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Un homme condamné à 18 ans de prison pour avoir utilisé l'IA pour créer des images d'abus sexuels sur enfant,
Un précédent de la manière dont les deepfakes créés par l'IA pourraient être poursuivis à l'avenir

Le , par Mathis Lucas

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La justice britannique envoie un signal fort aux personnes qui seraient tentées d'utiliser l'IA pour générer des deepfakes préjudiciables aux victimes et notamment aux enfants. Elle a condamné à 18 ans de prison un homme qui a utilisé l'IA pour créer des images d'abus sexuels sur enfant (CSAM). Sur une période de 18 mois, il a partagé et vendu en ligne à d'autres pédophiles les images qu'il a créées, ce qui lui a rapporté 5 000 livres sterling. Sa condamnation constitue « un exemple de la manière dont les contenus générés par l'IA et les deepfakes indécents et explicites pourraient être poursuivis à l'avenir ». La lutte contre les deepfakes reste un défi de taille.

Quand l'IA est utilisée pour créer et vendre du matériel d'abus sexuel sur enfant

Hugh Nelson, 27 ans, originaire de Bolton, en Angleterre, a plaidé coupable d'un total de 16 délits d'abus sexuels sur des enfants, notamment d'avoir transformé des photographies quotidiennes de vrais enfants en CSAM à l'aide des systèmes d'IA du fournisseur américain de logiciels Daz 3D. Il a également reconnu avoir encouragé d'autres personnes à commettre des délits sexuels sur des enfants. Une forme d'utilisation de l'IA qui suscite de profondes préoccupations.


Grâce aux progrès de l'IA, les images truquées (ou deepfakes) sont devenues plus réalistes et plus faciles à créer, ce qui a incité les experts à mettre en garde contre l'augmentation des images indécentes d'enfants générées par ordinateur. L'avènement de l'IA a également fortement amélioré le caractère réaliste des deepfakes, comme en témoignent les photos pornos de la chanteuse américaine Taylor Swift générées par une IA de Microsoft au début de cette année.

À l'époque, le PDG de Microsoft, Satya Nadella, avait appelé l'industrie technologique à prendre rapidement des mesures contre ce fléau. Jeanette Smith, procureure de l'unité chargée des abus sexuels sur les enfants au sein du Crown Prosecution Service, a déclaré que « l'affaire Nelson créait un nouveau précédent en ce qui concerne la manière dont les images générées par des outils d'IA générative et les deepfakes indécents et explicites pouvaient être poursuivis ».

« Cette affaire est l'une des premières du genre, mais nous nous attendons à en voir d'autres au fur et à mesure que la technologie évolue », a déclaré Jeanette Smith. Bien que Satya Nadella et d'autres dirigeants du secteur technologique appellent à agir contre les deepfakes, il n'y a aucune initiative sérieuse sur la question. Les entreprises d'IA proposent d'intégrer des filigranes à leurs produits respectifs, mais les experts sont sceptiques à l'égard de cette solution.

Hugh Nelson utilisait un générateur de caractères en 3D pour transformer des photos d'enfants ordinaires et non explicites en CSAM, avant de les vendre sur un forum Internet utilisé par des artistes. Les personnes qui connaissaient les enfants dans le monde réel envoyaient à l'homme de 27 ans des images de ces enfants. Hugh Nelson facturait ensuite à son réseau de pédophiles 80 livres sterling pour un nouveau « personnage » (un CSMA basé sur une photo d'enfant).

Daz 3D, la société qui a créé le logiciel utilisé par Hugh Nelson, a déclaré dans un communiqué que « son contrat de licence utilisateur interdit l'utilisation de son logiciel pour la création d'images qui violent les lois sur la pornographie enfantine ou l'exploitation sexuelle des enfants, ou qui sont autrement préjudiciables aux mineurs et qu'elle s'engage à améliorer continuellement sa capacité à empêcher l'utilisation de son logiciel à de telles fins ».

Une vente de matériels d'abus sexuel sur enfant générés à l'aide des outils d'IA

Jeanette Smith a déclaré : « il s'agit de l'une des premières affaires de ce type qui démontre un lien entre des personnes comme Nelson, qui créent des images générées par ordinateur à l'aide de la technologie, et la délinquance réelle qui se cache derrière ces images ». Cependant, les médias britanniques soulignent qu'un certain nombre de pédophiles ont été envoyés en prison ces derniers mois pour avoir utilisé l'IA afin de créer des images d'abus sexuel sur enfant.

La police du Grand Manchester a trouvé des images réelles d'enfants et des images générées par ordinateur d'abus sexuels sur des enfants sur les appareils de Nelson, qui ont été saisis en juin 2024. Sur une période de 18 mois, Hugh Nelson admet avoir gagné environ 5 000 livres sterling (soit environ 6 000 euros) en vendant les images qu'il avait générées. Dans certains cas, Hugh Nelson encourageait ensuite ses clients à violer et à agresser sexuellement les enfants.

Selon la décision de justice, les images générées par ordinateur ne ressemblaient pas exactement à de vraies photographies, mais pouvaient être classées dans la catégorie des «...
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Avatar de der§en
Membre expérimenté https://www.developpez.com
Le 15/11/2025 à 16:11
Les briques de là dictature se mettent en place, l’une après l’autre
22  0 
Avatar de ILP
Membre confirmé https://www.developpez.com
Le 29/11/2025 à 5:30
Je ne comprends pas comment le blocage du partage de contenus pédo va diminuer la pédo. Malheureusement, lorsque ces tordus partagent leurs contenus, le mal fait aux enfants est déjà fait. Bloquer le partage, c'est un peu cacher la merde au chat. Les pédos trouveront toujours des moyens de partager leurs saloperies. Ils seront plus compliqués à trouver.

Si l'on veut bloquer ce genre de contenus, il faut se donner les moyens de trouver ceux qui les produisent.

À moins que la finalité de cette loi ne soit pas la lutte contre la pédo, mais le contrôle de toutes les données échangées.
18  0 
Avatar de stigma
Membre expérimenté https://www.developpez.com
Le 29/11/2025 à 14:22
Citation Envoyé par Artaeus Voir le message
Incompréhensible qu'après avoir été refusé plusieurs fois, ils essayent encore de passer cette loi ...
Le respect des communications privées est essentiel au fonctionnement d'une démocratie.
Parce que tu crois qu'on est encore en démocratie ?
17  0 
Avatar de Nym4x
Membre confirmé https://www.developpez.com
Le 15/11/2025 à 19:28
Citation Envoyé par der§en Voir le message
Les briques de là dictature se mettent en place, l’une après l’autre
Hélas… c’est fou comment des gens non élus se permettent de faire passer des lois qu’aucun élu avant n’aurait proposé… Les français ont dit pourtant non à l’ue.
18  2 
Avatar de Epoch1
Membre à l'essai https://www.developpez.com
Le 21/01/2025 à 9:18
« Lorsque nous avons un mandat de perquisition et que nous nous trouvons devant une maison dont la porte est fermée à clé, et que vous savez que le criminel se trouve à l'intérieur de la maison, la population n'acceptera pas que vous ne puissiez pas entrer ».

Ça me fait marrer, cette image mal choisie qui met en lumière la mauvaise foi....

S'ils "savent" qu'il y a un criminel dans une maison et que le chiffrement est prétendument une entrave, la preuve pourtant est qu'ils n'ont pas eu besoin d'ouvrir les portes de tous les domiciles (la "levée" du chiffrement) pour obtenir les éléments tiers menant à la culpabilité du sujet, et permet d'affirmer qu'ils peuvent faire leur travail sans poser de backdoor.
Le cas échéant, cela pourrait devenir vite un problème pour tout le monde (cf affaire récente aux USA).
Etant donné que tous les moyens techniques / juridiques existent déjà, je soupçonne le fait que le "cas par cas" étant devenu trop pénible pour l'humain, autant opter pour le "tout brasser automatiquement"; et comme une machine fait ça plus rapidement que l'humain, ça peut en outre "libérer" des emplois.

Hop ! Une pierre deux coups...Pratique ! --'
14  0 
Avatar de kain_tn
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 03/04/2025 à 11:06
Citation Envoyé par Patrick Ruiz Voir le message
[...]
« Nos maisons deviennent plus dangereuses que nos rues, car la criminalité se déplace en ligne. Pour assurer la sécurité de notre société et de nos concitoyens, nous devons sécuriser cet environnement numérique. Les entreprises technologiques ont une responsabilité sociale dans le développement d'un environnement plus sûr où les forces de l'ordre et la justice peuvent faire leur travail. Si la police perd la possibilité de recueillir des preuves, notre société ne sera pas en mesure de protéger les personnes contre la criminalité », écrit Europol.[...]
Bouh! Le paragraphe qui fait bien peur! Agrougroum! Les méchants cybercriminels sont dans votre maison!!!

Vite, détruisez ce qui les tient à l'écart en installant des backdoors, que promis juré, seules les forces de l'ordre auront le droit d'utiliser!

Pfff... Toujours les mêmes arguments ridicules...
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Avatar de
https://www.developpez.com
Le 07/07/2025 à 8:40
Je me répète : nous avons tous une vie privée mais nous ne sommes pas tous des criminels.
13  0 
Avatar de Christophe
Responsable Systèmes https://www.developpez.com
Le 07/07/2025 à 8:48
nous avons tous une vie privée
Plus pour longtemps....
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Avatar de jnspunk
Membre habitué https://www.developpez.com
Le 09/07/2025 à 12:56
C'est une mesure pour surveiller la population et pas du tout pour surveiller les délinquants.
Les délinquants vont bien évidement prendre le soin d'utiliser des outils tiers qui permettent un haut niveau de chiffrage.
C'est la logique la plus élémentaire.
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Avatar de ALT
Membre émérite https://www.developpez.com
Le 05/12/2025 à 19:39
Mon avis n'a pas changé : la confidentialité des correspondances est garantie par la Déclaration des droits de l'homme, donc par notre constitution.
Analyser les messages, quelle que soit la méthode, est une intrusion inacceptable dans la vie privée & une énorme faille de sécurité pour les communications confidentielles (secrets industriels, par exemple).
Donc, c'est à fuir.
Surtout que les malfaiteurs de tout poil utiliseraient d'autres moyens de communication, ce qui rendrait cette solution parfaitement inutile.

Moralité, soit c'est d'une somptueuse débilité, soit le but est bien de surveiller étroitement tout le monde. Hélas, cette deuxième proposition me semble extrêmement crédible.
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