La proposition controversée « Chat Control 2.0 » de la Commission européenne, qui vise à surveiller les communications numériques privées, suscite plusieurs préoccupations alors que les gouvernements européens s'apprêtent à se prononcer sur le projet de règlement. Présentée comme un moyen d'« atténuer les risques » et de « protéger les enfants », cette proposition révisée a suscité de nouvelles mises en garde de la part de défenseurs des droits numériques, comme le Dr Patrick Breyer, qui affirment qu'elle pourrait menacer la liberté numérique, porter atteinte à l'anonymat et ouvrir la voie à une surveillance de masse dans toute l'Union européenne (UE).Ce développement survient alors que le projet controversé de surveillance des messages privés, « Chat Control », est de nouveau à l'ordre du jour dans l'UE. Soutenue par la présidence danoise, cette proposition, qui devait être examinée lors du Conseil « Justice et affaires intérieures » du 14 octobre 2025, continue de susciter l'opposition des défenseurs des droits numériques. L’Electronic Frontier Foundation a notamment mis en garde contre une surveillance potentielle de milliards d’utilisateurs et un affaiblissement majeur des protections en matière de vie privée.
Dans la foulée, d'ici 2030, l'Union européenne entend déchiffrer les données privées des citoyens au travers du projet ProtectEU. Ce programme vise à « identifier et évaluer les solutions technologiques qui permettront aux autorités répressives d'accéder aux données chiffrées de manière légale, tout en préservant la sécurité en ligne et les droits fondamentaux ». Présenté comme une simple évaluation technologique, cette initiative reprend en grande partie les objectifs du projet Chat Control et alimente les inquiétudes quant à une dérive systémique vers la surveillance étatique.
Une confrontation politique majeure sur la confidentialité en ligne se profile ainsi à l'horizon alors que les gouvernements européens s'apprêtent à se prononcer sur le « Chat Control 2.0 », la proposition révisée de la Commission européenne visant à surveiller les communications numériques privées. Ce projet, qui pourrait être approuvé à huis clos, a suscité des avertissements urgents de la part du Dr Patrick Breyer, juriste et ancien membre du Parlement européen, qui affirme que la proposition dissimule de nouveaux pouvoirs de surveillance étendus sous des termes trompeurs tels que « atténuation des risques » et « protection des enfants ».
Dans un communiqué envoyé à Reclaim The Net, Patrick Breyer, défenseur de longue date de la liberté numérique, affirme que la Commission a discrètement réintroduit le scan obligatoire des messages privés après qu'il ait été précédemment rejeté. Il qualifie cette mesure de « tour de passe-passe trompeur », insistant sur le fait qu'elle transforme un cadre supposé volontaire en un système qui pourrait contraindre tous les fournisseurs de services de chat, de messagerie électronique et de messagerie instantanée à surveiller les utilisateurs.
« Il s'agit d'une tromperie politique de premier ordre », a déclaré Patrick Breyer. « À la suite de vives protestations publiques, plusieurs États membres, dont l'Allemagne, les Pays-Bas, la Pologne et l'Autriche, ont dit « non » au contrôle indiscriminé des chats. Aujourd'hui, cette mesure revient par la petite porte, sous une forme déguisée, plus dangereuse et plus complète que jamais. Le public est pris pour des imbéciles. »
En vertu du nouveau texte, les fournisseurs seraient tenus de prendre « toutes les mesures appropriées d'atténuation des risques » afin de prévenir les abus sur leurs plateformes. Alors que la Commission présente cette mesure comme une exigence de sécurité flexible, Patrick Breyer insiste sur le fait qu'il s'agit d'une faille qui pourrait justifier d'obliger les entreprises à scanner tous les messages privés, y compris ceux protégés par un chiffrement de bout en bout.
« Cette faille rend inutile la suppression tant louée des ordonnances de détection et nie leur caractère prétendument volontaire », a-t-il déclaré.
Il prévient que cela pourrait même conduire à l'introduction d'un « scan côté client », où les appareils des utilisateurs eux-mêmes effectueraient une surveillance avant l'envoi des messages.
Contrairement à l'exemption temporaire actuelle connue sous le nom de « Chat Control 1.0 », qui autorise le scan...
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der§en, Nym4x et les autres...
) de la COMMISION Européenne. 


Merci à eux.

