L'administration Trump veut restreindre l'octroi de visas aux fonctionnaires étrangers qui censurent le « discours protégé » aux États-Unis. Le secrétaire d'État Marco Rubio affirme que cette mesure cible les responsables étrangers qui tentent d'influencer la modération de contenu sur les plateformes numériques américaines ou qui cherchent à pénaliser des citoyens américains pour des discours en ligne tenus sur le sol américain. Cette mesure semble viser des législations telles que le Digital Services Act (DSA) de l'Union européenne. Mais elle fait suite à l'adoption de la loi controversée « Take It Down » qui pourrait permettre la censure aux États-Unis.L'administration Trump poursuit ses efforts visant à contrer ce qu'elle appelle « l'influence étrangère sur la liberté d'expression américaine ». Elle estime que toute tentative étrangère d'influencer le discours en ligne sur le sol américain est « inacceptable », et constitue une atteinte à la liberté d'expression et à la souveraineté des États-Unis. Le 28 mai 2025, le secrétaire d'État américain Marco Rubio de nouvelles mesures visant les responsables de cette censure.
Marco Rubio a déclaré dans un communiqué qu'une nouvelle politique de restriction des visas s'appliquerait aux ressortissants étrangers responsables de la censure d'expressions protégées aux États-Unis. Il a déclaré qu'il est inacceptable que des fonctionnaires étrangers émettent ou menacent d'émettre des mandats d'arrêt contre des citoyens ou des résidents américains en raison de publications sur des plateformes de médias sociaux opérant aux États-Unis.
Marco Rubio juge également inacceptable le fait que « des fonctionnaires étrangers exigent que les plateformes technologiques américaines adoptent des politiques de modération de contenu globales ou s'engagent dans des activités de censure qui dépassent leur autorité et s'étendent aux États-Unis ».
« Certains responsables étrangers ont pris des mesures de censure flagrantes à l'encontre de sociétés technologiques américaines et de citoyens et résidents américains alors qu'ils n'ont aucune autorité pour le faire », a déclaré le républicain. Marco Rubio affirme également que la liberté d'expression est l'un des droits les plus précieux dont jouissent les Américains et que ce droit leur a permis de se distinguer en tant que phare de la liberté dans le monde entier.
L'Union européenne dans le viseur de la politique de restriction de visas
On ne sait pas encore comment ni contre qui cette politique sera appliquée. Marco Rubio n'a pas évoqué les détails de l'application de la mesure. Mais elle semble cibler la loi européenne sur les services numériques (DSA). Le DSA est entré en vigueur en 2024 et vise à rendre les plateformes plus sûres en imposant aux plus grandes plateformes des exigences en matière de retrait des contenus illégaux et de transparence sur la modération de leurs contenus.
Le communiqué de presse de Marco Rubio sur les restrictions en matière de visas ne mentionne pas directement le DSA. Mais l'administration Trump a critiqué cette législation à de nombreuses reprises, notamment dans des remarques faites plus tôt cette année par le vice-président américain JD Vance.
En outre, les entreprises américaines de médias sociaux, telles que Meta, ont critiqué le DSA, affirmant que son application équivaut à une censure de leurs plateformes. Meta est le propriétaire des plateformes WhatsApp, Facebook et Instagram. En mars, le président de la Federal Communications Commission des États-Unis, Brendan Carr, a mis en garde contre le fait que la loi sur les services numériques restreignait excessivement la liberté d'expression.
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