Google a récemment annoncé qu’elle cesserait de lier les contenus d’actualités néo-zélandaises si une nouvelle loi obligeait les entreprises technologiques à payer pour les articles affichés sur leurs plateformes. La loi en question, connue sous le nom de Fair Digital News Bargaining Bill, vise à compenser les éditeurs de nouvelles pour la valeur de leur contenu diffusé par les plateformes numériques. Cette initiative a été motivée par la perte de plus de 200 emplois dans les salles de rédaction néo-zélandaises cette année, un chiffre alarmant pour un secteur déjà en difficulté.La décision de Google a suscité de vives réactions et soulève des questions importantes sur l’avenir du journalisme et des médias numériques en Nouvelle-Zélande.
Google menace de faire sauter ses accords avec la Nouvelle-Zélande et de supprimer toute possibilité pour les utilisateurs de trouver des informations locales sur son moteur de recherche, en multipliant les menaces pour s'opposer à la nouvelle législation. Les éditeurs de presse estiment que ces menaces ne sont rien d'autre que de l'intimidation de la part de l'entreprise.
Google a déclaré vendredi qu'il supprimerait tous les liens vers les actualités néo-zélandaises si le gouvernement adoptait le Fair Digital News Bargaining Bill, la nouvelle loi qui l'obligerait à payer les éditeurs pour leur contenu.
Le gouvernement, dirigé par le parti de centre-droit National, s'était opposé à cette loi en 2023 lorsqu'elle avait été présentée par l'administration précédente.
Mais la perte de plus de 200 emplois dans les salles de rédaction au début de l'année - dans un secteur des médias nationaux qui comptait 1 600 journalistes au recensement de 2018 et qui a probablement diminué depuis - a incité le gouvernement actuel à reconsidérer la possibilité d'obliger les entreprises technologiques à payer les éditeurs pour l'affichage du contenu.
Dans un communiqué, le géant mondial de la technologie, dont les activités en Nouvelle-Zélande ont rapporté près d'un milliard de dollars lors du dernier exercice financier, s'est dit « profondément préoccupé » par le projet de loi, qui devrait être adopté dans le courant de l'année, et par ce qu'il a décrit comme une « taxe sur les liens ».
Google liste ses préoccupations à l'égard du projet de loi
[QUOTE=Google]Nous pensons que le modèle de « taxe sur les liens » proposé est fondamentalement erroné et qu'il entraînerait des conséquences imprévues et des modèles non viables. Voici pourquoi :
[LIST][*]Inefficace et contraire au Web ouvert : les taxes sur les liens sont en contradiction avec les principes du web ouvert et ne se sont pas avérées efficaces pour soutenir le journalisme, comme on l'a vu dans des situations similaires où d'autres plateformes se sont désengagées après avoir décidé qu'il n'était plus possible de proposer des liens vers les actualités, y compris en Australie et au Canada. Le ministère de la Culture et du Patrimoine a commandé un rapport indépendant à Sapere, qui a conclu que « rien ne justifie, du point de vue de la pluralité, d'exiger des plateformes numériques qu'elles paient les entreprises de presse pour l'établissement de liens vers des contenus d'information ».[*]Préjudiciable aux petits éditeurs : les solutions qui profitent massivement à un petit nombre de grands opérateurs au détriment des petits éditeurs et des éditeurs de langue locale ne sont ni durables ni souhaitables pour...
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