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La Commission européenne a déclaré que les pays peuvent mettre en œuvre leurs propres interdictions nationales pour les mineurs sur les médias sociaux, dans de nouvelles lignes directrices dans le cadre du DSA

Le , par Jade Emy

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La Commission européenne a déclaré que les pays pouvaient mettre en œuvre leurs propres interdictions nationales pour les mineurs sur les médias sociaux, dans de nouvelles lignes directrices adoptées dans le cadre de sa puissante loi sur les services numériques. Les nouvelles lignes directrices de la Commission sur la protection des mineurs en ligne visent à garantir que les plateformes soient soumises à un ensemble de règles similaires dans toute l'Europe dans le cadre de la DSA, le règlement historique de l'Union européenne sur les médias sociaux. La Commission a également publié les spécifications techniques d'une application de vérification de l'âge qui pourrait aider à vérifier si les utilisateurs ont plus de 18 ans en utilisant des pièces d'identité et même la reconnaissance faciale.

En avril 2025, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a déclaré que l'UE reste déterminée à appliquer ses réglementations numériques globales, indépendamment de la localisation ou de la direction de l'entreprise. Les réglementations numériques adoptées par l'UE ces dernières années font l'objet de critiques de la part des Big Tech et de certains gouvernements étrangers. Le gouvernement américain a critiqué la loi sur les services numériques (DSA) et la loi sur les marchés numériques (DMA), arguant qu'il s'agit de "règles internationales onéreuses" qui étouffent l'innovation et créent des obstacles inutiles pour les entreprises américaines.

En juin, le Président Emmanuel Macron a annoncé vouloir interdire TikTok, Instagram et X aux moins de 15 ans si Bruxelles ne prend pas de mesures. L'annonce faite par Emmanuel Macron a résonné avec une intensité particulière dans le débat public. Cette déclaration intervient dans un contexte d'émotion nationale, faisant suite à l'arrestation d'un collégien après le meurtre d'une surveillante à Nogent, en Haute-Marne. Le Président a rapidement mis en cause la responsabilité des réseaux sociaux dans cet acte, soulignant leur influence jugée néfaste sur le comportement des jeunes.

Récemment, la Commission européenne a alors déclaré que les pays pouvaient mettre en œuvre leurs propres interdictions nationales pour les mineurs sur les médias sociaux, dans de nouvelles lignes directrices adoptées dans le cadre de sa puissante loi sur les services numériques. Ces derniers mois, l'exécutif européen a subi des pressions pour mettre en place des mesures visant à protéger les mineurs en ligne. Les gouvernements de France, du Danemark, d'Espagne et d'autres pays ont demandé des restrictions sur les médias sociaux, certains critiquant l'UE pour ne pas avoir agi assez rapidement.


La France et les Pays-Bas se sont prononcés en faveur d'une interdiction pure et simple des médias sociaux pour les mineurs de moins de 15 ans. La Grèce a déclaré qu'elle pensait que le consentement des parents devrait être requis pour les enfants en dessous d'un certain âge. Le Danemark, qui dirige actuellement les travaux du Conseil de l'UE, fait pression pour que des mesures plus fermes soient prises au niveau européen.

Le géant technologique Meta a également suggéré des restrictions légales qui obligeraient les parents à consentir à ce que leurs enfants soient présents sur les médias sociaux avant un certain âge.

"La vérification de l'âge n'est pas une bonne chose. Elle est absolument essentielle", a déclaré Caroline Stage Olsen, ministre danoise du numérique, qui a présenté les lignes directrices aux côtés d'Henna Virkkunen, responsable de la technologie à la Commission.

Les nouvelles lignes directrices de la Commission sur la protection des mineurs en ligne visent à garantir que les plateformes soient soumises à un ensemble de règles similaires dans toute l'Europe dans le cadre de la DSA, le règlement historique de l'Union européenne sur les médias sociaux. Les lignes directrices ne sont pas contraignantes et définissent les critères d'interprétation des exigences de la DSA par les entreprises.

La Commission a également publié les spécifications techniques d'une application de vérification de l'âge qui pourrait aider à vérifier si les utilisateurs ont plus de 18 ans en utilisant des pièces d'identité et même la reconnaissance faciale. L'application devrait être testée en France, en Grèce, en Espagne, en Italie et au Danemark, cinq pays qui réclament également des restrictions et travaillent sur leurs propres solutions de vérification de l'âge.

Les pays de l'UE peuvent également utiliser l'application s'ils décident de mettre en œuvre des restrictions nationales pour l'utilisation des médias sociaux à un âge différent, a déclaré un haut fonctionnaire de la Commission, qui a requis l'anonymat pour divulguer les détails du plan avant sa publication.

Les services à haut risque tels que les plateformes pornographiques et les magasins d'alcool en ligne sont également recommandés pour vérifier l'âge des utilisateurs.

"Il est difficile d'imaginer un monde où les enfants peuvent entrer dans un magasin pour acheter de l'alcool, aller dans une boîte de nuit en déclarant simplement qu'ils ont l'âge requis, pas de videurs, pas de contrôles d'identité, juste un simple oui, j'ai plus de 18 ans", mais c'est ce qui "a été le cas en ligne pendant de nombreuses années", a déclaré Stage Olsen.

Les lignes directrices couvrent la manière dont les plateformes devraient adapter leurs systèmes pour mieux protéger les enfants dans le cadre d'une série de services.

Le texte suggère que les plateformes n'utilisent pas le comportement de navigation dans leurs systèmes de recommandation, qu'elles désactivent des fonctionnalités telles que les flux et les accusés de lecture afin de réduire le caractère addictif des plateformes, qu'elles définissent la confidentialité et la sécurité par défaut dans les paramètres, par exemple en rendant leurs comptes invisibles pour les utilisateurs qui ne font pas partie de leurs réseaux, et qu'elles envisagent de désactiver certaines fonctionnalités telles que l'accès à la caméra.

Les lignes directrices suivent une approche fondée sur le risque, ce qui signifie que les plateformes peuvent évaluer les menaces éventuelles qu'elles représentent pour les mineurs et adopter des mesures en conséquence.

Les entreprises technologiques ont lancé une campagne de lobbying de dernière minute, arguant que les lignes directrices permettaient encore une fragmentation encombrante.

Pour rappel, selon une étude de l'Ofcom, un tiers des enfants ayant un profil sur les médias sociaux ont plus de 18 ans après s'être inscrits avec une fausse date de naissance. Un groupe d'adolescents a même confirmé qu'"il est tellement facile de mentir sur son âge". Malgré les lois obligeant les plateformes à renforcer la vérification de l'âge, l'étude montre que les systèmes actuels de vérification de l'âge sont inefficaces.


Voici l'annonce de la Commission européenne :

La Commission présente des lignes directrices et un prototype d'application de vérification de l'âge pour un espace en ligne plus sûr pour les enfants

La Commission a présenté des lignes directrices sur la protection des mineurs, ainsi qu'un prototype d'application de vérification de l'âge dans le cadre de la loi sur les services numériques (DSA). Ces lignes directrices permettront aux enfants et aux jeunes de continuer à profiter des possibilités offertes par le monde en ligne, telles que l'apprentissage, la créativité et la communication, tout en minimisant les risques auxquels ils sont confrontés en ligne, notamment l'exposition à des contenus et à des comportements préjudiciables.

Lignes directrices sur la protection des mineurs

Les lignes directrices sur la protection des mineurs garantissent aux enfants des niveaux élevés de confidentialité, de sécurité et de sûreté sur les plateformes en ligne. Ces lignes directrices ont été élaborées à l'issue d'une période de consultation étendue et inclusive, notamment auprès des jeunes.

Les lignes directrices contiennent notamment des recommandations sur les points suivants :

  • La conception addictive : Les mineurs sont particulièrement vulnérables aux pratiques qui peuvent stimuler un comportement addictif. Les lignes directrices suggèrent de réduire l'exposition des mineurs à de telles pratiques et de désactiver les fonctions qui encouragent l'utilisation excessive des services en ligne, telles que les « séries » et les « accusés de lecture » sur les messages.

  • Cyberintimidation : Les lignes directrices recommandent de permettre aux mineurs de bloquer ou de mettre en sourdine des utilisateurs et de s'assurer qu'ils ne peuvent pas être ajoutés à des groupes sans leur consentement explicite. Elles recommandent également d'interdire aux comptes de télécharger ou de prendre des captures d'écran de contenus publiés par des mineurs, afin d'empêcher la diffusion non désirée de contenus sexualisés ou intimes.

  • Contenus préjudiciables : Certains systèmes de recommandation placent les enfants dans des situations préjudiciables. Les lignes directrices donnent aux jeunes utilisateurs plus de contrôle sur ce qu'ils voient, en demandant aux plateformes de donner la priorité aux commentaires explicites des utilisateurs, plutôt que de s'en remettre à la surveillance de leur comportement de navigation. Si un jeune utilisateur indique qu'il ne souhaite pas voir un certain type de contenu, celui-ci ne doit pas être recommandé à nouveau.

  • Contacts non désirés de la part d'inconnus : les lignes directrices recommandent que les plateformes configurent les comptes des mineurs comme étant privés par défaut - c'est-à-dire non visibles par les utilisateurs qui ne figurent pas sur leur liste d'amis - afin de minimiser le risque qu'ils soient contactés par des inconnus en ligne.

Les lignes directrices adoptent une approche fondée sur les risques, comme le DSA, reconnaissant que les plateformes en ligne peuvent présenter différents types de risques pour les mineurs, en fonction de leur nature, de leur taille, de leur objectif et de leur base d'utilisateurs. Les plateformes doivent s'assurer que les mesures qu'elles prennent sont appropriées et ne restreignent pas de manière disproportionnée ou excessive les droits des enfants.

Solution de vérification de l'âge

Le prototype de l'application de vérification de l'âge est convivial et protège la vie privée, établissant ainsi une « norme d'or » en...
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Avatar de Artaeus
Nouveau Candidat au Club https://www.developpez.com
Le 30/12/2025 à 16:32
On répète depuis 10 ans qu'il s'agit d'une offensive coordonnée contre les droits fondamentaux, allant de l'anonymat, à la liberté d'expression ou votre vie privée...
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Avatar de Mingolito
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 15/09/2026 à 16:35
Pour le contrôle par reconnaissance faciale, tu te dessines une moustache, et hop tu es majeur.

Pour le contrôle par carte de crédit ou papier d'identité tu piques ça à tes parents, tu passes le contrôle puis tu remet ça à l'endroit ou tu l'a "emprunté".

Voila, tu es mineur mais tu continue à faire ce que tu veux, réseaux sociaux, sites pornos, sites de casinos en ligne, etc

Pendant ce temps du coup tous le monde est obligé de s'identifier sur le web, et de laisser ses documents officiels et son visage sur des serveurs cloud, qui seront piratés facilement deux mois plus tard par n'importe quel gamin de 12 ans qui sait utiliser une IA, et la tu es foutu : les hackers ouvrent un compte bancaire a ton nom, puis tout d'un coup tu dois 500 000 euros à la banque, et tu dois payer 200 000 euros de contraventions à ton nom..
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Avatar de Freem
Membre émérite https://www.developpez.com
Le 15/09/2026 à 15:42
Pourquoi autoriser les smartphones et comptes internet aux enfants à partir de 3 ans? Tout simplement parce que les politiciens ont 3 ans d'âge mental.
Mais quelle bande de bouffons. Cette nouvelle est vraiment navrante. Comment un enfant qui ne sait ni lire, ni écrire, est censé, je cite, «signaler facilement les contenus préjudiciables»?!?

Ça s'appelle vraiment prendre les gens pour des cons, la seule raison réelle, en plus de s'autoriser à eux, qui ont 3 ans d'âge mental et la gentillesse d'un chat qui «joue» avec une souris, c'est de fliquer la population pour pas qu'on puisse les dégager, ces ordures!

Mais le pire, dans tout ça, c'est que ces gens la... ils sont payés par nos impôts!
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Avatar de popo
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 15/09/2026 à 16:15
Ils peuvent mettre autant de restrictions qu'ils veulent, elles seront contournées comme cela se fait déjà au Royaume Uni.
Et si par miracle, ils trouvent une manière fiable de fliquer vérifier, les gens iront sur d'autres réseaux sociaux où il y a moins de flicages vérifications et où il risque surtout d'avoir beaucoup plus de contenu inapproprié.

Comme d'habitude les politicards sont complètement déconnectés de la réalité.
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Avatar de Artaeus
Nouveau Candidat au Club https://www.developpez.com
Le 26/09/2025 à 10:52
L'internet doit rester un lieu de liberté. (Vérification d'âge = vérification d'identité !)

Toutes ces lois de censure et de flicage sont une honte pour un pays démocratique.
Je comprends même pas que des gens puissent accepter cela sans se poser la question des dérives qui vont automatiquement arriver ?!
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Avatar de Artaeus
Nouveau Candidat au Club https://www.developpez.com
Le 16/04/2026 à 15:16
C'est l'identité numérique qui rentre par la fenêtre ...
Cette application, c'est le condensé bureaucratique des idées liberticides et dangereuses que l'UE accepte désormais.
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Avatar de OrthodoxWindows
Membre expert https://www.developpez.com
Le 30/07/2025 à 10:25
Cela signifie donc qu'en plus de s'en prendre à la liberté d'expression des plus jeunes, d'abolir le pseudonymat, de reléguer l'anonymat à l'illégalité, de tuer tout les espaces d'expressions libre sur le web, la vérification de l'âge renforcera le pouvoir de Google et d'Apple (qui on les même procédés que Microsoft avec IE et ActivX au début des années 2000)

Ce n'est cependant pas la première fois, l'Europe obligeant les banques à forcer les utilisateurs à utiliser des applications de confirmation mobile, applications qui, sous Android, refusent de s'installer si l'appareil est rooté, autrement dit si l'utilisateur possède tout les droits sur son propre appareil.

Au moins, vu que je n'utilise ni le Play Store ni les services Google, et encore moins un iPhone Apple, j'aurai une bonne excuse, vu qu'il est de toute façon hors de question que je vérifie mon âge pour accéder à un service.
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Avatar de Artaeus
Nouveau Candidat au Club https://www.developpez.com
Le 27/11/2025 à 13:35
Ce qui était la pente glissante avec les sites +18, devient évident :
- Il faudra scanner sa carte d'identité et mettre fin à l'anonymat en ligne pour "protéger les enfants"

La suite ça sera les moteurs de recherche, le e-commerce, et les VPN comme tout les modèles démocratiques comme l'Iran, la Russie ou la Chine
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Avatar de ToineCulot
Futur Membre du Club https://www.developpez.com
Le 31/12/2025 à 10:46
Bonjour à tous,
pour ceux qui ne l'aurait pas remarqué, l'Europe des libertés disparait chaque jour un peu plus. A tous les niveaux de la vie courante. Nous vivons dans une Europe qui se prétend démocratique, mais qui se comporte de plus en plus comme une dictature, avec un contrôle permanent de ce que nous faisons, disons, de l'endroit où nous dépensons notre salaire, etc.
La dictature communiste était moins envahissante !
Sur ce, je vous souhaite à tous une bonne et heureuse année 2026.
T.C.
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Avatar de Artaeus
Nouveau Candidat au Club https://www.developpez.com
Le 15/09/2026 à 20:46
Je tiens à rappeler à certains ici, qui me disait il y a 1 an "mais non ça restera que pour les sites +18".

Voyez le résultat : Vous avez été des idiots, ça sera imposé partout ! Vous aviez tort.

Même les gamins qui veulent jouer à un JV en seront privé. Nous sommes la dernières générations à avoir eu ce droit de jouer à CoD / Halo avec les potes, après les cours.
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