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Richard Stallman sur le piratage : « Le partage est une bonne chose et devrait être légal ». Il affirme que partager n'est pas voler et accuse l'industrie d'avoir transformé l'entraide numérique en faute morale

Le , par Stéphane le calme

131PARTAGES

22  0 
Pour Richard Stallman, le mot « piratage » est déjà une concession idéologique. Derrière ce terme chargé, forgé par l’industrie culturelle et logicielle, se cache selon lui une réalité bien différente : le partage. Dans une intervention publique longuement commentée où il a éclairé sans filtre sa pensée, Stallman ne se contente pas de défendre le logiciel libre. Il attaque frontalement l’idée même qu’il serait immoral de copier, de partager ou de contourner les barrières juridiques et techniques imposées aux utilisateurs

Vendredi, Richard Stallman, âgé de 72 ans, a fait une apparition de plus de deux heures à l'Institut de technologie de Géorgie, où il a abordé des sujets aussi variés que l'intelligence artificielle, les voitures connectées, les smartphones, les lois sur la vérification de l'âge et sa distribution Linux préférée. Mais dès le début, Stallman a également déclaré à l'auditoire : « Eh bien, je déteste les DRM et je n'ai aucune copie de quoi que ce soit avec DRM. Je ne veux aucune copie de quoi que ce soit avec DRM. Je n'ai jamais voulu quoique ce soit au point de m'incliner devant les DRM. Alors je dis : "Au diable Spotify et Netflix !" ».

Cela a donné lieu à un moment intéressant lorsqu'une personne lui a demandé plus tard si nous avions l'obligation éthique d'éviter le piratage : « Pensez-vous que nous avons l'obligation éthique d'éviter le partage interdit ? L'article en question parle de piratage. »

Pour mémoire, la Biélorussie légalise le piratage de films, de musique et de logiciels... en provenance de pays « ennemis », en réponse aux sanctions qu'elle a subies pour avoir soutenu l'invasion russe en Ukraine

Refuser le vocabulaire du mot « piratage »

Stallman commence par un geste simple mais radical : il refuse d’employer le terme « piratage » pour parler de la copie de logiciels, de musiques ou de films. Pour lui, le mot n’est pas neutre. Il assimile volontairement le partage à une activité criminelle violente, alors qu’il s’agit d’un acte coopératif entre individus. Copier un fichier ne prive personne de l’original, ne détruit aucun bien et ne crée aucune pénurie artificielle, si ce n’est celle imposée par le droit.

Il est explicite : « La seule façon dont je peux regarder un film, c'est d'obtenir un fichier, par exemple un fichier MP4 ou MKV. Et je suppose que je l'obtiendrais en le copiant à quelqu'un d'autre. Le partage est une bonne chose. Empêcher les gens de partager est mal. » Cette phrase résume une position constante depuis des décennies. Les lois qui interdisent la copie ne protègent pas la société ; elles divisent les individus et instaurent un rapport de domination où l’utilisateur devient suspect par défaut.

Voici un extrait de sa réaction :

« Je n'utiliserai pas le mot "piratage" pour désigner le partage. Le partage est une bonne chose et devrait être légal. Ces lois sont injustes. Le droit d'auteur tel qu'il existe actuellement est une injustice. Et l'article l'explique clairement. Je n'hésite donc pas à partager des copies de quoi que ce soit. Je n'ai pas de copies de logiciels non libres, car cela me dégoûte et je ne veux pas en avoir. Je n'utilise pas de copies. Mais si vous vouliez en copier, j'ai probablement quelque part des CD-ROM qui m'ont été donnés et qui contiennent des logiciels non libres que je n'ai jamais regardés ni utilisés.

« Mais, si vous les vouliez, je vous les donnerais. Je dirais "eh bien, prenez le CD. Je n'en veux pas de toute façon". Mais ce n'est pas parce qu'il existe une loi qui donne à certaines personnes un pouvoir injuste que le fait d'enfreindre cette loi devient répréhensible. Maintenant, en ce qui concerne la musique, je partage la musique. Les lois qui empêchent les gens de partager sont un exemple de division pour mieux régner. Elles sont injustes. Directement injustes sur le plan moral. Diviser les gens en leur interdisant de s'entraider est méchant. Et en ce qui concerne le piratage, j'aime bien le premier Pirates des Caraïbes, mais dans le deuxième, il y avait un méchant qui était un perroquet. J'aime les perroquets, donc je n'ai pas aimé celui-là. »


Une position fidèle à l’ADN du logiciel libre

Pour comprendre la réponse de Richard Stallman, il faut revenir à la philosophie qui structure toute son œuvre. Depuis les années 1980, il défend l’idée que le logiciel n’est pas un bien ordinaire. Copier un programme ne prive personne de l’original, contrairement à un objet matériel. Dès lors, assimiler la duplication logicielle à un vol relève, selon lui, d’un abus de langage soigneusement entretenu par les ayants droit.

Dans cette logique, Stallman distingue clairement la légalité de la moralité. Un acte peut être illégal sans être immoral. Le droit d’auteur appliqué au logiciel est, à ses yeux, une construction politique destinée avant tout à préserver des rentes économiques, souvent au détriment des libertés fondamentales des utilisateurs. Copier un logiciel propriétaire pour l’utiliser, l’étudier ou simplement accéder à une fonctionnalité essentielle ne constitue donc pas, dans son raisonnement, une faute morale intrinsèque.

Il rappelle aussi que l’industrie du logiciel a largement prospéré grâce au partage, à la circulation des idées et à la réutilisation du code, bien avant que les modèles propriétaires ne deviennent dominants. La criminalisation du « piratage » serait ainsi une réécriture de l’histoire au profit des acteurs les plus puissants.


Les arguments « pour » : quand le piratage devient un acte défensif

Les partisans de la position de Stallman avancent plusieurs arguments récurrents. Le premier concerne l’accès. Dans de nombreuses régions du monde, le prix des logiciels propriétaires est totalement déconnecté du pouvoir d’achat local. Interdire la copie revient, de facto, à exclure des millions de personnes de l’éducation, de la création et même parfois de l’emploi.

Un autre argument porte sur la préservation de l’autonomie numérique. Les logiciels modernes intègrent de plus en plus de mécanismes de surveillance, de restrictions artificielles et de dépendance aux serveurs de l’éditeur. Copier un logiciel, le contourner ou le maintenir hors ligne peut être perçu comme une manière de reprendre le contrôle sur son propre outil de travail.

Un internaute résume cette idée de façon assez crue : « Quand un éditeur vend une licence qui expire, espionne l’utilisateur et peut désactiver le produit à distance, le problème moral n’est plus la copie, mais le modèle économique lui-même. »

D’autres rappellent que le piratage a souvent servi de porte d’entrée vers des carrières techniques. De nombreux développeurs admettent avoir appris sur des outils qu’ils n’auraient jamais pu se payer légalement, avant de contribuer ensuite à des projets open source ou à des entreprises innovantes.

Les arguments « contre » : la réalité économique des créateurs

À l’inverse, les critiques de cette vision soulignent que le logiciel n’est pas créé par magie. Derrière chaque programme se trouvent des ingénieurs, des designers, des testeurs, parfois des petites structures dont la survie dépend directement des ventes. Assimiler toute copie à un acte moralement neutre reviendrait à nier cette réalité.

Certains commentateurs rappellent que, même si la copie ne prive pas l’auteur de l’original, elle peut réduire sa capacité à financer les versions futures, le support ou la maintenance. Dans le cas des logiciels spécialisés, professionnels ou de niche, le piratage massif peut réellement tuer un produit.

Un autre point souvent soulevé concerne...
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Avatar de smarties
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 28/01/2026 à 10:14
De toute façon les ayant droit cherchent à nous faire consommer comme ils le veulent et la tendence est de nous mettre des abonnements sur tout et tout en ligne... quand il y a des coupures d'internet, plus rien ne fonctionne.

Pour la musique, du streaming ou des fichiers avec probablement des DRM. Quand ça me plaît j'achète le vinyle et télécharge le FLAC avec Nicotine ou parfois je l'achete sur Qobuz

Pour les films, acheter des BD ou des DVD ça prend de la place donc en dehors de quelques excellents, j'ai sur des disques externes. J'emprunte de temps en temps à la médiathèque même si ce ne sont pas des nouveautés.
Avec les DRM sur ces supports, je ne me prends pas la tête, je télécharge comme ça j'ai le choix des formats.

Pour les ebooks c'est epub ou rien.
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Avatar de Os_Free_World
Nouveau Candidat au Club https://www.developpez.com
Le 30/01/2026 à 4:50
Tout d'abord merci beaucoup pour ce super article. La synthétisation des propos de Stallman et le rappel des pour et des contre permet de bien saisir les enjeux.

La question est compliquée, et si je soutiens globalement la position de Stallman, je suis tout de même un tout petit peu plus nuancé.

Pour moi, pour des raisons éthiques, tout ce qu'on peut copier coller doit pouvoir être partagé librement, autant pour des raisons d'égalité d'accès que de possibilités d'évolutions. Si on ne partage pas ce qu'on garde lorsqu'on le donne, quel espoir de vivre ensemble ? S'ils n'ont pas accès aux oeuvres et outils, comment peuvent-ils participer à la société ? (Développer d'autres oeuvres, d'autres programmes ?) Le partage ouvert et gratuit est un symbole magnifique.

Je n'avais jamais vu le terme "piratage" comme une assimilation à quelque chose de négatif pourtant c'est bien le cas. Et que quand un parent télécharge un Disney vieux de 20 ans sans payer parce qu'il n'a pas les moyens, il ne fait évidemment rien de mal. C'est pourtant illégal. Et les ayants droits ne veulent pas perdre leur poule aux oeufs d'or, bien que la légitimé morale de leur position est plus que douteuse. En effet cet argent est-il bien utilisé pour financer d'autres œuvres ? Et quand bien-même, qu'elle est la légitimité de ces ayants droits à choisir ce qui serait financé ou non ?

Ce partage est considéré comme utopique au regard des réalités économiques des créateurs. Artistes ou codeurs, tout travail mérite salaire, et ils méritent de vivre dignement de leur travail. Et je trouve que l'argument de l'intervenant sceptique tout à fait logique : « Si tout le monde applique cette logique, plus personne ne pourra vivre de la création logicielle hors subventions ou mécénat. » Mais je suis très triste que ce soit un argument "contre" (même si c'est réaliste). Vivre de dons et de subvention est perçu comme "mendier" alors que c'est de super système de financement en théorie. En pratique il faut qu'il y ait de l'argent dans les tuyaux. Le financement participatif est pour moi aussi un levier très puissant. En effet certaines personnes sont réticentes à l'idée de payer pour ce qui existe déjà (s'ils ont tort je trouve, je comprends). Payer pour permettre à quelquechose d'exister est plus concret et engageant. Je suis prêt à payer 5 fois plus cher pour un projet en Open-source accessible ensuite gratuitement à tous, ouvert à l'évolution. Alors que payer une fois un produit fermé que je serai le seul par ma contribution à pouvoir utiliser... Ces systèmes sont en plus opaques : quelle part revient vraiment aux créateurs ?

Et c'est pour moi la dessus qu'il faudrait insister : sur la vertu des systèmes de financement "ouverts". A quel point c'est important de financer l'Open-source, la science ouverte, et l'accès des oeuvres à tous.

Parce qu'en effet les situations de beaucoup de créateurs sont précaires et ce n'est pas acceptable. Quand je refuse de payer un abonnement, ce n'est pas que je ne veux pas rémunérer leur travail, c'est que je ne veux pas financer un intermédiaire et alimenter des rapports de force. Des rapports de force autant entre l'intermédiaire et les utilisateurs, mais aussi le rapport de force entre l'intermédiaire et le créateur. (C'est très caricatural mais pour le cinéma l'affaire Weinstein avait montré cette emprise. Alors pour ce qui est de la direction artistique ou les implications d'un projet, on comprend que les libertés peuvent s'effondrer).

Les créateurs sont précaires aussi à cause de ce système économique, du rapport de force énorme des diffuseurs vis à vis d'eux. Il ne faudrait pas que le partage libre soit un problème de plus, mais une solution. Et je comprends bien que "même quand les gens sont obligés de payer on n'a pas assez d'argent, alors si ils peuvent y accéder gratuitement..." c'est logique. Mais ce n'est pas prendre le problème par le bon bout selon moi.

En gros pour résumer ma position de manière grossière mais synthétique, soit on finance directement les artistes sans intermédiaires (+ d'argent pour eux) et ensuite l'accès est libre (+ de liberté et d'égalité). Soit on finance un système opaque avec forte concentration des pouvoirs + logiques liberticides.

En gros je suis contre la propriété intellectuelle, qu'une idée, oeuvre ou concept puisse être vendus comme un produit. C'est appliquer des logiques mercantiles à l'éducation et à la culture, alors qu'on pourrait faire autrement.
Mais je suis pour le droit d'auteur. Si un créateur veut le faire au sein d'un système économique, je trouverais cela tout aussi liberticide de récupérer son travail sans son consentement ou lui interdire de le partager selon le modèle économique qu'il souhaite.

Je trouve ce modèle critiquable, parce que si tout travail mérite salaire, une création intellectuelle (partageable à l'infini par informatique) ne devrait pas signifier pas argent infini par consommateur. Parce que pour les autres secteurs économiques, lorsqu'on fabrique une chaise on ne la vend qu'une fois. Et comme on est au sein d'un même système économique c'est injuste (cet argent te permet d'acheter en boucle, des légumes et de la nourriture qui eux ne sont pas multipliables à l'infini). Cependant il ne faut pas mettre les créateurs physiques et immatériels dos a dos. Bref il y a aussi une dimension politique très forte en considérant une oeuvre comme un produit. Les deux visions ont nécessairement des écueils, et c'est pour ça qu'il est important d'en discuter pour se comprendre.

La critique du système actuel ne suffit pas, il faut surtout proposer et construire une alternative. On ne peut pas exiger des créateurs qu'ils se jetent dans la fosse aux lions (même si énormément de codeurs l'ont fait, et ont créé des projets incroyables, fait vivre l'Open-Source etc.).

Il faut avant tout construire des structures pour les aider, mais surtout financer ses structures (même si c'est un peu le serpent qu il se mord la queue, il faut bien des créateurs qui s'essayent à ce modèle économique pour le faire tourner).

Mettons de l'argent dans ce modèle économique ! Comme il y a moins d'intermédiaire il fonctionnerait mieux avec moins d'argent, mais pas sans.

Pour revenir au "piratage" : récupérer une oeuvre à des ayants-droit, oui, court-circuiter les volontés d'un auteur, non. Et l'équilibre entre les 2 est compliqué, donc il faudrait mettre en place un financement pertinent en amont.
2  0 
Avatar de foetus
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 30/01/2026 à 20:14
Citation Envoyé par Os_Free_World Voir le message
... Et c'est pour moi la dessus qu'il faudrait insister : sur la vertu des systèmes de financement "ouverts". A quel point c'est important de financer l'Open-source, la science ouverte, et l'accès des oeuvres à tous. ...
C'est 1 vision étriquée qu'1 artiste c'est 1 musicien/ groupe de musique
Prenons 3 autres types d'œuvre/ artiste
  1. film/ jeu vidéo
  2. livre - bande dessinée/ fonte - police de caractères
  3. logiciel / *vidéo* style YouTube (rétrospective, journal, ...)


Comment gagner sa vie sans vendre ton *œuvre* ?
Les musiciens peuvent vendre des places de concerts, avoir des commissions pour les festivals ou des émissions
C'est pour cela que c'est 1 vision étriquée, pour les autres *artistes* il n'y a pas cela
  1. tu peux vendre des éditions collector pour 1 film/ jeu vidéo, mais sinon il n'y a rien - et cela coûte des frais de production/ logistique/ distribution
  2. pour 1 livre, 1 fonte, là tu n'as rien : des séances de lecture publiques ? des autographes payants ?
  3. pour 1 logiciel, 1 *vidéo*, tu as les magasins/ sites en ligne qui proposent 1 rémunération - mais c'est très très variable et fluctuant

Il y a éventuellement faire du merchandising ... mais cela demande aussi des frais de production/ logistique/ distribution (sauf les trucs style "drop shipping") - mais tu t'éloignes de ton domaine et les bénéfices ne sont pas du tout assuré d'être garantis (il y a pleins de témoignages d'échec)

Que demander pour 1 financement participatif ?
Pour les musiciens, 1 album, cela ne doit pas dépasser 500K : donc cela est raisonnable

*) pour 1 livre, 1 fonte, 1 logiciel, 1 *vidéo*, cela ne doit pas dépasser 150K : donc cela est raisonnable
Après certains projets doivent être plus *motivants* : par exemple faire 1 *vidéo* cool (sur la musique, ciné, ...) vs 1 fonte ou 1 livre

*) pour 1 film ou 1 jeu vidéo, là c'est compliqué. Tu prends 1 jeu comme Clair Obscur estimé à 8 millions (apparemment fausse et c'est +)
Cela commence à faire beaucoup surtout lorsqu'on arrive à + de 20 millions pour 1 financement participatif.
Alors certes tu peux demander moins, mais le résultat final dépend fortement du budget - Clair Obscur est 1 bon exemple.
Et ne pas sortir les quelques jeux vidéos indépendants qui ont fait des millions : il y a plus de 10 000 jeux qui sortent chaque année sur Steam. Donc ces jeux à succès sont 1 goutte d'eau

Ensuite écoute les streameurs - créateurs de contenus sur YouTube et Twitch. Eux aussi c'est du participatif - les vues, les souscriptions (les subs), les dons directs, TIPEEE, ...
Les rénumérations sont très variables et fluctuantes (en 2025 - 2026 le taux de change dollar américain -> €uro n'aide pas) et il faut qu'ils streament beaucoup beaucoup d'heures avec au moins 2-3 opérations commerciales par an [et éventuellement faire du contenu vertical à côté]
Les gros streameurs (le fameux 1%, les millionnaires) ont tous au moins 1 très gros partenariat, sponsor : Webedia, Playstation, ... - ou alors 1 très grosse communauté sur les réseaux sociaux (comme Anyme023) qu'ils peuvent monnayer.

Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
Copier une chanson c'est comme enregistrer un morceau qui passe à la radio sur une cassette.
C'est 1 raisonnement assez faux
  • à la radio, les titres sont coupés
  • à la radio, tu as la *pub* - par exemple, au début de la chanson, 1 ajout comme *exclusivité NRJ*
  • à la radio, tu n'auras ni l'album complet ni certaines chansons ni certains artistes - mais même en téléchargement les vieux trucs (films, musiques, séries, livres, ...), pas trop connus, non américains, ... sont assez difficiles à trouver
  • à la radio, il faut attendre que la chanson passe - le téléchargement est très direct ... sauf temps de téléchargement
  • avec la radio numérique DAB+/ streamée, tu fais comment ?
2  0 
Avatar de Os_Free_World
Nouveau Candidat au Club https://www.developpez.com
Le 31/01/2026 à 9:22
Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
Ceux qui n'ont pas les moyens ont bien raison de craquer des logiciels payants.
Oui je suis d'accord, mais je trouve très dommage qu'en tant que société on en arrive à de telles extrémités. En faisant passer la rentabilité avant les intérêts humains. Heureusement que des licences étudiantes existent, malheureusement c'est plus pour recruter des utilisateurs que dans des logiques de partage et d'accessibilité.

Il reste qu'utiliser des logiciels Open-Source, c'est légal, participer à des projets qui font plus sens et plus durables. Cela permet de s'assurer de ne jamais devenir un "utilisateur captif", victime des choix de l'entreprise qui sont et seront potentiellement contre ses intérêts.

Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
Je ne suis pas modérateur du forum, mais cela me paraît être de l'incitation à la copie illégale, donc des propos répréhensibles.
Il donne son opinion dans un débat d'idées, j'espère qu'il n'y a rien de répréhensible la dedans.

Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
Ces arguments ne tiennent pas la route, juridiquement, la copie privée est autorisée à fin de sauvegarde de son propre original, pas la copie de sauvegarde d'un produit propriété d'un tiers. Les partisans du "piratage" créent volontairement souvent cette confusion, alors que sur le support physique original, les règles d'usage et les rappels à la loi y sont la plupart du temps répétées. De même pour les livres.

Tu détournes la question : bien sûr le piratage est illégal, pas de questions la dessus. La question c'est est-ce moral ? Est-ce que la loi est juste ? Quand on copie le DVD d'un copain, est-ce qu'on fait vraiment quelque chose de mal ?

Citation Envoyé par foetus Voir le message
C'est 1 vision étriquée qu'1 artiste c'est 1 musicien/ groupe de musique
J'ai peur que tu aies raison, je ne suis pas sûr de bien comprendre en quoi ma vision est étriquée. Tu dis ça parce que la notion d'oeuvre/produit est selon toi indispensable en dehors de la musique ou on peut vivre des représentations ?

Citation Envoyé par foetus Voir le message
Que demander pour 1 financement participatif ?
Pour les musiciens, 1 album, cela ne doit pas dépasser 500K : donc cela est raisonnable

*) pour 1 livre, 1 fonte, 1 logiciel, 1 *vidéo*, cela ne doit pas dépasser 150K : donc cela est raisonnable
Après certains projets doivent être plus *motivants* : par exemple faire 1 *vidéo* cool (sur la musique, ciné, ...) vs 1 fonte ou 1 livre
Oui c'est sûr que je ne pensais pas aux niches, et aux artistes qui interviennent tôt dans le processus créatif, en créant les polices en amont. Il faut bien sûr être vigilant, et inclure ceux avec moins de visibilité dans les processus de financement.

Citation Envoyé par foetus Voir le message
*) pour 1 film ou 1 jeu vidéo, là c'est compliqué. Tu prends 1 jeu comme Clair Obscur estimé à 8 millions (apparemment fausse et c'est +)
Cela commence à faire beaucoup surtout lorsqu'on arrive à + de 20 millions pour 1 financement participatif.
Ça paraît en effet peut réaliste. J'ai pourtant vu des projets kickstarter lever des millions pour des glaciaires connectées.

Aussi, ces millions que possèdent ces entreprises ne sont pas magiques. Ils proviennent des consommateurs qui ont achetés les produits. En tant que société nous avons cet argent, et c'est à nous d'en organiser les flux. Donc c'est sûrement utopique, mais pas totalement impossible.

Je dois t'avouer que je rêve d'un projet de grande envergure libre de droit en financement participatif, pour montrer que c'est possible (en plus de promouvoir indirectement le modèle).

Citation Envoyé par foetus Voir le message
Ensuite écoute les streameurs - créateurs de contenus sur YouTube et Twitch. Eux aussi c'est du participatif - les vues, les souscriptions (les subs), les dons directs, TIPEEE, ...
Les rénumérations sont très variables et fluctuantes (en 2025 - 2026 le taux de change dollar américain -> €uro n'aide pas) et il faut qu'ils streament beaucoup beaucoup d'heures avec au moins 2-3 opérations commerciales par an [et éventuellement faire du contenu vertical à côté]
Les gros streameurs (le fameux 1%, les millionnaires) ont tous au moins 1 très gros partenariat, sponsor : Webedia, Playstation, ... - ou alors 1 très grosse communauté sur les réseaux sociaux (comme Anyme023) qu'ils peuvent monnayer.
À mon sens, quand tu fais de la publicité tu vends ton audience (le temps de cerveau disponible). Quand tu regardes une publicité tu payes avec ton temps et ton attention. Après vu que c'est un modèle qui permet une stabilité financière et une grande accessibilité c'est un compromis pas mal. Mais je pense qu'on pourrait faire mieux ?

Et pour la comparaison à la radio, pour moi tu es à côté du propos : il ne voulait pas dire que c'est exactement la même chose, mais plutôt parler de la moralité de la copie : "c'est comme enregistrer un extrait radio ou télé sur cassette".

Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
D'où ma remarque précédente. Pirater est historiquement (faits réels ou romancés) associé à une notion d'attaque physique, d'assaut. Alors que " télécharge un Disney vieux de 20 ans sans payer parce qu'il n'a pas les moyens, il ne fait évidemment rien de mal" est aussi mal que d'aller piquer le DVD dans le rayon d'un magasin, mais se fait de manière plus discrète, sans action physique autre que d'être devant son écran.
Mais c'est justement la question qui est posée ici : dans la mesure où la copie ne prive pas de l'original, est-ce du vol ?

Pour moi non. Cependant cela peut nuire à la viabilité financière des artistes/créateurs, et je pense que c'est ici ce qui te pose problème. Un vol c'est physique justement. Une copier-coller c'est une copie. Ça ne veut pas dire que copier quelque chose que l'auteur ne veut pas que tu copies c'est moral, mais ce n'est pas du vol. C'est pour ça que ta comparaison avec le vol l'étalage me semble absurde.

Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
"sur la vertu des systèmes de financement "ouverts". A quel point c'est important de financer l'Open-source, la science ouverte, et l'accès des oeuvres à tous." Il y a eu et il y a toujours ce débat avec les bibliothèques publiques : rien d'illégal dans un tel cas, mais subventionner un bien pour qu'il soit collectif, avec de l'argent ponctionné auprès des contribuables (subsidiairement en y rajoutant un filtre politique quant au choix de ce qui est proposé en lecture), et que cela a un impact négatif sur les ventes de livres, pose question. Il en est de même pour le financement du "libre" qui va être un anti moteur économique la plupart du temps : cela va aider à couler les éditeurs conventionnels, ceux qui créent de l'emploi, de la valeur ; les partisans du libre alors surfent souvent sur l'idée de "revenu universel" : ponctionner les riches pour qu'on soit payés à œuvrer (dans ce cas pourquoi ne pas exercer normalement, ce qui serait plus rémunérateur, qu'une sorte de revenu minimum, sans sabotage économique ?).
Là tu es selon moi hors sujet : qui a parlé ici de revenu universel ?

Mais je pense tout de même comprendre ta critique. Tu es contre une forme de centralisation des pouvoirs par la subvention, et ça se comprend très bien. Que financer une fois pour que ce soit accessible à tous c'est très bien, mais on finance quoi comment ? Les risques de dérives lors de la sélection ou de détournement/corruption paraissent inévitables.

La proposition que je mets en avant n'est pas étatique mais populaire. Les financements participatifs ne sont pas des taxes imposées, mais des investissements individuels volontaires. On finance ce qu'on veut permettre d'exister, pour qu'ensuite ce soit partager à tous librement. Je pense qu'ils faut se former et mettre en place ces modèles économiques durables, qui seront à terme bénéfiques à tout le monde (même aux entreprises).

Les créateurs ne veulent plus "exercer normalement" au sein du système traditionnel, notamment parce que le système les depossede de leurs droits d'auteurs, peuvent leur imposer des directives, et récupèrent une partie de ce qu'ils génèrent. Les créateurs sont soumis à ces logiques à cause des rapports de force économique, qu'il conviendrait de ne pas alimenter.

Pour essayer d'aligner nos positions politiques il faut les exposer : Tu vois des entreprises qui créent de l'emploi. Moi je vois des services marketing qui manipulent et nous imposent des publicités, certains éditeurs qui vident des oeuvres de leur essence en toute légalité, et des ayants droit qui ponctionnent. Et tous ces salaires, tous ces frais qui vont pourtant clairement contre nos intérêts, se retrouvent dans les produits : nous les payons. Je ne veux pas les payer. Ça se défend non ?
Évidemment que certains intermédiaires sont cruciaux et indispensables : je propose ples payer de manière juste et transparente par financement participatif (je n'ai pas la prétention d'avoir réponse à tout c'est une piste de réflexion).

Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
Quant à la science ouverte, on ne peut que penser à l'affaire Aaron Swartz et son "Manifeste de la guérilla pour le libre accès" (Guerilla Open Access Manifesto 2008) suggérant qu'il fallait en passer par la désobéissance civile pour que les connaissances du passé comme de l'avenir soient à la portée de tous, il a fini poursuivi en justice pour piratage.
C'est vraiment triste ce qui est arrivé à ce jeune homme. Je pense que nous avons encore aujourd'hui beaucoup à apprendre de son histoire. Par ailleurs je ne comprends pas où tu veux en venir en y faisant référence.

Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
" Quand je refuse de payer un abonnement, ce n'est pas que je ne veux pas rémunérer leur travail, c'est que je ne veux pas financer un intermédiaire et alimenter des rapports de force" : C'est un argument habituel, le support de diffusion qui déplait, mais cela est un choix de l'éditeur et rien ne peut justifier le vol du fait que le support ne vous convient pas.
Tout comme les bibliothèques qui choisissent ce qu'elles mettent à disposition, le filtre politique de ces éditeurs est colossal : ils choisissent directement ce qui est produit et financé, et peuvent même censurer les auteurs au sein de leur propre œuvres (il n'y a qu'à voir les conflits entre réalisateurs et producteurs au cinéma).

C'est aussi ce filtre politique qu'on cherche à contourner, c'est un acte de désobéissance civile.

Mais ce n'est évidemment pas ce que je souhaite (je ne télécharge pas, je préfère autant que possible consommer du libre). D'où la volonté de financer directement les artistes pour court-circuiter l'intermédiaire. Moins cher et plus libre.

Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
C'est un acte volontaire, donc le choix vous appartient (les artistes de renoms, à étiquette communiste ou socialiste, ne sont pas allés jusqu'à vivre leurs convictions et aiment les éditeurs et leurs armadas qui vont les promouvoir et les instaurer sur le marché de la culture).
Je ne comprends pas trop ta position, défendre un système puis reproche aux gens de l'utiliser. Je comprends qu'il y ait une incohérence entre prôner la mise en commun et ne pas l'appliquer à ces propres productions. Il y aurait pour moi deux explications : un manque de connaissances quant aux modalités de partage ouvert mais aussi une soumission aux logiques économiques. Ils ont des frigos (rouges peut-être mais des frigos quand même) à remplir.
C'était aussi mon point, ne pas blâmer les choix des créateurs mais leur proposer autre chose. Si l'alternative existe, elle reste méconnue et sous-financée pour l'instant. C'est à nous en tant que société de créer autre chose.

Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
L'idée socialiste ci-dessus exprimée est au contraire de supprimer ces protections que la société a attribué aux auteurs qui y tiennent, le gain étant le moteur de leur créativité, leur prendre légalement, et non plus illégalement, tout le fruit de leur labeur.
Le point de l'article n'est pas de déposséder les acteurs de leurs droits, mais de ne plus sanctionner les particuliers qui réalisent des copies. La liberté de choisir la modalité de partage de la part de l'auteur et l'égalité d'accès, mais aussi la liberté de récupérer, modifier et faire évoluer des œuvres ou idées entrent en contradiction dans le modèle économique existant.
L'idée ici n'est pas de priver les travailleurs de leur gagne pain, mais de remodeler les flux économiques pour les rendre plus justes. D'aligner les intérêts de tout le monde dans un système plus libre.

Ensuite là c'est philosophico-politique, mais pour moi le gain n'est pas le moteur de la créativité.

La preuve en est que dans le modèle oeuvre-produit, on produit d'abord l'œuvre avant de la vendre. Alors comment remplis t-on notre fameux frigo (qu'elle qu'en soit la couleur) pendant ce temps ? Soit on a déjà des sous et on est auto-suffisant, soit on cède nos droits à des éditeurs. C'est l'espérance de gain futurs le moteur.

C'est toute une vision du monde, mais ce modèle économique est aussi une façon de rappeler que l'argent est un moyen est non une finalité. Donner de l'argent pour que quelque chose existe, plutôt que faire exister quelque chose pour que ça nous rapporte. L'argent arrive à la fin, est la finalité des développements. À tel point que certains imaginent même que sans modèle de rentabilité capitaliste, personne ne ferait plus rien.

Ce modèle s'est tellement généralisé qu'il est difficile d'envisager autre chose. Pourtant il a à maintes reprises montré ses limites. L'argent en finalité prédomine tellement que s'en est absurde, une concentration des pouvoirs colossale ("mais ils ont bossé durs ils le méritent ?"), de l'obsolescence programmé, et globalement un développement court-termiste du monde, aux dépens des intérêts communs sur de trop nombreux aspects.

L'art, et désormais les programmes informatiques, sont des modalités d'accès et de compréhension du monde. Il est nécessaire de développer de nouveaux modèles. L'aspect crucial de ces éléments justifie à mon sens la désobéissance civile. Bien qu'évidemment la vraie solution serait de faire évoluer le droit à ce sujet, pour permettre d'être libre en tout légalité. J'ai peur que le pouvoir de verrouillage des lobbys soit ici trop important pour que ce soit réaliste malheureusement...
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Avatar de Ryu2000
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Le 31/01/2026 à 7:27
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Je ne suis pas
Le topic c'est Richard Stallman qu'arrive et qui dit, en gros : "allez-y copiez des logiciels, copiez de la musique, copiez des films".
Je n'ai pas dis pire que lui…

Le gars dit "on m'a donné des logiciels craqués, je ne les ai jamais essayé, mais si vous les voulez je vous les donne".

=======
Copié des œuvres ça peut te faire acheter plus de produits culturel au final.
Comme les gens qui ont copié tous les épisodes d'une série pour ensuite acheter l'intégralité en coffret DVD.
Parfois le gars qui copie va aller à plus de concerts, plus de séances de cinéma, etc.

Généralement, copier ne fait pas tant de mal que ça.
Mais ouais c'est illégal.
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Avatar de Os_Free_World
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Le 31/01/2026 à 16:37
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On peut voir cela différemment, promouvoir le libre déprécie le propriétaire, alors sera captif d'autre chose : du "libre"
Je ne comprends pas ce que "captif du libre" voudrait dire. J'imagine que tu veux dire que si partager des logiciels propriétaires était illégal, alors il serait ainsi obligatoire de faire du libre. Ce n'est pas ma position, je suis pour construire une alternative, pas imposer quoi que ce soit à qui que ce soit.

Par ailleurs, le captif du propriétaire est bien plus concret. Tu peux coder pendant 10 ans dans une entreprise, être viré lors d'un changement de board et alors si tu réutilise les outils, fonctions ou même idées développés lors de ton contrat, c'est illégal. Dire que les lois sur la propriété intellectuelle protègent les créateurs c'est simpliste et faux dans de nombreux cas.
Cela n'arriverait pas dans le code ouvert. Je suis d'ailleurs plus pour les licences de type LGPL que GPL : je suis pour la liberté et pas contre le fait que quelqu'un choisisse de développer un produit ou service à partir du code. Pour que l'auteur puisse réutiliser les codes pour des développements propriétaires s'il le souhaite.
Avec la licence GPL, tu peux réutiliser tous les codes pour tous les projets que tu souhaites, sans demander la permission à qui que ce soit. Il y a juste une contrainte sur la modalité de diffusion.

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La moralité et la légalité sont définies par la loi, donc comme cela est illégal, c'est immoral outre être répréhensible.
Oulah mais pas du tout.

Le droit émane d’autorités publiques (État, législateurs, tribunaux) et est codifié.

La morale provient de la conscience individuelle ou de valeurs collectives, sans autorité formelle.

Le droit cherche à s'appuyer sur la morale, autant pour être juste que pour être légitime.

Et vais y aller avec mes gros sabots mais au moins ce sera clair (c'est caricatural et je ne vous accuse de rien évidemment, c'est une question purement rhétorique) :
Rosa Park aurait dû se lever dans le bus parce que c'est ce qui était inscrit dans la loi ?

La désobéissance civile est aussi un moyen de contester et de faire évoluer des sujets en les exposants.

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Oui vous privez les ayants droits du revenu qu'ils auraient du avoir.
Imaginez vous en fin de mois, si vous êtes actif, et votre employeur vous dit : j'ai adoré votre travail, super, performant, mais je ne vais pas vous payer pour autant.
Mais par exemple dans le cas du Disney vieux de 20 ans, tous les créateurs ont déjà été payé il y a bien longtemps : dans ce cas on paye qui et pourquoi ?

C'est bien plus compliqué que la dualité manichéene travailleurs/voleurs que tu exposes. C'est purement politique, mais les actionnaires ne sont pas des travailleurs.

Beaucoup de copies s'effectuent pour accéder à des œuvres inaccessibles autrement. Qu'on copie ou ne copie pas, il n'y aurait de toute façon pas de rentrée d'argent, on ne prive pas de revenus potentiels.

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Tout au contraire, rien de cela n'est indispensable. Vous pouvez vivre sans écouter de la musique. On ne peut pas vivre sans manger, mais voler la nourriture est aussi illégal. Donc voler une oeuvre de l'esprit est encore moins justifiable.
Comprenez que quand vous dites ça, j'entends "ils ont à bouffer, ils vont pas chercher à se cultiver en plus ?".

Que quelqu'un au SMIC, qui travaille à plein temps pour faire tourner la société, ait déjà du mal à payer son loyer et n'ait pas accès à la culture alors que grâce au numérique elle est copié-collable, c'est acceptable pour vous ?
La raison derrière, c'est de permettre la maximisation du profit des ayants droit ?
Pour ce qui est de faire vivre les créateurs, c'est justement le point de départ de la réflexion autour des modes de financement.

Et pour des besoins plus directement vitaux, la propriété intellectuelle est aussi un frein. Par exemple, de nombreux pays n'ont pas accès à certains médicaments parce qu'ils sont trop cher. La propriété intellectuelle est un frais supplémentaire dispensable. Les frais de développement sont déjà amortis par les ventes qui ont été réalisés : pourtant ils doivent toujours la payer. Et ils ne peuvent pas y accéder de fait : c'est légal mais immoral.

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L'humain est parfois déroutant. Au lieu de donner de l'argent à des projets pour que d'autres en gagnent, il ferait mieux de demander des participations à ces créateurs et avoir en cas de réussite, le retour sur leur participation. Les levées de fonds se sont au détriment des crédits bancaires ou autres modes de financement, qui se plus accompagnent le créateur dans la réflexion sur la viabilité de leur projet, en lieu de faire la quête émotionnelle auprès de n'importe qui.
Alors que les bibliothèques ait un filtre politique ça vous dérange, mais que ce soit les banques qui choisissent ce qui est financé ou non vous semble normal.
Le financement participatif permet justement à tous de participer à la sélection des œuvres/projets qui sont financés, en y contribuant directement. C'est de l'ordre de la croyance, mais j'ai plutôt confiance en l'intelligence collective (il y a par ailleurs des études sociales qui vont dans ce sens). Tant qu'il y a un public il y aurait des financements, sans intermédiaires entre les 2.
Les banquiers n'ont pas moins de biais que les autres, et si ces biais sont économiques ils ne sont par pour autant plus objectif.

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Pourquoi financement participatif ? Dire que le propriétaire a le droit d'être volé par la copie serait moral, .. et vous voudriez de l'argent pour faire une oeuvre libre au lieu de travailler pour rien ?
Bon tout d'abord associer vol et copie c'est la question ici. Votre point de départ est fallacieux. Vos arguments pour les associer ne sont que d'ordre juridique, la morale en elle-même n'est presque jamais évoquée. Et vous utilisez votre point de départ pour multiplier les comparaisons douteuses comme des arguments d'autorité.

Et si on veut de l'argent, c'est bien parce que tout travail mérite salaire, on se rejoindra la dessus. Mais pour permettre aussi un accès libre à toutes et tous, et bien on propose le financement participatif amont. On paye une fois puis ensuite c'est accessible pour tout le monde tout le temps. Je ne comprends pas ce qui n'est pas clair la dedans. Et ce que je trouve super c'est que ça permet de bien payer les créateurs tout en proposant le contenu gratuitement. Je vois bien que tu es contre mais je ne comprends pas pourquoi.

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La publicité a pour but d'influencer émotionnellement en vue de donner l'envie d'acheter. Elle va au delà du besoin et du raisonnement censé du potentiel acheteur. Par exemple le système marketing qui passe en boucle des artistes sans talent et en faire des stars alors qu'ils n'ont pas le talent.
Bon bah au moins un point où on est d'accord. Mais pour le coup ça n'a plus rien à voir avec le sujet. J'ai parlé de ça pour dire que bien que le partage soit gratuit, ce qui est super, ce n'est pas du vraiment partage libre pour autant.

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Dans les deux cas, ils ont dérobé une licence, un droit d'utiliser, d'écouter à titre privé, etc.
Ce qu'on dit c'est qu'accéder à la culture devrait être un droit, tout autant que le droit d'auteur et ce qui permet de vivre de son travail. Et que court-circuiter les distributeurs qui ne fournissent aucun service utile, que du verrouillage juridique injuste, on ne fait rien de mal, et ce n'est certainement pas du vol.

Je ne suis pas du tout opposé aux droits d'auteurs. Et lorsqu'un auteur ne veut pas qu'on télécharge ses oeuvres, évidemment je respecte. Quand les ayants droits réclament des parts relativement à leurs investissements capitaliste pour ponctionner, je court-circuite.

Si ce n'est pas du vol, je reste d'accord avec toi que c'est un choix lourd de conséquences. En effet, les auteurs doivent vivre de leur travail. Leur faire des dons par ailleurs, aller à leurs concerts, etc., les financer par un moyen ou un autre. C'est à chacun de faire ses choix en son âme et conscience.

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Oui, il a existé des plateformes pour lancer des artistes sur ce concept, qui une fois promus, se trouvaient dans le circuit éditorial conventionnel.
Oui et c'est bien dommage : être financé pendant tout le développement, pour ensuite vendre l'immatériel en bénéfice pur. Financé par tout le monde, mais que pour les intérêts du créateur. Enfin chacun fait ce qu'il veut.

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.. en lisant le jugement qui le condamne pour le mal qu'il a fait, effectivement.
Résumé de ce qui s'est passé :
"L'action d'Aaron Swartz, bien qu’illégale selon les lois américaines de l’époque, visait à dénoncer un système où des milliers d’articles scientifiques étaient verrouillés derrière des paywalls coûteux, alors qu’ils étaient souvent le fruit de recherches publiques.
Il a été poursuivi pour avoir téléchargé des millions d’articles depuis JSTOR via le réseau du MIT, mais JSTOR lui-même a retiré ses accusations, estimant qu’il n’y avait pas de préjudice financier. La poursuite a été menée par le gouvernement fédéral américain, qui visait à établir un exemple spectaculaire, menaçant Swartz de 35 ans de prison et 1 million de dollars d’amende.
Sa mort par suicide en 2013, à 26 ans, a suscité une large indignation. Ses proches et ses soutiens affirment qu’il a été acculé par un système judiciaire intolérant et disproportionné, plus qu’effrayé par la prison. Aujourd’hui, il est vu comme un martyr du libre accès à la connaissance, et son héritage inspire encore des mouvements comme Sci-Hub ou les politiques d’ouverture scientifique. "

Voilà, voilà...

Le mal qu'il a fait ? Mais quel mal ?
On voit que votre absence de distinction entre le légal et le moral vous amène à cautionner de drôles de choses...

Tout de même, comment pouvez vous penser que ce qu'il a fait est mal ? Même l'entreprise directement concernée reconnaît n'avoir rien perdu... Et selon vous c'est du vol ?

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Vous défendez le libre, c'est votre droit, votre opinion, vous êtes pour le partage de tout, l'abandon de la propriété
C'est un homme de paille, et une extension grotesque de la position. Je ne suis pas pour la suppression des droits des auteurs, mais contre le fait qu'on puisse attaquer en justice quelqu'un qui réalise une copie.

Si tu veux creuser la question de la propriété intellectuelle pour comprendre les tenants et les aboutissants de cette remise en question, je te recommande chaudement Katharina Pistor, professeur de droit allemande : "la possession d'une terre, d'un atelier, d'une idée, etc. ne procure qu'un outil. Celui-ci ne devient une source durable de richesse et de pouvoir opposable à autrui qu'en raison des droits et protection que lui confère son codage juridique" (https://youtu.be/PzDDv9aIj6Y?feature=shared)

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Offrir votre logement, votre corps, à tous et qui veut sans broncher? Là les "ténors du libre" n'ont pas les mêmes discours.
Bon la c'est carrément grotesque, totalement ridicule.

Vous défendez les concepts, idées et constructions immatérielles comme des produits privés pouvant être vendus. C'est votre position, après tout pourquoi pas.

Je ne vais pas l'étendre "tu es pour la privatisation des idées, concepts et oeuvres par la propriété intellectuelle, alors pourquoi ne pas privatiser l'air qu'on respire, l'eau des océans, le temps qui passe, la patience ou le courage ?" Tu ne défends évidemment pas ça... On ne va nulle part avec ces réflexions qui nous divisent.

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Priver l'artiste de la réalisation de la licence qu'il souhaite, donc y compris la rétribution, est une atteinte à ses droits, d'où le fait que cela est sanctionné.
Oui je comprends bien. La copie n'est pas un acte anodin je suis d'accord. De là à la sanctionner, culpabiliser et considérer comme du vol, je trouve que tu y vas fort. Il y a plein de cas où le téléchargement est pertinent. Comme il y a des cas où cela nuit à la viabilité de bon projets et c'est bien dommage.

Je fais aussi la distinction entre droit d'auteur et propriété intellectuelle. Que l'auteur ait des droit sur ses créations c'est logique. Qu'on puisse utiliser l'outil juridique pour transformer la copie en crime, je ne suis pas d'accord. D'autant que comme dit plus haut, la propriété intellectuelle peut être utiliser pour déposséder les auteurs de leurs droits justement (exemple du codeur au sein d'une boîte).

Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
Ce n'est pas la volonté du créateur qui a choisi son mode de diffusion : commercial, abandon de droits... Vous confondez vos envies avec celles des créateurs.
En effet il y a une confusion ici dans mon propos entre piratage (copie sans consentement) et le modèle de financement participatif. Quand je parle de "remodeler les flux économiques pour les rendre plus justes", c'est du modèle de financement participatif auquel je voulais faire référence. Je vais faire gaffe, déjà que le sujet n'est pas simple, si je m'emmele les pinceaux...
En effet le piratage se fait aux dépens des diffusions choisies : ce n'est pas une solution de société, juste un court circuit qui selon vous est odieux (si j'ai compris votre position) selon moi à l'évaluation de chacun au cas par cas.

Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
Absolument pas, les droits de la propriété intellectuelle sont très anciens et sans cesses défendus par les auteurs. C'est l'informatique connectée qui a peu à peu instauré des moyens de "piratage", qui a créé des limites aux auteurs dans la défense de leur travail.
Alors le débat sur la propriété intellectuelle est loin d'être récent. Tous les auteurs ne défendent pas la propriété intellectuelle. Victor Hugo par exemple y était opposé. Je te conseille cet article passionnant, qui traite la question avec rigueur en s'appuyant sur différents points de vue historiques : https://shs.cairn.info/revue-l-econo...age-34?lang=fr

Il y a certes un consensus légal, mais je le trouve discutable. Du point de vue philosophique, c'est une approche lockéene de la morale. Je te recommande cette vidéo qui en parle si cela t'intéresse : https://skeptikon.fr/w/o9rGRVjKqgoLF9HXrgi47L

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Ce sont effectivement des idéologies socialistes, qui en l'état ne sont pas implémentées dans le droit. Si un jour elles viennent à exister, les auteurs regretteront d'avoir créé et arriver à la spoliation totale. Et les futurs créateurs leur couperont toute envie créative.
Bon pour moi ici on sombre dans l'idéologie pure. Se poser des questions politiques c'est intéressant, mais affirmer ses opinions comme des vérités générales.... Rien ne prouve que sans propriété intellectuelle "les auteurs regretteront" ou "les créateurs n'auront plus aucune envie créatives".

Comme si les musiciens, codeurs, artistes n'étaient motivé que par l'appât du gain pur, et n'étaient pas intéressé par des liens plus stables et viables vis à vis du reste de la société. Il ne faut pas projeter sa manière de réfléchir, ce n'est pas parce que tu ne ferais plus rien sans appât du gain que c'est le cas de tout le monde.

Et de toute façon supprimer le droit n'est pas la volonté ici, plutôt d'y réfléchir et de le faire évoluer. Être plus souple sur la copie, créer des modèles économiques pour maximiser le partage etc. Supprimer la propriété intellectuelle pourrait être une solution, mais il n'est pas question de l'imposer du jour au lendemain.
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Le 08/02/2026 à 6:40
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Ce n'est pas parce que cela est dématérialisé (une licence, un brevet) que cela n'en est pas moins répréhensible lorsque cela porte atteinte aux droits de l'inventeur ou de l'auteur.
Cela est considéré par la loi. donc n'est pas du "sophisme".
Dans un forum où on cherche à se poser la question de la légitimité entre l'association d'idées entre le vol et la copie, venir mettre des commentaires du types "tu irais voler dans les supermarchés ?", c'est bien un sophisme. Un argumentaire creux et de surcroît culpabilisant. Une affirmation de ses convictions sans les justifier démontrant autant une fermeture d'esprit qu'une incapacité à débattre. Se poser cette question semble pour toi être un non-sens. En soit pourquoi pas, mais il faudrait alors justifier cette position.

De même vos arguments sont purement légaux, et la morale n'est même pas évoqué dans vos propos. D'ailleurs vous n'avez prouvé à aucun moment la moindre capacité à les différencier. On cherche à discuter la légitimité de ces lois ici, pas affirmer qu'elles existent (on le sait hein... Sinon pourquoi on chercherait à en débattre ? Tout ça je l'ai déjà dis, mais vous ne l'avez pas pris en compte.)

Votre seul argument que je retiens (il y en a t-il d'autres qui m'auraient échappés ?) : c'est que la copie est immorale parce qu'elle irait à l'encontre des intérêts économiques de créateurs, ne leur permettant plus de vivre de leur création.
Mais du coup quand les auteurs ont déjà été payé depuis longtemps cela reste selon vous immoral = pourquoi ? (Moralement)

Aussi vous réassociez droit de l'inventeur et droits d'auteurs à la propriété intellectuelle. Alors que les inventeurs, les auteurs, sont des personnes distinctes la personne morale pour laquelle ils travaillent. C'est donc la personne morale qui est défendue, aux dépens des inventeurs et des auteurs. Cela fait partie des critiques sur la propriété intellectuelle. Vous avez repris certains de mes passages vis à vis de cela, mais uniquement pour rappeler des lois et des définitions (sans grand intérêt)
Donc celon moi dire que les lois de propriétés intellectuelles défendent les créateurs c'est faux : elles défendent les entreprises aux dépens des créateurs qui dépendent d'elles économiquement, et des utilisateurs qui doivent donc subir leurs décisions, potentiellement contre leurs intérêts.
C'est un système de verrouillage pour protéger cet intermédiaire à la légitimité discutable. Qui vous semble pertinent par ailleurs, ce que je ne comprends pas non plus.

Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
Et lorsque vos enfants vous demandent de leur payer un club de sport (il leur faut du matériel et l'achat d'une prestation de services : la formation, l'encadrement), ou une école artistique (idem, outre le matériel de propriété intellectuelle), il faut bien payer aussi, même si cela coûte cher comme loisir.
Homme de paille grossier... Ai-je à un seul moment demandé à ce que les biens ou services soient gratuit ?
D'ailleurs ça n'a pas le moindre rapport avec l'extrait que tu cites pourtant...

J'ai juste dit que la production purement intellectuelle, de par se nature est copiable, et que freiner cette copie à des fins économiques est contreproductif. J'ai décris de nombreuses fois comment et pourquoi. Tu peux toujours relire pour comprendre, répondre, nuancer, critiquer... Essayer de débattre quoi.

Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
J'ai du mal à saisir si vous indiquez que le libre précède le propriétaire dans une considération chronologique a fait l'objet d'une thèse ou autre, j'aimerais bien la référence pour la lire car la licence GNU v1 date de 1989 alors que toutes les lois sur la protection des droits d'auteurs, ce qui s'applique en france dans le cadre du logiciel, est plus ancienne : La loi du 3 juillet 1985 est celle qui a officiellement intégré le logiciel dans la liste des œuvres de l’esprit protégées par le droit d’auteur, en modifiant l’article L112‑1 du Code de la propriété intellectuelle pour y ajouter les logiciels comme catégorie spécifique.
Et bien je me basais ici sur la référence que vous aviez vous même cité...
Je pensais que de fait vous l'aviez lu...
Tu n'es pas remonté quelques messages plus haut, et tu n'as même pas pris ma peine de couper l'extrait correctement...

Tu l'avais reconnu :
Extrait publication "Le Free Software est aussi ancien que l’idée de logiciel (Adam et al. 2003), il a historiquement débuté comme un réseau (von Hippel 2007) où des utilisateurs experts partageaient des instructions informatiques dans un contexte (années 70) où matériel et logiciels étaient imbriqués."

Ta réponse :
Tout à fait, et l'industrie du logiciel voyant un marché se développé a vite compris que ce n'était pas dans son intérêt de ne pas faire du propriétaire.

Donc le libre précède le propriétaire...

Par ailleurs j'avais pris l'extrait pour vrai sans le vérifier -
xtrait de cette publication :
https://hal.science/hal-00905919/document
Qui cite celle-ci :
https://aisel.aisnet.org/sim/vol8/iss1/1/
Qui elle même cite celle-ci :
https://archive.org/details/understandingope0000fell

Et j'aimerais bien te dire en quoi cela pourrait contredire ton rappel historique. Qui ne fait encore une fois référence qu'à l'aspect légal, vu que tu parles des licences et non des usages.
Mais je n'ai pas accès au document en question. Parce qu'il n'est pas en accès libre.

D'où la nécessité d'avoir les documents et les connaissances en accès libre : qu'on ait tous accès à la même chose pour pouvoir débattre, réfléchir et construire ensemble. Laisser ces connaissances verrouillées, c'est verrouiller l'intelligence en société (et non pas les financer de manière juste). Déjà que les personnes prenant la peine de lire ces trucs et d'y réfléchir ne sont pas là majorité, si on freine cette minorité motivée, mais où va-t-on ?

Le livre date de 2002 donc :
- soit l'auteur n'a toujours pas été payé donc le modèle économique ne tient pas la route
- soit il a déjà été payé, et donc je paye pourquoi en fait ?

Ici, selon moi, je paye des ayants-droit par système de verrouillage, je finance donc un système qui va à l'encontre de mes intérêts, mais aussi du bien commun : autant en financer un autre.

Bon ici l'accès au papier n'est pas critique : qui a commencé en soit ce n'est pas le plus intéressant.

Quand bien même le propriétaire aurait tout initié, cela ne rendrait pas les logiciels libres et leurs apports moins pertinents.

Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
Le libre va étouffer le propriétaire qui a été là où il a puisé presque tout ce qu'il a recopié.
C'est faux. Le libre n'est pas une repompe sans créativité du propriétaire.

L'exact même sophisme que celui de l'association copie/vol. Ici vous affirmez vos opinions sans les justifier. Penser qu'elle est juste, c'est la nature même d'une opinion. La justifier de manière sourcée et intelligente, c'est prouver qu'elle est le fruit d'une réflexion.

Ce que vous avez fait, c'est citer quelques exemples, avant d'extrapoler "c'est le cas pour ces logiciels, donc c'est le cas pour l'ensemble des logiciels libres".

C'est pour ça que je citais deux contre-exemple : Blender, mais aussi tous les codes libres réalisés par des pionniers universitaires (qui peuvent aussi développer du propriétaire s'ils le souhaitent). C'est évidemment la surface de l'iceberg.

Et pour les inspirations d'autres logiciels, et bien c'est naturel. Les logiciels s'inspirent entre eux, qu'ils soient libres ou propriétaires. Même s'ils se sont inspirés de logiciels propriétaires au démarrage, justement pour avoir une base de travail et ne dépendre de personnes, cela ne les rends pas moins créatifs pour autant. D'ailleurs les logiciels propriétaires ne font pas que s'inspirer des logiciels libres, carrément ils se basent dessus (même parfois par moludarité pour contourner la licence GPL, c'est vous dire...)

Et pour ce qui est des languages utilisés aux 4 coins du globe ? "des fantaisies contemporaines comme on pourrait en créer beaucoup"
Si ça ce n'est pas de la mauvaise foi....

Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
Je citais dans un autre message, le cas de Apache, logiciel libre, qui n'a rien inventé et n'a fait qu'une réimplémentation libre d'un logiciel développé par une université sous licence propriétaire.
Apache est un remake de NCSA HTTPd logiciel propriétaire.
Bon je ne suis pas expert, mais je vais reprendre cet exemple qui semble te tenir à cœur vu que tu en as déjà parlé deux fois. Je ne suis pas du tout expert mais, de ce que j'ai compris : Apache n'est pas juste un remake, les possibilités qu'ils offrent sont bien plus nombreuses. La modularité du code permet beaucoup plus de chose que l'équivalent propriétaire.
L'ouverture du code a ouvert le soft à de nombreux collaborateurs externes. L'entreprise ne pouvait pas rivaliser, non pas parce qu'elle était face à des copieurs, mais parce que leur méthodologique de développement était factuellement supérieure, et que le soft était mieux. Tout le monde a quitté NCSA HTTPd parce qu'Apache était mieux, tout simplement.

Du coup, le libre a suivi un temps, pour être pionnier ensuite. À termes nous avons tous accès à un soft de qualité dont nous pouvons lire le code et accéder librement : c'est quoi le problème ?

Donc non seulement vous citez des exemples pour extrapoler au cas général même si cela n'est pas pertinent, mais même la pertinence de vos exemples au cas par cas sont discutables.

Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
C'est un peu les débats au sujet de Wikipédia qui n'a aucun mérite, ne fait que de résumer des livres sous droits d'auteurs en vigueur ou expirés (alors que la démarche sérieuse est de consulter la source et non le contenu wikipédia), sous prétexte d'un accès au savoir, en assassinant peu à peu le marché commercial de l'encyclopédie qui n'est pas sur le même marché concurrentiel (Wikipédia est en accès gratuit, l'encyclopédie éditoriale commerciale non, sauf en accès bibliothèque publique).
Wikipédia n'a jamais prétendu avoir le mérite de la création des connaissances qu'ils proposent. Sinon cela vous embête tant que ça que les connaissances soient accessibles pour se cultiver ?

Le modèle économique des encyclopédies commerciales ne tient plus la route : et si nous en trouvions un autre pour permettre de financer ceux qui produisent les connaissances de manière stable ? Sans dépendre des marchés et des entreprises privées, qui suivent parfois des logiques et méthodes discutables ?

On les paye une fois et puis tout le monde à accès ensuite. En vrai juste sur ce principe et ce principe seulement, qu'est ce qui ne te conviendrait pas ?

Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
Allons jusqu'au bout du raisonnement, le monde du logiciel propriétaire est anéanti, il ne génère plus de taxes, de charges sociales, ne rempli plus abondement les caisses de retraites et les caisses de chomage pour les informaticiens qui ne trouvent plus de travail.
Alors, bah, sophisme de la vitre cassée...

Tu t'es déjà fait tirer les oreilles ici - https://www.developpez.net/forums/d2179623/club-professionnels-informatique/taverne-club-humour-divers/logiciel-libre-affaiblit-recettes-publiques/ (oui j'ai cliqué dans le lien de la BD (un peu marrante en y repensant d'ailleurs), parce que je me demandais 1er degré si tu étais un troll, donc forcément j'étais intéressé. Finalement je pense que non, tu sembles bien y croire à tes affaires... Mais je dois t'avouer que j'ai toujours un petit doute).

Bon vu que tu n'as pas été convaincu la 1ere fois, je vais essayer d'être plus clair.

- 1 : supprimer le logiciel propriétaire n'est pas la volonté. La volonté est de maximiser l'accès libre.

-2 quand bien même, acceptons ton présupposé : le propriétaire n'existe plus. Et biens que ce soit les individus ou les gouvernements, cet argent sera utilisé à d'autres fins, et donc générera des impôts dans d'autres secteurs (il est ici le sophisme de la vitre cassée : chaque décision économique implique un renoncement à une alternative. Ignorer ce que l’on ne voit pas mène à des erreurs de jugement sur l’impact réel d’un événement sur la richesse collective). Donc tout autant de recettes fiscales mais aussi un accès plus large au logiciel dans la société = la perte que tu décris n'existe simplement pas.
On pourrait même imaginer que cet accès plus large au logiciel (libre du coup) permettrait à plus de gens de servir de ses outils pour créer des biens et des services. Et donc plus de concurrence et de services, et globalement une économie qui tourne mieux.
Et même si nous élargissons cela à la propriété intellectuelle, les biens eux même seraient moins chers, et donc moins de frais pour monter ta boîte, plus de sous pour les salaires, des prix moins cher + attractif etc. : cela permettrait une fluidification de l'économie. Tout cet argent économisé pourrait être utilisé pour financer directement ceux qui il développent la connaissance, plutôt que leurs ayants droits.

Tout cet argent ne serait plus utilisé pour financer des développements passés de manière rétroactive, mais plutôt pour financer les développements futurs en fonction de ce qu'on a besoin.

Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
En effet, même dans dans l'emploi "subventionné" de manière privée ou publique, il n'y a guère justification à financer vu que presque tout existe déjà dans le domaine du libre.
Que faire alors ?
Et bien, on ne développe pas des logiciels pour être l'équivalent de logiciels existants, que ce soit en libre ou en propriétaire.

On investirait, en tant que société, autant pour faire du maintien et du suivi de ce qui existe, que pour développer ce dont nous avons besoin et qui n'existent pas encore.

C'est justement une des philosophies du libre : ne plus développer pour ça rapporte économiquement à quelques uns, mais développer parce que c'est utile.

Priorité à l'usage et l'utilité, et non plus l'argent.

Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
Ceux qui se font piller leur travail le vivent aussi comme une violence folle. Il ne faut pas inverser qui est la victime.
Qu'est-ce qu'on a dit sur l'association vol et copie ?

C'est vrai que tout de suite dire, de manière rigoureuse :
"Ceux qui se font copier leur travail aux dépens de leurs volontés économiques le vivent aussi comme une violence folle." Bah tout de suite c'est moins convaincant. D'où le fait que ce sophisme, c'est à dire insérer les conclusions dans le raisonnement, est indispensable pour construire ton argumentaire.

Parce qu'ici on voit tout de suite ou est la violence : est-ce ceux qui n'arrivent pas à maximiser les profits d'une industrie déjà rentable, ou ceux qui meurent faute de médicaments pourtant tout à fait développable en théorie ?
Pour parler de principes juridiques, tu connais la non-assistance à personnes en danger ?
D'un point de vue, c'est des pharmaciens déjà riches qui ne ramassent pas un nourrisson sur l'autoroute, parce que pour le ramasser ils doivent d'abord lâcher le billet qu'ils ont dans la main. (C'est une métaphore pas très fine et culpabilisante, mais j'ai pas mieux sous le coude désolé).

Et justement qu'on en arrive à de tels extrêmes en tant que société, ça devrait nous poser question. A quel point nos modèles économiques nous asservisent, qu'on les protège aux dépens des intérêts humains ? On protège les profits des entreprises pharmaceutiques aux dépens des personnes ayant besoin de médicaments. En plus sur des bases légales viciés, qui n'ont pas vraiment de lien avec la morale ("c'est pour payer les créateurs et financer le développement intellectuel" -> ça paye la majorité du temps des intermédiaires, aux dépens de ces deux aspects. Mais ça paye aussi des créateurs et développements passés aux dépens de ceux futurs. )

Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
En France, toute création de l'esprit est par défaut protégée par le droit d'auteur.
De son vivant, l'auteur peut renoncer à cette protection sur une oeuvre, en la mettant dans le domaine public de manière prématurée. Et bien avant que la licence libre existe.
Si l'auteur n'a pas été dans cette démarche, c'est qu'il souhaite conserver ses droits, pour en tirer bénéfice ou maîtriser ce qu'il advient de son oeuvre.
Ou alors il a été dépossédé de ses droits par l'entreprise à ses dépens, parce qu'il n'avait pas le choix.

Tu noteras qu'une partie des logiciels libres ont été recodé par les mêmes développeurs qui bossaient dans l'entreprise privée. Elle a abusé de son pouvoir dans les rapports de force, ils ont trouvé des solutions pour pouvoir continuer de bosser, quitte à refaire la même chose une deuxième fois.

Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
Tout tentative d'aller contre est donc contraire à la volonté du créateur quant à ses considérations sur ce qu'il souhaite au sujet de sa création.
C'est bien de dire que tu sais dissocier droits d'auteurs et propriété intellectuelle, c'est bien de le faire aussi.

Parce qu'ici tu parles bien seulement de la personne morale qui possède les droits de propriété intellectuelle, pas des créateurs physiques qui ont créé ces connaissances, qui eux ne sont pas défendu directement.

La volonté de quelqu'un qui s'est formé dans la recherche pharmaceutique, c'est de développer des médicaments qui sont utiles aux gens. Cette volonté première est détournée par les entreprises. Les créateurs y cèdent parce qu'à court terme ils doivent remplir leur frigo. Donc leur offrir des structures alternatives permettant de mieux aligner les intérêts de tout le monde fait sens.

Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
Par la suprématie de sa création, il est normal que l'inventeur soit en position dominante tant que son travail est protégé.
Ce que tu défends ici ça porte un nom : c'est la loi du plus fort.

Le savoir est une arme. En gros y'a ceux qui ont un pistolet chargé et ceux qui creusent.

Et justement, même quand c'est la volonté des entreprises de vouloir faire creuser les autres - "payez moi pour quelques chose que je pourrais donner sans le perdre" - est-il si mal que ça de ne pas respecter leurs volontés ?

Pour justifier un peu cette métaphore : les pays, ou les individus, doivent payer les droits de propriété intellectuelle. Et pour les payer, bah ils doivent bosser. Dans les biens, les services : ils ne sont payés qu'une fois pour chaque tâche. Et ils y a des gens qui creusent littéralement, pour extraire les métaux rares permettant la production intellectuelle. Et ils sont payés une misère et n'y ont pas accès parce que "si je fais le copier-coller je perds un avantage concurrentiel " ?
C'est ça que je voulais dire avec la chaise dans ma 1ere réponse : il y a un déséquilibre entre les travailleurs physiques et immatériels. Entre ceux qui creusent et ceux dont les droits sont bien défendus.
La propriété intellectuelle est le maintien et le renforcement de ce système.

Le savoir est une force : une force qui se transmet par le partage, qui permet alors sa construction et la continuité de son développement. La verouiller pour des raisons économiques, c'est autant la freiner que faire un mauvais usage de cette force. Par ailleurs elle n'est pas légitime, parce qu'elle est le fruit d'un processus sur plusieurs générations, qui se forment entre et se la transmettent. Arrêtons de mettre des limites à son partage pour qu'on soit forts ensemble, pas en rapport de force les un ns contre les autres.

Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
Et qu'il y ait des frustrés d'être en situation de soumission car il n'ont pas été capables de créer cette idée dont ils dépendent.
Relis toi stp, autant pour y réfléchir que pour vérifier que tes phrases veulent dire quelque chose (des oublis ça arrive mais la c'est assez récurrent.... La forme c'est le fond qui remonte à la surface).

Puis dire que ceux qui ne pensent pas comme toi "sont des frustrés", c'est présumer de leurs intentions, et ce n'est évidemment pas un argument ni un début de réflexion.

Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
C'est pourtant la situation actuelle où si vous voulez utiliser une technologie ayant été protégée et en vigueur, vous devez demander accord d'exploitation pour utiliser cette idée et payer la somme qu'il convient, et non piller l'idée de l'autre.
.
On paye des droits aux descendants d'Alan Turing quand on achète un ordinateur ou un logiciel ? Je me demande si vous lisez vraiment ce que j'écris des fois...

Prendre la peine de détailler un raisonnement, pour avoir le droit en réponse à des affirmations bâclées qui répondent toujours un peu à côté...

Et par ailleurs, si je trouve légitime qu'un programme puisse être propriétaire, qu'en est-il d'une idée ?

Ma position rejoint cette citation de Victor Hugo : "Le livre, comme livre, appartient à l'auteur, mais comme pensée, il appartient - le mot n'est pas trop vaste - au genre humain. Toutes les intelligences y ont droit."

Privatiser une création pourquoi pas. Une idée qui la permet, jamais.

Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
Tout comme pour les autres droits (à l'image, à l'interprétation...) qui sont sans cesse bafoués (celui qui dégaine le smartphone pendant un concert, une conférence...).
Toutes les lois visant ces protections et les légitimes recours des personnes lésées n'ont pas été remises en question et ne font que se consolider, vous en déplaise, même si comme à l'habitude quelques militants font beaucoup de bruit, ils ne représentent pas grand chose, le législateur n'ayant pas fléchi.
Homme de paille encore, décidément vous avez une carte de fidélité.

Est-ce qu'une seule fois j'ai plaidé pour la suppression totale des droits d'auteurs ?

Puis pareil, chercher à marginaliser ces idées pour les décrédibiliser, sans présenter un seul argument...

En plus ça se base sur des arguments purement légaux. On la connait la loi, et les juges l'appliquent, donc forcément leurs conclusions vont dans ce sens. Ces loi sont-elles justes pour autant ?

Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
Vous détournez les fondements même de la GPL "Liberté 0. La liberté d'exécuter le logiciel, pour n'importe quel usage " n'exclut pas d'interfacer avec du propriétaire et de le faire évoluer en ce sens.
Exécuter... Pas reprendre pour ajouter une couche et revendre en propriétaire ce qui a été développé en libre...
C'est pourquoi on dit que la licence est virale...

Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
Tout à fait, la GPL ne laisse pas "libre".
Bon bah là vraiment c'est plus bas que tout : tu n'as pas lu le message en entier...
C'est la plus restrictive des licences libres, qui est 1000 fois plus permissive que n'importe qu'elle licence propriétaire...

Perdre autant de temps pour répondre à un troll... C'est beau...

Citation Envoyé par Os_Free_World Voir le message
De toute façon respecter leurs volontés n'est pas la tienne alors bon.
Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
Cf le message précédent citant un concept de base de la GPL infirmant vos propos.
Allez tout de même, il doit y avoir 10% de chances que ce ne soit pas le cas, donc je vais faire une dernière reexplication de ce point pourtant évident.

La licence GPL : "en cas de distribution d'une version modifiée, la quatrième liberté amène l'obligation à ce que les modifications soient retournées à la communauté sous la même licence."
https://fr.wikipedia.org/wiki/Licenc...%C3%A9rale_GNU

En gros = tout le monde est libre d'utiliser et de modifier, d'ajouter des choses, tant qu'il repartage sous la même licence.
Volonté = tu utilises du libre, tu partages en libre

Toi :
Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
J'ai besoin d'améliorer un logiciel GNU, mais je ne veux pas participer au monde du logiciel libre. [...]
Je conçois des modules externes en licence propriétaire. Et je modifie seulement le logiciel GNU pour faire appel au propriétaire. [..]
Ainsi, je conjugue la licence GNU et ma volonté de ne pas participer au libre, tout en utilisant leur travail.
Tu réalises ton travail sous forme de modules externes pour utiliser leur travail sans l'intégrer et ainsi contourner leur volonté.

Quand des entreprises ont un monopole par la "suprématie de leur création" c'est légitime, c'est "du mérite".

Par contre quand des gens développent une base logicielle que tu n'as pas d'autres choix que d'utiliser parce que c'est ce qui se fait de mieux, de surcroît ils te la partagent gratuitement, tu ne respectes pas leurs volontés... Tu te caches derrière une astuce technico-légale, quelle classe.

Et alors, ne serait-ce que réfléchir à d'autres moyens de financement pour pouvoir vivre de ton travail tout en respectant les volontés de tes prédécesseurs, c'est trop pour toi ?
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Le 08/02/2026 à 14:06
Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
Non, cela est une réalité de comportement de l'usager, qui n'aurait pas le courage d'aller voler en rayon là où il fait ses petites discrètes opérations caché derrière du VPN.
Il n'y a pas de vol physique, justement parce que ce n'est pas un vol physique...
Quant à dire que la copie serait du vol, à mon sens cela reste à prouver.
Vous avez encore une fois affirmé votre point de vue sans le justifier...

Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
Etant liés, contrairement à vos affirmations, il est alors difficile de les détacher.
Donc toutes les lois pro-apartheid sont morales ?
Nos lois contiennent des injustices. Encore faut-il faire l'effort de les identifier.

Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
La désobéissance civile et ces prétextes moraux sont habituels pour justifier une violation de loi en lieu de chercher à la faire évoluer et faute d'y arriver.
Je pense que beaucoup d'efforts et de tentatives juridiques en ce sens sont réalisés. Je pense que les propriétaires gagnent beaucoup d'argent avec ce système de verrouillage, et qu'ils ont les moyens de maintenir ces lois avec les lobbys aux dépens de toute moralité.

Comme les pesticides, pourtant démontré comme cancérigènes par la communauté scientifique, restent légaux pour défendre des intérêts économiques.

C'est aussi lié à la complexité du dossier, la propriété intellectuelle n'est pas immorale dans tous les cas. C'est pour ça que le plus simple, c'est développer des alternatives libres et légales, plutôt que de pirater les solutions propriétaires.

Toujours est-il que lorsqu'on fait une copie d'un produit protégé par propriété intellectuelle dans son coin, parce que moralement on estime que c'est pertinent et que les créateurs ont déjà été rémunéré, on ne fait rien de mal (mon opinion).
D'ailleurs aucun particulier n'a jamais été condamné pour ça.

Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
Car tout créateur, personne physique ou morale, et ensuite les ayants droits (héritiers..) chercheront à maximiser les profits du labeur accompli.
Pas tous, pas tous...

Tout le monde n'agit pas pour maximiser les gains. Tout le monde doit se nourrir. Tout le monde ne cherche pas à "maximiser".

Je pense que beaucoup créateurs, qu'ils soient scientifiques et artistiques, espèrent mieux pour leurs créations. Mais qu'ils n'ont d'autres choix au sein du système économique. Bâtissons la et proposons leur.

Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
Prenons l'exemple des aspirateurs sans filtre Dyson. M. Dyson a fait à ses dépends environ 5000 prototypes avant d'arriver à son succès. Et dans l'esprit de la morale, il faudrait qu'il soit imputé à sa personne les dettes et le temps de mise au point, afin que d'autres puissent venir tirer profit de son idée et lui spolier ce qu'il aura mis tant d'années et d'argent à développer.
Je comprends votre point.

D'où ma proposition :
- financer en amont la création intellectuelle, pour qu'elle ne soit plus à perte : ainsi elle serait aussi accessible à ceux qui n'ont pas de quoi investir.

Et la critique :
- Dyson n'a pas inventé les aspirateurs. Toutes innovations qu'ils proposent se basent sur d'autres. D'où ma question : est-ce légitime ?
En vendant des aspirateurs, Dyson n'est pas juste rétribué pour la production ou pour ses idées propres, il est aussi rétribué pour toutes les technos d'aspirateur dont il s'est inspiré, toutes les idées qu'il a copié/dérivé pour créer ses produits. Il a très bien fait : cela permet de produire de meilleurs aspirateurs. Mais quand il veut empêcher les autres de faire de même, et use de l'appareil juridique pour cela, je trouve ça questionnable.
Dans la mesure où toutes créations peuvent être le point de départ d'autres : l'empêcher, instaurer une culture des ayants-droits et la permission cela favorise-t-il la création ? Moi je pense que cela la freine.

Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
Autre exemple différent, afin de montrer que le droit d'auteur ne prive pas l'humanité d'un bien, mais aide l'auteur à gagner sa vie de son vivant et donc le motiver à créer. Mozart, qui aura fini surendetté pour avoir avoir le nécessaire à vivre de sa compétence, aura fini à la fosse commune, et une fois l'oeuvre tombée dans le domaine public, a généré des milliards de chiffre d'affaire de ceux qui auront exploité de qu'ils ont fait.
Bon vu que l'auteur n'a pas gagné quoi que ce soit grâce au droit d'auteur, cela ne prouve pas grand chose. En même temps votre démonstration, écrite à la va-vite, est encore bourrée de faute et sans conclusion claire.

Dire que grâce au droit d'auteur, il aurait pu gagner des milliards, cela reste à prouver. Parce que justement, c'est aussi parce que son œuvre était accessible dans le domaine public, qu'elle a eu un tel succès. Peut-être que s'il avait fallut payer pour y accéder, elle n'aurait pas eu le même retentissement.

Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
Autre exemple qui n'a encore rien à voir : un projet "philantropique" : Mygale.org, un hébergement bienfaiteur associatif (40000 sites personnels, soit la moitié de la publication web française) pour partager librement la connaissance, mais utilisant des ressources qui n'étaient pas prévues pour cela (réseau public RENATER) , faisant concurrence déloyale, a migré business donnant Multimania :
Je ne vois pas le rapport de cet exemple avec le reste.

Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
Ces cas qui n'ont rien à voir les uns avec les autres illustrent que la morale n'a rien à voir là dedans et est le dernier des soucis : ce qui compte est la légalité et la pérennité, donc l'assurance du gain que cela génère.
Vous êtes ici la démonstration de la déshumanisation totale du système libéral. Bien sûr que si, étudier nos actes sur le plan moral fait sens... La morale devrait être le premier de nos soucis, pour toutes nos actions.
Et nos lois sont sensé l'encadrer, et quand ce n'est plus le cas nous devons réfléchir, trouver des solutions etc. Et potentiellement les transgresser. D'où la désobéissance civile.
Penser par le gain quoi qu'il en coûte, ne mène à rien de bien sensé.

Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
Il y a tout intérêt de rappeler la loi face à des personnes qui appellent à la désobéissance civile.
Rappeller que c'est illégal, et dire de faire attention à la morale associé, bien sûr.

Les rappeler en boucle comme des arguments d'autorité dans un débat ou ces lois sont ce qu'on cherche à questionner, là à mon sens ça n'a pas d'intérêt.

Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
Un cours d'un entraineur de football ou un cours de musique est copiable, et relève de la propriété intellectuelle. D'ailleurs c'est bien pour cela qu'il existe des piratages de cours ou de ressources documentaires liées.
Ok je vois où voulez en venir. Vous m'aviez perdu en énumérant les biens nécessaires à ces activités avec.
Le professeur, lui, n'est pas copié-collable, ni le temps qu'il passe à enseigner.

Donc pour cet exemple précis, que toutes les ressources que les professeurs utilisent pour construire leurs cours soient libre d'accès, ce serait génial : ils auraient accès à de meilleures ressources que celles qu'ils devraient payer aujourd'hui et ce sans payer. Il en serait d'ailleurs légitime qu'ils participent à leur tour à l'étouffement de cette base de connaissances.
De fait les cours seraient potentiellement moins cher, les profs ayant moins de frais à payer (ou plus de marges pour eux à eux de voir).

Mais pas gratuit, il n'est pas question ici que qui ce soit bosse gratuitement (d'où la volonté de financer le libre d'ailleurs).

Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
Si votre intérêt est de ne pas rétribuer à qui revient le mérite, votre raisonnement est tout à fait correct.
Mon intérêt, c'est que tout le monde ait accès à l'immatériel pour pouvoir bâtir ensemble.
Franchement à quoi ça sert de dire des trucs comme ça ? C'est juste démontrer que vous ne comprenez pas la question qui est posée...

Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
Developpez.com d'ailleurs en ce moment propose à la un un article sur le créateur (qui n'est pas parti travailler gracieusement chez Microsoft) systemd https://linux.developpez.com/actu/37...-de-confiance/
qui lui nous pouvons dire innove par rapport à init d'Unix system V (SysV init) qui était jusqu'alors l'implémentation choisie, repompée et dont on lui reproche des inspirations de SystemHost de Windows :
", les détracteurs arguant que l'approche de Lennart Poettering viole les principes de la philosophie Unix consistant à bien faire une seule chose, tandis que les partisans louent les avantages pratiques et les capacités modernes offertes par son logiciel. " confirmant l'état d'esprit de volonté de continuer à recopier Unix comme cela l'a été.
"Malgré la résistance farouche des traditionalistes Unix qui préféraient des approches plus simples et modulaires, Systemd a été adopté par pratiquement toutes les principales distributions Linux."
- Extrait de votre référence, qui montre que ces "traditionnels Unix" sont minoritaires au sein de leur communauté.

Encore une fois vous prenez des cas isolés pour l'étendre au cas général sans que cela soit justifié.

Même si Linux n'était qu'un simple repompage d'Unix (sur lequel il se base quoi qu'il en soit), ce dont je doute fortement (d'ailleurs tous les systèmes linux Android ne sont pas des unix-like : https://unix.stackexchange.com/quest...s-linux-a-unix) même si je ne suis pas du tout expert, ça ne rendrait par pour autant votre extension "les logiciels libre sont souvent des repompes de logiciels propriétaires" valide. Les codes et logiciels libres sont trop nombreux pour pouvoir affirmer une telle chose.

Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
Tout comme aurait sans doute évolué NCSA si Apache ne lui avait pas pris le marché.
Mais NCSA a le mérite de l'innovation, le libre n'a fait que de rajouter des fonctionnalités comme n'importe qui rajouterais des fonctionnalités à n'importe quel logiciel.
Et bien ça reste à prouver. Cet ecart n'est pas du à la supériorité méthodologique de l’open source (favoriser la collaboration, la transparence etc.) ? Auquel cas ce serait faux.

Et on pourrait tout à fait dire "NCSA n'a fait qu'ajouter des fonctionnalités aux normes informatiques de l'époque". Votre façon de n'attribuer du mérite qu'au propriétaire me semble fort dogmatique.

Ajouter des fonctionnalités, c'est de l'innovation. "Il n'a fait qu'ajouter la chaîne au vélo déjà existant" -> il a quand même créé la chaîne de vélo, et grâce à ça on est passé du Grand Bi au vélo moderne.

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Lorsque cela vient affaiblir ce dont Wikipédia se nourrit, les sources, effectivement, on peut se poser des questions. (baisse de vente de livres, de fréquentation de bibliothèques...).
Encore un sophisme de la vitre cassée : vous enumerez les pertes visibles sans prendre en compte les bénéfices.
Il y a une baisse de vente de livre, de fréquentation des bibliothèques (déjà que wikipédia soit responsable je suis pas sûr) ok, mais si les informations sont consommées par d'autres biais, il n'y a pas de baisse de l'intelligence.
Pareil pour la création des connaissances : les encyclopédies propriétaires, sur quoi se basent-elles ? Est-ce que wikipédia nuit à la création des connaissances, ou est-ce qu'elle court-circuite un intermédiaire, en étant plus efficace autant sur le partage que sur la collection des connaissances ?
De nombreux universitaires vont d'ailleurs eux même remplir les pages wikipedia des sujets dont ils sont experts pour favoriser l'accès des connaissances relatives à leurs domaines. Ainsi potentiellement moins d'erreurs d'interprétations de la part de l'éditeur et ses associés.
De même, toutes les personnes ayant accédé à des connaissances par ce biais ont progressé, et sont donc plus à même de produire à leur tour des connaissances. Qu'en est-il de la connaissance produite à partir de celle disponible sur Wikipédia donc ?

Bref dire que wikipédia détruit ce sur quoi il se base en aspirant les connaissances comme une sangsue, pour ensuite laisser la société orpheline, sans créateurs de connaissances, c'est n'importe quoi. Quand on veut se renseigner en profondeur sur un sujet, on va toujours se référer à un livre sur ce sujet spécifique, wikipédia ne suffit pas.
Les créateurs de connaissances, qu'ils soient universitaires ou autres, existent et travaillent toujours.

Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
Sa volonté est avant tout de gagner sa vie et rentabiliser ses études. Je ne connais de groupement de recherche et développement pharmaceutique "libre".
Je pense que les gens font des études en médecine d'abord pour soigner des gens, et qu'ensuite ils veulent vivre de leur travail.

Il n'y a de groupe "libre" mais il existe de nombreux laboratoires de recherche en sciences ouvertes qui n'ont l'argent mais la connaissance comme principal moteur (en biologie, recherche contre le cancer, etc.).

Par exemple ce programme canadien : https://conscience.ca/fr/developper-...-ouverte-dmso/

C'est reconnu par le secteur pour être un enjeu important, regarde ici cette présentation de Jean-Pierre Finance à l'académie nationale de pharmacie (https://www.acadpharm.org/seances/pa...30&id_doc=4850 )

Et justement que ce secteur primordial soit autant détourné pour des enjeux économiques devrait poser question. Créer des alternatives libres et collaboratives, ouvertes, me semble indispensable.

Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
Il y a tout lieu à défendre la force des ayants droits, effectivement.
C'est bien justifié...

Défendre la force et son usage sont aussi deux choses distinctes : ils resteraient économiquement et structurellement en position de force même sans les brevets.

Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
Certaines sont brevetables, d'autres non. Si on ne veut se la faire voler, il faut la taire.
Ce n'est pas légitime pour autant...

Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
C'est une idéologie qui existe et que j'ai rappelée dans le cadre de l'allusion de M. Stallman quant aux logiciels propriétaires.
Vous la présentez comme mienne de façon fallacieuse "vous en déplaise".

Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
Ma pratique respecte tout à fait la licence GNU, quoique vous tentiez d'en démontrer le contraire.
Vous respectez la licence, pas la volonté des auteurs (Mon explication était pourtant détaillée et explicite à ce sujet ><)

Vous utilisez du libre sous licence GPL sans participer au libre. Leur volonté est que tout ce soit fait à partir et usant de leur travail soit aussi en libre = vous contournez leur volonté.
En soit c'est pas cool, pas respectueux des prédécesseurs, mais pas immoral pour autant (vous ne leur retirez rien en soit) : si vous jugez cela pertinent vous devez avoir vos raisons.

Bref notre débat est un peu stérile. Je vais recentrer en revenant la dessus :

Payer une fois le développement intellectuel (ensemble des productions copiables) pour que tout le monde ait accès ensuite (copie autorisée sans limite) : C'est un super système et ce serait totalement viable, non ? En vrai juste sur ce principe et ce principe seulement, qu'est ce qui ne te conviendrait pas ?

Parce c'est ça mon point central, qui ne répond pas tout à fait à la question de la copie interdite, mais trouve une solution détournée.
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Le 09/02/2026 à 16:09
Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
Le terme juridique précis est contrefaçon. L'analogie avec le vol physique en terme de sanctions est souvent employée pour illustrer la gravité de l'acte alors qu'il parait anodin. (tout comme les messages pédagogiques faisant jeu de mot avec photocopiage et photoco-pillage).
Pour moi ça paraît anodin parce que ça l'est. Et ces parallèles n'ont dès lors pas lieu d'être.

On ne perd pas quoi que ce soit lorsqu'on copie quelque chose, seuls les ayants droits perdent un droit d'exploitation.
La légitimité de ce droit peut et doit être remis en question. Notamment lorsque les créateurs qu'ils sont sensé protéger ont déjà été rémunéré depuis longtemps.

Quand les frais ont déjà été amorti, ce n'est pas seulement une plus value ou du bénéfice : il s'agit d'extorsion. Faire payer à la société 1000€ un truc qui a couté 10€, ce n'est pas du "mérite", c'est une escroquerie. Et c'est aussi cette escroquerie que le libre entend contourner. Et que la propriété intellectuelle malgré ses bonnes intentions permet de verrouiller. Tu veux contourner un monopole non légitime ? Tu vas en prison.

C'est aussi ça le financement en amont : fixer les coûts ensemble de manière transparente. Pour mieux rémunérer les créateurs mais aussi avoir un accès à un prix juste à l'échelle de la société.

Je trouve que c'est le grand tour de force de la propagande de la propriété intellectuelle. Cette libéralisation de la connaissance permet de mettre dos à dos les consommateurs et les créateurs.
Les créateurs sont precarisé par ce système. Ils dépendent de la vente, rendant leur production sensible à un marché dont ils dépendent.
Et les utilisateurs sont pareils dépendant à un marché, dont ils dépendent pour accéder.
Et les deux sont montés dos à dos : les créateurs seraient précaires à cause des téléchargements, à cause des contournements de leurs droits qui leur permettent de vivre de leur travail. Et les utilisateurs seraient bloqués par des créateurs avides, voulant générer un maximum de profit à partir de leurs créations, quelque soit le temps où l'argent qu'ils aient investi dedans, aux dépens de l'accessibilité.
Les auteurs commes les utilisateurs auraient beaucoup à gagner avec un système plus stable et durable. Un meilleur lien entre eux sans cet intermédiaire qui ponctionne, qui verrouille.

Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
L’article L335-2 du Code de la Propriété intellectuelle prévoit des sanctions pouvant aller jusqu’à 3 ans d’emprisonnement et 300 000 euros d’amende pour la contrefaçon d’œuvres protégées, dont font partie les logiciels.
Encore un rappel de la loi sans la moindre justification quant à sa relevance.

Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
Rien n'empêche un consommateur d'acheter bio.
Une manière classique (désolé j'étais obligé) de reporter la faute sur les consommateurs : s'ils consommaient bio, alors le problème serait résolu.
Les pesticides ne sont ainsi plus la faute de ceux qui épandent des pesticides (un relativement beau tout de force je trouve).

Si la consommation reste un levier de modification de société, la production qui la permet et l'organise, reste le principal levier.

C'est aussi pour ça que beaucoup n'ont pas accès au bio, que ce soit d'un point de vue logistique ou économique.

Et dans le sujet 1er de cette discussion, cela reviendrait à dire que pour libérer la propriété intellectuelle plutôt que regarder des films propriétaires ils devraient regarder des films libres. On voit bien que ça ne marcherait pas, que ce n'est pas le principal levier de modification.

Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
En faisant un revenu universel du créateur (ce qui n'a plus lieu d'être vu que l'IA créée maintenant), c'est aussi porter atteinte au mérite. Comme la subvention souvent.
Je n'ai parlé ni de revenu universel, ni de subvention. C'est quand même très pratique de systématiquement prêter des positions et des propos à la personne avec laquelle on discute. C'est une façon de faire glisser le sujet, mais pas de faire avancer le débat.

Ce que j'ai proposé, c'est du financement participatif. Non pas des taxes imposées, mais un système librement financé, puis librement partagé, de manière juste et transparente.

Et quelque soit la méthode de financement, le financement en amont fait plus sens pour moi (toujours dans cette logique de payer les développements futurs plutôt que rétribuer les développements passés).

Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
L'innovation porte sur l'ajout d'un système sans filtre sur un dispositif ménager qu'il n'a pas inventé, dans le cadre du respect des droits des autres, ce sont bien mes propos.
Les brevets, droits d'auteur, ont une expiration. Un brevet n'empêche pas de continuer à avancer (ce n'est pas Microsoft qui a inventé la souris, les interfaces graphiques...). Il suffit de rétribuer l'inventeur tant que ses droits courent pour le mérite de son travail.
Je ne vous prêtais pas cette position, j'expliquais que toute innovation part de quelques choses pour arriver quelque part.

Je dis que ces brevets sont un frein. Par exemple un grand boum dans le milieu des robots chirurgicaux, a eu lieu lorsque de nombreux brevet de Intuitive Surgical sont arrivés (d'ailleurs le terme "tomber" est lui aussi connoté : comme s'il était perdu lorsqu'on y a enfin accès) dans le domaine public. Cela veut bien dire que laboratoires comme entreprises étaient avant bloquée par ce procédé juridique. Donc moins d'innovations.

Et s'il faut payer pour innover, et bien nécessairement c'est un frein.

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Le cas Mozart était pour illustrer qu'une protection expire, et d'autres en profitent allègrement ensuite, des milliards de chiffre d'affaire, donc l'humanité n'est pas pénalisée par les droits qui couvraient l'auteur (en fait à l'époque ils n'existaient même pas pour les auteurs de musique, ils ont été instaurés que peu après, ils n'étaient que pour les auteurs de littérature, il n'y avait que des exclusivité d'impression d'éditeur de partitions de musique), même s'il n'en a pas fait fortune, du temps où ils étaient en vigueur.
Alors dire que les droits de propriété intellectuelle ce n'est pas grave, et qu'on est content en tant que société quand ils expirent, je ne comprends pas en quoi cela défend la propriété intellectuelle.

Pourquoi ne pas en profiter tout de suite en fait ?

L'humanité n'est pas pénalisée ad vitam eternam, mais elle est pénalisée quand même. Et quand on voit les différentes durées des brevets, propriété intellectuelle, c'est des temps relativement long. Tout particulièrement à l'échelle des individus.

Ce système économique est un frein, autant pour les artistes qui doivent montrer patte blanche à un système économique vereux, que pour le utilisateurs qui sont contraints à des conditions d'accès decorellés des conditions de création (Le prix ne dépend pas du coût d'amortissement).

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Des piratages de cours, cela existe. Cela peut se monétiser ensuite (la matière enseignée relève du domaine public, mais la façon dont l'enseignement est transmis lui est personnel à l'enseignant).
Et bien c'est parce qu'ils sont protégés par propriété intellectuelle que c'est considéré comme un piratage...
Sinon c'est un simple partage (ce qui fait totalement sens, dans la volonté de construire et coordonner les connaissances dans un but de transmission).

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La page Stackexchange que vous citez en source le rappelle " Strictly speaking, Linux is an operating system kernel that is designed like Unix's kernel."
Même en continuant de perpétrer cette philosophie de développement, cela n'exclue pas l'innovation.

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Dans un contexte où il est habituel de se flater d'innovations qui n'en sont pas alors qu'elles sont le fait des autres, rappeler qui est le créateur innovant est toujours salutaire.
Dans la mesure où vous basez vos propres travaux sur du libre, je trouve cette attribution du mérite plus que farfelue.

Je pense que votre manière de déterminer qui est le créateur innovant ou non n'est pas objective. Comme si aucun logiciel n'avait été créé sans business plan propriétaire... (Et quand bien même ça ne voudrait pas dire que c'est une mauvaise idée)

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L'usager la plupart du temps se contente de wikipedia sans acheter la source. Donc par la même affaibli financièrement les auteurs de la source ayant été exploitée.
C'est la gratuité d'accès qui est la différence avec l'encyclopédie éditoriale conventionnelle.
Wikipedia n'est pas créateur de valeur en terme de contenu intellectuel, ce sont des résumés d'ouvrages (ou journaux...) de licence propriétaire le plus souvent.
Pour moi, c'est parce que les modèles économiques de ces sources ne tiennent plus la route. Pas seulement face à une concurrence de Wikipédia qui serait déloyale, mais face au besoin d'accès à la connaissance de la population pour évoluer, pour s'accomplir.

Nous serons d'accord que le travail de ces sources est précieux, et que comme tout bien précieux il convient de protéger leur situation. Pour moi ça ne devrait pas passer par la propriété intellectuelle, qui transforme les connaissances en produit, et ainsi soumet les créateurs aux lois du marché. Cela devrait passer par un financement stable et durable en amont.

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Il est de la volonté des auteurs d'avoir choisi cette licence, ils auraient pu inventer ou opter pour une licence m'empêchant de faire ce que m'autorise la GPL, ce que j'aurais respecté bien sûr.
Et bien ils ont pris la licence la plus restrictive du libre et vous avez trouvé le moyen de la détourner.
Il y a toujours des moyens de contourner les lois. D'où l'intérêt de partager des valeurs morales, de se mettre d'accord sur des principes de fonctionnement.

Et ces désaccords sur les principes de fonctionnement sont précieux : ils nous permettent de se remettre en question en tant que société (Même si je pense que c'est plus valable pour le propriétaire à qui j'ai des choses à reprocher, c'est tout autant valable pour le libre - si tout était impeccable il y aurait une adhésion plus large. Bref les deux se doivent d'évoluer pour pouvoir avancer en synergie).

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Tout à fait, je veux rester maitre de ce que je crée, de ce qu'il en sera fait, que d'autres ne fassent pas du profit ou des usages non souhaités sur mon dos, d'affaiblir le milieu économique du programmeur (car l'IA aussi tire fort profit du libre) donc je me refuse à participer au libre.
Je pense qu'ici la maîtrise est une illusion. Bon la on va encore glisser sur un autre sujet... Mais forcément les gens trouveront un moyen ou un autre de contourner vos volontés.
Brevet = développement parallèle
Code fermé = rétro ingénierie

Et que tout ce temps passé à tenter de verouiller et copier des idées n'est pas passé à en développer de nouvelles.

Et qu'en tant que société on aurait tout intérêt à pouvoir accéder aux travaux les uns des autres.

On ne le fait pas pour des raisons économiques. C'est là qu'elle perd son rôle : permettre et fluidifier les échanges de manière juste (c'est pour ça qu'on a introduit l'argent en société). Ici l'économie n'est plus un support mais une finalité. Une finalité qui nous monte les uns contre les autres, jusqu'à considérer son prochain comme un concurrent.

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Quant à ce qui sera fait de ce que vous avez mis en libre, qui pourrait même être utilisé contre vos "valeurs"
Pourquoi mettre des guillemets à "valeurs" ?

Et bien c'est quelquechose que j'accepte...
J'ai relativement confiance en mon prochain, et je pense que si les gens réussissent à faire ce qu'ils jugent juste, même s'ils commettent des erreurs, feront avancer les choses d'une façon ou d'une autre dans la bonne direction. Tu veux faire du propriétaire à partir de mon travail ? Ce n'est pas ma philosophie mais fonce champion. Je n'ai pas la prétention de tout comprendre au point d'être à même de choisir à la place des autres ce qu'ils font, même à partir de ce que j'ai fait. Sûrement que de leur point de vue et dans leurs conditions ils ont de très bonnes raisons de faire les choses comme ils le font. Alors qu'ils les fassent (même du propriétaire même si je trouve cela terriblement dommage de ne pas mettre en commun).

Faire des erreurs, que ce soit en tant qu'individu ou que société, c'est le coût de la liberté.

Et ces verrouillages n'empêchent pas les erreurs au contraire (pour moi ce verouillage est une erreur et un manque de confiance en les autres. Si je donne sans qu'on me rende et bien je perds. Parce que lui a mes connaissances plus les siennes, quand je n'ai que les miennes. Alors qu'en soit on sait tous qu'on serait tous plus intelligent en partageant. Ancrer ce système de privatisation comme étant normal c'est ancrer la méfiance comme étant normale).

Un logiciel propriétaire peut lui aussi très bien être utilisé contre vos valeurs. C'est même le plus probable, vu que vous perdez tous vos droits sur vos créations au profit de votre entreprise. Du coup si votre patron choisit de collaborer avec un régime totalitaire, qu'est-ce que vous pouvez y faire ? Même en indépendant, vous êtes dépendant de vos clients, qui peuvent vous imposer leur volonté (notamment si vos services se concentrent sur un secteur d'intérêt précis).

Et je finirai par dire que tous les programmes vraiment malfaisant sont tous fermés et propriétaires. Que ce soit les codes à des fins militaires pour tuer des gens, les programmes de fichage et d'espionnage de la vie privée, ou même le programme de notation sociale de l'état chinois ; tout cela est développé par des codes privés et propriétaires, et on serait probablement tous outrés de ce qu'ils contiennent si on avait accès.

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on pourrait faire de l'analogie avec du don de sperme : vous ne savez pas ce qui en sera fait, si cela va être pour créer un hybride de vous avec un "monstre" que jamais vous n'auriez choisi pour porter l'enfant, ... alors qu'il est promu que c'est une démarche altruiste pour les couples à mâles infertiles et leur permettre ainsi d'accéder à ce qu'ils n'auraient pas autrement.
Oulah c'est plus glisser doucement ou être en terrain glissant, c'est carrément la glissade totale là...

Je ne veux pas savoir quels êtres humains vous considérez comme des "monstres". Ni si vous parlez expériences transhumanistes totalement interdites partout.

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Un auteur qui souhaiterait considérer cela serait tout à fait à même à mettre en place un tel dispositif avenant aux disposition standard qui protègent son œuvre.
Nul besoin de changer la loi pour cela.
Je pense que les avantages de cette structure ne sont pas assez véhiculés en société et que nous aurions tous avantages à y adhérer (si seulement, mais avec les si...). Comme une culture du financement qui viendrait occulter la culture de la finance.

En effet, et si ma volonté première quand j'ai vraiment commencé à adhérer au libre était en effet de modifier la loi pour supprimer la propriété intellectuelle, j'ai changé d'avis.

J'en avais débattu avec quelqu'un d'autre sur un autre site il y a longtemps. Il avait plusieurs arguments qui faisaient mouche, notamment celui-ci "en fait tu veux choisir à la place des autres la modalité selon laquelle ils partagent et sont rémunérés pour leur travail". Et c'était dur parce que c'était un peu vrai.

Je reste convaincu que l'association idée/mérite/brevet/produit est fallacieuse, mais je ne veux pas imposer quoi que ce soit à qui que ce soit. Si tu veux avoir une exclusivité sur ton travail, même s'il est nécessairement la continuité d'autres et que cela va à l'encontre du bien commun, bah fait-le hein.

D'ou ma proposition en financement participatif (parce que si je ne suis pas d'accord que les subventions soient une atteinte au mérite, la concentration du pouvoir qui en résulte pose en effet question : qui choisi ce qui est financé et comment ? Donc financement participatif : les gens financent directement ce qu'ils veulent voir exister sans intermédiaires). Permettre de vivre de son travail tout en le laissant accessible (en plus il aurait de par son partage inconditionnel probablement plus d'impact).

Du coup c'est né d'une volonté de proposer une vraie alternative sans ne rien imposer à personne, autant que de ne pas faire changer les lois. Ne pas les faire changer parce qu'à mon échelle c'est innacessible, et qu'en plus le verouillage des lobbys est trop important. Et puis je préfère faire une proposition positive et être "pour", plutôt que lutter "contre" un système économique dépourvu d'humanité.

Je resterai favorable aux modifications des lois pour assouplir la propriété intellectuelle et fluidifier le partage et la circulation d'idées, mais je ne mise pas trop la dessus. Comme j'aimerais bien un gouvernement et des politiques qui font sens mais pareil, dur d'y croire. Du coup je pense qu'il faut plutôt se prendre en main (en tant que société) et faire exister ce dont nous avons besoin (de meilleures structures pour vivre et travailler ensemble).

Tant que j'y suis et que je repense à cette discussion, il y avait un autre argument pertinent contre le partage libre de contenu propriétaire : "ce système, c'est des pauvres qui se prennent pour des robins des bois à voler d'autres pauvres en les empêchant de vivre de leur travail au bénéfice des riches des grandes entreprises, qui peuvent se servir dans le code ouvert pour leurs entreprises". Je pense que la propriété intellectuelle c'est des pauvres qui ne partagent pas à d'autres pauvres, au profit de grandes entreprises qui ont soient les moyens d'accéder de manière économique, soit les droits leurs sont cédés automatiquement.
Et que dans ce contexte, quand le partage revient juste à accéder ce qui de toute façon n'appartient déjà plus aux créateurs, on ne fait rien de mal.

Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
Il y a aussi la monnaie libre aussi, s'inscrivant dans la lignée du logiciel libre, à savoir faire fléchir ce qui est institutionnalisé...
Oh je ne connaissais pas la monnaie libre merci, ça à l'air intéressant je vais me renseigner.

Je pense que créer des alternatives affaiblira toujours le modèle dominant : est-ce une mauvaise chose pour autant ?

Je pense qu'il faut faire confiance, et qu'ils ont de bonnes raisons de ne plus vouloir dépendre de certaines institutions.

Je pense que nous serons d'accord que la centralisation, c'est à dire l'ubiquité d'un modèle n'a rien de bon. La création d'alternatives est une richesse qui offre des possibilités. Imaginez un système purement libéral ou purement socialiste ? L'enfer.

Quand je me dis qu'on vit dans un système tellement libéral qu'on laisse des gens crever ou qu'on les asservi pour des raisons commerciales, je me dit qu'il faut faire quelque chose. Et que si l'on croit qu'on ne leur rien y changer, et que cela va de soit, qu'on ne peut pas faire autrement au sein de nos structures, il faut modifier ou changer ces structures. La mauvaise vue se corrige, la mauvaise foi se combat.
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Avatar de Ryu2000
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Le 30/01/2026 à 9:15
Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
Quand un étudiant ou un développeur débutant pirate un outil qu’il ne peut pas se payer, commet-il une faute morale ou subit-il une inégalité d’accès au savoir numérique ?
Il existait sûrement une alternative gratuite. (Gimp, Blender, Libre Office, etc)
Mais parfois on a envie d'utiliser un outil qui est très utilisé dans le domaine.

Ceux qui n'ont pas les moyens ont bien raison de craquer des logiciels payants.
Qu'ils essaient, soit ils laisseront tomber, soit ils feront carrière avec et pourront payer la licence.
Parfois il existe une version démo, mais 1 mois c'est un peu court pour juger.

Utiliser une copie de logiciel représente un risque. En plus d'être illégal ça peut infecter l'ordinateur.
Donc c'est pas top, les utilisateurs préféreraient posséder la version officielle, mais parfois c'est trop cher.

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Il existe parfois une alternative légal (?), mais pas top. (les développeurs du logiciel ne touchent rien sur les ventes)
Ce sont les sites de reventes de clés, on peut trouver des licences de logiciels pour pas cher.
C'est pratique pour Windows, Microsoft Office, Kaspersky.

Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
Le piratage logiciel est-il réellement un vol ou une construction rhétorique destinée à protéger des modèles économiques dépassés ?
Selon comment on regarde la copie ce n'est pas du vol.
Si on te vol ton vélo, tu n'as plus de vélo.
Si quelqu'un t'emprunte un vinyle pour le ripper, t'as toujours ton vinyle.

Copier une chanson c'est comme enregistrer un morceau qui passe à la radio sur une cassette.
Bon maintenant ce sont des .flac sur Soulseek, mais c'est similaire.

Faites gaffe il y a Hadopi, ils surveillent des trucs.
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