IdentifiantMot de passe
Loading...
Mot de passe oublié ?Je m'inscris ! (gratuit)

Vous êtes nouveau sur Developpez.com ? Créez votre compte ou connectez-vous afin de pouvoir participer !

Vous devez avoir un compte Developpez.com et être connecté pour pouvoir participer aux discussions.

Vous n'avez pas encore de compte Developpez.com ? Créez-en un en quelques instants, c'est entièrement gratuit !

Si vous disposez déjà d'un compte et qu'il est bien activé, connectez-vous à l'aide du formulaire ci-dessous.

Identifiez-vous
Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ?
Créer un compte

L'inscription est gratuite et ne vous prendra que quelques instants !

Je m'inscris !

Les États-Unis pourraient déposer des plaintes antitrust contre Facebook dès novembre,
Alors que Google doit répondre à un procès similaire d'ici le 19 décembre

Le , par Stan Adkens

135PARTAGES

7  0 
Facebook pourrait faire face à des accusations d'antitrust américaines dès novembre, a rapporté vendredi le Washington Post, citant quatre personnes connaissant bien le sujet. Selon ces personnes, les enquêteurs fédéraux et d'État devraient s'engager dans une procédure judiciaire massive contre le géant des réseaux sociaux et son apparente mainmise sur les médias sociaux. Pendant ce temps, Google, contre qui le ministère de la Justice a déposé une plainte l’accusant de protéger illégalement son monopole, répondra à ces accusations d’ici décembre prochain, selon Reuters.

Ces derniers mois ne sont pas de tout repos pour les géants américains de la technologie. La plainte du ministère de la Justice allègue que Google protège illégalement sa position dominante sur le marché de la recherche à coups de milliards de dollars. Un peu plus tôt ce mois, le comité judiciaire de la Chambre américaine des représentants a publié ses conclusions sur la question de savoir si Amazon, Facebook, Apple et Google enfreignent la loi antitrust. Le rapport a accusé ces sociétés d’avoir acheté les plus petites entreprises afin d’éviter la concurrence, de faire du favoritisme quant à leurs propres services et de détenir un pouvoir démesuré sur les autres entreprises qui utilisent leurs plateformes.


Selon des personnes qui ont parlé au Washington Post, la Commission fédérale du commerce (FTC) s'est réunie en privé jeudi pour discuter de l’enquête sur Facebook tandis que les procureurs généraux des États, sous la direction de Letitia James, procureur général de New York, ont examiné la société afin de détecter d'éventuelles menaces pour la concurrence, a rapporté le journal.

Selon le Washington Post, ces sources d’informations, qui se sont exprimées sous la condition de l'anonymat pour décrire une affaire d'application de la loi, ont dit que le calendrier pourrait encore changer, ajoutant que les procureurs généraux des États sont en train de préparer leur plainte. Le journal qui a publié cette nouvelle pour la première fois n’a pas pu avoir immédiatement les commentaires de Facebook, de la FTC et du bureau du procureur général de New York.

Selon une cinquième personne, les enquêteurs de l'État cherchaient à établir une première liste de participants pour vendredi. Le groupe bipartisan concentrerait son attention sur la stratégie de Facebook qui consiste à acheter des concurrents potentiels, parfois pour les acquérir et les éliminer, selon deux ces personnes. « Les acquisitions en série de Facebook reflètent l'intérêt de l'entreprise pour l'achat de sociétés qui avaient le potentiel de devenir des rivales avant qu'elles ne deviennent de véritables menaces concurrentielles », a conclu ce mois le rapport de la sous-commission judiciaire de la Chambre.

La FTC, quant à elle, n'a pas encore voté pour porter plainte contre Facebook, bien que certaines personnes aient déclaré qu'une réunion de ses membres démocrates et républicains cette semaine - rapportée pour la première fois jeudi par le Washington Post - comportait des présentations illustrant la manière dont l'agence pourrait procéder. Selon Reuters, Facebook a déclaré en août que son directeur général Mark Zuckerberg a été interviewé lors d'une audience d'investigation de la FTC dans le cadre de l'enquête antitrust du gouvernement sur la société.

Facebook a été confronté à des enquêtes similaires par le ministère de la Justice et par les procureurs généraux des États, et a déclaré que les enquêtes précédentes portaient sur des acquisitions et des pratiques commerciales antérieures impliquant « des services de réseaux sociaux ou de médias sociaux, de la publicité numérique, et/ou des applications mobiles ou en ligne ».

Tout a commencé l’année dernière, lorsque les fonctionnaires fédéraux ont lancé leur enquête antitrust sur Facebook après que la société ait accepté de payer 5 milliards de dollars pour régler une enquête gouvernementale sur une série de scandales liés à la vie privée. La FTC, qui surveille la concurrence dans tout le pays, s'est intéressée en particulier à l'achat par Facebook de ses anciens rivaux - Instagram, une application de partage de photos, et WhatsApp, un service de messagerie - et à la mesure dans laquelle l'empreinte tentaculaire du géant de la technologie en est venue à violer les lois antitrust.

Google doit répondre au procès antitrust américain d'ici le 19 décembre

Un procès antitrust déposé contre Google au cours de ce mois par le DOJ a mis en avant la domination du géant de la technologie dans la recherche et la publicité en ligne comme preuve de son statut de monopole qui « doit être arrêté », a déclaré Ryan Shores, procureur général adjoint associé, lors d'une conférence de presse mardi matin. Une enquête du ministère a révélé que Google contrôle plus de 88 % du marché de la recherche en ligne. Le DOJ soutient également que la pratique de Google consistant à payer les fabricants de smartphones pour préinstaller ses applications offre à la société un avantage déloyal.


Dans un article publié vendredi, Reuters a rapporté que Google doit répondre au procès antitrust du Département américain de la justice d'ici le 19 décembre, en citant un dépôt de plainte effectué vendredi. Google a qualifié la poursuite de « profondément vicié qui ne ferait rien pour aider les consommateurs ».

Dans son billet de blog publié au cours de cette semaine, Google a montré un aperçu de ce à quoi ressemblerait une confrontation judiciaire entre lui et le ministère de la Justice. Le géant a soutenu qu’il fait face à d’autres concurrents dans le domaine de la recherche d’informations comme Twitter, Amazon, OpenTable et d'autres.

« Il prétend que nous ne sommes en concurrence qu'avec d'autres moteurs de recherche généraux », a écrit Walker. « Mais c'est manifestement faux. Les gens trouvent des informations de nombreuses façons : ils cherchent des nouvelles sur Twitter, des vols sur Kayak et Expedia, des restaurants sur OpenTable, des recommandations sur Instagram et Pinterest. Et lorsqu'ils cherchent à acheter quelque chose, environ 60 % des Américains commencent sur Amazon ».

Contre l’accusation de protéger illégalement son monopole sur le marché de la recherche à coups de milliards de dollars, Google a répondu qu’il négocie des accords avec les sociétés partenaires comme Apple afin de placer ces produits sur « des étagères à hauteur des yeux ». Google a dit qu’il n’est pas non plus le seul à faire cela, plusieurs autres concurrents négocient les mêmes places, selon le directeur juridique de la société Kent Walker.

Si la nouvelle concernant la plainte contre Facebook est confirmée, ce serait la deuxième action antitrust majeure contre la Silicon Valley en quelques semaines. Depuis l’année dernière, Facebook a fait face à une série de critiques de la part des régulateurs nationaux qui estiment qu'il a effrontément cherché à étendre son empire numérique d'une manière qui mine la concurrence et laisse ses milliards d'utilisateurs avec un service moins bon, y compris moins de protection de la vie privée.

Sources : The Washington Post, Reuters

Et vous ?

Que pensez-vous d’un éventuel procès antitrust contre Facebook ?
Quelle suite imaginez-vous pour le procès antitrust du DOJ contre Google ?

Voir aussi :

Google répond au DOJ, qui l'accuse de protéger illégalement son monopole, en décrivant son procès comme « profondément vicié qui ne ferait rien pour aider les consommateurs »
Facebook, Google, Apple et Amazon enfreignent la loi antitrust des USA d'après les conclusions d'une enquête parlementaire. Les démocrates recommandent entre autres le démantèlement
Amazon, Facebook, Apple, et Google ont des pouvoirs de monopoles, c'est pourquoi ils doivent être démantelés, d'après le rapport parlementaire US
USA : le rapport antitrust parlementaire propose un démantèlement des GAFA, alors que de nouvelles informations sur l'acquisition d'Instagram par Facebook retardent la remise du rapport

Une erreur dans cette actualité ? Signalez-le nous !

Avatar de Bill Fassinou
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 26/10/2020 à 10:51
Apple et Google auraient conclu un accord, il y a 15 ans, pour contrôler Internet, le DoJ porte plainte
contre cet accord secret qui vaut des milliards de dollars pour les deux entreprises

Le mardi dernier, le DOJ, le département américain de la Justice, a déposé une plainte contre Google, l’accusant d’utiliser des pratiques illégales pour protéger son monopole sur le marché de la recherche. Google le ferait en concluant des accords avec de grandes enseignes, des contrats exclusifs lui permettant d’étouffer la concurrence. Selon de nouveaux rapports, il a conclu un accord, de plusieurs milliards de dollars, avec Apple pour être le moteur de recherche par défaut sur les appareils Apple, une tactique qui lui permet de contrôler Internet depuis plus de 15 ans.

Google et Apple ont conclu, il y a environ 15 années, un accord pour que le moteur de recherche de Google soit le choix présélectionné (par défaut) sur l'iPhone et d'autres appareils d’Apple. Courant 2017, l’accord, considéré comme étant l'un des accords commerciaux les plus lucratifs de l'histoire, a été révisé par ces deux géants d’Internet. L'accord actualisé a rapporté des milliards de dollars aux deux entreprises et a consolidé leur statut en tête du classement de l'industrie technologique. Désormais, le partenariat est en péril, car la plainte du DOJ le cible spécifiquement.

En déposant sa plainte contre Google mardi dernier, le DOJ a cité l’alliance comme étant un excellent exemple de ce que les procureurs considèrent comme des tactiques illégales de l'entreprise pour protéger son monopole et étouffer la concurrence dans la recherche sur le Web. En effet, l'examen du pacte a mis en lumière la relation particulière entre les deux sociétés les plus importantes de la Silicon Valley, une alliance improbable de deux rivaux historiques qui, d’après les régulateurs, empêche injustement les petites entreprises de prospérer.

Les deux entreprises sont contre l’avis des régulateurs et estiment qu’il y a de nombreux partenariats du genre dans la Silicon Valley. « Nous avons ce genre de terme étrange dans la Silicon Valley : co-opposition », a déclaré Bruce Sewell, avocat général d'Apple entre 2009 et 2017. « Vous avez une concurrence brutale, mais en même temps, vous avez une coopération qui est nécessaire ». Ils sont en concurrence sur pas mal de fronts, comme les smartphones, les cartes numériques et les ordinateurs portables. Mais ils savent aussi se montrer gentils quand cela leur convient.


Selon le DOJ, près de la moitié du trafic de recherche de Google provient d'appareils Apple

Sur plusieurs partenariats existant entre les deux sociétés, l’on estime que peu d'accords ont été plus avantageux pour les deux parties que celui de la recherche sur l'iPhone. À titre d’exemple, selon le DOJ, près de la moitié du trafic de recherche de Google provient désormais d'appareils Apple, et la perspective de perdre l'accord avec Apple aurait été décrite en interne comme un scénario de “code rouge” au sein de l'entreprise. Lorsque les utilisateurs de l'iPhone effectuent des recherches sur Google, ils voient les annonces de recherche qui font tourner l'activité de Google.

Ils peuvent également trouver leur chemin vers d'autres produits Google, comme YouTube. Un ancien dirigeant de Google, qui a demandé à ne pas être identifié parce qu'il n'était pas autorisé à parler de l'accord, a déclaré au New York Times (NYT) que la perspective de perdre le trafic venant des appareils Apple était “terrifiante” pour la société. Le DOJ, qui demande une injonction du tribunal empêchant Google de conclure des accords comme celui-ci, a affirmé que l'accord a injustement contribué à faire de Google une entité qui traite 92 % des recherches sur Internet dans le monde.

Le DOJ a également déclaré que cela a fait de Google le centre de la vie en ligne des consommateurs, une situation qui profite aussi bien à Apple qu’à Google. L’on estime qu'Apple reçoit aujourd'hui entre 8 et 12 milliards de dollars de paiements annuels, contre 1 milliard de dollars par an en 2014, en échange de l'intégration du moteur de recherche de Google dans ses produits. Il s'agit probablement du plus gros paiement que Google verse à quiconque et représente 14 à 21 % des bénéfices annuels d'Apple. Ce n'est certainement pas de l'argent qu'Apple serait impatient de laisser tomber.

L'accord a été révisé plusieurs fois ces dernières années pour leur permettre d'augmenter les revenus de la recherche en ligne

Selon la plainte du DOJ, outre la révision de 2017, l’accord entre Google et Apple aurait une fois de plus été discuté en 2018, à la suite d’une rencontre entre Sundar Pichai, le PDG de Google, et Tim Cook, le PDG d’Apple. Cela a été fait pour trouver des moyens pouvant leur permettre d'augmenter les revenus de la recherche. Le DOJ allègue qu’après la rencontre, un employé de haut niveau d'Apple a écrit à un homologue de chez Google que « notre vision est que nous travaillons comme si nous étions une seule entreprise ». Une rupture forcée pourrait signifier la perte d'argent facile pour Apple.

De son côté, cela constituerait une menace plus importante pour Google, qui n'aurait aucun moyen évident de remplacer le trafic perdu. Cela pourrait également pousser Apple à acquérir ou à construire son propre moteur de recherche. Au sein de Google, les gens pensent qu'Apple est l'une des rares entreprises au monde qui pourrait offrir une formidable alternative, selon un ancien dirigeant. Google s'inquiète aussi du fait que sans cet accord, Apple pourrait rendre plus difficile l'accès au moteur de recherche de Google pour les utilisateurs d'iPhone.

La facture de Google avec Apple ne cesse d'augmenter, cependant, Apple a rarement, voire jamais, reconnu publiquement son alliance avec Google. « Leur moteur de recherche est le meilleur », a déclaré Cook lorsqu'Axios lui avait demandé, fin 2018, pourquoi il s'était associé avec une société qu'il critiquait aussi implicitement. Cook a également ajouté qu'Apple avait créé des moyens l’aidant à atténuer la collecte de données par Google, comme un mode de navigation privé sur le navigateur Internet d'Apple. En outre, l’accord ne se limite pas qu'au navigateur Safari.

Il s'étend à pratiquement toutes les recherches effectuées sur les appareils Apple, y compris Siri, l'assistant virtuel d'Apple, et sur l'application iPhone et le navigateur Chrome de Google. Cela est arrivé alors qu’en 2010, quand Steve Jobs a appris que Google a secrètement développé Android, il avait promis de le “détruire”. Et lorsqu’Apple a introduit Siri plus tard, au lieu du moteur de recherche de Google pour soutenir l'assistant virtuel, c'était Bing de Microsoft. Pourtant, le partenariat entre les deux entreprises sur les iPhone s'est poursuivi.

Il est trop lucratif pour que l'une ou l'autre des parties le fasse sauter. Bing a été remplacé plus tard par le moteur de recherche de Google. Un ancien cadre supérieur a déclaré qu’Apple avait arrangé le partenariat de manière à exiger des renégociations périodiques, et chaque fois, il a soutiré plus d'argent à Google. « Vous devez être en mesure de maintenir ces relations et de ne pas faire sauter un pont », a déclaré Bruce Sewell, l'ancien avocat général d'Apple, qui a refusé de discuter des détails de l'accord. « En même temps, quand vous négociez au nom de votre société et que vous essayez d'obtenir le meilleur accord, alors, vous savez, les gants se détachent ».

En effet, vers 2017, l'accord devait être renouvelé. Google était confronté à une pénurie, les clics sur ses publicités mobiles n'augmentant pas assez vite. Apple n'était pas satisfait de la performance de Bing pour Siri. Cook venait d'annoncer qu'Apple avait l'intention de doubler ses revenus de services pour atteindre 50 milliards de dollars d'ici 2020, un objectif ambitieux qui ne serait possible qu'avec les paiements de Google. Ainsi, à l'automne 2017, Apple a annoncé que Google aidait désormais Siri à répondre aux questions. De son côté, Google a révélé que ses paiements pour le trafic de recherche avaient fait un bond.

Source : New York Times

Et vous ?

Qu'en pensez-vous ?

Voir aussi

Le ministère US de la Justice accuse Alphabet (Google) de protéger illégalement son monopole sur le marché de la recherche à coups de milliards de dollars, et n'exclut pas un démantèlement

EFF à la Cour suprême US : les entreprises US complices des violations des droits de l'homme, suite à la fourniture des outils de surveillance sur mesure devraient être tenues pour responsables

Eric Schmidt, l'ancien PDG de Google, pense que les réseaux sociaux sont des « amplificateurs pour des idiots » et s'insurge contre les actions en justice à l'endroit de Google

Taxe GAFA : la France indique qu'elle va reprendre les prélèvements dès décembre 2020, suite à l'échec des négociations de la première réécriture majeure des règles fiscales internationales à l'OCDE
11  0 
Avatar de Stan Adkens
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 12/04/2021 à 11:05
Google a manipulé son système d'enchères publicitaires pour favoriser ses propres annonces,
Ce qui lui aurait rapporté 213 millions de dollars

Google fait actuellement l'objet d'une action en justice antitrust de la part d'un groupe de procureurs généraux d'État mené par le Texas, concernant sa technologie publicitaire et sa position dominante dans le secteur de la publicité. En guise de réponse initiale à la plainte déposée en décembre, Google a déposé des documents selon lesquels la société a mis en œuvre pendant des années un programme secret qui utilisait les données relatives aux offres passées sur le marché de la publicité numérique de la société pour donner à son propre système d'achat d'annonces un avantage sur ses concurrents. Le programme, connu sous le nom de "Projet Bernanke", aurait généré des centaines de millions de dollars de revenus annuels pour le géant de la recherche.

Google aurait mené un projet secret baptisé "Project Bernanke" qui s'appuyait sur les données relatives aux enchères recueillies auprès des annonceurs utilisant son système d'échange d'annonces pour favoriser son propre système d'annonces. Découvert pour la première fois par le service d'information MLex, le nom du projet était visible dans un document non expurgé par inadvertance que Google avait initialement déposé sur le registre public du tribunal dans le cadre d'un procès antitrust au Texas. Un juge fédéral a depuis laissé Google déposer à nouveau le document sous scellés.


Dans quelques détails, le procès, intenté en décembre par le Texas et neuf autres États dirigés par les républicains, allègue que Google a utilisé son pouvoir de marché pour saboter les « enchères d'en-tête », une pratique qui permet aux annonceurs d'acheminer une seule requête sur plusieurs bourses à la fois. Selon la plainte, « Google considère que la promotion d'une véritable concurrence par les enchères d'en-tête constitue une menace majeure », citant des communications internes obtenues dans le cadre de l'enquête. La poursuite, déposée devant la cour fédérale de Sherman, au Texas, vise à forcer Google à vendre certaines parties de son activité et à payer des amendes pour violation de plusieurs lois d'État.

Dans ses documents déposés en début avril et qui n’ont pas été correctement expurgés, Google a accidentellement laissé échapper une partie de son travail en coulisses. Les parties non expurgées révèlent que Google aurait reconnu l'existence du projet Bernanke et écrit que les détails de ses opérations ne sont pas divulgués aux éditeurs d'annonces et autres rivaux, mais a nié qu'il ait donné au géant de la recherche un avantage injuste.

La société était en mesure d'accéder à des données historiques sur les offres faites par le biais de Google Ads, de modifier les offres de ses clients et d'augmenter les chances de ces derniers de remporter les enchères pour les impressions publicitaires, ce qui désavantageait les outils publicitaires concurrents. Le Texas a cité dans les documents judiciaires une présentation interne de 2013 dans laquelle Google affirmait que le projet Bernanke rapporterait 230 millions de dollars de revenus pour cette année-là.

Le procès antitrust est centré sur le fait que la possession par Google d'une plateforme de vente de publicité en ligne, ainsi que sa position d'acheteur d'annonces pour ses propres propriétés, constituaient un problème. En étant à la fois propriétaire et client, Google aurait été en mesure de manipuler le système en ayant accès à des données que les acheteurs d'annonces n'auraient pas nécessairement reçues.

En utilisant les informations privilégiées du Projet Bernanke sur ce que les autres acheteurs d'annonces étaient prêts à payer pour l'espace publicitaire, Google pouvait adapter ses opérations pour devancer ses rivaux et offrir le strict minimum pour obtenir un inventaire publicitaire, selon les allégations de l'État du Texas.

La raison pour laquelle Google a choisi de nommer ce projet secret "Bernanke" n'est pas claire. Ben Bernanke, qui a été président de la Réserve fédérale de 2006 à 2014, est probablement le Bernanke le plus connu dans la sphère publique.

Les documents de Google apportent plus de détails sur un accord secret entre Google et Facebook sur le marché de la pub

Dans une déclaration, un porte-parole de Google a dit que la plainte déposée devant le tribunal « déforme de nombreux aspects de notre activité de technologie publicitaire ». « Nous sommes impatients de faire valoir notre point de vue au tribunal », a-t-il ajouté. Le porte-parole a souligné qu'un organisme de réglementation britannique avait déterminé que Google ne semblait pas bénéficier d'un avantage déloyal.

Quelle que soit l'interprétation correcte, le dépôt de la plainte montre comment le Texas entend poursuivre son action antitrust. En effet, l’État est convaincu que Google a conclu des arrangements en coulisses, tels qu'un "accord de faveur" avec Facebook, pour se donner un avantage déloyal sur la concurrence. Par ailleurs, les documents déposés par Google révèlent davantage de détails sur "Jedi Blue", un accord secret présumé dans le cadre duquel Google aurait garanti que Facebook remporterait un pourcentage fixe de contrats publicitaires pour lesquels le géant des médias sociaux faisait une offre.


Selon les documents découverts par MLex, une section non expurgée du dossier révèle que l'accord aurait été signé par Philipp Schindler, vice-président senior et directeur commercial de Google, et Sheryl Sandberg, directrice de l'exploitation de Facebook, entre autres. Dans sa réponse au tribunal, initialement non expurgée, Google aurait reconnu avoir accepté de faire des « efforts commercialement raisonnables » pour garantir que Facebook puisse identifier une majorité d'utilisateurs dans les enchères publicitaires.

Google aurait également admis que l'accord exigeait de Facebook qu'il dépense 500 millions de dollars ou plus dans les enchères Ad Manager ou AdMob de Google au cours de la quatrième année du pacte, et que Facebook s'engageait à faire des efforts pour remporter 10 % des enchères dans lesquelles il concourait, selon les parties non expurgées des documents. L'arrangement semblait « permettre à Facebook d'enchérir et de gagner plus souvent dans les enchères ».

En janvier, Google s'est exprimé au sujet de son entente avec Facebook sur le marché de la publicité, en qualifiant la plainte du procureur du Texas d’erronée. « La technologie publicitaire aide les sites Web et les applications à gagner de l'argent et à financer du contenu de haute qualité. Elle aide également nos partenaires publicitaires, dont la plupart sont de petits commerçants, à atteindre les clients et à développer leurs activités », a dit Google.

Alors que, selon les documents mal expurgés, Google aurait gardé secret pour les éditeurs et autres concurrents le projet Bernanke, la société a déclaré en janvier :

« Nous avons travaillé pour être ouverts et directs avec le secteur sur les améliorations que nous apportons à nos technologies. Nous essayons de faire ce qu'il faut en équilibrant les préoccupations des éditeurs, des annonceurs et des personnes qui utilisent nos services. Nos rivaux en technologie publicitaire et nos grands partenaires peuvent ne pas toujours aimer chaque décision que nous prenons. Nous ne pourrons jamais plaire à tout le monde. Mais ce n’est guère une preuve d’actes répréhensibles et certainement pas une base crédible pour une action en justice antitrust ».

L'action en justice des procureurs généraux des États, conduite par le Texas, n'est pas le seul problème antitrust auquel Google doit faire face. En octobre 2020, le ministère américain de la Justice a intenté une action en justice contre l'entreprise, l'accusant de devenir un "gardien" de l'Internet grâce à sa domination dans le domaine de la recherche.

La société est également dans le collimateur des représentants du gouvernement américain aux côtés d'Apple et d'autres entreprises technologiques, suite à une enquête de la sous-commission antitrust du Sénat. À la suite du rapport initial de cette enquête, les législateurs auraient travaillé sur des projets de loi visant à réformer les lois antitrust et à limiter le contrôle des géants de la technologie.

Dans une interview en mars, le représentant démocrate David Cicilline, président de la commission antitrust de la commission judiciaire de la Chambre des représentants, a déclaré qu’il s'apprêtait à présenter au moins dix projets de loi visant les grandes entreprises technologiques. La stratégie de la commission antitrust consistant à produire une série de projets de loi plus petits vise à réduire l'opposition des entreprises technologiques et de leurs lobbyistes à l'égard d'un seul texte de loi, a-t-il déclaré. Pour lui, il est plus difficile pour Amazon, Facebook, Apple et Google de se mobiliser rapidement contre les réformes qu'ils n'aiment pas.

Source : Tweet

Et vous ?

Qu’en pensez-vous ?
Les sociétés de publicité en ligne comme Google cacheraient-elles encore beaucoup d’autres choses sur leurs stratégies pour dominer sur les concurrents ?

Voir aussi :

Le procureur général du Texas annonce une enquête antitrust contre Google, alors que 30 autres États américains prévoient d'autres mesures antitrust contre la société
Les démocrates prévoient de "bombarder" la Big Tech avec une série de projets de loi antitrust, un autre projet vise la manière dont Facebook amplifie le contenu des utilisateurs
Google et Facebook se sont engagés à s'entraider s'ils venaient à être confrontés à une enquête antitrust, visant leur accord de non-concurrence dans le secteur de la publicité en ligne
Google s'exprime au sujet de son entente avec Facebook sur le marché de la pub, objet d'une plainte antitrust, et parle d'une « attaque trompeuse » du procureur Paxton
10  0 
Avatar de Stéphane le calme
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 18/01/2021 à 21:20
Facebook aurait bénéficié d'un avantage sans précédent sur le marché de la publicité en ligne,
grâce à son accord avec Google

Facebook allait entrer en concurrence avec Google pour certaines ventes de publicité, mais s'est éloigné de cette initiative après que les entreprises ont conclu un accord préférentiel, selon des documents judiciaires.

En 2017, Facebook a déclaré qu'il testait une nouvelle façon de vendre de la publicité en ligne qui menacerait le contrôle de Google sur le marché de la publicité numérique. Mais moins de deux ans plus tard, Facebook a fait volte-face et a déclaré qu'il rejoignait une alliance d'entreprises soutenant un effort similaire de Google.

Facebook n'a jamais dit pourquoi il s'était retiré de son projet, mais des éléments de preuves présentés dans une action en justice antitrust déposée par 10 procureurs généraux d'État le mois dernier indiquent que Google s'était entendu avec Facebook. Selon les documents judiciaires, c’est en septembre 2018 que Facebook a signé un accord dans lequel le réseau social a accepté de ne pas faire concurrence aux outils de publicité en ligne de Google. En retour, le numéro un des réseaux sociaux a reçu un « traitement spécial » lorsqu'il les a utilisés lui-même.

Les détails de l'accord, basés sur des documents que le bureau du procureur général du Texas a déclaré avoir découverts dans le cadre de la poursuite multiétat, ont été fortement censurés dans la plainte déposée devant un tribunal fédéral du Texas le mois dernier. Mais ils n'ont pas été cachés dans une version préliminaire de la plainte examinée par le New York Times.

Selon le Times, le contrat « Jedi Blue » aurait permis à Facebook d’être avantagé dans le domaine de la publicité en ligne. Les conditions offertes par Google à Facebook donnaient au géant des réseaux sociaux des avantages sans précédent. Facebook a eu plus de temps pour faire des offres sur la plupart des enchères et Google a fourni des informations confidentielles à Facebook sur les audiences. Dans le cadre de cet accord illégal, Facebook avait promis de se positionner sur au moins 90 % des enchères dès lors qu’il pourrait identifier l’audience.

Facebook aurait donc dépensé au moins 500 millions de dollars par an dans le cadre de l’accord « Jedi Blue ». Selon le New York Times, les autres partenaires publicitaires de Google n’auraient jamais pu faire une aussi bonne affaire. La firme de Mountain View a don délibérément favorisé le géant des réseaux sociaux en lui garantissant un nombre déterminé de gains publicitaires.


La réaction des autres partenaires

Les dirigeants de six des plus de 20 partenaires de l'alliance ont déclaré au Times que leurs accords avec Google n'incluaient pas bon nombre des mêmes termes généreux que Facebook avait reçus et que le géant de la recherche avait donné à Facebook un avantage significatif sur les autres.

Les dirigeants, qui ont tous parlé sous couvert d'anonymat pour éviter de mettre en péril leurs relations commerciales avec Google, ont également déclaré qu'ils ne savaient pas que Google avait offert de tels avantages à Facebook. La nette disparité dans la façon dont leurs entreprises étaient traitées par Google par rapport à Facebook n'a pas été signalée auparavant.

Les grandes entreprises technologiques verrouillent-elles la concurrence ?

La divulgation de l'accord entre les géants de la technologie a renouvelé les inquiétudes quant à la manière dont les plus grandes entreprises technologiques se regroupent pour fermer la concurrence. Les accords sont souvent conséquents, définissant les gagnants et les perdants sur divers marchés des services et produits technologiques. Ils sont convenus en privé avec les conditions cruciales de l'accord cachées par des clauses de confidentialité.

Google et Facebook ont déclaré que de telles transactions étaient courantes dans le secteur de la publicité numérique et qu'elles ne contrecarraient pas la concurrence.

Julie Tarallo McAlister, une porte-parole de Google, a déclaré que la plainte « déforme cet accord, comme il le fait de nombreux autres aspects de notre activité de technologie publicitaire ». Elle a ajouté que Facebook est l'une des nombreuses entreprises qui participent au programme dirigé par Google et que Facebook est partenaire dans des alliances similaires avec d'autres entreprises.

Christopher Sgro, un porte-parole de Facebook, a déclaré que des accords comme cet accord avec Google « contribuent à accroître la concurrence dans les enchères publicitaires », ce qui profite aux annonceurs et aux éditeurs. « Toute suggestion selon laquelle ces types d'accords nuisent à la concurrence est sans fondement », a-t-il déclaré. Google et Facebook ont refusé de donner plus de détails sur leur accord.

Le quotidien Wall Street Journal avait rapporté des aspects de cet accord suite à sa consultation du brouillon de la plainte. Par exemple, selon le quotidien, la version non censurée de la plainte précisait que Facebook se verrait attribuer un « pourcentage prédéfini » des enchères publicitaires de Google et qu'un document interne du géant des réseaux sociaux décrivait l'accord comme « plutôt bon marché ».

Google a utilisé le langage de « Star Wars » comme nom de code pour l'accord, selon la plainte. Le brouillon de la plainte indique que cet accord était connu sous le nom de « Jedi Blue ». Des documents internes de Google, eux aussi retirés de la version finale de la plainte, indiquaient que l'accord permettrait de « créer un fossé » pour éviter d'entrer en concurrence directe avec Facebook.

La plainte en elle-même stipule que Google et Facebook étaient conscients que leur accord pourrait déclencher des enquêtes antitrust et ont discuté de la façon de les traiter, dans un passage qui a été suivi de suppressions importantes.

La version préliminaire cite également un e-mail dans lequel Sandberg a déclaré au PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, et à d'autres dirigeants que « c'est un gros problème stratégiquement parlant ».


… Ou renforcent-elles le pouvoir de monopole de chacune ?

La vague de récentes poursuites antitrust déposées contre Google et Facebook a mis en lumière les transactions lucratives entre les entreprises de la Big Tech. En octobre, le ministère de la Justice a poursuivi Google et l’a épinglé sur un accord avec Apple pour présenter Google comme moteur de recherche présélectionné sur les iPhone et autres appareils.

« Cette idée selon laquelle les principales plateformes technologiques se font concurrence est très exagérée », a déclaré Sally Hubbard, ancienne procureure générale adjointe du bureau antitrust de New York qui travaille maintenant à l'Open Markets Institute, un groupe de réflexion. « À bien des égards, ils renforcent le pouvoir de monopole de chacun. »

Google et Facebook représentaient plus de la moitié de toutes les dépenses publicitaires numériques en 2019. En plus d'afficher de la publicité sur leurs propres plateformes, telles que le moteur de recherche de Google et la page d'accueil de Facebook, les sites Web, les développeurs d'applications et les éditeurs comptent sur les entreprises pour sécuriser la publicité pour leurs pages.

La publicité programmatique

L'accord entre Facebook et Google, qui porte le nom de code « Jedi Blue » au sein de Google, concerne un segment croissant du marché de la publicité en ligne appelé publicité programmatique. La publicité en ligne génère des centaines de milliards de dollars de revenus dans le monde chaque année, et l'achat et la vente automatisés d'espaces publicitaires représentent plus de 60% du total, selon des chercheurs.

Des espaces publicitaires sont vendus via un système d’enchères opérées en temps réel (Real-Time Bidding – RTB) sur des plateformes en ligne automatisées. Ce système permet de prendre en compte les données des utilisateurs afin que les annonceurs puissent définir quelles annonces ils veulent diffuser, auprès de quelle audience, à quel moment et à quel endroit. Ainsi ils peuvent atteindre leurs cibles de manière efficace.

Dans les millisecondes qui s’écoulent entre le clic d’un utilisateur sur un lien vers une page Web et le chargement des annonces de la page, les enchères pour l'espace publicitaire disponible sont placées dans les coulisses des marchés appelés échanges (exchanges), l'enchère gagnante étant transmise à un serveur publicitaire. Étant donné que la bourse (ad exchange) et le serveur publicitaire de Google étaient tous deux dominants, l’utilisateur était souvent dirigé vers Google.


Déroulement d'une vente aux enchères

Une méthode appelée enchère d'en-tête (header bidding) est apparue, en partie comme une solution de contournement pour réduire la dépendance aux plateformes publicitaires de Google. Les organes de presse et autres sites pourraient solliciter des offres auprès de plusieurs bourses à la fois, contribuant ainsi à accroître la concurrence et conduisant à de meilleurs prix pour les éditeurs. En 2016, plus de 70% des éditeurs avaient adopté la technologie, selon une estimation.

Voyant une perte d'activité potentiellement importante due aux enchères d'en-tête, Google a développé une alternative appelée Open Bidding, qui soutenait une alliance d'échanges. Alors que l'Open Bidding permet à d'autres bourses de faire concurrence simultanément à Google, la société de recherche prélève des frais pour chaque offre gagnante, et les concurrents disent qu'il y a moins de transparence pour les éditeurs.

La menace de Facebook, l'un des plus gros acheteurs d'annonces sur Internet, soutenant les enchères d'en-tête était une grave préoccupation pour Google. Le projet de plainte examiné par le Times citait un e-mail d'un dirigeant de Google le qualifiant de « menace existentielle » qui nécessitait « une approche à tous les niveaux ».

Facebook a annoncé en mars 2017 qu'il testait les enchères d'en-tête avec des éditeurs comme The Washington Post, Forbes et The Daily Mail. Facebook a également critiqué Google, affirmant que le secteur de la publicité numérique avait reversé ses bénéfices à des « intermédiaires tiers qui établissent les règles et dissimulent la vérité ».

Avant que Google et Facebook ne signent l'accord en septembre 2018, les dirigeants de Facebook ont présenté les options de l'entreprise à Mark Zuckerberg, son directeur général, selon le brouillon de la plainte : embaucher des centaines d'ingénieurs supplémentaires et dépenser des milliards de dollars pour rivaliser avec Google; abandonner cette activité; ou faire des affaires avec Google.

« Les allégations du procureur général Paxton sont inexactes », a réagi Google dans un communiqué envoyé à l'AFP en référence au ministre de la Justice du Texas, qui a initié la plainte des États américains. « Nous ne manipulons pas l'enchère et la participation de Facebook à notre programme Open Bidding ne l'empêche pas de participer aux enchères header bidding ou à toute autre enchère similaire », a poursuivi l'entreprise, qui assure que l'accord avec le réseau social n'a rien d'inédit.

Sources : New York Times, Facebook, résultats de recherches sur la publicité
9  0 
Avatar de Waikiki
Membre habitué https://www.developpez.com
Le 12/04/2021 à 14:29
Google favorise sa principale source de revenue, Apple favorise ses applications sur l'App Store, Amazon copie les produits les plus vendeurs sur sa plateforme, Microsoft a tout fait pendant des année pour imposer son OS sur les pc, Facebook utilise les données générées sur ses plateformes pour faire du profit.

Y en a vraiment qui sont encore étonnés par de telles annonces ? les GAFAM n'ont jamais été des sociétés philanthropiques et ce n'est pas prêt d'arriver.
9  0 
Avatar de Stan Adkens
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 23/06/2021 à 16:32
Google pourrait bientôt faire l'objet de plaintes antitrust concernant Play Store de la part des États américains,
Le magasin d’applications est également examiné dans d’autres pays

La Caroline du Nord et l'Utah font partie d'un groupe d'États qui prévoient d'intenter une action antitrust contre Google d’Alphabet Inc au sujet des pratiques de sa boutique d'applications Play Store. La plainte du groupe de procureurs généraux d'États pourrait être déposée dès la semaine prochaine, accusant le géant de la recherche et de la publicité d'avoir violé la loi antitrust dans la gestion de son magasin d'applications pour appareils Android, selon trois sources au courant de la question. L'enquête des procureurs généraux des États est menée par le Tennessee, New York, en plus des deux États cités plus haut. On ne sait pas encore combien d'États au total participeront à l'enquête.

Les malheurs du géant de la Silicon Valley s'aggravent alors que le nombre de procès contre lui augmente progressivement. La domination des grandes entreprises numérique sur un large éventail de marchés au centre de la vie quotidienne des consommateurs est de plus en plus surveillée aux États-Unis. La nouvelle action en justice prévue fait suite à des plaintes de développeurs d'applications concernant la gestion par Google de son Play Store pour les appareils Android. L'action en justice est en préparation depuis l'année dernière et a déjà été retardée, mais elle semble à nouveau proche, selon les sources.


L'affaire sera probablement portée devant un tribunal fédéral de la Californie du Nord, où des affaires connexes sont en cours d'examen. Il s'agit notamment d'un procès intenté l'année dernière par le fabricant de jeux vidéo Epic Games Inc. contre Google, qui l'accuse d'appliquer des règles anticoncurrentielles en matière de boutiques d'applications. Le procès devrait avoir lieu en 2022.

Le même juge est également saisi de deux propositions de recours collectif concernant Google Play Store. Si les États veulent participer aux dépositions et aux autres activités préalables au procès, ils devront déposer leur dossier assez rapidement. Le procureur général de la Caroline du Nord, Josh Stein, fait partie des nombreux procureurs généraux des États qui ont déjà poursuivi Google pour comportement anticoncurrentiel présumé. Cette plainte a été déposée en décembre.

Apple Inc et Epic attendent le verdict d'un procès similaire en Californie, qui s'est terminé le mois dernier. Les préoccupations principales dans cette affaire sont la rigidité de la commission de 30 % et les règles d'Apple interdisant aux développeurs de communiquer des moyens d'acheter des biens numériques hors plateforme. La juge Gonzalez a décrit les bénéfices qu'Apple tire des développeurs de jeux comme étant « disproportionnés ». Mais Tim Cook, PDG d’Apple, a répondu en disant que les commissions sont un moyen de « fournir un retour sur investissement » et que les règles visent à protéger les clients des logiciels malveillants.

Concernant le procès prévu contre Google, un porte-parole de Google a soutenu sa boutique d'applications comme étant ouverte : « Android est le seul système d'exploitation majeur qui permet aux gens de télécharger des applications à partir de plusieurs magasins d'applications. En fait, la plupart des appareils Android sont livrés avec deux ou plusieurs boutiques d'applications préinstallées. Les utilisateurs peuvent également installer des magasins d'applications ou des applications supplémentaires directement à partir de leur navigateur s'ils le souhaitent », a déclaré le porte-parole.

À l'origine, Google était considéré comme plus ouvert qu'Apple dans la gestion de son magasin d'applications en ligne, mais il a récemment resserré les règles et renforcé leur application. L'action en justice devrait se concentrer sur l'exigence de Google selon laquelle certaines applications doivent utiliser les outils de paiement de la société pour vendre des abonnements et du contenu et verser à Google jusqu'à 30 % des ventes. (Google a décidé de se limiter à une réduction de 15 % sur le premier million afin d’aider les petits développeurs d’application).

Les fabricants d'applications comme le service de streaming de musique Spotify Technology et le géant des services de rencontre Match Group, qui possède l'application Tinder, accusent depuis longtemps Google et Apple d'être anticoncurrentiels en exigeant un partage obligatoire des revenus.

Les activités de Google sous le feu des projecteurs des régulateurs

Cette dernière action en justice est prévue à un moment où le débat est inhabituellement vigoureux sur la question de savoir si l'application de la législation antitrust fédérale est trop laxiste. De nombreuses personnes, dont la sénatrice Amy Klobuchar, qui préside le comité antitrust de la commission judiciaire du Sénat, ont demandé une application plus stricte de la loi.

Google fait déjà l'objet d'une action en justice fédérale intentée par le ministère de la Justice l'année dernière et d'actions antitrust connexes intentées par deux groupes distincts de procureurs généraux. L'un est dirigé par le Texas et se concentre sur la publicité, tandis que l'autre vise les efforts présumés de Google pour étendre sa domination dans le domaine de la recherche à de nouveaux marchés, comme les assistants vocaux.

Google fait également l’objet d’une enquête officielle dans l’UE depuis mardi. Cette fois, l'enquête porte sur la position dominante de Google dans le domaine de la technologie de l'affichage publicitaire en ligne. La division antitrust de la Commission européenne craint que Google ne fausse la concurrence en ne permettant pas aux autres entreprises de technologie publicitaire de consulter certaines données – sur l'identité et le comportement des utilisateurs – qu'il réserve à son propre usage.

L'autorité antitrust indienne a ordonné une enquête sur les allégations selon lesquelles Google aurait abusé de la position dominante d'Android sur le marché des téléviseurs intelligents du pays. Cette nouvelle intervient quelques heures après l'ouverture de l’enquête de l'Union européenne.

« La Commission est d'avis, à première vue, qu'en subordonnant la préinstallation des applications propriétaires de Google (en particulier Play Store) à la signature de l'ACC (Android Compatibility Commitments) pour tous les appareils Android fabriqués/distribués/commercialisés par les fabricants d'appareils, Google a réduit la capacité et l'incitation des fabricants d'appareils à développer et à vendre des appareils fonctionnant avec d'autres versions d'Android, c'est-à-dire des forks d'Android, et a ainsi limité le développement technique ou scientifique relatif aux biens ou services au préjudice des consommateurs, en violation de la section 4(2)(b) de la loi », a déclaré l'organisme de surveillance dans une ordonnance, selon des médias indiens.


Google, qui compte l'Inde comme son plus grand marché en termes d'utilisateurs et s'est engagé l'année dernière à investir 10 milliards de dollars dans le pays, a nié tout acte répréhensible. « Nous sommes convaincus que nos pratiques d'octroi de licences pour les téléviseurs intelligents sont conformes à toutes les lois applicables en matière de concurrence », a déclaré un porte-parole de l'entreprise dans un communiqué.

La Commission indienne de la concurrence a ajouté que, selon elle, le fait que Google exige des fabricants de téléviseurs qu'ils préinstallent toutes ses applications « incontournables » et qu'ils n'aient pas la possibilité de choisir parmi d'autres solutions « revient à imposer une condition injuste aux fabricants d'appareils de télévision intelligents et contrevient ainsi à la section 4(2)(a)(i) de la loi ».

« Cela revient également à tirer parti, à première vue, de la position dominante de Google sur Play Store pour protéger les marchés pertinents tels que les services d'hébergement de vidéos en ligne offerts par YouTube, etc. en violation de la section 4(2)(e) de la Loi. Tous ces aspects justifient une enquête approfondie », a ajouté le régulateur de la concurrence.

L'ordonnance de mardi est la troisième enquête antitrust en cours que l'Inde a ouverte contre Google. À la fin de l'année dernière, l'organisme de surveillance antitrust indien a ouvert une enquête sur Google pour avoir prétendument abusé de la position dominante de sa boutique d'applications afin de promouvoir son service de paiement dans ce pays d'Asie du Sud.

C'est une semaine difficile pour les géants américains qui sont sur le marché indien. Lundi soir, le deuxième marché Internet mondial a proposé des règles strictes en matière de commerce électronique qui pourraient nuire à Amazon et à Flipkart de Walmart. L'Inde a proposé d'interdire les ventes flash sur les plateformes de commerce électronique et d'empêcher leurs entités affiliées d'être répertoriées comme vendeurs.

Et vous ?

Que pensez-vous de la nouvelle plainte prévue contre Google de la part des États américains ?
Quels commentaires faites-vous de la multiplication des actions contre Google à travers le monde ?
Ces actions emmèneront-elles Google à revoir ces pratiques de concurrence sur l’ensemble de ses marchés ?

Voir aussi :

Le ministère US de la Justice accuse Alphabet (Google) de protéger illégalement son monopole sur le marché de la recherche à coups de milliards de dollars, et n'exclut pas un démantèlement
Le procureur général du Texas annonce une enquête antitrust contre Google, alors que 30 autres États américains prévoient d'autres mesures antitrust contre la société
Une enquête antitrust formelle de l'UE vise les services ad tech de Google, l'interdiction par Google des cookies tiers dans Chrome sera également examinée
Les bénéfices de l'App Store d'Apple semblent "disproportionnés", a déclaré un juge américain au PDG Cook, Apple ne ressent aucune « pression ou concurrence » pour réduire le prix
9  0 
Avatar de Stéphane le calme
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 22/12/2020 à 22:07
Google et Facebook se sont engagés à s'entraider s'ils venaient à être confrontés à une enquête antitrust,
visant leur accord de non-concurrence dans le secteur de la publicité en ligne

Google et Facebook se sont engagés à s'entraider s'ils étaient confrontés à une enquête antitrust sur leur accord visant à travailler de concert dans le secteur de la publicité en ligne, selon un rapport du Wall Street Journal publié mardi.

L'histoire est basée sur une version non censurée d'un procès intenté par 10 États américains contre Google la semaine dernière et vu par le Wall Street Journal. En fait, la plainte, telle que déposée, cite des documents internes de l'entreprise qui ont été fortement censurés. Le quotidien américain, qui a pu consulter une version non censurée de la plainte déposée la semaine dernière par dix États américains, affirme que les deux enseignes technologiques ont accepté de « coopérer et de s'aider » afin de répondre aux investigations.

Dix procureurs généraux républicains, dirigés par le Texas, affirment que les deux sociétés ont conclu un accord en septembre 2018 dans lequel Facebook a accepté de ne pas faire concurrence aux outils de publicité en ligne de Google. En retour, le numéro un des réseaux sociaux a reçu un « traitement spécial » lorsqu'il les a utilisés lui-même.

Selon le quotidien, la version non censurée de la plainte précisait que Facebook se verrait attribuer un « pourcentage prédéfini » des enchères publicitaires de Google et qu'un document interne du géant des réseaux sociaux décrivait l'accord comme «plutôt bon marché».

Google a utilisé le langage de « Star Wars » comme nom de code pour l'accord, selon la plainte. Le brouillon de la plainte indique que cet accord était connu sous le nom de « Jedi Blue ».

Des documents internes de Google, eux aussi retirés de la version finale de la plainte, indiquaient que l'accord permettrait de « créer un fossé » pour éviter d'entrer en concurrence directe avec Facebook.

La plainte en elle-même stipule que Google et Facebook étaient conscients que leur accord pourrait déclencher des enquêtes antitrust et ont discuté de la façon de les traiter, dans un passage qui a été suivi de suppressions importantes.

La version préliminaire cite également un e-mail dans lequel Sandberg a déclaré au PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, et à d'autres dirigeants que « c'est un gros problème stratégiquement parlant », selon le rapport.

Un porte-parole de Google a déclaré que les affirmations formulées dans le procès étaient inexactes. « L'idée qu'il s'agissait d'un accord secret est tout simplement fausse. Nous parlons publiquement de ce partenariat depuis des années », a-t-il affirmé.

« Les allégations du procureur général Paxton sont inexactes », a réagi Google dans un communiqué envoyé à l'AFP en référence au ministre de la Justice du Texas, qui a initié la plainte des États américains. « Nous ne manipulons pas l'enchère et la participation de Facebook à notre programme Open Bidding ne l'empêche pas de participer aux enchères header bidding ou à toute autre enchère similaire », a poursuivi l'entreprise, qui assure que l'accord avec le réseau social n'a rien d'inédit.


Les éléments qui sont reprochés à Google

La plainte déposée devant la cour fédérale de Sherman, au Texas, vise à forcer Google à vendre certaines parties de son activité et à payer des amendes pour violation de plusieurs lois d'État. Il est allégué que Google a « effrontément » manipulé ses outils d'achat et de vente de publicité, ses algorithmes et autres produits publicitaires pour s'assurer un maximum de profits et exclure injustement des concurrents potentiels.

« Ce Goliath de l'entreprise utilise son pouvoir pour manipuler le marché, détruire la concurrence et vous nuire, vous, le consommateur », a déclaré le procureur général du Texas, Ken Paxton, dans une vidéo publiée sur le compte Twitter vérifié du Bureau de du procureur. « Ces actions nuisent à chaque personne en Amérique ». Paxton affirme également dans la vidéo que la société a « utilisé à plusieurs reprises son pouvoir monopolistique pour contrôler les prix » dans les annonces en ligne. « Il n'est pas juste que Google puisse nuire aux pages Web que vous visitez et lisez », poursuit Paxton.

Dans quelques détails, la plainte allègue que Google a utilisé son pouvoir de marché pour saboter les « enchères d'en-tête », une pratique qui permet aux annonceurs d'acheminer une seule requête sur plusieurs bourses à la fois. « Google considère que la promotion d'une véritable concurrence par les enchères d'en-tête constitue une menace majeure », affirme la plainte, en citant des communications internes obtenues dans le cadre de l'enquête.

Google a finalement adopté cette pratique, permettant à son serveur d'annonces d'acheminer des requêtes par le biais de plusieurs échanges à la fois. Mais selon la plainte, Google a truqué ce système pour acheminer les demandes vers son propre central, même lorsqu'un concurrent avait soumis une offre plus élevée. Google aurait donné à cette stratégie le nom de code d'un personnage des films Star Wars.

L'Arkansas, l'Idaho, l'Indiana, le Kentucky, le Mississippi, le Missouri, le Dakota du Nord, le Dakota du Sud et l'Utah ont signé l'action en justice menée par le Texas. Certains États collaborateurs auraient abandonné les poursuites après que plusieurs membres du personnel du Bureau de Paxton l'aient accusé d'avoir accepté des pots-de-vin, ce qui a déclenché une crise plus large au sein du Bureau de l'État.

Selon la plainte, Google a réduit ses frais à près de zéro pour acquérir une position dominante parmi les éditeurs, a utilisé des astuces trompeuses pour négocier des transactions entre éditeurs et annonceurs, et a obtenu des frais élevés des deux parties pour jouer les arbitres. Dans la vidéo postée sur Twitter, le procureur général du Texas a déclaré : « Si le marché libre était un jeu de baseball, Google se positionnerait comme le lanceur, le batteur et l'arbitre ».


Des allégations sans fondement, selon Google

Google est le numéro 1 sur le marché des annonces numériques. La plainte se concentre sur la publicité par affichage, les images, le texte et les vidéos qui payent souvent pour des sites Web comme les actualités, les sports, les blogs et les petits sites de commerce électronique. Dans une déclaration, Google a dit qu'il contesterait les allégations, qu'il a qualifiées de « déclarations sans fondement », en citant ses récentes baisses de prix et d'honoraires.

« Les allégations du procureur général Paxton concernant la technologie publicitaire sont sans fondement, mais il est allé de l'avant en dépit de tous les faits », a déclaré un représentant de la société. « Nous avons investi dans des services publicitaires de pointe qui aident les entreprises et profitent aux consommateurs. Les prix de la publicité numérique ont chuté au cours de la dernière décennie. Les honoraires des publicitaires sont également en baisse. Les tarifs de Google sont inférieurs à la moyenne du secteur. Ce sont les caractéristiques d'un secteur hautement compétitif », a poursuivi le porte-parole de Google.

Les ventes d'annonces de Google représentent plus de 80 % des revenus d'Alphabet, selon Reuters. Mais la plupart des ventes et la majeure partie des bénéfices d'Alphabet proviennent de l'opération à forte marge de Google qui consiste à placer des annonces textuelles au-dessus des résultats de recherche. L'activité visée dans la plainte (le placement d'annonces sur des applications et des sites Web partenaires) importe beaucoup moins à Google, selon Reuters.

Dans son dernier rapport financier, Alphabet a fait état de recettes publicitaires numériques trimestrielles de 37,1 milliards de dollars.

Sources : Wall Street Journal, Procureur Général du Texas

Et vous ?

Quelle lecture faites-vous de l'entente entre Google et Facebook sur le marché de la publicité ?
7  0 
Avatar de Nancy Rey
Chroniqueuse Actualités https://www.developpez.com
Le 02/09/2021 à 9:50
Le ministère américain de la justice prépare une action en justice antitrust contre Google
au sujet de ses activités dans le domaine de la publicité

Les autorités antitrust américaines préparent une deuxième action en justice pour monopole contre Google concernant les activités de publicité numérique de la société, selon une source proche du dossier qui souhaite garder l’anonymat, ce qui renforce les allégations du gouvernement selon lesquelles Google abuse de sa position dominante. Le titan de l'internet a réitéré sa position mercredi, affirmant qu'il se livre à une concurrence loyale sur un marché en ligne où les gens ont de nombreuses options. Le ministère américain de la Justice a accéléré son enquête sur les pratiques de Google en matière de publicité numérique et pourrait intenter une action en justice dès la fin de l'année. Aucune décision finale n'a été prise et le calendrier pourrait être repoussé.


L'examen minutieux par le département du contrôle de Google sur le marché de la technologie publicitaire remonte à l'administration Trump. Sous la direction du procureur général de l'époque, William Barr, le ministère de la justice a intenté un procès à Google au sujet de son activité de recherche, alléguant que l'entreprise utilisait des accords de distribution exclusifs avec les opérateurs de téléphonie mobile et les fabricants de téléphones afin d'exclure la concurrence. Cette affaire a été suivie d'une plainte antitrust distincte déposée par un groupe de procureurs généraux d'États dirigé par le Texas, qui a accusé Google de monopoliser illégalement le marché de la publicité numérique. Les États ont déclaré que Google avait conclu un accord illégal avec Facebook pour manipuler les enchères en ligne où les annonceurs et les éditeurs de sites Web achètent et vendent des espaces publicitaires. Cet accord avec Facebook fait également partie de l'enquête du ministère de la Justice.

Google conteste qu'il domine le marché de la technologie publicitaire, affirmant que l'espace est encombré de grandes entreprises comme Amazon, Comcast Corp et Facebook qui se font concurrence. Il nie également l'affirmation des États selon laquelle il manipule les enchères au profit de Facebook. « Nos technologies publicitaires aident les sites Web et les applications à financer leur contenu, permettent aux petites entreprises de se développer et protègent les utilisateurs contre les pratiques d'exploitation de la vie privée et les mauvaises expériences publicitaires. Il existe une énorme concurrence dans les outils publicitaires, ce qui a rendu les publicités en ligne plus pertinentes, réduit les frais et élargi les options pour les éditeurs et les annonceurs », a déclaré l'entreprise dans un communiqué.

Il a été rapporté en mars que le projet de Google de bloquer un outil de suivi du Web très répandu, appelé "cookies", inquiète les enquêteurs du ministère américain de la justice, qui ont demandé aux responsables du secteur de la publicité si cela pouvait entraver les activités de rivaux plus petits. Et
en juin des fonctionnaires de la division antitrust du ministère de la justice avaient intensifié leur examen des pratiques publicitaires de Google et avaient interrogé plusieurs concurrents de Google sur le comportement de l'entreprise.

Les législateurs américains ont en effet fait avancer une législation phare visant à limiter le pouvoir des grandes entreprises technologiques par une réforme radicale des lois antitrust, ouvrant ainsi la voie à un combat difficile au Congrès. Les membres de la commission judiciaire de la Chambre des représentants ont approuvé six projets de loi qui visent les pratiques commerciales de Google, Apple, Amazon et Facebook. L'un des projets de loi limite la capacité des plateformes technologiques à exercer leur contrôle sur de multiples secteurs d'activité, ce qui pourrait ouvrir la voie à la scission de certaines entreprises géantes.

Une autre action en justice du ministère de la justice contre Google soulignerait la volonté du président Joe Biden de renforcer l'application de la législation antitrust afin de stimuler la concurrence dans l'ensemble de l'économie. Le président Biden a nommé le critique de Google Jonathan Kanter à la tête de la division antitrust du ministère. Kanter représente depuis longtemps des entreprises qui ont poussé les autorités de la concurrence à prendre des mesures contre Google, notamment News Corp. et Yelp.

La société basée à Mountain View, en Californie, possède des parts importantes du marché de la publicité en ligne. Elle gère un service d'achat d'annonces pour les spécialistes du marketing et un service de vente d'annonces pour les éditeurs, ainsi qu'une bourse d'échange où les deux parties effectuent des transactions lors d'enchères rapides. Ces bourses fonctionnent comme des plateformes boursières en ligne avec un processus d'enchères automatisé. Les concurrents et les éditeurs se sont plaints du fait que Google exploite certaines parties de ce vaste réseau, comme sa bourse d'annonces, pour en faire bénéficier d'autres secteurs et mettre à genoux ses rivaux. Dans l'ensemble, ces produits ad-tech ont généré 23 milliards de dollars de revenus bruts pour le géant de l'Internet l'année dernière. Google a fait valoir qu'il reverse une grande partie de ces ventes d'ad-tech aux éditeurs de sites Web.

Source : Reuters

Et vous ?

Quel est votre avis sur le sujet ?

Voir aussi :

L'enquête antitrust du gouvernement américain et des États sur Google approche la ligne d'arrivée, le ministère de la Justice cherchant les documents finaux pour mener à bien son enquête

Le gouvernement US demande à Google des données granulaires sur la monétisation de son moteur de recherche, pour comprendre comment l'emprise de l'entreprise sur le marché de la recherche a évolué

Le ministère US de la Justice accuse Alphabet (Google) de protéger illégalement son monopole sur le marché de la recherche à coups de milliards de dollars, et n'exclut pas un démantèlement

USA : le rapport antitrust parlementaire propose un démantèlement des GAFA, alors que de nouvelles informations sur l'acquisition d'Instagram par Facebook retardent la remise du rapport
7  0 
Avatar de Stéphane le calme
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 20/01/2021 à 23:29
Antitrust : la Commission européenne ouvre une procédure d'examen contre Google
relative à ses pratiques de collecte de données et de publicité

L’Union européenne a confirmé l’envoi de questionnaires aux acteurs du secteur dans le cadre de son enquête sur les pratiques de collecte de données et de publicité de Google. Cette décision intervient « dans le contexte de l’enquête de la Commission sur la manière dont Google collecte et utilise les données », selon un communiqué envoyé par courrier électronique de la Commission européenne. « Cette enquête couvre tous les services de Google, y compris la publicité numérique et la chaîne de technologie publicitaire. »

Les gendarmes de la concurrence, dans plusieurs pays, ont intensifié leur examen de la manière dont les grandes entreprises technologiques collectent et utilisent les informations des personnes et des entreprises utilisant leurs services. L'UE examine les pratiques de Google en matière de données depuis 2019 et examine également comment Amazon.com Inc. utilise les données de vente de ses concurrents. L’utilisation potentielle par Google des données issues de l’acquisition du traceur de santé Fitbit a été examinée par l’UE avant d’autoriser le rachat avec conditions le mois dernier.

Margrethe Vestager, vice-présidente exécutive chargée de la politique de concurrence, s'est exprimée en ces termes: «Nous sommes en mesure d'autoriser l'acquisition envisagée de Fitbit par Google, car les engagements garantiront que le marché des appareils de technologie portable et l'espace naissant des services de santé numériques resteront ouverts et concurrentiels. Ces engagements détermineront la manière dont Google peut utiliser les données récoltées à des fins publicitaires, dont l'interopérabilité entre les appareils de technologie portable concurrents et Android sera préservée et dont les utilisateurs pourront continuer à partager leurs données relatives à la santé et à la forme physique s'ils en font le choix.»

Google revient dans le collimateur de l'UE cette fois-ci au sujet de sa technologie publicitaire.

Google, propriété d'Alphabet, le plus grand moteur de recherche en ligne au monde, a été condamné à des amendes totalisant 8,25 milliards d'euros au cours des trois dernières années pour avoir entravé la concurrence sur les achats en ligne, les smartphones Android et la publicité en ligne. L'entreprise fait maintenant face à deux enquêtes de l'Union européenne sur ses pratiques publicitaires, axées sur la technologie et les données.

Google et Facebook capturent ensemble plus de la moitié du marché mondial des ventes d'annonces publicitaires sur internet. Les deux sociétés font actuellement l'objet d'un procès aux États-Unis concernant leur accord de 2018, qui donne aux clients annonceurs de Facebook la possibilité de placer des annonces au sein du réseau de partenaires d'édition de Google.

Google a déclaré qu'il coopérait avec la Commission, dont le questionnaire de 13 pages envoyé aux annonceurs ce mois-ci demandait l'impact de l'utilisation du paramètre par défaut « Inclure le Réseau Display de Google » introduit en 2018 pour les campagnes de recherche sur Google Ads.


« Nous sommes en concurrence avec de nombreux autres acteurs du secteur et donnons aux gens des contrôles précis sur la façon dont leurs informations sont utilisées pour personnaliser les annonces et limiter le partage de données personnelles afin de protéger la vie privée des gens », a déclaré une porte-parole de Google.

La Commission a déclaré que les questionnaires faisaient partie de son enquête sur l’utilisation des données par Google.

L'UE souhaite également savoir si les annonceurs reçoivent des rabais lorsqu'ils utilisent des intermédiaires de Google qui permettent aux annonceurs ou aux agences multimédias d'acheter de l'inventaire publicitaire auprès de nombreuses sources. Le questionnaire demande également si la possibilité d'accéder à YouTube de Google est liée à la sélection d'un intermédiaire. Il a demandé si l'intégration par Google en 2018 de son unité de diffusion d'annonces en ligne DoubleClick avait un impact sur les annonceurs, ainsi que sur l'impact imminent de son projet d'éliminer progressivement les cookies tiers sur le navigateur Chrome d'ici la fin de 2022.

Les annonceurs ont jusqu'à vendredi pour répondre au questionnaire, qui a été rapporté pour la première fois par Politico.

Google a déclaré mardi qu'il s'était engagé avec la commission et d'autres entités sur ses modifications publicitaires et qu'il continuerait de le faire. Il a déclaré que « la technologie publicitaire aide les sites Web et les applications à gagner de l'argent et finance du contenu de haute qualité » et « aide également nos partenaires publicitaires - dont la plupart sont de petites entreprises - à atteindre les clients et à développer leurs activités. »

Adam Cohen, Director, Economic Policy a expliqué que :

« Contrairement à certaines entreprises B2B dans ce domaine, une société internet grand public comme Google est incitée à maintenir une expérience utilisateur positive et un internet durable qui fonctionne pour tous - consommateurs, annonceurs et éditeurs.

« Par exemple, en développant nos produits de technologie publicitaire, nous avons donné aux utilisateurs des contrôles granulaires sur la façon dont leurs informations sont utilisées pour personnaliser les annonces et limité le partage de données personnelles afin de protéger la vie privée des gens. Nous avons investi dans la détection et le blocage des annonces nuisibles qui enfreignent nos politiques. Nous créons également des outils qui chargent le contenu et les publicités plus rapidement ; bloquent les expériences publicitaires frauduleuses comme les pop-ups ; et réduisent le nombre d'annonces intrusives et ennuyeuses grâce à des innovations telles que les publicités désactivables. Ces outils aident non seulement les gens, mais en renforçant la confiance, favorisent la durabilité de l'internet libre et ouvert.

« Nous avons travaillé pour être ouverts et directs avec le secteur sur les améliorations que nous apportons à nos technologies. Nous essayons de faire ce qu'il faut en équilibrant les préoccupations des éditeurs, des annonceurs et des personnes qui utilisent nos services. Nos rivaux en technologie publicitaire et nos grands partenaires peuvent ne pas toujours aimer chaque décision que nous prenons. Nous ne pourrons jamais plaire à tout le monde. Mais ce n’est guère une preuve d’actes répréhensibles et certainement pas une base crédible pour une action en justice antitrust. »

Source : Reuters
6  0 
Avatar de Ryu2000
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 26/10/2020 à 11:39
Citation Envoyé par Bill Fassinou Voir le message
L’on estime qu'Apple reçoit aujourd'hui entre 8 et 12 milliards de dollars de paiements annuels, contre 1 milliard de dollars par an en 2014, en échange de l'intégration du moteur de recherche de Google dans ses produits. Il s'agit probablement du plus gros paiement que Google verse à quiconque et représente 14 à 21 % des bénéfices annuels d'Apple. Ce n'est certainement pas de l'argent qu'Apple serait impatient de laisser tomber.
Purée , plusieurs milliards de dollar juste pour mettre Google comme moteur de recherche par défaut.
J'imagine qu'aucune autre entreprise pourrait proposer un meilleur deal à Apple.

Citation Envoyé par Bill Fassinou Voir le message
Les deux entreprises sont contre l’avis des régulateurs et estiment qu’il y a de nombreux partenariats du genre dans la Silicon Valley. « Nous avons ce genre de terme étrange dans la Silicon Valley : co-opposition », a déclaré Bruce Sewell, avocat général d'Apple entre 2009 et 2017. « Vous avez une concurrence brutale, mais en même temps, vous avez une coopération qui est nécessaire ». Ils sont en concurrence sur pas mal de fronts, comme les smartphones, les cartes numériques et les ordinateurs portables. Mais ils savent aussi se montrer gentils quand cela leur convient.
Apple n'a pas de moteur de recherche ni de plateforme vidéo comme YouTube, donc ça ne lui pose pas problème que les gens utilisent ces services.

Citation Envoyé par L33tige Voir le message
Ca me rappel un épisode de Crossed de Karim Debbache.
Je me rappelle de cette blague, c'était peut-être dans un épisode de l'émission Chroma (uniquement disponible sur Dailymotion en principe).

Ça me fait penser à la chanson "Arrête un peu ta parano" de Didier Super :
Arrête un peu ta parano, si vraiment les gouvernements
Ils étaient vraiment les larbins des multinationales
Tu crois pas qu’il y a bien longtemps
Que les multinationales, elles domineraient toute la planète
Et peut-être même le monde
Et qu'elles auraient même plus besoin de s’acquitter de leurs impôts
Non mais sérieux, faut réfléchir deux secondes
5  0 
Avatar de Stéphane le calme
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 02/03/2021 à 7:50
Le gouvernement US demande à Google des données granulaires sur la monétisation de son moteur de recherche,
pour comprendre comment l'emprise de l'entreprise sur le marché de la recherche a évolué au fil du temps

En octobre, le ministère américain de la Justice a intenté une action antitrust en justice contre Alphabet Inc., la maison-mère de Google, affirmant que la société utilise son pouvoir de marché pour évincer ses rivaux. Le ministère a déclaré que rien n'était hors de propos, y compris une dissolution de la société de recherche et de publicité sur Internet.

« Aujourd'hui, des millions d'Américains dépendent d'Internet et des plateformes en ligne pour leur vie quotidienne », a déclaré le procureur général William Barr dans un communiqué. « La concurrence dans ce secteur est d'une importance vitale, c'est pourquoi la poursuite d'aujourd'hui contre Google pour violation des lois antitrust est une affaire de la plus haute importance à la fois pour le ministère de la Justice et pour le peuple américain ».

« Au cours des 16 derniers mois, la division antitrust a recueilli des preuves convaincantes que Google ne fait plus de concurrence uniquement sur le fond, mais utilise à la place son pouvoir de monopole – et des milliards de profit de monopole – pour verrouiller les voies clés de recherche sur les téléphones mobiles et les navigateurs ainsi que les appareils de nouvelle génération, privant les concurrents de la distribution et de l'évolutivité », a-t-il ajouté.

« Le résultat final est que personne ne peut contester la domination de Google en matière de recherches et de publicité relatives aux recherches ».

Le ministère de la Justice a accusé Google de conclure des accords avec des grandes enseignes comme Apple et d'étouffer la concurrence par le biais de contrats et d'accords commerciaux exclusifs. Les accords de Google avec Apple, les opérateurs de téléphonie mobile et d'autres fabricants de téléphones pour faire de son moteur de recherche l'option par défaut pour les utilisateurs représentaient la majeure partie de sa part de marché dominante dans la recherche, a déclaré le ministère, avançant un chiffre estimé à environ 80%.


Voici quelques citations clés de la plainte :

« Google est un monopole sur les marchés des services de recherche généraux, de la publicité de recherche et de la publicité textuelle générale. Google utilise de manière agressive ses positions de monopole et l'argent qui en découle pour exclure en permanence ses concurrents et protéger ses monopoles ».

« En résumé, Google prive ses rivaux de la qualité, de la portée et de la position financière nécessaires pour monter une concurrence significative contre les monopoles de longue date de Google. En empêchant la concurrence de ses concurrents, Google nuit aux consommateurs et aux annonceurs ».

« En l'absence d'ordonnance du tribunal, Google continuera d'exécuter sa stratégie anticoncurrentielle, paralysant le processus concurrentiel, réduisant le choix des consommateurs et étouffant l'innovation. Google est désormais la porte d'entrée incontestée vers Internet pour des milliards d'utilisateurs dans le monde ».

« En conséquence, d'innombrables annonceurs doivent s’acquitter d’un péage aux monopoles de publicité de recherche et de publicité textuelle de Google, les consommateurs américains sont obligés d'accepter les politiques, les pratiques de confidentialité et l'utilisation des données personnelles de Google et les nouvelles entreprises dotées de modèles commerciaux innovants ne peuvent pas sortir de l’ombre de longue durée de Google ».

« Dans l'intérêt des consommateurs américains, des annonceurs et de toutes les entreprises qui dépendent désormais de l'économie Internet, le moment est venu d'arrêter le comportement anticoncurrentiel de Google et de restaurer la concurrence ».

« Bien qu'il soit possible de changer la recherche par défaut sur Safari de Google à un moteur de recherche général concurrent, peu de gens le font, ce qui fait de Google le moteur de recherche général exclusif de facto. C'est pourquoi Google verse à Apple des milliards chaque année pour le statut par défaut ».

Le gouvernement demande à Google de lui fournir des données granulaires

C'est dans le cadre de cette affaire que le gouvernement américain a demandé à Google de fournir des données granulaires sur le fonctionnement et la monétisation de son moteur de recherche, cherchant à prouver que la grande enseigne abuse de sa position dominante.

Le ministère américain de la Justice et plusieurs procureurs généraux des États recherchent des données comparables sur les résultats de recherche aux États-Unis et les annonces associées du 2 février 2015 au 8 février 2015 et du 3 février 2020 au 9 février 2020, selon un dépôt légal lundi.

L'unité Alphabet Inc. est invitée à partager des données sur comment et où les utilisateurs ont effectué des recherches au cours de ces périodes, la quantité de différents types d'annonces, les revenus de ces annonces et les enchères sous-jacentes pour eux, entre autres détails. Le gouvernement a dit à l'entreprise qu'il voulait les informations dans les 30 jours.

Le gouvernement américain allègue que les accords exclusifs de Google pour distribuer son moteur de recherche sur les navigateurs et les téléphones, y compris les iPhone d'Apple Inc., enfreignent l'interdiction de monopolisation de la loi Sherman. C'est le cas de monopole américain le plus important depuis celui contre Microsoft Corp. il y a plus de 20 ans.

En effet, dans la plainte déposée en octobre, le ministère a parlé des milliards de dollars que Google verse aux fabricants de smartphones tels qu'Apple, Samsung et d'autres pour être un moteur de recherche par défaut sur leurs appareils. « Certains de ces accords exigent également que les distributeurs prennent un ensemble d'applications Google, y compris ses applications de recherche, et les présentent sur des appareils dans des positions de premier ordre où les consommateurs sont les plus susceptibles de commencer leurs recherches sur Internet », indique la plainte.

La demande suggère que le DOJ souhaite comparer la façon dont Google a présenté les résultats de recherche et les annonces il y a six ans par rapport à sa façon de le faire il y a un an. Cela pourrait aider le gouvernement à comprendre comment l'emprise de l'entreprise sur le marché de la recherche a évolué au fil du temps.


Kent Walker : « les gens utilisent Google parce qu'ils choisissent de le faire et non parce qu'ils y sont contraints »

Google a longtemps nié les accusations de violations des lois antitrust et la société devrait se défendre férocement contre les accusations du gouvernement en utilisant son réseau mondial d'avocats, d'économistes et de lobbyistes. Alphabet, évalué à 1,04 billion de dollars et doté de réserves de liquidités de 120 milliards de dollars, a combattu des poursuites antitrust similaires en Europe. La société a dépensé 12,7 millions de dollars en lobbying aux États-Unis en 2019, ce qui en fait l'une des entreprises les plus dépensières à Washington.

La société affirme avoir une forte concurrence sur le marché de la recherche, avec plus de personnes trouvant des informations sur des sites comme Amazon. Elle affirme que ses services ont été une aubaine pour les petites entreprises.

« Les gens utilisent Google parce qu'ils choisissent de le faire et non parce qu'ils y sont contraints ou parce qu'ils ne peuvent pas trouver d'alternatives », a déclaré Kent Walker, directeur juridique de l'entreprise, dans un billet de blog.

Walker a déclaré que le procès ne ferait « rien pour aider les consommateurs. Au contraire, cela favoriserait artificiellement des alternatives de recherche de qualité inférieure, augmenterait les prix des téléphones et rendrait plus difficile pour les utilisateurs d'obtenir les services de recherche qu'ils souhaitent utiliser. »

Google a fait valoir qu'il n'y avait rien de mal dans ses accords avec Apple ainsi que d'autres fabricants de smartphones, en les comparant aux marques de céréales payant pour un placement de premier plan dans les rayons des magasins. L'entreprise a également déclaré qu'il n'était pas difficile pour les consommateurs de changer les paramètres par défaut de Google vers un autre moteur de recherche.

Et d'expliquer « qu'Apple propose Google Search dans son navigateur Safari, car ils déclarent que Google est "le meilleur". Cet arrangement n'est pas exclusif – nos concurrents Bing et Yahoo! payent pour figurer en bonne place, et d'autres services concurrents apparaissent également. »

Source : demande du gouvernement
5  0