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La Californie inflige une amende record à un avocat pour avoir déposé un mémoire truffé de citations inventées par ChatGPT
Plus de 600 cas d'hallucinations juridiques sont répertoriés rien qu'aux États-Unis

Le , par Stéphane le calme

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La justice californienne vient de rendre une décision inédite : un avocat a été condamné à payer 10 000 dollars pour avoir déposé un mémoire truffé de citations inventées par ChatGPT. Cette sanction marque un tournant dans l’usage des outils d’intelligence artificielle dans les tribunaux américains et pourrait inspirer de nouvelles régulations à l’échelle internationale. C’est une situation qui vient étendre une longue liste de cas similaires et qui soulève la question de la pertinence de la mise à contribution de tels outils dans d’autres domaines, notamment, celui du génie logiciel. En effet, de récentes études font état de ce que la production d’informations erronées par les modèles d’intelligence artificielle ira croissant avec leur degré de sophistication.

L’avocat Amir Mostafavi, basé en Californie, s’est retrouvé au centre d’un scandale professionnel après avoir remis un mémoire d’appel dans lequel 21 des 23 citations juridiques étaient purement inventées. Ces références provenaient de ChatGPT, utilisé pour gagner du temps dans la rédaction. Problème : Mostafavi n’a pas pris la peine de vérifier la validité des sources avant de soumettre le document à la cour. Sa cliente est Sylvia Noland, qui a fait appel d'un jugement sommaire rendu par le juge Stephen I. Goorvitch de la Cour supérieure de Los Angeles en faveur des défendeurs Land of the Free, L.P. et Jose Luis Nazar.

L’affaire a immédiatement attiré l’attention des juges de la Cour d’appel du 2 district de Californie, qui ont dénoncé une atteinte grave à l’intégrité de la procédure. Le tribunal a estimé que l’avocat avait « fait perdre un temps précieux au système judiciaire et aux contribuables », tout en rappelant un principe fondamental : un avocat reste entièrement responsable du contenu qu’il signe, quel que soit l’outil utilisé pour le produire. Il a également condamné l'avocat a payé une amende de 10 000 dollars.

Citation Envoyé par juge Lee Edmon
Cet appel est, à bien des égards, sans intérêt particulier. La plaignante a déposé une plainte alléguant diverses violations liées à l'emploi, et le tribunal de première instance a accueilli la requête en jugement sommaire des défendeurs, estimant qu'aucune de ces allégations ne justifiait un procès. La plaignante conteste le jugement sommaire pour plusieurs motifs, dont aucun ne soulève de questions juridiques nouvelles ou ne nous oblige à appliquer une jurisprudence établie dans un contexte factuel unique. En bref, il s'agit à bien des égards d'un appel simple qui, dans des circonstances normales, ne justifierait pas sa publication.

Ce qui distingue cet appel – et la raison pour laquelle nous avons choisi de publier cet avis – est que presque toutes les citations juridiques figurant dans le mémoire introductif des plaignants, et bon nombre des citations figurant dans leur mémoire en réponse, sont inventées. En d'autres termes, les citations que les plaignants attribuent à des affaires publiées n'apparaissent ni dans ces affaires ni ailleurs. De plus, bon nombre des affaires citées par le plaignant ne traitent pas des sujets pour lesquels elles sont citées, et certaines d'entre elles n'existent tout simplement pas. Ces références juridiques inventées ont été créées par des outils d'intelligence artificielle (IA) générative utilisés par l'avocat des plaignants pour rédiger ses mémoires d'appel. Les outils d'IA ont créé de fausses références juridiques, parfois appelées « hallucinations » de l'IA, qui n'ont pas été détectées par l'avocat des plaignants car il n'a pas lu les affaires citées par les outils d'IA.

Bien que la création de fausses références juridiques par des sources d'IA ait été largement commentée par les tribunaux fédéraux et hors de l'État et rapportée par de nombreux médias, aucun tribunal californien n'a abordé cette question. Nous publions donc cet avis à titre d'avertissement. En termes simples, aucun mémoire, plaidoirie, requête ou autre document déposé auprès d'un tribunal ne doit contenir de citations, qu'elles proviennent d'une IA générative ou de toute autre source, que l'avocat chargé de soumettre la plaidoirie n'a pas personnellement lues et vérifiées.

Lee Smalley Edmon, Présidente de la Cour d'appel de Californie, deuxième district d'appel

Malgré la multiplication des règles relatives à l'IA au sein des tribunaux...

L’épisode Mostafavi illustre parfaitement le problème bien connu des hallucinations d’IA. Ces erreurs surviennent lorsque le modèle, au lieu de reconnaître ses limites, génère une réponse fausse mais convaincante, en inventant par exemple des décisions de justice inexistantes.

Dans un secteur où la précision est cruciale, ces hallucinations peuvent avoir des conséquences désastreuses. Selon des chercheurs de Stanford, les IA génératives produisent encore trop fréquemment de telles erreurs pour être utilisées sans garde-fous dans un contexte légal.

Le danger est double : d’un côté, des avocats peu formés aux limites techniques de ces outils risquent de les employer comme des moteurs de recherche fiables ; de l’autre, les tribunaux s’exposent à une surcharge de travail pour vérifier et corriger ces erreurs.

Pourtant, malgré les dizaines de juges...
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Avatar de omen999
Rédacteur https://www.developpez.com
Le 24/09/2025 à 12:10
prochain scandale dans la même veine mais qui sera un peu plus long à sortir :
la décision de justice rédigée intégralement par IA et non revue...
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Avatar de droggo
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 24/09/2025 à 15:16
Prochain scandale prévu, mais il n'y aura personne pour porter plainte :

C'est une IA qui appuiera sur le bouton nucléaire !

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Avatar de tatayo
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 24/09/2025 à 15:41
Je dirai "tu as joué, tu as perdu, pan dans les dents".
Et dire que Donald Trompe veut que l'I.A. choisisse qui doit être soigné ou pas…

Tatayo.
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