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La justice US nie avoir créé un programme de « surveillance de masse » des utilisateurs de ChatGPT en obligeant OpenAI à conserver les journaux de conversation
L'EFF estime que la police pourrait s'en servir

Le , par Stéphane le calme

109PARTAGES

4  0 
Une décision judiciaire rendue en juin 2025 vient de clarifier un point sensible dans l'affrontement juridique opposant OpenAI à plusieurs organes de presse : non, forcer l’entreprise à conserver les journaux de conversations des utilisateurs de ChatGPT ne revient pas à instituer un programme de surveillance de masse. Cette affirmation, avancée par les avocats d’OpenAI en réaction à une injonction judiciaire, a été balayée par la juge fédérale Ona T. Wang : elle a statué que la simple conservation des journaux d'activité, bien que potentiellement intrusive, ne constitue pas en soi un programme de « surveillance de masse » au sens juridique du terme.

L’affaire prend racine dans une plainte déposée par plusieurs médias, dont le New York Times, accusant OpenAI d’avoir utilisé illégalement leurs contenus protégés par le droit d’auteur pour entraîner ses modèles d’intelligence artificielle. Dans ce cadre, ils ont demandé à la justice d’obliger OpenAI à préserver tous les journaux de conversation de ChatGPT (y compris ceux que les utilisateurs choisissent de supprimer) afin de pouvoir établir si le modèle reproduit effectivement des extraits protégés.

En mai, la juge Wang avait donc ordonné à OpenAI de ne pas effacer les échanges, même à la demande des utilisateurs, et de conserver tout contenu généré par ChatGPT via son site, ses apps et son API. Une décision que l’entreprise a contestée, dénonçant un coût technique important, mais surtout une atteinte aux droits des utilisateurs, qui seraient privés de leur droit à l’oubli.

Une défense basée sur la vie privée… jugée infondée

Dans sa réponse, OpenAI a vivement critiqué l’ordonnance, allant jusqu’à déclarer que l’obligation de conserver toutes les conversations créait de fait un système de « surveillance de masse » injustifié. L’entreprise soutenait que cette conservation généralisée exposait des millions d’utilisateurs à une collecte involontaire et injustifiée de leurs données.

Mais pour la juge Wang, cette qualification est exagérée et juridiquement inexacte. Selon elle, l’injonction ne constitue pas un programme de surveillance actif, dans la mesure où OpenAI n’est pas tenue d’analyser, de surveiller ou de transmettre les contenus des utilisateurs à une autorité extérieure, mais simplement de les archiver temporairement à des fins judiciaires. Elle insiste sur le fait qu’il s’agit d’une obligation limitée, dans un contexte précis de litige, et non d’un mécanisme généralisé d’espionnage numérique.


Une tension entre transparence judiciaire et confidentialité utilisateur

Ce jugement soulève néanmoins une tension cruciale : peut-on concilier la nécessité pour les plaignants de préserver des preuves dans un procès avec le droit des utilisateurs à l’effacement de leurs données personnelles ? La position d’OpenAI, qui met en avant le respect de la vie privée de ses usagers, entre ici en conflit avec la volonté des médias de disposer de tous les éléments permettant de démontrer une éventuelle violation du droit d’auteur.

Techniquement, la tâche est aussi complexe que coûteuse : OpenAI affirme qu’elle n’a pas conservé certaines données précisément parce que les utilisateurs en avaient demandé la suppression. Répondre à l’injonction reviendrait à modifier sa politique de confidentialité, à complexifier la gestion de ses bases de données et à multiplier les risques juridiques.

Des utilisateurs s'en mêlent... sans succès

Après qu'un tribunal a ordonné à OpenAI de conserver « indéfiniment » tous les journaux de ChatGPT, y compris les conversations supprimées, de millions d'utilisateurs, deux utilisateurs paniqués ont tenté d'intervenir, sans succès. L'ordonnance visait à préserver des preuves potentielles dans le cadre d'un procès pour violation du droit d'auteur intenté par des organismes de presse.

En mai, la juge Ona Wang, qui a rédigé l'ordonnance, a rejeté la demande du premier utilisateur au nom de son entreprise, simplement parce que l'entreprise aurait dû engager un avocat pour rédiger le dossier. Plus récemment, Wang a rejeté une deuxième demande émanant d'un autre utilisateur de ChatGPT, et cette ordonnance est entrée dans les détails, révélant que la juge envisage de s'opposer à l'ordonnance avant les plaidoiries de cette semaine, qui ont été demandées de toute urgence par OpenAI.

La seconde demande d'intervention émane d'un utilisateur de ChatGPT nommé Aidan Hunt, qui a déclaré utiliser ChatGPT « de temps en temps », envoyant occasionnellement à OpenAI « des informations personnelles et commerciales hautement sensibles dans le cadre de l'utilisation du service ».

Dans son dossier, Hunt allègue que l'ordonnance de conservation de Wang a créé un « programme de surveillance de masse à l'échelle nationale » affectant et pouvant nuire à « tous les utilisateurs de ChatGPT », qui n'ont pas été avertis que leurs chats supprimés et anonymes allaient soudainement être conservés. Il a averti que l'ordonnance limitant la conservation aux seuls résultats de ChatGPT comportait les mêmes risques que l'inclusion des données des utilisateurs, puisque les résultats « révèlent intrinsèquement, et souvent...
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Avatar de Axel Mattauch
Membre averti https://www.developpez.com
Le 25/06/2025 à 12:50
Peut-on promettre aux utilisateurs un véritable droit à l’effacement quand des obligations judiciaires peuvent en suspendre l'exécution ?
Qui joue le plus à la vierge effarouchée?

En s’offusquant de se soumettre à une "obligation de conservation" les GAFAM & assimilés ne cherchent pas à préserver le quidam d'intrusion dans la sphère privée, puisque cette intrusion est le fond de commerce même desdites compagnies. Ce qu'elles veulent c'est pouvoir garder ce qu'elles veulent (y compris tout) sans qu'aucune juridiction ne puisse intervenir.

Le droit à l'effacement est du doux pipotage, quand c'est proclamé par les vampires de data.
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Avatar de J_P_P
Membre régulier https://www.developpez.com
Le 25/06/2025 à 19:23
La justice veut tout savoir, les pirates aussi ... toute conservation de données personnelles, telles des conversations,
même avec Chatgpt, doit être prohibée.
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Avatar de popo
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 03/07/2025 à 17:24
Un bref résumé serait de savoir s'il faut préserver les droits d'auteur et la RGPD ou bien laisser les fournisseurs d'IA faire ce qu'ils veulent.

Blagues à part, il y a quelques parties qui m'ont fait réagir.
Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
La controverse s'est intensifiée lorsque le NYT a accusé OpenAI d'avoir supprimé des preuves cruciales que son équipe juridique avait passé des heures à extraire, des données essentielles pour déterminer si ses articles avaient été utilisés dans l'entraînement des modèles d'IA d'OpenAI. OpenAI a rétorqué qu'il s'agissait d'un accident, cette suppression n'étant pas intentionnelle, selon l'entreprise.
Pas intentionnelle, bien entendu.
Ils prennent vraiment les gens pour des jambons.

Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
En mai 2025, la juge fédérale Ona Wang a statué en faveur du NYT sur un point-clé : OpenAI devra conserver tout contenu généré par ChatGPT via son site, ses apps et son API, y compris ceux que les utilisateurs ont supprimés. Cette décision a immédiatement suscité l’ire des défenseurs de la vie privée et de la transparence numérique. L’entreprise elle même l'a contestée, dénonçant un coût technique important, mais surtout une atteinte aux droits des utilisateurs, qui seraient privés de leur droit à l’oubli.
Outre le fait que cela nuit effectivement au droit à l'oubli.
Je n'ose même pas imaginer le cout colossal que ça aura de conserver tous les prompt et toutes les réponses.
Ce procès est bien parti pour s'éterniser et de nouvelles entrées vont devoir être stockées pendant ce temps.
Qui va payer la facture à la fin ?

Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
« Nous parlons de milliards de chats qui vont maintenant être conservés alors qu'ils ne l'étaient pas auparavant », a déclaré Edelson, en précisant qu'il a saisi des informations sur son historique médical personnel dans ChatGPT. « Les gens demandent des conseils sur leur mariage, s'inquiètent de perdre leur emploi. Ils disent des choses très personnelles. Et l'un des avantages d'OpenAI est que vous pouvez supprimer vos chats et que vous avez le droit de créer des chats temporaires ».
C'est bien quelque chose que j'ai du mal à comprendre.
Comment est-ce qu'on peut confier les détails de sa vie amoureuse ou des ses problèmes médicaux à une IA ?
On a des médecins, des psys, des conseillers conjugaux, qui sont tous soumis au secret.
Certes, je peux comprendre que le cout peut être un frein, mais confier cela à une IA, c'est tout déballer au grand public.
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Avatar de SQLpro
Rédacteur https://www.developpez.com
Le 05/07/2025 à 19:02
Le pillage, par des machines, d'articles écrit par des humains, sans paiement des droits d'auteurs, asséchera le marché du journalisme. Comment les journalistes et les médias naturels pourrait-ils survivre sans financement ? La question est donc, voulons nous un monde ou seule la parole des machines compte ???
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Avatar de abgech
Membre actif https://www.developpez.com
Le 20/11/2025 à 9:46
@J_P_P

On ne voit pas pourquoi CATGOT piraterait les articles du NYT sans payer des droit d'auteur.
Tout comme, très certainement, il se permet de pirater vos écrits sans votre consentement et même sans que vous le sachiez.
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Avatar de petitours
Membre émérite https://www.developpez.com
Le 05/12/2025 à 7:08
Voila une nouvelle qu'elle est bonne.

Après, vu que le llm ne serait plus rien une fois qu'il aura tué tous les créateurs de valeur, que le créateur du llm ne veuillent pas rémunérer les créateurs de contenu montre que OpenIA n'a qu'une vision très court terme de sa finance.
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Avatar de eddy72
Membre régulier https://www.developpez.com
Le 25/06/2025 à 11:23
Et porté dans le droit Français, ça donne quoi ?
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Avatar de Matthieu Vergne
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 06/07/2025 à 22:45
Citation Envoyé par SQLpro Voir le message
Le pillage, par des machines, d'articles écrit par des humains, sans paiement des droits d'auteurs, asséchera le marché du journalisme. Comment les journalistes et les médias naturels pourrait-ils survivre sans financement ? La question est donc, voulons nous un monde ou seule la parole des machines compte ???
Quid du journalisme sur fond public ?
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Avatar de Dominik94
Membre habitué https://www.developpez.com
Le 30/07/2025 à 13:59
Drôle d'époque où ce sont les entreprises privés qui défendent nos intérêts face aux délires étatiques de surveillance globale ...
On le voit en France aussi avec l'interdiction puritaine du porn par le gouv (en se servant des enfants comme prétexte bidon).
en fait, c'est surtout pour qu'il n'y ait pas de preuve du fait que ses réponses contiennent, effectivement, du contenu protégé par droit d'auteur
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Avatar de J_P_P
Membre régulier https://www.developpez.com
Le 19/11/2025 à 15:51
On ne voit pas bien pourquoi un journal aurait accès à des conversations privées ?
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