IdentifiantMot de passe
Loading...
Mot de passe oublié ?Je m'inscris ! (gratuit)

Vous êtes nouveau sur Developpez.com ? Créez votre compte ou connectez-vous afin de pouvoir participer !

Vous devez avoir un compte Developpez.com et être connecté pour pouvoir participer aux discussions.

Vous n'avez pas encore de compte Developpez.com ? Créez-en un en quelques instants, c'est entièrement gratuit !

Si vous disposez déjà d'un compte et qu'il est bien activé, connectez-vous à l'aide du formulaire ci-dessous.

Identifiez-vous
Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ?
Créer un compte

L'inscription est gratuite et ne vous prendra que quelques instants !

Je m'inscris !

Un juge réduit l'action en justice intentée par des artistes contre Midjourney et Stability AI en matière de droits d'auteur sur l'IA

Le , par Jade Emy

23PARTAGES

5  0 
Un juge réduit l'action en justice intentée par des artistes contre Midjourney et Stability AI en matière de droits d'auteur sur l'IA

Un juge du tribunal fédéral de Californie a réduit lundi une action en justice intentée par des artistes visuels qui accusent Stability AI, Midjourney et DeviantArt d'avoir utilisé abusivement leurs œuvres protégées par le droit d'auteur dans le cadre des systèmes d'intelligence artificielle générative de ces sociétés.

Le juge du district des États-Unis William Orrick a rejeté certaines demandes de l'action collective proposée par Sarah Andersen, Kelly McKernan et Karla Ortiz, y compris toutes les allégations contre Midjourney et DeviantArt. Le juge a déclaré que les artistes pouvaient déposer une plainte modifiée contre les deux sociétés, dont les systèmes utilisent la technologie de conversion texte-image Stability Diffusion.

Orrick a également rejeté entièrement les plaintes de McKernan et Ortiz pour violation du droit d'auteur. Le juge a autorisé Andersen à poursuivre son action principale, à savoir que l'utilisation présumée par Stability de son travail pour former Stable Diffusion portait atteinte à ses droits d'auteur. La même allégation est au cœur d'autres actions en justice intentées par des artistes, des auteurs et d'autres détenteurs de droits d'auteur contre des sociétés d'IA générative.

"Même Stability reconnaît que la détermination de la véracité de ces allégations - à savoir si la copie en violation du Copyright Act a eu lieu dans le contexte de l'entraînement de Stable Diffusion ou si elle a lieu lorsque Stable Diffusion est exécuté - ne peut être résolue à ce stade", a déclaré Orrick.

Les avocats des artistes, Joseph Saveri et Matthew Butterick, ont déclaré dans un communiqué que leur "revendication principale" avait survécu et qu'ils étaient convaincus de pouvoir répondre aux préoccupations du tribunal concernant leurs autres revendications dans une plainte modifiée qui sera déposée le mois prochain.


Dans leur plainte déposée en janvier, les artistes ont déclaré que Stability avait utilisé sans autorisation des milliards d'images "récupérées" sur l'internet, y compris les leurs, pour apprendre à Stable Diffusion à créer ses propres images.

Orrick a convenu avec les trois sociétés que les images créées par les systèmes n'enfreignaient probablement pas les droits d'auteur des artistes. Il a autorisé la modification des revendications, mais a déclaré qu'il n'était "pas convaincu" que les allégations fondées sur la production des systèmes puissent être maintenues sans qu'il soit démontré que les images étaient substantiellement similaires à l'œuvre des artistes.

Le juge a également rejeté d'autres plaintes des artistes, notamment celles selon lesquelles les sociétés auraient violé leurs droits de publicité et les auraient concurrencés de manière déloyale, en les autorisant à déposer à nouveau leur plainte.

Orrick a rejeté les plaintes de McKernan et Ortiz concernant les droits d'auteur parce qu'ils n'avaient pas enregistré leurs images auprès de l'Office américain des droits d'auteur, ce qui est une condition pour intenter une action en justice dans le domaine des droits d'auteur.

Source : William Orrick, Juge du district américain

Et vous ?

Pensez-vous que cette décision du juge Orrick est crédible ou pertinente ?
Quel est votre avis sur cette affaire ?

Voir aussi :

Une plainte en recours collectif est déposée contre Stability AI, Midjourney et DeviantArt pour violations du droit d'auteur, sous le couvert d'une prétendue « intelligence artificielle »

Quand l'IA copie l'art : des artistes ont intenté une action en justice contre Midjourney et Stability AI pour violation de droit d'auteur, le procès pourrait changer la donne à l'ère de l'IA

Les auteurs veulent être reconnus et indemnisés par les entreprises d'IA qui utilisent leurs œuvres sans leur consentement, affirment des milliers de créateurs
Vous avez lu gratuitement 7 articles depuis plus d'un an.
Soutenez le club developpez.com en souscrivant un abonnement pour que nous puissions continuer à vous proposer des publications.

Une erreur dans cette actualité ? Signalez-nous-la !

Avatar de Fagus
Membre expert https://www.developpez.com
Le 01/02/2025 à 23:24
ça ressemble à une réponse à un problème amazonien. Perso j'aurais listé les problèmes à l'envers
- amazon vend des contrefaçons en pure connaissance de cause tant que c'est rentable.
- amazon a une situation quasi monopolistique ou en tout cas similaire à un Trust, ils peuvent donc tout se permettre, y compris passer au-dessus des lois.
- dans le système judiciaire américain, leur moyens financiers dissuadent quiconque de leur faire un procès.

En France on a un marché plus protégé avec des maisons d'édition qui engagent leur réputation sur la qualité de leur sélection (globalement, la Pléiade ou l'Aube des peuples, c'est un peu plus sélect que Gala), de même pour les libraires ou les grosses maisons (la sélection de la Fnac ou de Eyrolles c'est mieux que le relai de l'autoroute par ex.), ou les clubs littéraires qui accordent des prix.
3  0 
Avatar de Matthieu Vergne
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 25/11/2023 à 12:15
Citation Envoyé par shenron666 Voir le message
copier ou réutiliser c'est du vol
De la contrefaçon. Le vol consiste à subtiliser quelque chose à quelqu'un, de sorte que ce quelqu'un ne l'a plus. La contrefaçon non.

Les discussions de ce genre se basent trop souvent sur des amalgames pour faire valoir telle ou telle interprétation. On ne peut pas critiquer qu'un tel fasse un argument fallacieux si de notre côté on fait pareil. Et corriger ça commence par utiliser la bonne terminologie.
3  1 
Avatar de ALT
Membre émérite https://www.developpez.com
Le 01/02/2025 à 11:16
La certification garantit-elle réellement l’authenticité d’un texte, ou repose-t-elle uniquement sur la déclaration de l’auteur ?
C'est précisément la question que je me pose ! Car si c'est une auto-certification de l'auteur, ce label ne sera légitime que si les auteurs son honnêtes. Et c'est quoi un texte 0 % IA ? Si l'auteur demande à l'IA de lui donner des idées, pour la trame de son œuvre ou un chapitre, est-ce 100 % humain ? Bref, j'attends plus de précisions.

L’essor des textes générés par IA menace-t-il réellement les écrivains, ou ouvre-t-il de nouvelles opportunités pour la création littéraire ?
Comme toute innovation majeure, il y a des oppositions violentes. Il n'est pas dit que les auteurs bouderont toujours l'IA.
2  0 
Avatar de olaxius
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 23/11/2023 à 8:45
ils souhaitent que les utilisateurs de leurs logiciels assument la responsabilité juridique des violations de droits d'auteur liées à l'IA
Plus c'est gros plus ça passe .
En sorte ils considèrent tout simplement que le client fait du recel .
Petit problème à cette analyse le produit vendu doit respecter la législation , si ce n'est pas le cas c'est aux clients de porter plainte .
Et comme ce n'est pas le cas ... l'arroseur risque d'être arrosé
1  0 
Avatar de Jules34
Membre émérite https://www.developpez.com
Le 23/10/2024 à 10:35
La déclaration est également signée par des organisations et des entreprises de l'industrie créative, dont l'American Federation of Musicians, le syndicat américain des acteurs SAG-AFTRA, le European Writers' Council et Universal Music Group.
Que des gestionnaires de PI qui exploitent eux même les artistes... Il y a quelques grand nom d'artiste dans la liste mais il faut déjà bien comprendre que c'est un système injuste pour 99% des artistes à la base. Comme la SACEM en France.

C'est une nouvelle ère, le choc des patents trolls
1  0 
Avatar de ALT
Membre émérite https://www.developpez.com
Le 23/11/2023 à 1:35
En ce qui me concerne, j'affirme depuis longtemps que les artistes se sont toujours inspirés de leurs prédécesseurs :
Pour commencer, lors de l'apprentissage.
Et il y a eu les modes : voir les périodes néoclassique, néogothique...
Et puis les emprunts plus ou moins clairs.
Sans compter les œuvres « à la manière de... ».
Donc, que des productions d'IA soient issues d'œuvres originales ne me choque pas. Simplement, il faut que la source d'inspiration soit mentionnée.
Encore que... Avant la protection du droit d'auteur (notion récente à l'échelle de l'Histoire), chaque artiste pouvait être copié, pour ne pas dire pillé, sans que ça perturbât qui que ce fût.
Bref, le périmètre précis du droit d'auteur doit d'abord être clairement & complètement défini avant de décider quoi que ce soit.
1  1 
Avatar de shenron666
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 25/11/2023 à 0:03
Citation Envoyé par Mathis Lucas Voir le message
Par exemple, lorsque vous reproduisez entièrement un livre à l'aide d'une photocopieuse, ce n'est pas le fabricant de l'appareil qui risque des poursuites, mais bien sûr vous, sauf si vous avez une autorisation légale.
Plutôt falacieux comme exemple
La photocopieuse n'a pas été "entrainée" avec des milliers / millions de livres originaux

Citation Envoyé par ALT Voir le message
En ce qui me concerne, j'affirme depuis longtemps que les artistes se sont toujours inspirés de leurs prédécesseurs
s'inspirer c'est une chose
copier ou réutiliser c'est du vol
et c'est ce que font les IA actuelles vu qu'elles sont entrainées avec des oeuvres originales
mais surtout, sans l'accord de l'auteur tant les géants derrière ces IA s'estiment en droit de voler le travail des autres pour mieux se dorer la pilule
0  0 
Avatar de shenron666
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 26/11/2023 à 0:02
Citation Envoyé par Matthieu Vergne Voir le message
De la contrefaçon. Le vol consiste à subtiliser quelque chose à quelqu'un, de sorte que ce quelqu'un ne l'a plus. La contrefaçon non.

Les discussions de ce genre se basent trop souvent sur des amalgames pour faire valoir telle ou telle interprétation. On ne peut pas critiquer qu'un tel fasse un argument fallacieux si de notre côté on fait pareil. Et corriger ça commence par utiliser la bonne terminologie.
Absolument pas d'accord, la contrefaçon c'est reproduire un objet sans en avoir le droit et à l'identique ou très proche
rien à voir avec le sujet

Ici je parle bien de vol, plus exatement le vol de propriété intellectuelle puisqu'il s'agit d'oeuvres protégées par le droit d'auteur
aucun amalgame ou mauvaise interprétation de ma part
0  0 
Avatar de ALT
Membre émérite https://www.developpez.com
Le 26/11/2023 à 12:02
À shenron666 : Les IA sont entraînées avec des œuvres originales, certes, mais elles ne les reproduisent pas, sinon il n'y aurait pas besoin de l'IA pour ça.
Et n'oublie pas que tous les apprentis artistes ont d'abord reproduit des œuvres originales, sans consentement de l'auteur, & sans vendre ces contrefaçons, ceci avant de trouver leur propre style.
Enfin, tu refuses le terme de contrefaçon que Matthieu Vergne souhaite utiliser, alors que ton expression « vol de propriété intellectuelle » en est l'exacte définition, comme tu le reconnais d'ailleurs deux lignes plus haut ! Là, j'aimerais comprendre.
0  0 
Avatar de Matthieu Vergne
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 26/11/2023 à 14:30
Citation Envoyé par shenron666 Voir le message
Ici je parle bien de vol, plus exatement le vol de propriété intellectuelle puisqu'il s'agit d'oeuvres protégées par le droit d'auteur
Le simple fait que tu parles de vol dans le cadre de propriété intellectuelle montre bien que tu fais un amalgame, car les deux sont fondamentalement séparés.

La notion même de "propriété intellectuelle" est conçue dans un code juridique dédié (code de la propriété intellectuelle) pour protéger des oeuvres notamment contre la copie, et dont le délit est qualifié de "contrefaçon".
https://www.legifrance.gouv.fr/codes...TI000032655082

Le "vol" est défini depuis bien plus longtemps dans le code pénal et consiste à subtiliser une chose à autrui, quelle que soit la chose en question, indépendamment de toute propriété intellectuelle.
https://www.legifrance.gouv.fr/codes...A000006149833/

Une des différences principales entre les deux est que le vol consiste à ce que la victime n'ait plus l'objet qui lui a été volé, alors que dans le cas de la contrefaçon elle l'a toujours. C'est précisément ce dont il est question ici : l'auteur (ou ses ayants droits) est toujours détenteur de l'oeuvre et tout ce qui s'y rattache, mais d'autres se sont arrogés ces droits en copiant et utilisant son oeuvre sans autorisation.

L'amalgame entre vol et contrefaçon est tenace et présent dans toutes les discussions sur le sujet, et si on veut que les choses avancent il faut commencer par poser les bons mots sur les bons phénomènes.
0  0