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L'Encyclopædia Britannica poursuit OpenAI pour « utilisation illégale de près de 100 000 articles » afin d'entraîner l'IA ChatGPT, puis pour avoir utilisé le chatbot pour détourner les lecteurs de son site web

Le , par Anthony

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L'Encyclopædia Britannica poursuit OpenAI pour "utilisation illégale de près de 100 000 articles" afin d'entraîner l'IA ChatGPT, puis pour avoir utilisé le chatbot pour détourner les lecteurs de son site web

L'Encyclopædia Britannica et sa filiale Merriam-Webster ont intenté une action en justice contre OpenAI, affirmant que la société spécialisée dans l'intelligence artificielle (IA) avait illégalement utilisé près de 100 000 de leurs articles pour entraîner son chatbot IA, ChatGPT. La plainte allègue également qu'OpenAI a non seulement copié leur contenu, mais qu'elle a également utilisé ChatGPT pour détourner le trafic web de leurs sites. Britannica réclame des dommages et intérêts ainsi qu'une ordonnance du tribunal visant à mettre fin aux violations présumées.

Cette action en justice s’inscrit dans une série de litiges relatifs à l’utilisation de contenus protégés par le droit d'auteur pour l’entraînement des modèles d’IA. En 2024, huit éditeurs de presse américains ont poursuivi OpenAI et Microsoft devant un tribunal fédéral de New York, les accusant d'avoir utilisé des millions d'articles sans autorisation ni compensation pour entraîner des systèmes comme ChatGPT. Les éditeurs ont également affirmé que les entreprises technologiques leur attribuaient à tort des informations inexactes.

Au-delà des enjeux juridiques, ce débat met en lumière une transformation plus large de l’écosystème numérique. Matthew Prince, PDG de Cloudflare, a averti que l’IA menace directement le modèle économique du Web en dissociant la création de contenu de sa monétisation. Il a estimé que ces technologies fournissaient des réponses immédiates sans rediriger les utilisateurs vers les sources originales, réduisant ainsi le trafic et les revenus des éditeurs. Selon lui, cette dynamique pourrait à terme fragiliser la création de contenus originaux et favoriser la prolifération de contenus dérivés.

L'Encyclopædia Britannica (du latin « Encyclopédie britannique ») est une encyclopédie de culture générale en langue anglaise. Publiée depuis 1768, elle a connu plusieurs changements de propriétaire et appartient actuellement à Encyclopædia Britannica, Inc. La version de 2010 de la 15e édition, qui compte 32 volumes et 32 640 pages, a été la dernière édition imprimée. Depuis 2016, elle est publiée exclusivement sous forme d'encyclopédie en ligne sur le site web Britannica.com.

L'Encyclopedia Britannica – la plus ancienne encyclopédie générale en langue anglaise au monde à avoir été publiée sans interruption – et sa filiale Merriam-Webster ont intenté une action en justice contre OpenAI devant le tribunal fédéral de Manhattan, accusant l'éditeur de ChatGPT d'avoir utilisé « illégalement » leurs contenus pour entraîner son chatbot IA, puis d'avoir utilisé cette même IA pour détourner les lecteurs qui, sans cela, auraient visité leurs sites web.


Cette affaire est la dernière en date d'une vague croissante de poursuites judiciaires pour violation du droit d'auteur engagées par des créateurs de contenu, des auteurs et des médias contre des entreprises spécialisées dans l'IA, accusées de tirer profit de leurs œuvres sans autorisation ni rémunération.

Ce que reproche l'Encyclopedia Britannica

La plainte allègue qu'OpenAI a copié près de 100 000 de ses articles, notamment des entrées encyclopédiques, des définitions de dictionnaire et d'autres contenus de référence, afin d'entraîner les grands modèles linguistiques (LLM) qui alimentent ChatGPT.

Britannica affirme également que ChatGPT produit désormais des copies « quasi mot pour mot » de son contenu en réponse aux requêtes des utilisateurs. Elle a également cité des exemples, affirmant que ChatGPT fournit le travail de Britannica aux utilisateurs sans les rediriger vers le site web de Britannica.

La plainte va plus loin, accusant OpenAI de contrefaçon de marque, et plus précisément d'avoir laissé entendre qu'il disposait de l'autorisation de reproduire le contenu de Britannica alors que ce n'était pas le cas, ainsi que d'avoir indûment cité Britannica comme source dans des réponses générées par l'IA qui sont factuellement erronées.

Britannica réclame des dommages-intérêts d'un montant non précisé, ainsi qu'une ordonnance judiciaire visant à faire cesser la contrefaçon présumée. Un extrait de la plainte de Britannica est présenté ci-dessous :

Citation Envoyé par Extrait de la plainte déposée par l'Encyclopædia Britannica
DEMANDE DE RÉPARATION PAR CONSÉQUENT, les demandeurs sollicitent respectueusement qu'il soit statué comme suit à l'encontre des défendeurs :

a. Accorder aux demandeurs des dommages-intérêts légaux, des dommages-intérêts réels, la restitution des bénéfices, ainsi que toute autre mesure de redressement autorisée par la loi ou l'équité ;
b. Interdire définitivement aux défendeurs de se livrer aux agissements illicites allégués dans la présente ;
c. Accorder aux plaignants le remboursement de leurs frais, dépenses et honoraires d'avocat, dans les limites prévues par la loi ; et
d. Accorder aux plaignants toute autre mesure de redressement que le tribunal jugera équitable.
Ce qu'en dit OpenAI

OpenAI n'a pas directement répondu aux allégations spécifiques formulées dans la plainte. « Nos modèles favorisent l'innovation ; ils sont entraînés à partir de données accessibles au public et s'appuient sur le principe de l'usage loyal », aurait déclaré un porte-parole d'OpenAI.

Ce n'est pas la première fois qu'une entreprise spécialisée dans l'IA fait l'objet d'une action en justice. En effet, OpenAI a déjà fait l'objet de plusieurs poursuites judiciaires, notamment une intentée par le New York Times (2023-2024), une autre par l'Authors Guild en 2023, et une autre encore par ANI Media en novembre 2024.

Par ailleurs, Britannica n'est pas étrangère à ce litige, puisque l'organisation a intenté une action en justice distincte contre la start-up de recherche IA Perplexity AI pour des faits similaires, et cette affaire est toujours en cours.

Alors que l'Encyclopædia Britannica poursuit OpenAI en justice, l'entreprise d'IA a récemment déclaré qu'il est impossible de créer des outils comme ChatGPT sans recourir à des contenus protégés par des droits d'auteur.

« Nous pensons que les outils d'intelligence artificielle sont à leur summum lorsqu'ils intègrent et représentent toute la diversité et l'étendue de l'intelligence et de l'expérience humaines. [...] Étant donné que le droit d'auteur couvre aujourd'hui pratiquement toutes les formes d'expression humaine - y compris les articles de blog, les photographies, les messages de forum, etc. - il serait impossible d’entraîner les meilleurs modèles d'IA d'aujourd'hui sans utiliser des documents protégés par le droit d'auteur », a déclaré OpenAI dans le cadre d’un questionnaire de la Chambre des Lords du Royaume-Uni.

Cette déclaration a ravivé le débat sur la violation des droits d’auteur et a suscité diverses réactions, dont la fermeture du service ou la rémunération des auteurs des contenus sous copyright utilisés.

Et vous ?

Quel est votre avis sur le sujet ?
Trouvez-vous cette initiative de l'Encyclopedia Britannica justifiée et pertinente ?

Voir aussi :

Une famille poursuit OpenAI, l'éditeur de ChatGPT, pour une fusillade dans une école, car OpenAI savait que le tireur prévoyait une attaque, Sam Altman n'a pas présenté d'excuses contrairement à sa promesse

« ChatGPT a tué mon fils » : des parents portent plainte, brandissant les échanges avec l'IA qui a encouragée le suicide. Les mesures de sécurité de ChatGPT ne marchent pas pour de longues conversations

Alors que le New York Times poursuit OpenAI pour violation des droits d'auteur, le Financial Times accepte de conclure un accord de licence de contenu avec OpenAI pour alimenter officiellement son IA générative

Un homme poursuit OpenAI après que ChatGPT a prétendu à tort qu'il avait détourné de l'argent, d'une organisation à but non lucratif
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Avatar de Pierre Louis Chevalier
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 29/06/2026 à 17:44
Microsoft a des Data center pour fournir du Cloud Azure, avec des serveurs sous Linux.
Puis ils ont rajouté OpenAI dans leur offre Cloud Azure.
Donc oui ils ont fourni au départ l'infrastructure pour l'IA OpenAI, ils ont commencé comme partenaires exclusifs.
Après quoi Microsoft offre désormais d'autres IA sous Azure, et OpenAI cherche d'autres solutions pour ses Data Centers, ils sont encore partenaires, mais plus exclusifs.
Tout ça a été couvert en long et en large sur developpez.com, sur les rubriques IA et Microsoft Azure, je ne prends pas la peine de chercher tous les liens ou tout cela a été expliqué en détail.

Donc effectivement pour proposer des service Clouds corrects ils ont laissé tombé Windows pour Linux.

Pareillement vu que Windows 11 est une abominable catastrophe codée avec Copilot et qu'ils ont plus de développeurs valables, s'ils veulent proposer un Windows correct ils ont plus qu'à prendre un Linux et mettre un GUI qui ressemble à Windows. Mais bon ça existe déjà plus ou moins. Le mieux c'est d'abandonner Microsoft totalement, impossible de leur faire confiance pour quoi que ce soit à part faire du racket.
Ils ont plus qu'a faire un club avec Broadcom, Adobe, HP et feu PC soft pour faire un bundle de racketiciels.
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Avatar de sami_c
Membre averti https://www.developpez.com
Le 29/06/2026 à 16:51
Microsoft a-t-elle vraiment les compétences pour offrir la base technique à OpenAI ?? Si c'était IBM ou NVIDIA je comprendrais, mais Microsoft ?? La boite qui n'arrive toujours pas à stabiliser son OS Windows ?? C'est quand même louche ...
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