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Un nouveau projet de loi exige que les imprimantes 3D soient approuvées par les autorités judiciaires et intègrent un mécanisme logiciel qui bloque l'impression d'armes à feu ou leurs composants

Le , par Mathis Lucas

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Un élu californien propose une loi visant à obliger les fabricants d’imprimantes 3D à intégrer un dispositif empêchant la production d’armes à feu ou de leurs composants. L’objectif est de limiter la fabrication domestique de « ghost guns » en déplaçant le contrôle au niveau même de la machine, plutôt que de se concentrer uniquement sur la diffusion des fichiers. La prolifération rapide des armes à feu imprimées en 3D est un problème pernicieux qui touche la France et de nombreux autres pays. Cependant, la communauté open source, des fournisseurs et des fabricants critiquent l'initiative et affirment qu'elle risque d'imposer un « logiciel de surveillance inutile ».

L'histoire des armes à feu imprimées en 3D débute en 2013 avec le « Liberator », premier pistolet en plastique fonctionnel conçu par Cody Wilson (Defense Distributed). Initialement peu fiables, ces armes à feu ont évolué vers des modèles semi-automatiques combinant polymères et pièces métalliques, ce qui les rend difficiles à détecter et pratiquement impossibles à tracer. Les autorités tentent depuis des années de contrecarrer cette menace persistante.

Ces armes sont également connues sous le nom de « ghost guns » (armes fantômes). Fin 2024, l'affaire Luigi Mangione, accusé d'avoir tué le PDG d'UnitedHealthcare avec une arme imprimée en 3D, a relancé le débat aux États-Unis et déclenché une vague de projets de loi dans plusieurs États, dont la Californie. Le 17 février 2026, l'élue californienne Rebecca Bauer-Kahan a déposé un projet de loi intitulé « California Firearm Printing Prevention Act ».

Son objectif affiché : empêcher l'impression 3D de pièces d'armes à feu non traçables. Le texte interdirait la vente ou le transfert de toute imprimante 3D en Californie à moins qu'elle ne figure sur une liste officielle tenue par le ministère de la Justice (DOJ), certifiant que l'appareil est équipé d'une « technologie de détection et de blocage des fichiers d’armes ». Les fabricants seraient appelés à soumettre « une attestation pour chaque modèle vendu ».

« Cette législation adopte une approche proactive en matière de sécurité publique en garantissant que les imprimantes 3D vendues en Californie intègrent la technologie permettant de bloquer la production d'armes à feu illégales », a déclaré l'élue démocrate Rebecca Bauer-Kahan à propos de cette législation.

Un logiciel de détection perçu comme un dispositif de surveillance

Si la loi est adoptée, à partir du 1er mars 2029, elle interdira la commercialisation de toute imprimante absente de la liste approuvée par le DOJ. Désactiver ou contourner le logiciel de blocage constituerait un délit pénal et les infractions civiles pourraient atteindre 25 000 dollars par violation. L'auteur a évoqué un cas où la police a arrêté un homme dans le comté de Sonoma, en Californie, dans le cadre d'une enquête sur la fabrication d'armes à feu illégales.


La police a saisi trois imprimantes 3D, ainsi que 157 armes de poing, dont beaucoup semblent être des récepteurs inférieurs imprimés en 3D pour les armes à feu. Mais cette proposition fait l'objet de controverses de la part de fournisseurs de pièces informatiques et de membres de la communauté open source.

Le projet de loi introduit en effet un volet « surveillance » : les imprimantes certifiées devraient conserver des journaux internes et potentiellement signaler aux autorités toute activité suspecte ou tentative d'impression de fichiers réglementés. C'est ce mécanisme d'autodéclaration qui a valu à la loi son surnom « d'imprimante qui se dénonce elle-même ». Cela a déclenché un grand débat sur les forums en ligne, de nombreux utilisateurs critiquant la législation.

« Comment ce logiciel va-t-il savoir que vous n'êtes pas en train de réparer un pistolet à eau ? La Californie provoque le cancer », a écrit un critique. Un autre ironise : « profitons de l'occasion pour emprisonner les professeurs de physique qui révèlent à leurs élèves qu'une chute de pierre peut tuer ». Précédemment, des projets de loi similaires ont été proposés à Washington et à New York, mais ils ont finalement été abandonnés à la suite d'objections.

Objections techniques et industrielles liées à cette proposition

La loi exigerait que le DOJ ou tout autre organisme public compétent supervise la mise en œuvre de la réglementation proposée, notamment en certifiant les algorithmes de blocage d'impression d'armes à feu. La technologie de blocage peut inclure du matériel, des micrologiciels ou d'autres mesures technologiques...
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Avatar de forthx
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 24/02/2026 à 14:48
Avons nous des cas de blessure ou de mort par des armes imprimés en 3D en France ? (attention, sans pièces d'armement manufacturés hors 3d comme un canon ou autre ...)
Même question pour les usa et l’Europe pour élargir.
J'ai fait une recherche rapide et je ne trouve que 2 cas ou une partie de l'arme est faite en 3D (mais pas toute l'arme).

De fait j'ai du mal a comprendre le besoin si ce n'est de se servir d'une peur fictive pour restreindre nos libertés.
Mais ce ne serait pas la première fois
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Avatar de Mingolito
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 24/02/2026 à 16:30
En France, pays en perdition victime d'une guerre civile, un gang peut se procurer facilement des armes de guerre comme des Kalachnikov, donc le besoin de faire des armes avec une imprimante 3D ne saute pas aux yeux, néanmoins ça reste un problème, par exemple la possibilité d'imprimer des armes en plastiques pour avoir une arme qui passe les contrôles de sécurité par exemple. Tu peux aussi imprimer des détonateurs pour créer des armes explosives.
Bref en clair n'importe qui peux acheter une imprimante 3D et fabriquer des armes mortelles, qui normalement sont soit interdites, comme les armes de guerre, ou alors doivent êtres déclarées si tu les achètes dans une armurerie officielle.
Donc oui il y a bien un problème avec les imprimantes 3D :
Démantèlement d’un important trafic d’armes fabriquées en 3D
Une arme fabriquée à l'aide d'une imprimante 3D retrouvée après une tentative d'assassinat à Marseille
Ces armes en 3D expédiées comme une lettre à la poste, pour obtenir des armes à feu sans numéro de série et non traçable, des malfaiteurs utilisent désormais des imprimantes 3D, expédiées par colis postal pour contourner les contrôles

Je pense cependant que ça va être impossible à réguler, car si jamais les constructeurs ont obligation de les brider, ça sera sans doute facile à débrider, et s'il devient interdit officiellement de publier les plans sur le web ça sera cependant facile à trouver officieusement, comme par exemple sur le Dark web ou tout simplement les réseaux P2P.

On a vu que ça a donné avec avec le bridage des mobylettes, vélos électrique et trottinettes, c'est débridable pour moins de 40 euros...
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Avatar de J_P_P
Membre régulier https://www.developpez.com
Le 26/02/2026 à 0:04
Nos adinistratifs n'ont vraiment rien à faire pour penser à de pareilles choses ... ou bien ils n'on vraiment pas assez de travail pour être obligés d'inventer des règlements stupides.
Si je veuw une arme, illégale bien sûr, je n'ai qu'à aller dans certains quartiers et pour un prix modique je serais satisfait.
C'est un peu coomme le contrôle d'internet, pour "protéger les enfants" on va exiger que nos administrations puissent décoder tout message, mais ils omettent le fait que d'autres personnes, mal intentionnées pourront en faire autant !
Ce genre de règlements masque une absence complète de sens commun, il faut eempiler des règles pour montrer que l'administration existe. Aucun besoin de règles pour savoir que nos administrations existent, il n'y a qu'à voir
le montant des impots que l'on paye.
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