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Les avocats utilisent l'IA pour bâcler leurs plaidoiries et la situation s'aggrave
Un mouvement se développe au sein de la profession pour recenser les affaires inventées par l'IA utilisées par leurs confrères

Le , par Annonces

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Aux États-Unis, les tribunaux commencent à crouler sous des documents juridiques « slopifiés » – des textes générés ou fortement assistés par des intelligences artificielles qui déforment la logique, inventent des jurisprudences et brouillent le langage du droit. Ce phénomène, dénoncé par des juristes eux-mêmes, marque une dérive inquiétante : celle d’une profession qui, en cédant trop vite à la tentation de l’IA, met en péril la rigueur de sa propre parole.

Dans le jargon des critiques de l’IA, le mot « slop » désigne cette bouillie textuelle issue des modèles génératifs – une prose lisse, répétitive, souvent incohérente. Dans le monde juridique, cette bouillie devient dangereuse. De plus en plus d’avocats, débordés ou attirés par l’efficacité promise de ChatGPT et consorts, rédigent des conclusions ou des requêtes en s’appuyant sur des outils qui produisent des formulations artificiellement sophistiquées mais fondamentalement erronées.

Le résultat : des dossiers mal argumentés, des citations inventées, des références juridiques inexistantes. En mai 2023, une affaire à New York avait déjà fait scandale : deux avocats avaient remis au tribunal un mémoire truffé de jurisprudences… créées de toutes pièces par ChatGPT. Le juge, consterné, avait parlé d’une « parodie de rigueur ». Depuis, le phénomène s’est amplifié et institutionnalisé, jusqu’à susciter la création d’initiatives comme AI Law Hub et SlopTracker, des plateformes où les juristes recensent les dérives de leurs confrères.

Une multiplication de ce type de cas

Le New York Times publie un nouvel article sur cette tendance inquiétante, soulignant que les sanctions infligées aux avocats pris en flagrant délit d'utilisation négligente de l'IA sont de plus en plus fréquentes (ces sanctions peuvent se limiter à une amende ou à un autre désagrément mineur). Apparemment, la position de l'American Bar Association autorise les avocats à utiliser l'IA dans le cadre de leur travail. Ils doivent simplement s'assurer que le texte généré par le chatbot est correct et ne contient pas d'exemples de cas juridiques fictifs – une situation qui semble malheureusement se répéter. Le Times note d'ailleurs*:

«*D'après des documents judiciaires et des entretiens avec des avocats et des universitaires, la profession juridique est devenue ces derniers mois un véritable nid à erreurs d'IA. Certaines de ces erreurs sont dues au recours aux chatbots au lieu de faire appel à un avocat.*» Les chatbots, malgré leurs inconvénients, peuvent aider ceux qui se représentent eux-mêmes à « parler un langage que les juges comprendront », a déclaré Jesse Schaefer, un avocat basé en Caroline du Nord… Mais un nombre croissant d’affaires proviennent de professionnels du droit, et les tribunaux commencent à prévoir des sanctions telles que de petites amendes et autres mesures disciplinaires.

Un avocat condamné à payer une amende de 10 000 dollars : il estime illusoire d'espérer que les avocats cessent d'utiliser l'IA

Un avocat californien a été condamné à une amende de 10*000 dollars pour avoir déposé un appel devant une cour d'appel de l'État truffé de fausses citations générées par l'outil d'intelligence artificielle ChatGPT.

Cette amende semble être la plus importante jamais infligée par un tribunal californien pour usage abusif de l'IA. Elle s'accompagne d'une décision cinglante indiquant que 21 des 23 citations d'arrêts cités dans le mémoire introductif de l'avocat étaient inventées. La cour souligne également que de nombreux tribunaux, tant hors de l'État qu'au niveau fédéral, ont déjà interpellé des avocats pour avoir cité de fausses sources juridiques.

«*Nous publions donc cette décision à titre d'avertissement*», poursuit-elle. «*En clair, aucun mémoire, acte de procédure, requête ou autre document déposé devant un tribunal ne doit contenir de citations – qu'elles proviennent d'une IA générative ou de toute autre source – que l'avocat responsable du dépôt n'a pas personnellement lues et vérifiées.»

Cette décision, rendue le 12 septembre par la Cour d'appel du deuxième district de Californie, illustre parfaitement pourquoi les autorités judiciaires de l'État s'efforcent de réglementer l'utilisation de l'IA dans le système judiciaire. Il y a deux semaines, le Conseil judiciaire de l'État a publié des directives exigeant des juges et du personnel des tribunaux qu'ils interdisent l'intelligence artificielle générative ou qu'ils adoptent une politique d'utilisation de cette intelligence artificielle générative d'ici le 15 décembre. Parallèlement, le Barreau de Californie examine la possibilité de renforcer son code de déontologie afin de prendre en compte les différentes formes d'IA, suite à une demande de la Cour suprême de Californie le mois dernier.

L'avocat de la région de Los Angeles, Amir Mostafavi, condamné à une amende, a déclaré au tribunal qu'il n'avait pas lu le texte généré par le modèle d'IA avant de déposer son appel en juillet 2023, plusieurs mois après qu'OpenAI a présenté ChatGPT comme capable de réussir l'examen du barreau. Un collège de trois juges l'a condamné à une amende pour avoir déposé un appel abusif, violé les règles de procédure, cité de faux cas et gaspillé le temps du tribunal et l'argent des contribuables, selon l'avis rendu.

Mostafavi a déclaré à CalMatters avoir rédigé l'appel puis utilisé ChatGPT pour tenter de l'améliorer. Il a précisé qu'il ignorait que le logiciel ajouterait des références jurisprudentielles ou inventerait des informations.

Il estime illusoire d'espérer que les avocats cessent d'utiliser l'IA. Celle-ci est devenue un outil essentiel, au même titre que les bases de données en ligne ont largement remplacé les bibliothèques juridiques. Tant que les systèmes d'IA continueront à produire de fausses informations, il conseille aux avocats qui y ont recours de faire preuve de prudence.

« En attendant, il y aura des victimes, des dommages et des dégâts », a-t-il affirmé. « J'espère que cet exemple évitera à d'autres de tomber dans le même piège. J'en subis les conséquences. »

Une base de données des cas d'avocats invoquant de fausses affaires générées par IA

L'amende infligée à Mostafavi est la sanction la plus lourde jamais prononcée contre un avocat par un tribunal californien et l'une des plus importantes jamais infligées pour utilisation abusive de l'IA par un avocat, selon Damien Charlotin, qui enseigne le droit et l'IA dans une école de commerce parisienne. Il recense les cas d'avocats invoquant de fausses affaires, principalement en Australie, au Canada, aux États-Unis et au Royaume-Uni.

Dans une affaire très médiatisée en mai, un juge de la Cour de district des États-Unis en Californie a condamné deux cabinets d'avocats à verser 31*100 dollars d'honoraires à l'avocat de la défense et au tribunal pour les frais liés à l'utilisation de «*fausses recherches générées par l'IA*». Dans sa décision, le juge a déclaré s'être senti trompé, a indiqué que les avocats avaient failli citer de faux éléments dans une ordonnance et a affirmé*: «*Une forte dissuasion est nécessaire pour éviter que les avocats ne cèdent à cette facilité.*»

Charlotin estime que les tribunaux et le public doivent s'attendre à une augmentation exponentielle de ces affaires à l'avenir. Lorsqu'il a commencé à recenser les dossiers judiciaires impliquant l'IA et les faux témoignages au début de l'année, il en rencontrait quelques-uns par mois. Désormais, il en voit plusieurs par jour. Les grands modèles de langage affirment avec assurance des mensonges comme des faits, surtout en l'absence de preuves.

« Plus votre argumentation juridique est complexe, plus le modèle aura tendance à induire en erreur, car il cherchera à vous satisfaire », explique-t-il. « C'est là que le biais de confirmation entre en jeu. »

En parcourant le site de Charlotin, on est pour le moins effrayé*: on y trouve déjà 11 pages d'affaires illustrant ces aberrations (les chercheurs affirment en avoir recensé 509 à ce jour).

Une analyse de mai 2024 réalisée par le RegLab de l'Université de Stanford a révélé que, bien que trois avocats sur quatre prévoient d'utiliser l'IA générative dans leur pratique, certaines formes d'IA génèrent des erreurs dans un tiers des requêtes. Détecter les faux témoignages cités dans les documents juridiques pourrait devenir plus difficile à mesure que les modèles augmentent en taille.


L’automatisation de la plaidoirie

Ce que révèle cette crise, c’est la mutation d’un métier fondé sur la précision, la nuance et la responsabilité. L’usage d’outils comme GPT, Claude ou Copilot promet de gagner du temps, d’améliorer la clarté ou de simplifier la recherche documentaire. Mais le revers de la médaille, c’est la perte du contrôle intellectuel.

Là où l’avocat devrait interpréter, il se contente parfois de recopier. Là où il devrait peser chaque mot, il laisse l’algorithme formuler des généralités verbeuses. Le « slop juridique » n’est pas qu’un problème de style : il est la preuve d’une déresponsabilisation progressive, d’un glissement où le langage du droit devient une simple sortie de modèle statistique.

Et dans le domaine judiciaire, une erreur de raisonnement ou une référence inventée ne se corrige pas comme une coquille dans un e-mail : elle peut fausser une décision, nuire à un client, voire créer un précédent juridique bancal.

D'autres avocats dénoncent

Aujourd'hui, comme Damien Charlotin, certains avocats dénoncent ouvertement les erreurs de leurs confrères et tentent de créer un système de suivi recensant les cas d'utilisation abusive de l'IA.

En effet, le Times souligne l'existence d'un « réseau croissant d'avocats qui traquent les abus d'intelligence artificielle commis par leurs confrères » et les publient en ligne, dans le but apparent de dénoncer ces pratiques et d'alerter le public. Cependant, l'impact de ces actions reste, pour l'instant, loin d'être suffisant. « Ces affaires nuisent à la réputation du barreau », a déclaré Stephen Gillers, professeur d'éthique à la faculté de droit de l'université de New York, au journal. « Les avocats du monde entier devraient avoir honte des agissements de certains membres de leur profession. »

Sources : cas d'hallucination IA , Lacey c. State Farm General Assurance, Stanford, opinion de la Cour de Californie

Et vous ?

Dénoncer ces abus de l'IA par les avocats, un pas dans la bonne direction ? Dans quelle mesure ?

Le recours à l’IA dans la rédaction juridique doit-il être strictement encadré, voire interdit dans certaines juridictions ?

Peut-on imaginer des modèles d’IA spécifiquement entraînés sur des bases juridiques fiables pour éviter le « slop » ?

Le « slop » est-il seulement un problème technique, ou le symptôme d’une crise plus large du rapport au travail intellectuel ?

Comment préserver l’exigence de rigueur et de responsabilité dans une époque où la rapidité et la productivité deviennent les nouveaux dogmes ?
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Avatar de skaarj
Membre régulier https://www.developpez.com
Le 14/09/2026 à 15:27
L'IA est déjà en train d'éteindre nos neurones sournoisement, et cela sera encore plus probant lorsque nous n'arriverons plus à distinguer le vrai du faux, tous domaines confondus. Et je pense sincèrement que tous ceux qui disent « maîtriser » seront ceux qui tomberont de haut. Ceux-là ne sont pas prêts...
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Avatar de maltyxx
Futur Membre du Club https://www.developpez.com
Le 25/03/2026 à 21:14
L'article met le doigt sur quelque chose de fondamental que beaucoup d'équipes IA découvrent trop tard : la productivité promise par l'IA générative s'évapore souvent dans le coût de vérification.

Ce paradoxe n'est pas propre au droit. On l'observe dans tous les secteurs où la précision est critique. Un LLM qui produit du contenu plausible mais faux à 5% du temps devient un fardeau si le domaine est à enjeux élevés : l'expert doit tout relire, et il le fait désormais avec moins de concentration car il pense "l'IA a déjà vérifié".

Ce qu'on a appris dans nos déploiements d'IA locale sur des données métier sensibles :
- L'IA est rentable uniquement sur les tâches à faible coût d'erreur ou à haute fréquence avec vérification par échantillonnage
- Dès que la vérification doit être exhaustive, le ROI s'effondre sauf si l'IA réduit le temps de lecture de façon significative (structuration, tri, résumé)
- La RAG (Retrieval-Augmented Generation) sur une base documentaire maîtrisée réduit drastiquement les hallucinations vs. un modèle "en plein air"

En droit, la vraie valeur serait peut-être moins dans la génération que dans la recherche et la structuration de l'information — des tâches où les risques d'hallucination sont plus maîtrisables.
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Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 14/09/2026 à 12:25
Citation Envoyé par maltyxx Voir le message
Ce paradoxe n'est pas propre au droit. On l'observe dans tous les secteurs où la précision est critique. Un LLM qui produit du contenu plausible mais faux à 5% du temps devient un fardeau si le domaine est à enjeux élevés : l'expert doit tout relire, et il le fait désormais avec moins de concentration car il pense "l'IA a déjà vérifié".
Encore faudrait-il disposer de l'expert pouvant corriger l'IA!

Vous oubliez un point très important dans votre analyse: L'expert d'aujourd'hui va partir à la retraite et... Dans le futur, il n'y aura plus d'expert pour corriger l'IA vu qu'à cause de l'IA les entreprises n'engagent plus aujourd'hui les juniors (juniors qui sont remplacés par l'IA) qui devraient devenir les experts de demain.

L'IA n'est pas seulement un "piège à cons", c'est également un "serpent qui se mord la queue"!
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Avatar de Matthieu Vergne
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 12/11/2025 à 0:36
Remplacez le jargon des avocats par celui des développeurs et vous aurez un autre article criant de vérité :
L’automatisation du développement logiciel

Ce que révèle cette crise, c’est la mutation d’un métier fondé sur la précision, la nuance et la responsabilité. L’usage d’outils comme GPT, Claude ou Copilot promet de gagner du temps, d’améliorer la clarté ou de simplifier la recherche de code. Mais le revers de la médaille, c’est la perte du contrôle intellectuel.

Là où le développeur devrait interpréter, il se contente parfois de recopier. Là où il devrait peser chaque instruction, il laisse l’algorithme formuler des généralités verbeuses. Le « slop coding » n’est pas qu’un problème de style : il est la preuve d’une déresponsabilisation progressive, d’un glissement où le code devient une simple sortie de modèle statistique.

Et dans le domaine logiciel, une erreur de raisonnement ou une valeur inventée ne se corrige pas comme une coquille dans un e-mail : elle peut fausser une décision, nuire à un client, voire porter atteinte à la société.
Pas plus tard que vendredi je parlais avec mes collègues de faire la distinction entre ceux qui sont rigoureux et ceux qui ne le sont pas :
  • les rigoureux peuvent tirer de l'IA les principaux avantages, car leur rigueur s'assure qu'ils vérifient derrière et comprennent ce qu'ils font, l'IA peut alors faire gagner un peu de temps sur les parties à écrire qu'on maîtrise déjà (peu de temps de vérification nécessaire) ou beaucoup pour les juniors qui peuvent focaliser leur temps d'apprentissage sur ce qui marche (moins de recherches infructueuses, qui peuvent apprendre des trucs mais moins pertinentes à l'instant T), et pour le reste rend surtout le job plus fun
  • les non-rigoureux par contre ont toutes les chances de donner une fausse impression de gros coup de pouce sur le court terme, en se contentant de copier sans vraiment réfléchir à ce qu'ils font, donnant l'impression qu'ils exploitent mieux l'IA alors qu'en fait les conséquences néfastes ne s'en ressentiront que plus tard, introduisant des coûts qui gomment les avantages illusoires de court terme. Quant au long terme, à force de se laisser aller à l'IA, ils ne forgeront pas leur propre expertise, se contentant de rester dépendants d'outils qu'ils ne maîtrisent pas et de stagner à leur niveau. Rendant le renouvellement des générations de dévs précaire.


En tant que développeurs, c'est à nous de nous assurer que nos juniors et nos employeurs ne tombent pas dans le panneau.

Pour les ingénieurs français, inscrits au répertoire des Ingénieurs et Scientifiques de France (IESF), il en va de notre responsabilité d'informer et de former :
https://www.iesf.fr/752_p_49680/char...ingenieur.html
Citation Envoyé par Charte IESF
En tant que membres d’un collectif de travail, l'ingénieur et le scientifique :
  • se mettent au service de leurs commanditaires et les informent des risques et contraintes (sociaux, environnementaux, économiques) des solutions proposées (Sens du service),
  • ...
  • participent à l'adaptation des activités de leur collectif de travail aux évolutions de la société et de l’environnement (Agilité),
  • encouragent la montée en compétences techniques et scientifiques de leurs collaborateurs et équipes (Management),
  • travaillent méthodiquement afin d’assurer la traçabilité des résultats et des données qui fondent les décisions de leur collectif de travail (Transparence),
  • participent activement à la gouvernance de leur collectif de travail (Engagement),
  • ...
  • signalent, de bonne foi et de manière désintéressée, les risques et les atteintes graves envers les droits humains, les libertés fondamentales, la santé et la sécurité des personnes, ainsi que l’environnement, résultant des activités de leur collectif de travail (Intégrité).
Citation Envoyé par Charte IESF
En tant que membres de la société toute entière, l’ingénieur et le scientifique :
  • ...
  • adoptent une posture active dans la société en éclairant l'opinion publique sur les problématiques qui nécessitent une vision de l'ingénieur ou du scientifique (Citoyenneté),
  • transmettent leur savoir scientifique et leur expérience, en les rendant accessibles au plus grand nombre (Vulgarisation),
  • ...
3  0 
Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 10/02/2026 à 11:10
Rien n'est perdu... Aux USA, le client pourra traîner en justice son avocat, exiger et obtenir plusieurs dizaines de millions de dommages et intérêts de sa part...

Et vous savez la meilleure? Il va recevoir les offres spontanées de centaines d'avocats prêts à faire rendre gorge à leur confrère amoureux transit de l'IA plutôt que d'être sérieux dans son travail
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Avatar de David_g
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 15/09/2026 à 13:34
Citation Envoyé par totozor Voir le message
Est-ce si vrai?
Je ne me rends pas bien compte mais mon entreprise prévoit une cadence d'embauche que je ne crois jamais avoir connu.
Google me suggère que le nombre d'employés en France est relativement stable depuis début 2025.
Le sujet n'est pas le nombre d'employé mais le fait que les juniors actuellement se forment principalement à utiliser l'IA ce qui occassionne des biais et ne les habitue pas à challenger/bien comprendre ce qui est produit.

On peut donc se poser la question de la situation dans l'avenir sur certains métiers (ou aussi la question de comment adapter la formation de junior vis vis à l'utilisation massive d'IA).

EDIT : j'entends pas là qu'il faut interroger et apprendre au junior comment se servir de l'IA non aps comme un joker mais comme une aide qui doit être challengé, comprise etc.
pour ma part je vois les juniors (et des fois moins junior) de plus en plus balancer ce qui a été généré tel quel (et compter sur les review des anciens).
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Avatar de
https://www.developpez.com
Le 11/11/2025 à 1:29
entre les réponses approximatives façon profession de foi ("vous nous avez demandé si... nous certifions que" sans aucune réf juridique) et les inventions c'est catastrophique. dans les cas les plus fréquents l'IA est co... comme une b... quel écran de fumée, tout ça pour facturer. Un bon vieux moteur de recherches qui pointe vers des données validées... pas photo. ça c'est pire que tout.
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Avatar de totozor
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 14/11/2025 à 7:35
Citation Envoyé par calvaire Voir le message
Ça répond déjà à un besoin, aux usa celui qui veut pas mettre 500€ dans une consultation médicale ou un avocat utilise déjà chatgpt et se débrouille.
Et soigne sa dépression en se pendant.
l'école de mes gosses et payante mais c'est 15 élèves dans la classe avec 2 profs, la oui y'a une value d'avoir un humain. Mais cela a un prix.
Bienvenue dans le capitalisme : tu veux sortir du lot? Payes.
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Avatar de Christophe
Responsable Systèmes https://www.developpez.com
Le 16/09/2026 à 16:46
Je suis assez d’accord avec David,

Certains métiers sont remplacés par l'IA. Mais c'est aussi un prétexte pour licencier. Les licenciement auraient eu lieu même sans l'IA, l'IA étant le prétexte et/ou l'occasion. De nouveaux métiers se créent ou vont se créer aussi avec l'IA, mais il y aura plus de débauche (dans le sens travail) que d'embauche.

Mais si effectivement les futurs salariés ne peuvent pas bosser sans l'IA, pourquoi je les embaucherai ? je peux moi-même utiliser l'IA ou au moins partiellement donc embaucher moins. Quel est la valeur ajoutée du salarié ? c'est la question que se poseront les employeurs.

L'IA c'est comme pour les cols blancs la même chose que les robots pour les cols bleus. Ca va engendrer des licenciements, probablement une moindre pénibilité au travail donc une meilleure productivité (qui sera exigée), mais aussi certainement des laissés pour compte. C'est le cas dans certains secteurs, chez Oracle par exemple. Reste à voir l'impact général dans tous les secteurs d'activité

Je mets ici de coté la problématique de la bulle IA et le sujet d'actu "l'IA va nous tuer" qui sont un autre sujet vaste, d'actu, et inquiétant.

L'IA c'est à la fois génial et très problématique.
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Avatar de Christophe
Responsable Systèmes https://www.developpez.com
Le 18/09/2026 à 6:59
Aujourd'hui si utilisé efficacement une petite équipe peut changer le monde grâce aux agents i
Reste à voir les changements qui seront effectués
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