Alors que Google retourne au tribunal, l'entreprise affirme que les États-Unis ont besoin d'elle sous sa forme complète pour affronter son principal adversaire, la Chine, et préserver leur sécurité nationale. Le procès en recours à Washington fait suite à la décision d'un juge, en août dernier, selon laquelle Google détient un monopole sur son marché principal de la recherche sur l'internet. Google prévient notamment que le plan de démantèlement du DOJ pourrait détruire Android et Chrome, et nuire à l'économie américaineDepuis des années, Google domine l'écosystème numérique mondial avec des produits phares comme le navigateur Chrome, le système d'exploitation Android et son moteur de recherche omniprésent. Cependant, cette emprise pourrait bientôt être remise en question. Le ministère américain de la Justice (DOJ) envisage des mesures radicales pour réduire ce qu'il considère comme une position monopolistique.
En effet, Google est qualifié de monopole pour la deuxième fois en moins d'un an et voit son empire plus menacé que jamais. En août 2024, un juge fédéral a conclu que Google a enfreint les lois antitrust pour créer et maintenir un monopole illégal sur le marché de la recherche en ligne. Cette décision a placé Google sous la menace d'un démantèlement et la société pourrait être contrainte de vendre son navigateur phare, Chrome. Le 17 avril 2025, un autre juge fédéral a déclaré que Google détient un monopole illégal sur le marché de la publicité en ligne. Google a perdu ces procès contre le ministère américain de la Justice et risque un démantèlement.
Face à cette situation, Google riposte au Département de la Justice au sujet du plan proposé qui pourrait imposer des changements massifs dans la façon dont l'entreprise fonctionne. Le ministère de la justice, qui a attaqué Google en justice en 2020 au sujet des pratiques de distribution des résultats de recherche, propose désormais des mesures correctives qui, selon Google, vont beaucoup trop loin et pourraient nuire aux consommateurs américains, à l'innovation et même à la sécurité nationale !
Dans un nouveau billet de blog, le géant de la recherche affirme que les changements proposés sont non seulement inutiles, mais aussi dangereux. Au cœur du problème se trouve la manière dont Google s'associe aux fabricants de téléphones et aux navigateurs pour faire de son moteur de recherche le moteur par défaut. Selon Google, les internautes utilisent son moteur de recherche parce qu'ils le souhaitent, et non parce qu'ils y sont contraints. L'entreprise affirme que le blocage de ces accords ne ferait que compliquer l'accès des utilisateurs aux services qu'ils préfèrent, en leur imposant des solutions alternatives telles que Bing de Microsoft.
Google met également en garde contre d'importantes répercussions sur l'ensemble du secteur technologique. S'il ne peut pas payer des partenaires comme Mozilla pour le placement de ses recherches, ces revenus disparaîtront, ce qui pourrait entraîner une hausse des prix des téléphones et nuire aux petites sociétés de navigateurs qui dépendent de ces fonds pour survivre.
Enfin, il y a la question de la protection de la vie privée. Google affirme que le ministère de la justice veut qu'il commence à transmettre les requêtes de recherche à d'autres entreprises, ce qui pourrait mettre des informations sensibles entre les mains d'entreprises qui n'ont pas le même niveau de sécurité. C'est une accusation audacieuse, mais Google le dit clairement : ce plan pourrait exposer les données des utilisateurs et créer de nouveaux risques en matière de protection de la vie privée.
Même l'intelligence artificielle pourrait être affectée. Google affirme que la solution proposée par le ministère de la justice consiste à confier à un comité nommé par le gouvernement la responsabilité du développement de l'intelligence artificielle, ce qui, selon l'entreprise, ralentirait les progrès à un moment où les États-Unis sont engagés dans une course mondiale au leadership technologique, en particulier face à la Chine.
L'idée de séparer Chrome et Android du reste de l'entreprise est peut-être la plus alarmante. Google affirme que cela détruirait les plates-formes mêmes qu'il a construites et qu'il offre gratuitement. Les séparer briserait d...
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