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Pourquoi la loi "Kids Online Safety Act" qui vise prétendument la sécurité des enfants en ligne, est préjudiciable aux mineurs
La loi est plutôt subie comme une censure autoritariste, d'après l'EFF

Le , par Jade Emy

1.4KPARTAGES

7  0 
Des jeunes ont expliqué à l'EFF pourquoi la loi sur la sécurité des enfants en ligne sera préjudiciable aux mineurs. La loi "Kids Online Safety Act" (KOSA) qui vise la sécurité des enfants en ligne, est plutôt subie comme une censure autoritariste.

Avec l'adoption du KOSA, les informations auxquelles je peux accéder en tant que mineur seront limitées et censurées, sous prétexte de me "protéger", ce qui relève de la responsabilité de mes parents, et NON du gouvernement. J'ai beaucoup appris sur le monde et sur moi-même grâce aux médias sociaux, et sans le monde diversifié que j'ai vu, je serais une personne complètement différente, et bien pire. Pour un pays qui s'enorgueillit de la liberté d'expression et de la liberté de ses citoyens, ce projet de loi va à l'encontre de tout ce que nous défendons ! - Alan, 15 ans

Si l'information est filtrée, c'est mauvais. Tous les points de vue devraient être accessibles, même s'ils sont nuisibles, afin que chacun puisse comprendre toutes les situations. Sans parler du fait qu'en tant que jeune personne neurodivergente et homosexuelle, je suis sûr que les informations que je pourrais acquérir et utiliser pour m'aider moi-même seraient gravement affectées. Je veux être libre comme tout le monde. - Sunny, 15 ans
L'opinion des jeunes sur la loi sur la sécurité des enfants en ligne (Kids Online Safety Act, KOSA) est importante. Cette loi les concernera au premier chef, et de très nombreux adolescents s'y opposent. Certains ont appelé les législateurs ou leur ont envoyé des courriels pour leur faire part de leur opinion. D'autres ont fait part de leurs inquiétudes sur les réseaux sociaux.

Ces adolescents ont mis leur âme à nu pour expliquer à quel point l'accès aux médias sociaux est important pour eux, mais les législateurs et les défenseurs des libertés civiles ont surtout parlé du projet de loi et de ce qui est le mieux pour les enfants, et souvent on n'entend pas du tout les mineurs dans ces débats. Selon l'EFF, on devrait, ces jeunes voix devraient être essentielles lorsqu'on parle de KOSA.

Il y a quelques semaines, l'EFF a posé quelques questions à certains des jeunes défenseurs qui luttent contre le Kids Online Safety Act :
  • Comment l'accès aux médias sociaux a-t-il amélioré votre vie ? Qu'en retirez-vous ?
  • Que perdriez-vous si la loi KOSA était adoptée ? En quoi ta vie serait-elle différente si la loi était déjà en vigueur ?



En une semaine, ils ont reçu plus de 3 000 réponses. À ce jour, il déclare avoir reçu plus de 5 000.

Ces commentaires montrent que les jeunes gens réfléchis sont profondément préoccupés par les retombées de la loi proposée, et que beaucoup de ceux qui seraient concernés pensent qu'elle leur nuira, au lieu de les aider. Plus de 700 des personnes qui ont répondu ont indiqué qu'elles avaient actuellement seize ans ou moins, l'âge auquel la responsabilité de la KOSA est applicable. L'âge moyen des personnes qui ont répondu à l'enquête était de 20 ans (parmi celles qui ont donné leur âge - la question était facultative, et environ 60 % des personnes ont répondu).

L'EFF ajoute qu'en plus de ces deux questions, ils ont également demandé aux personnes ayant répondu à l'enquête si elles étaient prêtes à communiquer leur adresse électronique à tout journaliste qui souhaiterait s'entretenir avec elles. Car malheureusement, la plupart des reportages ne mentionnent généralement qu'un ou deux des jeunes qui seraient les plus touchés.

Alors, chers journalistes : Nous avons les coordonnées de plus de 300 jeunes qui seraient heureux de vous expliquer pourquoi les médias sociaux sont importants pour eux et pourquoi ils s'opposent à KOSA. - EFF
Individuellement, ces réponses montrent que les médias sociaux, malgré leurs problèmes actuels, offrent une expérience globalement positive à de très nombreux jeunes. Ils aident les personnes vivant dans des régions isolées à se connecter ; ils aident les personnes en situation de violence à trouver du réconfort et à s'échapper ; ils offrent une éducation en matière d'histoire, d'art, de santé et d'événements mondiaux à ceux qui n'en bénéficieraient pas autrement ; ils aident les gens à apprendre à se connaître eux-mêmes et à connaître le monde qui les entoure. (La recherche suggère également que les médias sociaux sont plus utiles que néfastes pour les jeunes).

Dans l'ensemble, ces réponses racontent une histoire qui est à 180° différente de celle qui est régulièrement racontée par les politiciens et les médias. Dans ces récits, il est admis que la majorité des expériences des jeunes sur les plateformes de médias sociaux sont néfastes. Mais ces réponses montrent clairement que de très nombreux jeunes y trouvent de l'aide, de l'éducation, de l'amitié et un sentiment d'appartenance, précisément parce que les médias sociaux leur permettent d'explorer, ce que KOSA est susceptible d'entraver. Ces jeunes sont profondément engagés dans le monde qui les entoure par le biais de ces plateformes, et ils sont sincèrement préoccupés par le fait qu'une loi comme KOSA pourrait les priver de cette possibilité, ainsi que d'autres jeunes.


Voici quelques-unes des milliers de raisons pour lesquelles ils sont inquiets, partagées par l'EFF.

Note de l'EFF : Nous partageons les opinions des individus, sans les éditer. Nous ne les approuvons pas nécessairement, ni leur interprétation de la loi KOSA.

KOSA portera atteinte à des droits dont les jeunes savent qu'ils devraient bénéficier

L'une des choses les plus importantes qui serait perdue est la liberté d'expression - un droit donné qui est crucial pour un environnement sain et fonctionnel. Tous les discours ne sont pas moralement acceptables, mais le fait de réglementer les discours jugés "acceptables" restreint les droits des personnes, ce qui constitue une violation flagrante du premier amendement. Ceux qui ont besoin ou veulent accéder à certaines informations n'y sont pas autorisés, non pas parce que ces informations leur porteraient préjudice ou porteraient préjudice à d'autres personnes, mais parce qu'une certaine partie de la population n'est pas d'accord avec ces informations. Si le pays ne fonctionnait qu'en fonction des convictions de certaines personnes, nous serions un endroit fade et monotone. Ce pays se nourrit de la diversité, qu'il s'agisse de la race, du genre, du sexe ou de toute autre croyance personnelle. Si la loi KOSA était adoptée, je perdrais mes espaces de sécurité, les endroits où je peux me rendre pour des raisons de santé mentale, les endroits qui me permettent de me sentir plus humaine qu'une simple fille. Je ne pourrais plus me battre pour des idées et des croyances que j'ai, et je ne pourrais plus non plus profiter de mon temps sur Internet. - Anonyme, 16 ans

Comme beaucoup de mes amis, j'ai grandi sur un Internet où rester anonyme relevait du bon sens, et où révéler son identité était stupide et dangereux, quelque chose à ne faire qu'avec parcimonie, avec un allié de confiance à ses côtés, dans un espace public commun et bondé comme une convention ou une cafétéria d'université. Ce projet de loi crache au visage de ces instincts très pratiques, vous obligeant à vous doxer, et si vous ne voulez pas être démasqué, vous devez être forcé de vous retirer de vos communautés. De vos amis et alliés. De l'espace que vous vous êtes créé, où vous pouvez vraiment être vous-même sans être jugé, où vous pouvez découvrir qui vous êtes vraiment, aux côtés de personnes qui peuvent être très différentes de vous à certains égards, et exactement comme vous à d'autres. J'ai la chance d'avoir des parents bienveillants et qui acceptent ce que je suis. Je sais que beaucoup de gens sont loin d'avoir autant de chance que moi. - Maeve, 25 ans

Je ne pouvais pas militer par le biais des médias sociaux et je ne pouvais pas entrer en contact avec d'autres personnes homosexuelles en raison de la censure, ce qui aurait conduit à la solitude, à la dépression, à d'autres problèmes de santé mentale et même au suicide pour certaines personnes comme moi. Pour certains d'entre nous, l'internet est le seul moyen d'accéder au monde en dehors de nos environnements haineux, notre seul espoir. La représentation est importante, et en adoptant KOSA, les enfants queer verraient moins de représentations adaptées à leur âge et se sentiraient plus seuls. Sans parler du fait que l'adoption de KOSA conduirait les gens à être mal informés et ouvrirait une ère de censure sur Internet, et si l'on regarde le passé, la censure n'est jamais bonne, c'est une porte ouverte au génocide et un moyen pour le gouvernement d'exercer un contrôle. - Sage, 15 ans

La vie privée, la censure et la liberté d'expression ne sont pas seulement des concepts théoriques pour les jeunes. Leurs droits sont souvent déjà limités et ils considèrent l'internet comme un endroit où ils peuvent commencer à apprendre, à comprendre et à exercer ces libertés. Ils savent pourquoi la censure est dangereuse ; ils comprennent pourquoi il est dangereux d'obliger les gens à s'identifier en ligne ; ils connaissent la valeur de la liberté d'expression et de la vie privée, et ils savent ce qu'ils ont gagné d'un internet dépourvu de garde-fous mis en place par divers censeurs gouvernementaux.

KOSA pourrait avoir un impact sur l'éducation et les opportunités artistiques des jeunes

Les médias sociaux m'ont permis de me faire de nombreux amis et de découvrir de nouveaux centres d'intérêt. Je trouve en ligne des sources d'inspiration pour mon art, comme d'autres personnes qui ont un style artistique que j'admire, ou des modèles qui font des poses que j'aimerais dessiner. Je peux communiquer avec mes amis, leur envoyer des vidéos et des photos amusantes. J'utilise les médias sociaux pour suivre mes YouTubers, créateurs de contenu, émissions et livres préférés. Lorsque mon père est ivre et difficile à vivre ou que mes parents se disputent, je peux aller sur YouTube ou Instagram et regarder quelque chose d'amusant pour rire à ma place. Cela me réconforte beaucoup, car je peux me distraire de ma vie familiale parfois dérangeante. Je peux voir à quoi ressemble la vie de milliards d'autres personnes sur cette planète, dans des villes, des États ou des pays différents. Je peux également partager ma vie avec mes amis, en exprimant librement mes pensées, en partageant des photos, des vidéos, etc.
J'ai trouvé mes YouTubers préférés sur d'autres plateformes de médias sociaux comme TikTok, cela s'est produit il y a environ un an, et depuis, je pense que je n'ai jamais été aussi heureuse depuis longtemps. Depuis que j'ai rejoint les médias sociaux, je suis devenue une personne beaucoup plus ouverte d'esprit, cela m'a permis de m'intéresser à la vie des autres. Cela m'a également permis de prendre conscience et de m'informer sur les personnes qui souffrent dans le monde, comme la faim, la mauvaise qualité de vie, etc. Le fait de poster sur les médias sociaux m'a également permis d'avoir plus confiance en mon art. Au cours de l'année écoulée, mes talents de dessinateur se sont considérablement améliorés et je suis choqué par moi-même. Parce que je voulais faire de meilleurs dessins de fans, inspirer les autres et les rendre heureux avec mon art. J'ai découvert de nombreux styles de vêtements qui m'ont aidée à développer mon propre style vestimentaire. Cela renforce mes rêves et me donne envie de faire des efforts quand je vois des vidéos partagées par des gens qui ont travaillé dur et qui ont réussi. - Anonyme, 15 ans

Lorsque j'étais enfant, j'avais la possibilité d'interagir avec des espaces queer, handicapés et fandom, de sorte que même en tant qu'enfant handicapé introverti qui n'était pas populaire auprès de ses camarades, je ne me sentais pas seul. L'internet est sans doute un moyen plus sûr d'interagir avec d'autres fans de médias que d'aller à des consoles avec des inconnus, à condition que la sécurité sur l'internet soit vraiment enseignée aux enfants. En tant qu'artiste, je ne peux pas gagner d'argent sans l'internet et même les mineurs font des commandes. Le problème n'est pas qu'Internet est dangereux, c'est que la sécurité sur Internet n'est plus enseignée. - Rachel, 19 ans

J'aime voir d'autres personnes en ligne et savoir qu'elles aiment ce que je fais. Quand je fais de l'art, je suis toujours nerveuse à l'idée de le montrer à d'autres personnes. Mais quand je le mets en ligne, j'ai l'impression de faire partie de quelque chose et d'appartenir à une communauté. - Anonyme, 15 ans

Les médias sociaux m'ont sauvé la vie, comme ils l'ont fait pour de nombreux jeunes. J'ai trouvé des espaces sûrs et de la motivation grâce aux médias sociaux, et je n'ai jamais rencontré quoi que ce soit de négatif ou de nuisible. Grâce aux médias sociaux, j'ai pu partager ma créativité (écriture, art et musique) et mes pensées en toute sécurité, sans avoir l'impression d'être freinée ou opprimée. Mes créations ont pu inspirer et toucher de nombreuses personnes, tout comme les œuvres d'autres personnes m'ont touché. Récemment, j'ai également pu aider la bibliothèque dans laquelle je suis bénévole grâce aux médias sociaux.
Tout ce que je fais dans la vie et tous mes projets d'avenir (carrière, école, projets de bénévolat, etc.) sont liés aux médias sociaux, et sans eux, je ne pourrais pas partager ce que je fais et apprendre davantage pour améliorer mon travail et ma vie. Je ne pourrais pas entrer en contact avec des artistes, des musiciens et des écrivains formidables comme je le fais maintenant. Je serais perdue et j'aurais l'impression de ne plus avoir de raison de faire ce que je fais. Si la loi KOSA est adoptée, je ne pourrai pas obtenir l'aide dont j'ai besoin pour survivre. Je me suis fait tant d'amis qui ont été sauvés grâce aux médias sociaux, et si ce projet de loi est adopté, ils seront également touchés. Devinez quoi ? Ils ne pourront pas non plus obtenir l'aide dont ils ont besoin.
Si la loi KOSA existait déjà lorsque j'étais un peu plus jeune, je ne serais même pas en vie. Je n'aurais pas pu obtenir de l'aide quand j'en avais besoin. Je n'aurais pas pu partager mon esprit avec le monde. C'est grâce aux médias sociaux que j'ai pu recevoir de l'aide lorsque j'étais victime d'abus et que j'ai failli mourir. Si la loi KOSA existait déjà, je me serais suicidée ou mon agresseur l'aurait fait avant moi. Si KOSA devient une loi maintenant, je suis certain que la probabilité que cela arrive à des enfants de tout âge augmentera. - Anonyme, 15 ans
Un grand nombre de jeunes artistes déclarent utiliser les médias sociaux pour améliorer leurs compétences et, dans de nombreux cas, pour découvrir leur intérêt pour un type d'art ou de musique. Les jeunes s'inquiètent à juste titre du fait que le moment magique où l'on découvre un artiste ou un style qui change toute sa vie sera de moins en moins fréquent pour les générations futures si la KOSA disparaît. KOSA conduirait probablement les plateformes à limiter cette opportunité pour les jeunes de vivre des expériences inattendues, en forçant leurs expériences en ligne à entrer dans une boîte beaucoup plus petite sous prétexte de les protéger.

Par ailleurs, de nombreux jeunes ont dit qu'ils voulaient ou étaient en train de développer une activité en ligne, souvent dans le domaine de l'art. Avec le KOSA, les jeunes pourraient avoir moins d'opportunités dans les communautés en ligne où les artistes partagent leur travail et construisent une base de clients, et avoir plus de mal à naviguer dans les différentes communautés où ils peuvent partager leur art.

KOSA nuira à la capacité des jeunes à trouver une communauté en ligne

Les médias sociaux m'ont permis d'entrer en contact avec certains de mes amis les plus proches, probablement plus profondément que certaines personnes dans la vie réelle. je peux parler de tout ce que je veux sans entrave et les gens m'acceptent pour ce que je suis. dans mes moments les plus profonds et les plus sombres, le fait de savoir que j'avais un endroit où aller m'a vraiment soulagé plus que toute autre chose. je n'ai jamais eu le courage de me suicider, mais quand même, sans les médias sociaux, je ne serais probablement pas là, du moins mentalement et émotionnellement.
je perdrais l'espace qui m'accepte. je perdrais le seul endroit où je peux être moi-même. dans la vie, je mets un masque pour apaiser mes parents et, dans certains cas, mes amis. avec la façon dont les États-Unis deviennent extrêmes ces jours-ci, je pourrais même perdre la vie. je vivrais mes jours dans la peur. Je suis terrifiée par la rapidité avec laquelle ce pays change et si ce projet de loi est adopté, dire que je sombrerais dans le désespoir serait un euphémisme. les gens disent "sois toi-même", mais ils ne comprennent pas que si je devais être moi-même demain, je pourrais être tuée. - March, 14

Sans Internet, et surtout sans la communauté des joueurs de jeux de rythme que j'ai trouvée grâce à Discord, je me serais probablement suicidé à l'âge de 13 ans. Le temps que j'ai passé ici n'a pas été parfait, comme pour tout le monde, mais sans Internet, je n'aurais pas été la personne que je suis aujourd'hui. Je n'aurais pas reçu d'aide pour reconnaître que ce que mes parents biologiques me faisaient subir était de la maltraitance, ni le soutien que j'ai reçu pour mon identité (en tant que jeune homosexuel) et ma façon de voir les choses, ni les moyens d'aider les gens dans le monde entier et d'être un allié, un activiste et un penseur plus attentif, et je n'aurais pas rencontré ma mère.
J'adore la maman que j'ai choisie. Nous nous sommes rencontrées lors d'un tournoi de Dance Dance Revolution en avril de l'année dernière et nous sommes amies depuis. Lorsque je lui ai dit qu'elle était la première personne que je voyais comme une figure maternelle dans ma vie en novembre, j'ai pleuré à chaudes larmes. Je suis sa mije, et elle est ma maman. Je l'aime tellement que dire cela ne suffit même pas à exprimer à quel point je l'aime.
J'aime toute ma famille élue de la communauté du jeu de rythme, mes grandes sœurs et mes frères et sœurs, je les aime tous. J'en ai quelques-uns, certains avec qui je parle plus régulièrement que d'autres. Même si nous ne nous parlons plus autant qu'avant, je les aime toujours. Ils comptent beaucoup pour moi. - X86, 15

J'ai passé mon temps à l'école publique, de 9 à 13 ans, à subir des abus physiques et émotionnels de la part d'assistants spécialisés. Je me souviens que quelques mois après avoir quitté l'école publique pour de bon, j'ai vu un post en ligne qui m'a fait réaliser que ce que j'avais vécu n'était pas normal. sans internet, je n'aurais pas accepté mon autisme, je me serais toujours détestée parce que je ne savais pas que j'étais genderqueer, ma santé mentale serait bien pire et je me ferais probablement encore du mal à moi-même, ce que j'ai arrêté de faire à l'âge de 13 ans. En plus des traumatismes et de la santé mentale, il est important de savoir que les espaces où les adolescents peuvent se retrouver ont été éradiqués il y a des années, les mineurs ne peuvent pas aller dans les centres commerciaux à moins d'être accompagnés de leurs parents, les lois contre le flânage sont partout, et les écoles ne sont pas exactement le meilleur endroit où les adolescents peuvent se retrouver, surtout si l'on considère les adolescents queer qui ont été assassinés par des brutes (comme brianna ghey ou nex benedict), l'internet est devenu le troisième espace vers lequel les adolescents se sont tournés en masse en raison de cela. - Anonyme, 17 ans
KOSA est anti-communautaire. Les internautes ne sont pas seulement liés par des intérêts communs en matière d'art et de musique, ils sont aussi liés par les aspects difficiles de leur vie. À maintes reprises, les jeunes nous ont dit que l'un des aspects les plus précieux des médias sociaux était de découvrir qu'ils n'étaient pas seuls dans leurs difficultés. Le fait de trouver d'autres personnes dans des circonstances similaires leur a donné une communauté, ainsi que des idées pour améliorer leur situation, et même des possibilités d'échapper à des situations dangereuses.

KOSA rendra les choses plus difficiles. Comme les plateformes limitent les types de recommandations et de contenus publics qu'elles se sentent en sécurité de partager avec les jeunes, ceux qui auraient pu trouver des communautés ou des amis potentiels ne seront pas aussi susceptibles de le faire. Un certain nombre de jeunes ont expliqué qu'ils n'auraient jamais pu surmonter seuls certains des pires moments de leur vie, et ils craignent que l'adoption de la loi KOSA empêche d'autres personnes de trouver l'aide qu'ils ont trouvée.

Le KOSA pourrait sérieusement entraver la découverte de soi...

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Avatar de der§en
Membre expérimenté https://www.developpez.com
Le 15/11/2025 à 16:11
Les briques de là dictature se mettent en place, l’une après l’autre
22  0 
Avatar de ILP
Membre confirmé https://www.developpez.com
Le 29/11/2025 à 5:30
Je ne comprends pas comment le blocage du partage de contenus pédo va diminuer la pédo. Malheureusement, lorsque ces tordus partagent leurs contenus, le mal fait aux enfants est déjà fait. Bloquer le partage, c'est un peu cacher la merde au chat. Les pédos trouveront toujours des moyens de partager leurs saloperies. Ils seront plus compliqués à trouver.

Si l'on veut bloquer ce genre de contenus, il faut se donner les moyens de trouver ceux qui les produisent.

À moins que la finalité de cette loi ne soit pas la lutte contre la pédo, mais le contrôle de toutes les données échangées.
18  0 
Avatar de stigma
Membre expérimenté https://www.developpez.com
Le 29/11/2025 à 14:22
Citation Envoyé par Artaeus Voir le message
Incompréhensible qu'après avoir été refusé plusieurs fois, ils essayent encore de passer cette loi ...
Le respect des communications privées est essentiel au fonctionnement d'une démocratie.
Parce que tu crois qu'on est encore en démocratie ?
17  0 
Avatar de Nym4x
Membre confirmé https://www.developpez.com
Le 15/11/2025 à 19:28
Citation Envoyé par der§en Voir le message
Les briques de là dictature se mettent en place, l’une après l’autre
Hélas… c’est fou comment des gens non élus se permettent de faire passer des lois qu’aucun élu avant n’aurait proposé… Les français ont dit pourtant non à l’ue.
18  2 
Avatar de Epoch1
Membre à l'essai https://www.developpez.com
Le 21/01/2025 à 9:18
« Lorsque nous avons un mandat de perquisition et que nous nous trouvons devant une maison dont la porte est fermée à clé, et que vous savez que le criminel se trouve à l'intérieur de la maison, la population n'acceptera pas que vous ne puissiez pas entrer ».

Ça me fait marrer, cette image mal choisie qui met en lumière la mauvaise foi....

S'ils "savent" qu'il y a un criminel dans une maison et que le chiffrement est prétendument une entrave, la preuve pourtant est qu'ils n'ont pas eu besoin d'ouvrir les portes de tous les domiciles (la "levée" du chiffrement) pour obtenir les éléments tiers menant à la culpabilité du sujet, et permet d'affirmer qu'ils peuvent faire leur travail sans poser de backdoor.
Le cas échéant, cela pourrait devenir vite un problème pour tout le monde (cf affaire récente aux USA).
Etant donné que tous les moyens techniques / juridiques existent déjà, je soupçonne le fait que le "cas par cas" étant devenu trop pénible pour l'humain, autant opter pour le "tout brasser automatiquement"; et comme une machine fait ça plus rapidement que l'humain, ça peut en outre "libérer" des emplois.

Hop ! Une pierre deux coups...Pratique ! --'
14  0 
Avatar de kain_tn
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 03/04/2025 à 11:06
Citation Envoyé par Patrick Ruiz Voir le message
[...]
« Nos maisons deviennent plus dangereuses que nos rues, car la criminalité se déplace en ligne. Pour assurer la sécurité de notre société et de nos concitoyens, nous devons sécuriser cet environnement numérique. Les entreprises technologiques ont une responsabilité sociale dans le développement d'un environnement plus sûr où les forces de l'ordre et la justice peuvent faire leur travail. Si la police perd la possibilité de recueillir des preuves, notre société ne sera pas en mesure de protéger les personnes contre la criminalité », écrit Europol.[...]
Bouh! Le paragraphe qui fait bien peur! Agrougroum! Les méchants cybercriminels sont dans votre maison!!!

Vite, détruisez ce qui les tient à l'écart en installant des backdoors, que promis juré, seules les forces de l'ordre auront le droit d'utiliser!

Pfff... Toujours les mêmes arguments ridicules...
13  0 
Avatar de
https://www.developpez.com
Le 07/07/2025 à 8:40
Je me répète : nous avons tous une vie privée mais nous ne sommes pas tous des criminels.
13  0 
Avatar de Christophe
Responsable Systèmes https://www.developpez.com
Le 07/07/2025 à 8:48
nous avons tous une vie privée
Plus pour longtemps....
13  0 
Avatar de jnspunk
Membre habitué https://www.developpez.com
Le 09/07/2025 à 12:56
C'est une mesure pour surveiller la population et pas du tout pour surveiller les délinquants.
Les délinquants vont bien évidement prendre le soin d'utiliser des outils tiers qui permettent un haut niveau de chiffrage.
C'est la logique la plus élémentaire.
13  0 
Avatar de ALT
Membre émérite https://www.developpez.com
Le 05/12/2025 à 19:39
Mon avis n'a pas changé : la confidentialité des correspondances est garantie par la Déclaration des droits de l'homme, donc par notre constitution.
Analyser les messages, quelle que soit la méthode, est une intrusion inacceptable dans la vie privée & une énorme faille de sécurité pour les communications confidentielles (secrets industriels, par exemple).
Donc, c'est à fuir.
Surtout que les malfaiteurs de tout poil utiliseraient d'autres moyens de communication, ce qui rendrait cette solution parfaitement inutile.

Moralité, soit c'est d'une somptueuse débilité, soit le but est bien de surveiller étroitement tout le monde. Hélas, cette deuxième proposition me semble extrêmement crédible.
13  0