et d'évaluer les solutions technologiques qui permettront aux autorités répressives d'accéder aux données chiffrées de manière...
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Avatar de Jon Shannow
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 04/02/2026 à 10:23
16 ans, c'est pas le bon âge. 60 ans, ce serait plus sur, et encore...
3  1 
Avatar de Jon Shannow
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 04/02/2026 à 11:19
Citation Envoyé par Artaeus Voir le message
Bref, on regrettera bientôt l'Internet "d'avant", c'est à dire libre.
On le regrette déjà. Et, de mon point de vue de "vieux con", je dirais... "Le monde, c'était mieux avant"
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Avatar de BenoitM
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 04/02/2026 à 12:56
Citation Envoyé par Artaeus Voir le message
Tout ces projets de contrôle d'identité qui arrive en même temps et partout en Europe : Il s'agit d'une atteinte aux libertés et aux droits à la vie privée, le but est évidement la surveillance et le contrôle des populations.
Ce sont aux parents seuls de décider pour leurs enfants, pas à l’État.

Un réseau social est hébergeurs, ce n'est pas un éditeur : Il n'est pas responsable des contenus. (à l'origine).
1) Les journaux sont responsable de ce qu'il publie même dans les courriers des lecteurs.
2) Quand un site t'affiche des publication ce n'est plus un simple hébergeurs.
3) Il est responsable de la modération.

Citation Envoyé par Artaeus Voir le message
Enfin, ne vous laissez pas influencer par ce que vous lisez sur Internet d'ailleurs (et vérifiez-vous même les infos). Si vous n'êtes pas capable de faire preuve d'esprit critique, comment pouvez-vous être un citoyen responsable ?
Dire "je vois qu'il y a de la propagande", mais ne pas être capable de reconnaitre aux autres la capacité de le constater aussi, c'est assez arrogant.
La propagande c'est insidieux et elle n'est pas toujours si facile à décelé.
Tout le monde sait que la pub c'est de la pub et pourtant ca marche toujours et vu les montant dépenser ca influence quand même une partie du public.

Citation Envoyé par Artaeus Voir le message
J'ajoute que le DSA de 2025 avec ses "signaleurs de confiances", n'aurait jamais permis que l'on parle de l'affaire Epstein en 2016 sous prétexte de désinformation, alors qu'on sait aujourd'hui que cette affaire est totalement vrai.
Bref, on regrettera bientôt l'Internet "d'avant", c'est à dire libre.
Je vois pas trop le rapport.
Tu aurais pu en parler avec de vrai fait.
Part contre tu aurais peut-être du signaler qu'il n'y avait pas qu'un seul "clan" qui était cité.
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Avatar de Christophe
Responsable Systèmes https://www.developpez.com
Le 04/02/2026 à 13:30
Un réseau social est hébergeurs, ce n'est pas un éditeur : Il n'est pas responsable des contenus.
La limite peut être floue, si celui-ci génère une ligne éditoriale en bannissant certains profils suite à un certain type de contenu, ou en mettant en avant certaines infos plutôt que d'autre.

D'autre part, un hébergeur ne peut se défausser sur le respect des lois, càd l'effacement de données illégales (la légalité va bien sûr dépendre e chaque u pays ) suite à demande et une surveillance de sa plateforme, ou le droit à l'oubli pour les pays ou c'est un droit opposable.
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Avatar de Christophe
Responsable Systèmes https://www.developpez.com
Le 05/02/2026 à 7:58
Peut être que les réseaux sociaux contiennent des fakes news et contenus illégaux mais ce n’est certainement pas une justification valable pour pouvoir accéder à tout contenu par des scans automatiques car cela ouvre la porte à de dangereuses dérive
Si il y a du contenu illégal, c'est aux plateformes de le supprimer pour se conformer à la loi.

On ne veut pas que les mineurs accèdent à de la pornographie par exemple : il faut bien un moyen de déterminer qui est mineur. Une solution simple, une solution de contrôle parental intégré à l'abonnement (activé ou non sur les appareils), à savoir qu'un mineur ne peut pas prendre d'abonnement.
1  0 
Avatar de BenoitM
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 04/02/2026 à 8:46
Le problème me semble plus le contenu.
Milliers de faux comptes qui font de la propagande, algorithme qui te conseils des faux comptes...
que l'age
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Avatar de Christophe
Responsable Systèmes https://www.developpez.com
Le 04/02/2026 à 10:12
L'age aggrave la situation (accès inapproprié en dessous de 18 ans), accès inapproprié à des jeunes qui n'ont pas encore la capacité de faire la part des choses

Mais effectivement le prob. est la modération. Et pour 2 raisons :
- financière : modérer ça coute de l'argent (temps et moyen à y affecter), et ce sur des législations différentes selon les pays
- ligne éditoriale : ex: je suis anti-ceci, je banni les pros-ceci (ex: avec X Musk avait banni TRUMP, il se let ensuite de son coté, il lui rouvre l'accès)

A nous de ne pas utiliser ce type de réseau si ça nous convient pas. Après c'est facile à dire, certains réseaux sociaux ont tellement de poids au quotidien que de ne pas les utiliser au moins partiellement revient à se marginaliser.
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Avatar de Artaeus
Nouveau Candidat au Club https://www.developpez.com
Le 04/02/2026 à 10:39
Tout ces projets de contrôle d'identité qui arrive en même temps et partout en Europe : Il s'agit d'une atteinte aux libertés et aux droits à la vie privée, le but est évidement la surveillance et le contrôle des populations.
Ce sont aux parents seuls de décider pour leurs enfants, pas à l’État.

Un réseau social est hébergeurs, ce n'est pas un éditeur : Il n'est pas responsable des contenus. (à l'origine).
Mais le droit européens a tellement évolué en 10 ans, qu'il s'agit maintenant de condamner tout intermédiaire et de les forcer à se positionner par la menace.

Enfin, ne vous laissez pas influencer par ce que vous lisez sur Internet d'ailleurs (et vérifiez-vous même les infos). Si vous n'êtes pas capable de faire preuve d'esprit critique, comment pouvez-vous être un citoyen responsable ?
Dire "je vois qu'il y a de la propagande", mais ne pas être capable de reconnaitre aux autres la capacité de le constater aussi, c'est assez arrogant.

J'ajoute que le DSA de 2025 avec ses "signaleurs de confiances", n'aurait jamais permis que l'on parle de l'affaire Epstein en 2016 sous prétexte de désinformation, alors qu'on sait aujourd'hui que cette affaire est totalement vrai.
Bref, on regrettera bientôt l'Internet "d'avant", c'est à dire libre.
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Avatar de Nym4x
Membre confirmé https://www.developpez.com
Le 05/02/2026 à 7:32
Peut être que les réseaux sociaux contiennent des fakes news et contenus illégaux mais ce n’est certainement pas une justification valable pour pouvoir accéder à tout contenu par des scans automatiques car cela ouvre la porte à de dangereuses dérives comme le fichage politique, le filtrage de l’information et la pression sur les opposants politiques ou autres lanceurs d’alerte. Rien n’interdit par exemple d’établir un profil politique sur la base des contenus publiés ou d’étouffer des manifestations avant qu’elles ne se produisent.

De plus, la justice n’a nulle besoin de ces scans automatiques pour arrêter les cybercriminels même sur le darknet: cf silkroad ou alphabay. Mais avec une difference de taille : le contrôle d’un juge qui vérifie que les actions de la police sont justifiées par des infractions réelles, proportionnées et respecte le droit. Faire aussi des grandes annonces de mise en place de surveillance globale d’internet est même contre productif pour les enquêtes car les cybercriminels vont migrer vers de nouveaux moyens d’échange la ou actuellement la surveillance peut se faire de manière discrète sans qu’ils connaissent les moyens techniques utilisés ou même s’ils sont surveillés.

Enfin cette surveillance globale doit s’analyser dans un contexte de volonté politique d’atteinte aux libertés comme un pas de plus vers un muselage des opinions divergentes du discours officiel et un filtre de l’information. Sans les réseaux sociaux pas de printemps arabes, de mouvements des indignés ou de gilets jaunes. Et le gouvernement et les médias officiels nous expliqueraient que comme le nuage de Tchernobyl, J.Epstein, qui voyageait régulièrement en France, devenait un citoyen modèle en passant une espèce de frontière magique...
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Avatar de Nym4x
Membre confirmé https://www.developpez.com
Le 05/02/2026 à 8:12
Citation Envoyé par Christophe Voir le message
Si il y a du contenu illégal, c'est aux plateformes de le supprimer pour se conformer à la loi.

On ne veut pas que les mineurs accèdent à de la pornographie par exemple : il faut bien un moyen de déterminer qui est mineur. Une solution simple, une solution de contrôle parental intégré à l'abonnement (activé ou non sur les appareils), à savoir qu'un mineur ne peut pas prendre d'abonnement.
Mais cette solution technique existe et permet de faire ce contrôle sans rompre le pseudonymat: les preuves à divulgation nulle de connaissance(ZKP). Sauf que ce n’est pas ce qui va être fait et donc indique les intentions politiques de mise sous contrôle de l’information avec une belle illustration d’un argument d’autorité morale : une mesure qui ne supporterait pas d’être discutée froidement sans invoquer la morale pose déjà un problème démocratique…

Edit: un exemple de ZKP pour l’âge.

Le téléphone garde localement la date de naissance:
- Il génère une preuve mathématique du type: je connais une date de naissance telle que aujourd’hui − date ≥ 18 ans
- Le site vérifie la preuve
- Le site ne reçoit ni date, ni âge exact, ni identifiant, ni nom ou prénom, ni genre, ni token réutilisable
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