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DMA : L'UE enquête sur les « frais de technologie de base » d'Apple qui exige que les développeurs paient 0,50 €
Pour chaque première installation annuelle sur son App Store au-delà d'un seuil de 1 million

Le , par Stéphane le calme

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La Commission européenne a récemment ouvert une enquête approfondie sur les modifications des frais imposés par Apple sur son App Store, notamment les frais de technologies qui exigent que les développeurs paient 0,50 € pour chaque première installation annuelle au-delà d'un seuil de 1 million. Cette décision intervient après des plaintes de développeurs d’applications et d’observateurs du secteur, qui estiment que ces nouvelles pratiques pourraient violer les règles de concurrence en vigueur dans l’Union européenne.

Digital Markets Act : vue d'ensemble

Le DMA (pour Digital Markets Act) est, avec le règlement sur les services numériques (DSA), un des grands chantiers numériques de l’Union européenne.

Le DMA a pour but de lutter contre les pratiques anticoncurrentielles des grandes enseignes du numérique, telles que les GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft), qui ont acquis une position de quasi-monopole sur le marché européen, au détriment des petites et moyennes entreprises, de l’innovation et du choix des consommateurs. Le DMA impose aux plateformes numériques considérées comme des « gardiennes » du marché, c’est-à-dire celles qui ont un impact significatif sur le marché intérieur et qui servent d’intermédiaires incontournables pour les utilisateurs, de respecter un ensemble d’obligations et d’interdictions, sous peine de sanctions financières pouvant aller jusqu’à 10% de leur chiffre d’affaires mondial.

Sont présumées être des contrôleurs d’accès, au sens de la nouvelle législation européenne, les entreprises qui :
  • fournissent un ou plusieurs services de plateforme essentiels dans au moins trois pays européens ;
  • ont un chiffre d’affaires ou une valorisation boursière très élevés : 7,5 milliards d'euros au moins de chiffre d'affaires annuel en Europe dans les trois dernières années ou 75 milliards d'euros ou plus de capitalisation boursière durant la dernière année ;
  • enregistrent un grand nombre d’utilisateurs dans l'UE : plus de 45 millions d'Européens par mois et 10 000 professionnels par an pendant les trois dernières années.

Le 6 septembre 2023, la Commission européenne a publié une première liste de six contrôleurs d'accès. Il s'agit notamment des GAFAM américains Alphabet (Google), Amazon, Apple, Meta (Facebook) et Microsoft ainsi que du groupe chinois ByteDance, propriétaire de TikTok.

Les entreprises désignées comme gardiennes devront nommer un ou plusieurs responsables de la conformité avec le règlement, sous peine d'amende, et respecter d'ici le 6 mars 2024 une petite vingtaine d’obligations ou d'interdictions, pour chacun de leurs services de plateforme essentiels. Certaines sont applicables à tous, d'autres seront prononcées sur mesure.

Les contrôleurs d'accès doivent par exemple :
  • autoriser les vendeurs à promouvoir leurs offres et à conclure des contrats avec leurs clients en dehors des plateformes ;
  • rendre aussi facile le désabonnement que l'abonnement à un service de plateforme essentiel ;
  • permettre de désinstaller facilement sur son téléphone, son ordinateur ou sa tablette des applications préinstallées ;
  • rendre interopérables les fonctionnalités de base de leurs services de messagerie instantanée (Whatsapp, Facebook Messenger…) avec leurs concurrents plus modestes ;
  • donner aux vendeurs l'accès à leurs données de performance marketing ou publicitaire sur leur plateforme ;
  • informer la Commission européenne des acquisitions et fusions qu'ils réalisent.

Et c'est le premier élément qui nous conduit à Apple.


Insulte éhontée, conformité malveillante, frais inutiles, régime d'extorsion : l'industrie réagit aux changements proposés par Apple en Europe

Après avoir, sans succès, tenté de se faire retirer de la liste des contrôleurs d'accès, Apple a décidé de plier l'échine... en quelques sortes. L'entreprise a interprété la loi à sa façon et l'a appliquée de façon à dissuader les développeurs de s'essayer à autre chose.

Apple a fait l'objet d'une enquête de la part de diverses autorités de la concurrence pour avoir obligé les développeurs d'applications qui vendent des produits et des services numériques à utiliser sa solution de paiement in-app (IAP). Apple n'a pas réussi à convaincre les régulateurs de la nécessité de l'IAP obligatoire, et l'article 5, paragraphe 7, du DMA le rend désormais illégal. Apple n'a donc pas d'autre choix que de permettre aux développeurs d'applications d'utiliser un autre prestataire de services de paiement ou d'établir un lien pour l'achat. Mais cette possibilité est soumise à une série de conditions qui dissuaderont les développeurs d'applications d'utiliser des services de paiements alternatifs :
  • Tout d'abord, Apple a décidé de rendre difficile l'utilisation de ces options en obligeant les développeurs d'applications désireux d'utiliser d'autres services de paiement à passer par de multiples étapes. Apple introduit des avertissements destinés à dissuader les utilisateurs d'utiliser les applications.
  • Ensuite, les développeurs d'applications utilisant d'autres options de paiement seront toujours soumis à une commission d'Apple. Cela dissuadera financièrement les développeurs d'applications d'utiliser ces options, car ils n'ont que très peu (voire rien) à y gagner.
  • Enfin, et surtout, les développeurs ne seront pas autorisés à « proposer à la fois l'achat dans l'application et d'autres services de paiements et/ou un lien d'achat aux utilisateurs dans leur application App Store sur la même vitrine ». Cette mesure place également les développeurs d'applications dans une position délicate. S'ils décident d'utiliser une autre option de paiement, non seulement ils ne seront pas incités financièrement à le faire, mais ils perdront probablement des revenus en raison de la réduction du taux de conversion associée aux frictions.

Apple propose aussi de nouvelles conditions commerciales alternatives pour les applications iOS dans l'UE. Celles-ci comportent trois éléments...
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Avatar de calvaire
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 17/05/2025 à 11:11
Les éditeurs tiers doivent pouvoir développer tous et n'importe quoi, sans restriction et le distribuer n'importe comment, par exemple un .exe/.apk a télécharger sur le site web du développeur (a condition que le logiciel respecte le droit du pays/zone économique bien sur)

le consommateur, en achetant un iphone, il achète une licence d'exploitation de l'os qui est vendu avec. donc le cout de développement de l'os et des apis doit être amortie par apple uniquement par ce biais.
il faudrait peut etre dissocié, même virtuellement le prix de appareil et le prix de l'os.
Apple en retour devrait avoir l'obligation de maintenir l'os et les apis un certains nombre d'années, a charge a l'union européenne de définir une durée minimal (5ans par exemple).

Depuis quand un éditeur d'os doit décidé quel logiciel et autorisé ou pas, imposé ces conditions de ventes, et ces conditions de distribution ?
ce n'est pas le cas nativement sur windows, dos, amiga, android, next os, mac os x,...etc. Pourquoi ce serait le cas sur ios, les os de la xbox/ps5/nintendo...etc ?

on peut se poser aussi la question de pourquoi vendre du hardware avec l'os, dissocier les 2, et imposé au fabriquant une méthode simple pour télécharger et installer l'os de son choix.

le rapsberry et vendu nu par exemple, au choix de l’utilisateur d'y mettre ce qu'il veut, par exemple l'os par défaut de l'entreprise raspberry ou un autre.

l'editeur doit juste fournir une doc de comment créer un os alternatif (enfin la partie boot/detection du materiel/périphérique)
et de fournir un moyen simple de l'installer pour l'utilisateur.

les UEFI sur les ordinateur moderne ont aujourd'hui une vrai ihm, avec souris, de belles icônes, c'est donc assez simple d'y coder une ihm pour juste télécharger et installer un os. Pas besoin de taper des lignes de code complexes.
On pourrtait imaginer l'iphone démarrer sur un uefi au 1er boot
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Avatar de jnspunk
Membre habitué https://www.developpez.com
Le 18/05/2025 à 11:06
La société BIC devrait prendre 30 % du montant des chèques avec lesquels un stylo BIC a été utilisé afin de les remplir.
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Avatar de RenarddeFeu
Membre averti https://www.developpez.com
Le 03/05/2025 à 4:30
J'espère qu'Apple sera contraint d'indemniser Epic à hauteur du manque à gagner durant les 4 ans où Fortnite a été absent de l'App store.
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Avatar de Pat2kz
Nouveau Candidat au Club https://www.developpez.com
Le 10/06/2025 à 0:49
c'est très bien que l'ue fasse comprendre aux gafam que l'impunité à des limites, voir une fin !?
que ce soit avec les systèmes Windows ou Android, on peut installer des appli sans forcément passer par leurs magasins (chez Microsoft, ça a toujours été le cas), alors pourquoi apple ferait différemment (la sécurité n'est pas une raison) ?
Le pire c'est de demander des royalties quand l'utilisateur ne passe pas le app store !!
epic games a raison d'insister depuis des années à ce sujet ; le joueur télécharge directement chez epic et Apple demande un % à epic !??
Le prétexte de la sécurité est faux vu que les sociétés comme epic et d'autres sont sécurisées et les logiciels espions viennent en majorité des mails ou autres messages dont les utilisateurs sont responsables d'ouvrir n'importe quoi sans précaution.
de prétendre que c'est pour mettre à disposition leur OS et le développement de celui-ci est assez fallacieux ; apple veut simplement TOUT contrôler sur les appareils de la marque et décider de qui peut faire quoi avec.
Le problème est que celui qui achète un iPhone est sensé avoir le droit d'y installer ce qu'il veut et aussi de passer par un autre chemin que l'app store, une fois acheté (vu les prix en plus), il appartient à l'acheteur et apple n'a pas le droit de mettre son veto parce-que pas de dollars pour eux !
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Avatar de Bigb
Membre averti https://www.developpez.com
Le 10/06/2025 à 8:56
La Commission Européenne avec le DMA est clairement dans son rôle de réguler le marché numérique.
Sans cette loi, on peut être certain qu'Apple et Google garderait la main mise sur l'ensemble de la chaine de valeurs.
Google par exemple n'hésite plus à mettre en avant l'ensemble de ses produits (Youtube, Google My Business) en avant, détruisant toute concurrence.

Pour une fois que l'UE apporte quelque chose d'utile, encourageons la !
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Avatar de DevDur
Membre à l'essai https://www.developpez.com
Le 16/01/2025 à 9:01
La vraie concurrence (et une baisse des prix) arrivera quand :


  1. Les utilisateurs seront libres d’installer ce qu’ils veulent, comme ils le veulent, sans devoir passer par des bidouilles ou par des Dark Patterns.
  2. Les développeurs pourront choisir librement comment distribuer leurs apps : directement ou via un store. Et pour la distribution directe, aucun frais ni contrôle excessif (à part un éventuel avertissement antivirus pour les apps non signées).


Aujourd’hui, distribuer une application multiplateforme native est une expérience qui frôle la torture mentale. Voici pourquoi :

Paiements verrouillés par les stores
Les stores obligent les développeurs à passer par leur système de paiement exclusif, rendant impossible la gestion d’abonnements multiplateformes. La seule option est de proposer une app gratuite/freemium avec un abonnement payé directement via un site externe (comme Netflix).
Mais attention : interdiction totale d’expliquer ce fonctionnement dans l’app, la description, ou les avis, sous peine de bannissement. Cela crée une énorme frustration pour les utilisateurs, qui ne comprennent pas comment s’abonner ou, pire, pensent que l’app est entièrement gratuite. Cela se traduit souvent par une avalanche d’avis négatifs, ce qui pénalise encore davantage les développeurs.

Soumission d’apps : un parcours du combattant
Chaque soumission est une source de stress. Pour une app simple, ça passe encore. Mais pour une app métier un peu complexe, les demandes de précisions changent à chaque soumission. Ces allers-retours interminables ralentissent tout le processus et usent la patience des développeurs.

Synchronisation multiplateforme : mission impossible
Quand vous développez une app multiplateforme, vous voulez que chaque version soit synchronisée. Mais avec les délais de validation variables entre plateformes, cela peut prendre des semaines, voire des mois. Résultat : perte de temps et de revenus, et ces coûts se répercutent sur le prix final.

Les stores, un risque permanent
Les stores agissent comme une épée de Damoclès : un changement de politique, un rejet soudain, ou une interprétation floue des règles peuvent tout remettre en question du jour au lendemain.

La solution : s’éloigner des stores autant que possible.
Pour notre part, nous privilégions désormais :

  • Les apps natives pour Windows (tant que cette plateforme reste ouverte) et Linux.
  • Les WebApps pour le reste.


Avec ce modèle, les mises à jour se font en quelques minutes, il n’y a pas de frais excessifs, et nous pouvons maintenir des prix raisonnables. Bonus non négligeable : les développeurs gardent leurs cheveux et leur sérénité .

Je ne vois pas ce qu’il y a à craindre à laisser plus de liberté aux utilisateurs et aux développeurs. Si les stores sont réellement des eldorados, personne ne voudra aller ailleurs, ni les utilisateurs ni les développeurs. Pourquoi donc imposer des restrictions si leur modèle est si irrésistible ?
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Avatar de prisme60
Membre régulier https://www.developpez.com
Le 12/05/2025 à 15:01
Qu'Apple rembourse ce qu'il a volé !
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Avatar de shenron666
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 11/06/2025 à 14:26
Citation Envoyé par floyer Voir le message
On peut palabrer sur la pertinence de cette base légale et ses applications, mais en attendant, c’est la loi.
non, ce n'est pas la loi, c'est un contrat en l'utilisateur et le fournisseur (Apple)
et comme tout contrat, une clause abusive ou illégale est "nulle et non avenue"
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Avatar de dumas.blr
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 11/06/2025 à 15:42
On va manger, les enfants !
On va manger les enfants !
La ponctuation, c'est important ! Ca peut sauver des vies ...
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Avatar de calvaire
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 30/06/2025 à 15:06
oui enfin y'a rien qui change, ca passe d'une commission a... une autre commission alors qu'apple ne devrait rien percevoir dans le cas d'une app télécharger depuis un store/site web non apple.

mes logiciels windows, j'ai jamais donné 1€ a ms pour utiliser l'api win32 et distribuer mon logiciel depuis mon site web.
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