IdentifiantMot de passe
Loading...
Mot de passe oublié ?Je m'inscris ! (gratuit)

Vous êtes nouveau sur Developpez.com ? Créez votre compte ou connectez-vous afin de pouvoir participer !

Vous devez avoir un compte Developpez.com et être connecté pour pouvoir participer aux discussions.

Vous n'avez pas encore de compte Developpez.com ? Créez-en un en quelques instants, c'est entièrement gratuit !

Si vous disposez déjà d'un compte et qu'il est bien activé, connectez-vous à l'aide du formulaire ci-dessous.

Identifiez-vous
Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ?
Créer un compte

L'inscription est gratuite et ne vous prendra que quelques instants !

Je m'inscris !

Une femme dénonce un médecin qui portait des lunettes connectées Meta lors d'une consultation où elle a dû se déshabiller : « il faudrait les interdire ».
L'incident a suscité un tollé en ligne

Le , par Mathis Lucas

63PARTAGES

5  0 
Les « lunettes de pervers » font l'objet d'une nouvelle controverse. Celle-ci est née d'une vidéo virale où une patiente confronte son médecin pour avoir porté des lunettes connectées Meta lors d'un examen physique intime. Le praticien a déclaré ne pas enregistrer la séance, mais la présence d'une caméra intégrée dans un tel cadre soulève des inquiétudes majeures concernant le respect de la vie privée et le consentement. Certains établissements de santé interdisent déjà ces dispositifs portables que beaucoup qualifient de « dangereusement intrusifs ». La dystopie des lunettes connectées prend forme, les détracteurs appellant à leur interdiction pure et simple.

Récemment, une vidéo courte partagée sur Reddit, originaire du compte TikTok @taylorsdiary, a déclenché un débat passionné en ligne sur l'utilisation des lunettes connectées équipées de caméras dans les établissements de santé. La discussion s’articule autour d’une question simple, mais délicate : un médecin devrait-il porter des lunettes dotées d’une caméra intégrée lorsqu’il examine un patient dans le cadre d'un examen clinique intime ?

Dans la vidéo, une femme dénonce un médecin pour avoir porté des lunettes connectées Meta lors d’une consultation médicale au cours de laquelle elle a dû se déshabiller. Elle estime que cette technologie n’a pas sa place dans un tel environnement et déclare au médecin que « ces lunettes doivent être interdites ».

L'inconfort suscité par cette situation est devenu le point central des réactions sur Internet, les commentateurs soulignant qu'un patient ne devrait jamais avoir à se demander si une caméra est capable de le capturer pendant un examen médical. « Honnêtement, je ne comprends pas du tout quelle est la fonction ou l'utilité réelle des lunettes connectées. Elles n'ont fait qu'installer un climat de terreur dans le quotidien des gens », a écrit un critique.

Une technologie qui sape les attentes en matière de confidentialité

Les lunettes connectées Ray-Ban de Meta combinent une monture classique avec caméra, microphone et diverses fonctions connectés. Elles offrent la possibilité de photographier, filmer, passer des appels, et de solliciter l'assistant IA de Meta. Mais ce sont justement ces capacités qui suscitent la controverse dans les environnements où circulent des informations sensibles, ou dans les lieux fréquentés par des personnes en situation de vulnérabilité.

@taylorsdiary.mp4 very weird, very strange #metaglasses #fyp ♬ original sound - taylortakeover
Pour cette patiente, être simplement rassurée sur le fait que l'appareil n'enregistrait pas ne suffisait pas à dissiper son inquiétude. La seule présence d'un appareil capable d'enregistrer et d'écouter, dans un lieu où les patients s'attendent légitimement à une confidentialité totale, suffit à ébranler la confiance.

En ligne, les détracteurs des lunettes connectées remettent également en cause l'idée que les patients puissent faire confiance à un appareil sur lequel ils n'ont aucun contrôle direct. Sur le plan légal aux États-Unis, le port de ces lunettes ne constitue pas automatiquement une infraction à la loi de confidentialité médicale HIPAA, car une violation dépendrait des informations réellement capturées, de leur traitement et des circonstances d'usage.

Sur Reddit, plusieurs critiques ont déclaré que leurs hôpitaux ou leurs lieux de travail interdisaient le port de lunettes connectées équipées d’une caméra. Bien sûr, ces commentaires constituent des témoignages individuels plutôt que des preuves d'une politique de confidentialité ou de santé universelle. Ils illustrent toutefois pourquoi cette question prend de plus en plus d'importance à mesure que les lunettes connectées se généralisent.

Lunettes de pervers : un surnom illustrant des usages malveillants

Le débat va bien au-delà de la question de savoir si le médecin a réellement appuyé sur le bouton d’enregistrement. Lors d’une consultation, les patients partagent des informations médicales sensibles et peuvent se retrouver physiquement exposés lors des examens. La présence d’un appareil capable d’enregistrer cette interaction peut donc soulever des préoccupations en matière de vie privée, même si aucun enregistrement n’a finalement lieu.

La réputation de ces appareils a été particulièrement détériorée par des usages malveillants. De nombreux influenceurs, majoritairement masculins, se sont servis de ces lunettes pour filmer discrètement et sans leur consentement des femmes qu'ils tentaient de séduire, dans le seul but de publier ces vidéos sur Internet. D'autres individus sont allés jusqu'à faire du chantage en tentant d'extorquer de l'argent aux personnes enregistrées secrètement.

Une enquête de la BBC a identifié des centaines de vidéos enregistrées sans consentement par des dizaines d’influenceurs à l’aide de lunettes connectées. Des hommes filmaient secrètement des femmes dans des salles de sport, sur les plages et dans les transports en commun, accumulant ainsi des millions de vues en ligne. Un homme a secrètement filmé une femme, diffusé les clips sur les réseaux sociaux, puis exigé un paiement pour les supprimer.

Bien sûr, Meta et les autres fabricants ne disposent d'aucun moyen pour empêcher les usages malveillants, si ce n'est de compter sur la bonne moralité des utilisateurs. En raison de ces dérives extrêmement aliénantes pour le public, ces appareils sont désormais fréquemment qualifiés de « lunettes de pervers ».

Meta intègre des capacités plus terrifiantes malgré la controverse

Ce mépris du consentement est ancré dans la manière dont Meta entraîne son IA. En mars, une enquête menée par deux journaux suédois a révélé que des sous-traitants au Kenya, chargés d’examiner les clips filmés pour améliorer l’expérience des lunettes, observaient des personnes aux toilettes ou en train d’avoir des relations sexuelles. « On voit tout, des salons aux corps nus », a déclaré un employé au Svenska Dagbladet et au Göteborgs-Posten.

La réponse de Meta ? Résilier le contrat avec son partenaire kenyan et continuer comme si de rien n’était. Un mois plus tôt, le New York Times avait révélé que Meta travaillait sur une nouvelle fonctionnalité encore plus terrifiante. Cette fonctionnalité, baptisée en interne « Name Tag », permettrait aux utilisateurs de ses lunettes d’identifier des personnes et de trouver des informations à leur sujet grâce à une immense base de données alimentée par l’IA.

Il ne s’agit pas seulement de vie privée, mais aussi de sécurité. Imaginez un inconnu assis en face de vous dans un train. À travers ses lunettes, il pourrait voir votre nom, vos réseaux sociaux, vos amis communs, ainsi que votre lieu de travail, votre établissement scolaire ou vos lieux de sortie, sans votre aval.

Cette technologie élimine pratiquement toute possibilité de passer inaperçu dans la foule. Elle transforme chaque espace public en une base de données consultable où n’importe qui disposant des moyens pour s'offrir une paire de lunettes peut découvrir votre identité en un clic. Pour les victimes de violences conjugales ou les femmes harcelées, cela représente une menace constante. « C'est en effet digne d'un épisode de Black Mirror », a écrit un critique.

Les lunettes connectées ont-elles une fonction ou une utilité réelle ?

Cette polémique a aussi ouvert un débat plus nuancé sur la technologie elle-même. Pour certains détracteurs, ces dispositifs n'auraient d'autre utilité que l'espionnage ou la collecte massive de données personnelles. « Leur objectif est de permettre à Meta de collecter des données personnelles sur absolument tout le monde, comme des photos de nu ou des dossiers médicaux », selon un critique. D'autres internautes se montrent toutefois plus mesurés.

Pour ces critiques, les lunettes connectées peuvent avoir des utilisations légitimes, notamment pour les personnes en situation de handicap. Des fonctionnalités telles que l'assistance visuelle, la traduction et le sous-titrage pourraient rendre cette technologie utile dans la vie quotidienne et dans le milieu professionnel.

Ces commentateurs estiment que la question n’est donc pas nécessairement de savoir si les lunettes connectées doivent exister, mais plutôt où les modèles équipés d’une caméra devraient être autorisés et dans quelles conditions. « Pour les professionnels de santé, une politique claire pourrait apporter davantage de certitude aux patients et au personnel. Par exemple, elles peuvent être interdites dans les salles d'examen », a déclaré un critique.

Et vous ?

Quel est votre avis sur le sujet ?
Que pensez-vous du port de lunettes connectées dans une salle de consultation médicale ?
Que pensez-vous de la controverse suscitée par ces appareils ? Ont-ils une fonction pertinente ?

Voir aussi

Meta réagit à une révélation fracassante concernant ses lunettes Ray-Ban et supprime en silence le système de reconnaissance faciale de l'appli de ses lunettes connectées, après la publication d'un rapport

Les lunettes connectées portent désormais le surnom péjoratif de « lunettes de pervers » en raison de leur utilisation abusive. Le rejet est tel que certains détenteurs ont peur de les utiliser en public

Le chantage via des lunettes connectées est désormais réel : un homme a secrètement filmé une femme via ces dispositifs, diffusé les images sur les réseaux sociaux, puis exigé un paiement pour les supprimer
Vous avez lu gratuitement 3 488 articles depuis plus d'un an.
Soutenez le club developpez.com en souscrivant un abonnement pour que nous puissions continuer à vous proposer des publications.

Une erreur dans cette actualité ? Signalez-nous-la !

Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 12/08/2026 à 13:25
Le praticien a déclaré ne pas enregistrer la séance
Si c'est pas pour enregistrer, à quoi est-ce que le port de lunettes connectées peut bien lui servir???

Est-ce un médecin qui a fait passé ses examens universitaires à une IA au lieu d'apprendre les bases de la médecine et il se voit aujourd'hui obligé de se référer aux cours qu'il n'a jamais lu en toute discrétion???
5  0 
Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 24/08/2026 à 17:42
Partagez-vous les avis selon lesquels ces lunettes devraient être purement et simplement interdites ?
Un grand OUI!!!!!!!!!!!!!!!

Déjà parce que c'est une invitation à la violation de la vie privée... Mais il y a pire encore... C'est une invitation à la connerie et aux actions illicites!!!

Sans ces lunettes, on a déjà droit à une avalanche de vidéos du genre: "Le crétin qui roule à contre-sens sur l'autoroute à 200 km/h", "La bande de crétins qui se mettent à 30 pour tabasser le petit de l'école", "La bande de crétins qui se mettent à 10 pour voler le blouson ou le smartphone de x ou y"

On va donc avoir droit aux viols filmés? Aux assassinats en direct? Aux pyromanes mettant le feu aux forêts? Et toutes les autres joyeusetés qui sont permises par l'approche "filmer en main libre"?

Vous pouvez chercher longtemps, il n'existe pas une seule activité sérieuse qui nécessite des lunettes connectées!
4  0 
Avatar de kain_tn
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 12/08/2026 à 21:06
Citation Envoyé par Artaeus Voir le message
Je ne vois pas en quoi un abus clair et très spécifique doit aboutir à une interdiction complète et générale ...
Il est tout simplement interdit de filmer en consultation, que cela soit avec une caméra de surveillance, un téléphone ou même une go-pro.
Disons que quand tu portes une go-pro ou un téléphone, ça se voit tout de suite... Ce n'est pas forcément le cas avec des lunettes connectées.
3  0 
Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 25/08/2026 à 16:30
Citation Envoyé par Syhard Voir le message
Dans l'espace public filmer est parfaitement légal sans demander l'accord de qui que ce soit, c'est exactement comme les gens avec une GoPro sur les pistes de ski ou leur smartphone dans la rue pour un usage perso t'as zéro obligation de faire signer une décharge ou de flouter les gens

L'autorisation ou le floutage c'est uniquement si tu diffuses publiquement la vidéo sur les réseaux et qu'une personne est clairement le sujet principal pas quand elle passe juste en arrière-plan
Faux!!!

En France, il n'existe pas de notion de "sujet principal" ou non...

Il est interdit de filmer une personne sans sa permission dans un lieu privé. Dans un lieu public, c'est parfois permis de filmer, mais diffuser l'image sans accord reste interdit.
Et pour info:

1. Le terme "parfois" ne signifie pas "toujours"!!!

2. Le terme "reste interdit" veut bien dire "interdit"

---

En Suisse, il n'y a pas de différence entre un lieu privé ou public: Le droit à sa propre image est protégé par l'article 28 du Code civil suisse (CC): Toute personne identifiable sur une vidéo constitue une donnée personnelle. Il est interdit de la filmer ou de diffuser les images sans son consentement exprès...

---
Chaque pays protège le droit à sa propre image même si il y a des variantes d'une loi à l'autre
4  1 
Avatar de totozor
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 13/08/2026 à 7:59
Pour moi les choses sont simples : des données particulièrement critiques sont évoquées pendant une consultations : des données médicales.
Ces données ne doivent pas être mises à disposition de Meta ou de toute autre société.

Et ce n'est pas parce qu'elles sont mal protégées en nominal qu'on doit ouvrir grand les portes de la grande surface.
D'autant plus quand on sait ce que Facebook a déjà fait de nos données par le passé.
2  0 
Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 25/08/2026 à 13:59
Citation Envoyé par Syhard Voir le message
Tu inverses complètement les rôles. Filmer, c'est inoffensif. Rouler à contresens à 200 km/h, c'est un délit. Le problème n'a jamais été la caméra, c'est le mec au volant.

C'est comme vouloir interdire les voitures parce que certains conduisent bourrés. On s'attaque à l'outil au lieu de s'attaquer au vrai coupable.

Remet toi en question c'est comme si tu défend un violeur et accuse une victime
Faux!

Quand on fournit un marteau, l'outil est destiné à planter des clous... Un taré peut utiliser ce même marteau pour taper sur la tête de son voisin... C'est lui qui est responsable de cet acte délictueux et pas le fabricant du marteau...

A la différence du marteau, les lunettes connectées ne sont pas destinées à réaliser une activité licite... Les lunettes connectées ne permettent qu'une seule chose: Violer la loi!!!

Et oui, mon bon monsieur qui conseille aux autres ce qu'il devrait s'appliquer à lui-même: On ne peut filmer ou enregistrer quelqu'un qu'après lui avoir demandé son autorisation explicite ou en prenant les mesures pour que la personne enregistrée soit rendue anonyme... Les lunettes connectées ne permettent ni le premier point, ni ne mettent en oeuvre le 2ème point...


Le fabricant des lunettes connectées est donc responsable et viole les lois appliquées dans l'ensemble des pays du continent européen!
3  2 
Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 04/09/2026 à 11:25
On remarquera que la Norvège n'est pas membre de l'UE!!!

Il y a ceux qui parlent... Et ceux qui agissent
1  0 
Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 14/08/2026 à 11:19
Citation Envoyé par totozor Voir le message
Ces données ne doivent pas être mises à disposition de Meta ou de toute autre société.
Les données des "neuneux" qui utilisent des app pour enregistrer leur données physiologiques ou pour gérer des programmes d'entrainement physique finissent où?

Petit indice: Bon nombre de ces app sont mises gratuitement à disposition par des assureurs maladie quand ce ne sont pas ces mêmes assureurs maladie qui signent de discrets contrats avec les éditeurs tiers de ces app!!!

---

Ces app et leur données "baladeuses" sont même un risque pour les services de sécurité: A plusieurs reprises, des dirigeants politiques comme le président américains ont pu être localisés grâce aux membres de leur service de sécurité allant faire un jogging avec dans la poche une petite app bien pratique... Pour l'adversaire!
0  0 
Avatar de totozor
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 17/08/2026 à 7:40
Citation Envoyé par Anselme45 Voir le message
Les données des "neuneux" qui utilisent des app pour enregistrer leur données physiologiques ou pour gérer des programmes d'entrainement physique finissent où?
Je suis d'accord mais il y a un monde entre installer Strava sur son GSM pour faire un concours de quequette avec les voisins.
Et un médecin qui met à disposition les données de ton dossier médical sans que tu n'ai même été informé du début du risque.
0  0 
Avatar de Access_to_folder
Nouveau Candidat au Club https://www.developpez.com
Le 25/08/2026 à 16:14
Citation Envoyé par Syhard Voir le message
Dans l'espace public filmer est parfaitement légal sans demander l'accord de qui que ce soit, c'est exactement comme les gens avec une GoPro sur les pistes de ski ou leur smartphone dans la rue pour un usage perso t'as zéro obligation de faire signer une décharge ou de flouter les gens
L'autorisation ou le floutage c'est uniquement si tu diffuses publiquement la vidéo sur les réseaux et qu'une personne est clairement le sujet principal pas quand elle passe juste en arrière-plan
Pouvez-vous documenter votre affirmation ? Normalement cela s'applique dès la captation, c'est à dire l'enregistrement, même sans diffusion à des tiers. Voir mon message ci-dessus n° #73 (lien) qui renvoie sur une synthèse juridique sur le sujet.
Ensuite, il y a des jurisprudences que certains revendiquent, sur le fait qu'à partir d'un certain nombre de personnes sur le cliché, cela n'est pas atteinte à la vie privée, même en lieu public. C'est ensuite au juge d'apprécier s'il y a eu intention ou non de porter atteinte à la vie privée... Mais je ne suis pas juriste.
1  1