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La Russie envisage de légaliser le piratage de logiciels dans certains cas afin d'atténuer les sanctions,
Ce qui pourrait porter préjudice aux détenteurs de droit d'auteur et de brevets

Le , par Bill Fassinou

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Alors que les sanctions occidentales asphyxient son économie depuis quelques jours, la Russie pourrait avoir trouvé le moyen de les alléger : légaliser le piratage de logiciel. Le ministère russe du Développement économique a proposé un ensemble de mesures pour résoudre le problème des sociétés étrangères qui révoquent ou refusent de délivrer des licences de logiciels. Selon la loi actuelle, les logiciels sans licence sont illégaux, mais si les nouvelles mesures sont adoptées, dans certains cas, le piratage de logiciels ne sera plus punissable. Cela pourrait ouvrir la voie à une vague de piratages contre les centres de recherche privés et gouvernementales clés dans le monde.

La Russie continue ce qu'elle appelle "opération militaire spéciale" sur le sol ukrainien, mais elle doit faire face à une armada de sanctions occidentales dans tous les secteurs, y compris le secteur technologique. Pour l'instant, aucun signe n'indique que la Russie va bientôt arrêter son incursion militaire en Ukraine, et les récentes nouvelles sur la situation suggèrent que la Moscou a prévu de vivre sous les sanctions si nécessaire. Le ministère russe du Développement économique a publié récemment un document qui présente en détail les différentes mesures qu'elle entend mettre en place pour alléger les sanctions qui frappent l'État et les Russes.



Le projet est intitulé "Plan d'action prioritaire pour assurer le développement de l'économie russe dans les conditions de pression des sanctions extérieures". Selon les autorités russes, si ces mesures sont adoptées, elles toucheront les titulaires de droits d'auteur, de brevets et de marques qui agissent contre les intérêts de la Russie. Le point 6.7.3 vise à résoudre le problème des sociétés étrangères qui révoquent ou qui refusent de délivrer des licences de logiciels. En l'état actuel de la législation, les logiciels sans licence sont illégaux, mais si les nouvelles mesures sont adoptées, dans certains cas, le piratage de logiciels deviendra non punissable.

Concrètement, ces nouvelles mesures proposent "l'exonération de responsabilité pour l'utilisation de logiciels sans licence dans la Fédération de Russie, détenus par un titulaire de droits d'auteur de pays ayant soutenu les sanctions". « Annulation de la responsabilité pour l'utilisation de logiciels (SW) sans licence dans la Fédération de Russie, appartenant à un titulaire de droits d'auteur de pays ayant soutenu les sanctions », indique la mesure proposée. Tel qu'elle est rédigée, la proposition couvre à la fois la responsabilité civile et pénale (Code des infractions administratives et Code pénal de la Fédération de Russie).

Elle indique également que tant que les sanctions sont en place, le piratage de logiciels pour lesquels il n'existe pas d'alternatives russes serait autorisé. L'on ne sait pas exactement comment cela pourrait se passer pour les services accessibles via le cloud, mais l'objectif global est de faciliter la transition de la Russie de la dépendance aux produits des sociétés étrangères vers des solutions développées dans le pays. Compte tenu de l'ampleur de cette entreprise, le piratage de logiciels risque de devenir la norme pour les années à venir. Les centres de recherches sur les technologies clés devraient être les cibles prioritaires.

En outre, le point 6.7.1 du document propose l'introduction d'un mécanisme de licence obligatoire pour les programmes informatiques et les bases de données, donnant au gouvernement les "droits sur une invention, un modèle d'utilité, un dessin industriel en rapport avec des programmes informatiques, des bases de données, des topologies de circuits intégrés". La Russie a également un plan pour les importations parallèles, c'est-à-dire les produits importés d'un autre pays sans l'autorisation du propriétaire de la propriété intellectuelle. Ce plan devrait frapper durement les propriétaires de droit d'auteur et marques.



Comme la Fédération devra importer beaucoup de choses sans autorisations officielles, le gouvernement russe envisage de supprimer la responsabilité en cas de violation des droits exclusifs, y compris les droits d'auteur et les marques. Par ailleurs, un parlementaire suggère de lever l'interdiction de RuTracker. En effet, vendredi dernier, le site d'information Gazeta.ru a rapporté que le politicien russe Dmitry Ionin avait suggéré que, face aux sociétés occidentales qui refusent de sortir de nouveaux films en Russie, les citoyens pourraient peut-être se tourner vers le tristement célèbre site de torrents RuTracker.

Cela a donné lieu à des spéculations selon lesquelles RuTracker, qui est bloqué de manière "permanente" par les fournisseurs d'accès à Internet en Russie en raison de violations répétées des droits d'auteur, pourrait être débloqué pour servir les citoyens locaux. Les utilisateurs d'un FAI, MTS, ont par la suite signalé qu'ils pouvaient accéder au site, mais les raisons de ce déblocage ne sont pas claires. Un vérificateur de liste de blocage exploité par le groupe de défense des droits numériques Roskomsvoboda montre que les principaux domaines du site sont toujours bloqués.

Source : Le document PDF du ministère russe du Développement économique (version anglaise, version russe)

Et vous ?

Quel est votre avis sur le sujet ?
Que pensez-vous de ces mesures exceptionnelles de la Russie pour contourner les sanctions ?
Quels pourraient être les impacts de ces mesures sur les entreprises ou sur le monde informatique en général ?

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Avatar de Patrick Ruiz
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 08/03/2022 à 14:49
Les spécialistes de la filière IT de Russie adressent une lettre ouverte à Visa et Mastercard
Pour leur signifier que leurs sanctions les empêchent de partir du pays ou de subvenir à leurs besoins

La Russie est sur le coup de nombreuses sanctions : la chaîne d'information russe RT (Russia Today) a dû se retourner vers la plateforme de vidéo en ligne Rumble sur laquelle elle poursuivra ses diffusions. Google a procédé au blocage des applications mobiles liées à RT et Sputnik sur sa boutique d’applications Play en Europe, etc. Les spécialistes de l’IT de Russie font l’état des lieux de leur filière suite aux sanctions de Visa et Mastercard pour leur signifier qu’elles les empêchent de partir du pays ou de subvenir à leurs besoins pour ceux qui y sont parvenus puisque dépendant de leurs avoirs sur cartes bancaires.

L’intégralité de leur lettre ouverte

Ici Alex au nom de la communauté informatique russe (plus de 40 000 personnes). Veuillez lire notre message.

L'arrêt des transactions Visa et Mastercard à l'étranger va bloquer des milliers de spécialistes en informatique au sein du régime. Ces personnes tentent actuellement de fuir le pays.

Au cours des deux derniers jours, nous avons reçu plus de 300 CV, ce qui nous a permis de mettre ces personnes en contact avec plus de 30 organisations d'Europe, des États-Unis, du Canada, d'Inde, de Turquie, des Émirats arabes unis et d'autres pays afin de les aider à se relocaliser de toute urgence. La plupart des personnes à la recherche d'une relocalisation sont des Ukrainiens de nationalité qui vivent en Russie.

Beaucoup de ces personnes comptent sur les maigres économies qu'elles ont encore sur leurs cartes bancaires, car beaucoup ont été licenciées au cours de la semaine dernière. Il est pratiquement impossible d'obtenir de l'argent liquide en ce moment, même à Moscou.

Ces personnes ne seront pas en mesure d'acheter des billets pour sortir. Ceux qui ont déjà pris l'avion ne pourront pas se financer, car beaucoup dépendent encore de sources de revenus russes et essaient de travailler à distance tout en cherchant un autre emploi.

Moi et d'autres administrateurs de communautés vous supplions pratiquement, de la part de toutes nos communautés informatiques, de reconsidérer cette décision, ou de nous donner plus de temps.

Signé,

oleg@hey.com (admin d’une communauté IT de 36 mille membres) the.noble.activity@gmail.com (admin d’une communauté IT de 1000 membres) @zzzybkin (admin d’une communauté IT de 7 mille membres) sasha.milenkin@yandex.ru (admin d’une communauté IT de 1300 membres) crimes@hey.com (admin d’une communauté IT de 3 mille membres).


Point de salut pour les avoirs en monnaies cryptographiques

Les plaintes des acteurs de la filière IT en Russie surgissent dans un contexte d’appels répétés de l’Ukraine lancés à l’endroit des services de change de monnaies cryptographiques à geler les bitcoins des Russes. La plateforme de change de cryptomonnaies Coinbase déclare avoir procédé au gel de plus de 25 000 adresses de portefeuilles liées à des personnes ou entités russes qui, selon elle, se livrent à des activités illicites.

« Au cours des dernières semaines, les gouvernements du monde entier ont imposé une série de sanctions à des individus et à des territoires en réponse à l'invasion de l'Ukraine par la Russie. Les sanctions jouent un rôle essentiel dans la promotion de la sécurité nationale et la dissuasion des agressions illégales et Coinbase soutient pleinement ces efforts des autorités gouvernementales. Les sanctions sont des interventions sérieuses et les gouvernements sont les mieux placés pour décider quand, où et comment les appliquer », indique-t-elle.

Ce positionnement de Coinbase n’est pas sans rappeler le récent verrouillage par les autorités canadiennes des portefeuilles bitcoin de manifestants contre le vaccin du coronavirus. D’une situation à l’autre, un dénominateur commun : la possible mise à mal des valeurs de liberté et de démocratie prônées par l’Occident.

Binance ne prévoit pas de geler les actifs des Russes, car cela contredirait les grands principes de liberté financière des cryptomonnaies. « Nous n'allons pas geler unilatéralement les comptes de millions d'utilisateurs innocents. Les cryptomonnaies ont pour but d'offrir une plus grande liberté financière aux personnes à travers le monde. Les sanctions devraient viser des entités précises en Russie tout en minimisant l'impact sur les utilisateurs innocents », a indiqué la plateforme de change de cryptomonnaies.

Si certains dirigeants de services de change de cryptomonnaies estiment que les sanctions contre la Russie sont inévitables, ils restent d'avis qu'elles ne devraient viser que des personnes choisies, comme le fait d'habitude l'Office of Foreign Assets Control des États-Unis. Le PDG de Kraken, Jesse Powell, a en sus déclaré que Kraken ne sera pas en mesure de geler les comptes de ses clients russes sans une exigence légale. Néanmoins les Russes doivent prendre conscience de ce qu'une telle exigence est plus que jamais à la porte au vu du contexte comme l’illustre l’exemple canadien.

Et vous ?

Connaissez-vous des développeurs bloqués en Russie à cause des sanctions de Visa et Mastercard contre ledit pays ? Partagez vos anecdotes

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L'État de New York approuve deux cryptomonnaies liées au dollar*: deux nouveaux stablecoins à la suite du TrueUSD aux États-Unis
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Avatar de Stéphane le calme
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 11/03/2022 à 8:58
DuckDuckGo procède au déférencement des sites qui seraient associés à la désinformation russe,
mais certains utilisateurs se plaignent que l'action va à l'encontre de l'objectif de DuckDuckGo de fournier des résultats de recherche impartiaux

DuckDuckGo déclasse désormais les sites qui seraient associés à la désinformation russe en réponse à l'invasion de l'Ukraine par le Kremlin, mais certains critiques affirment que le changement équivaut à de la censure.

Le PDG de DuckDuckGo, Gabriel Weinberg, a annoncé le déclassement sur Twitter : « Comme tant d'autres, je suis écœuré par l'invasion de l'Ukraine par la Russie et la gigantesque crise humanitaire qu'elle continue de créer », a-t-il écrit dans le tweet, qui comprenait le hashtag StandWithUkraine. « Chez DuckDuckGo, nous avons déployé des mises à jour de recherche qui déclassent les sites associés à la désinformation russe », a-t-il ajouté.


Weinberg n'a pas donné plus de détails sur cette décision, ni comment le déclassement fonctionnera. Mais son tweet intervient plus d'une semaine après que l'Union européenne a annoncé qu'elle s'attaquait à la « machine médiatique du Kremlin » pour avoir diffusé de la propagande justifiant l'invasion de l'Ukraine par la Russie. Depuis lors, l'industrie Internet a réagi en bloquant l'accès aux médias russes parrainés par l'État tels que RT et Sputnik News pour les utilisateurs de l'UE. En outre, Twitter a placé des étiquettes d'avertissement sur les tweets liés aux médias d'État russes (précisons que Google News a décidé de déclasser RT et Sputnik News en 2017 pour avoir prétendument fait circuler de la propagande.)

Ceci étant, la décision de DuckDuckGo est loin de faire l'unanimité. Sur Twitter, certains utilisateurs ont assimilé le déclassement à de la censure. D'autres ont fait référence à l'engagement de DuckDuckGo en faveur d'une « recherche impartiale ».

« Alors vous censurez vos utilisateurs ? DDG décide maintenant ce qui est ou n'est pas de la désinformation*? Cette décision devrait être laissée à l'utilisateur », a écrit un utilisateur.

« ​​Vous avez ce "chercheur de désinformation" magique, hein ? Vous êtes sûr de ne déclasser que les fake news ? Je suis sûr que c'est exactement comme ça que ça va se passer. Et je suis sûr que vous ne l'utiliserez pas contre quelqu'un d'autre à l'avenir. MDR » a écrit un autre utilisateur.

Sur Twitter, Weinberg n'a pas tardé à défendre la décision, affirmant qu'il était nécessaire de fournir des résultats de recherche pertinents plutôt que de la désinformation : « L'intérêt de DuckDuckGo est la confidentialité. L'intérêt du moteur de recherche est d'afficher un contenu plus pertinent plutôt qu'un contenu moins pertinent, et c'est ce que nous continuons à faire ».

« Les moteurs de recherche, par définition, essaient de mettre le contenu plus pertinent plus haut et le contenu moins pertinent plus bas - ce n'est pas de la censure, c'est la pertinence du classement de recherche », a tweeté Weinberg en réponse à un utilisateur. Un autre lui a répondu : « Mais il semble que VOUS décidiez de ce qui est pertinent et c'est un problème ».


Un autre : « Gabe Gabe Gabe. Vous écoutez mais ne comprenez pas. Nous ne nous inquiétons pas de la pertinence lorsque nous utilisons DuckDuckGo. Nous utilisons DuckDuckGo parce que nous ne faisons pas confiance à ceux qui décident de ce qui est pertinent. Ne vous cachez pas derrière le mot pertinent quand vous parlez de censure. Qui peut plus correctement déterminer ce que nous voulons voir en ligne si ce n'est nous. L'utilisateur final. Jetez un coup d'œil à une photo de l'équipe de censure (désolé "de pertinence") de Google . Vous paraissent-ils normaux ? Sont-ils représentatifs de la personne moyenne ? »

Et un autre : « En fait, l'information doit être donnée et non supprimée ou masquée ».

« C'est clairement de la censure. C'est ce qu'on appelle la censure douce, Google le fait tout le temps. De plus, si votre réponse à une réaction massive de la part de votre base d'utilisateurs principale est "nous ne faisons pas ce que vous suggérez tout", alors peut-être qu'un changement de modèle commercial s'impose ».

Sur Twitter, l'ingénieur logiciel de DuckDuckGo, Shane Osbourne, a également expliqué ce que l'entreprise veut dire lorsqu'elle parle de résultats de recherche impartiaux : « Tout le monde obtient les mêmes résultats, les résultats ne sont pas basés sur quoi que ce soit lié à vos informations personnelles », a-t-il déclaré.

DuckDuckGo a envoyé la déclaration suivante sur sa décision de déclasser les sites qui seraient associés à la désinformation russe*:

« L'utilité principale d'un moteur de recherche est de fournir un accès à des informations précises. Les sites de désinformation qui diffusent délibérément de fausses informations pour tromper intentionnellement les gens vont directement à l'encontre de cet utilitaire. Les exemples actuels sont les sites de médias russes parrainés par l'État comme RT et Sputnik. Il est important de noter que le déclassement est différent de la censure. Nous utilisons simplement le fait que ces sites s'engagent dans des campagnes de désinformation actives comme un signal de classement indiquant que le contenu qu'ils produisent est de qualité inférieure, tout comme il existe des signaux pour les sites de spam et d'autres contenus de moindre qualité. En plus de cette approche, pour les sujets dignes d'intérêt, nous continuons également à mettre en évidence une couverture médiatique fiable et des "réponses instantanées" fiables en haut de nos résultats de recherche, là où elles sont le plus vues et les plus cliquées. Nous sommes également en train de réfléchir à d'autres types d'interventions ».

Source : Gabriel Weinberg

Et vous ?

Partagez-vous l'idée de certains utilisateurs qui ont assimilé le déclassement à de la censure ?
Comprenez-vous les motivations de DuckDuckGo et les approuvez-vous ?
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Avatar de Sandra Coret
Communiqués de presse https://www.developpez.com
Le 10/03/2022 à 19:19
YouTube et Google Play suspendent tous les services basés sur le paiement en Russie, y compris les abonnements, les sanctions occidentales commencent à poser des problèmes bancaires dans le pays

Google et YouTube avaient récemment cessé de vendre de la publicité en ligne en Russie, suite à des suspensions similaires par Twitter et Snap après l'invasion de l'Ukraine par Moscou.

"En guise de suivi, nous étendons désormais cette mesure de suspension à toutes nos fonctionnalités de monétisation, y compris YouTube Premium, les adhésions aux chaînes, le Super Chat et les marchandises, pour les spectateurs en Russie", a déclaré YouTube dans un communiqué.

Les chaînes YouTube en Russie seront toujours en mesure de générer des revenus à partir des téléspectateurs en dehors de la Russie grâce aux publicités et aux fonctionnalités payantes, qui comprennent le Super Chat et la vente de marchandises. Les applications gratuites de Google Play restent également disponibles en Russie, selon le site Web d'assistance de l'entreprise.


Source : Google

Et vous ?

Que pensez-vous de ces nouvelles mesures ?

Voir aussi :

Netflix Inc a suspendu son service en Russie, a déclaré dimanche un porte-parole de la société, tandis que TikTok a suspendu le livestreaming et les nouveaux téléchargements

Oracle et SAP suspendent leurs activités en Russie en raison de l'invasion du pays, les sanctions économiques contre la Russie seraient un mécanisme important dans les efforts pour restaurer la paix

Red Hat interrompt ses ventes et ses services en Russie et en Biélorussie dans un contexte où la Russie envisage de légaliser le piratage de logiciels dans certains cas, afin d'atténuer les sanctions

Les services de cache de données pour sites web Cloudflare et Akamai refusent d'arrêter d'opérer en Russie car « ce serait une victoire pour Poutine », dans le cadre de la guerre de l'information
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Avatar de Bill Fassinou
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 15/04/2022 à 18:13
Les entreprises technologiques se joignent aux sanctions imposées à la Russie dans le cadre de la guerre en Ukraine
une situation qui pourrait paralyser l'industrie technologique russe

L'invasion de l'Ukraine par la Russie le 24 février dernier n'a pas laissé les grandes entreprises technologiques indifférentes. De Nvidia à Intel en passant par Amazon et Microsoft, un grand nombre d'entreprises informatiques ont pris des sanctions contre la Russie et ont suspendu tout ou partie de leurs activités dans le pays. Certaines de ces sanctions découlent directement des mesures prises par les gouvernements occidentaux contre la Russie. Cela a mis l'industrie technologique russe dans un mauvais état.

Le conflit russo-ukrainien a montré à quel point l'industrie technologique est importante et stratégique pour un pays. Elle peut de fait être utilisée pour paralyser son économie toute entière. Dans le cas présent, l'exportation de nombreuses technologies vitales et susceptibles d'être utilisées par Moscou pour la construction d'armes ou d'infrastructures militaires a été interdite. Il s'agit notamment des semiconducteurs et autres produits microélectroniques, des équipements de télécommunications, des capteurs, des technologies aérospatiales, des systèmes de navigation, des équipements navals, pour ne citer que ceux-là.



D'autres technologies grand public ont également été interdites ou l'accès a été restreint pour les Russes, notamment YouTube et Google Play, Apple Pay, Netflix, Spotify, etc. Voici un aperçu de ce qui s'est passé dans la sphère informatique depuis le 24 février.

Les entreprises suivantes ont arrêté les publicités ou supprimé la possibilité de les monétiser en Russie :

  • 25 février : Meta a interdit aux médias d'État russes de diffuser des publicités ou de monétiser dans le monde entier ;
  • 25 février : Twitter a temporairement interrompu les publicités en Ukraine et en Russie afin de mettre en avant les "informations critiques pour la sécurité publique" ;
  • 2 mars : Snap a mis en pause les publicités sur l'application Snapchat en Russie, en Biélorussie et en Ukraine ;
  • 3 mars : Alphabet a suspendu toutes les publicités en Russie, couvrant la recherche, YouTube et les partenaires d'édition ;
  • 7 mars : Apple a suspendu les publicités sur l'App Store en Russie ;
  • 10 mars : Google Play et YouTube ont suspendu les fonctions de monétisation et les services de paiement en Russie ;
  • 23 mars : Google a déclaré qu'il ne laisserait pas les chaînes, les sites Web ou les applications de YouTube vendre des publicités qui rejettent la guerre.


Certaines entreprises ont restreint ou étiqueté les chaînes d'information d'État russes, notamment RT et Sputnik, et la désinformation russe, ou ont mis fin aux liens avec les moteurs de recherche russes :

  • 28 février : Roku a supprimé RT de son magasin de chaînes ;
  • 28 février : TikTok a interdit aux organisations d'information soutenues par l'État d'accéder à leurs comptes ;
  • 1er mars : Meta a restreint l'accès aux médias d'État russes RT et Sputnik dans l'UE ;
  • 1er mars : DuckDuckGo a mis en pause sa relation avec le moteur de recherche russe Yandex ;
  • 2 mars : Reddit a interdit les liens vers les médias russes soutenus par l'État sur l'ensemble de son site ;
  • 3 mars : Spotify a supprimé tout le contenu de Sputnik et de RT ;
  • 4 mars : Telegram a interdit les médias d'État russes suite à la pression de l'Europe pour supprimer les chaînes ;
  • 8 mars : Instagram a déclassé les posts des médias d'État russes sur ses flux, en abaissant leur priorité dans la file d'attente des Stories et en donnant un avertissement aux gens avant qu'ils ne partagent à nouveau du contenu provenant de médias contrôlés par l'État ;
  • 10 mars : DuckDuckGo a décidé de déclasser les informations provenant des sites associés à l'État russe ;
  • 11 mars : YouTube a bloqué l'accès aux chaînes associées aux médias d'État russes dans le monde entier.


Les entreprises suivantes ont cessé leurs ventes en Russie :

  • 1er mars : Apple a coupé la Russie de "toutes les ventes de produits" ;
  • 3 mars : CD Projekt Group, développeur des jeux The Witcher, a interrompu toutes les ventes de ses produits en Russie et en Biélorussie ;
  • 4 mars : Samsung a interrompu ses expéditions de produits vers la Russie, suspendant les exportations de produits tels que les puces, les smartphones et l'électronique grand public ;
  • 4 mars : Microsoft a suspendu les nouvelles ventes de produits et de services en Russie ;
  • 4 mars : Activision Blizzard a arrêté les nouvelles ventes de ses jeux en Russie ;
  • 5 mars : Epic Games a annoncé qu'il "arrête le commerce" en Russie ;
  • 9 mars : Sony a suspendu les ventes de logiciels et de matériel en Russie.


Les entreprises suivantes ont interrompu leurs activités en Russie, cessé d'y prendre de nouveaux clients ou coupé la Russie de leurs services :

28 février : Netflix a déclaré qu'il n'ajouterait aucune chaîne russe à son service ;
1er mars : Mastercard et Visa ont bloqué l'accès des banques russes à leurs réseaux ;
3 mars : Spotify a fermé son bureau en Russie pour une durée indéterminée ;
3 mars : PayPal a suspendu ses services en Russie, affectant également son service de transfert d'argent Xoom ;
4 mars : Amazon Web Services (AWS) a cessé d'accepter de nouveaux clients en Russie ;
4 mars : Cogent Communications, un fournisseur de services Internet basé aux États-Unis, a interrompu ses services aux clients russes ;
6 mars : TikTok a suspendu les diffusions en direct et le téléchargement de nouveaux contenus en Russie ;
6 mars : Netflix suspend totalement ses services en Russie ;
7 mars : les sociétés de technologie d'entreprise EPAM Systems et Luxoft ont annoncé qu'elles coupaient leurs liens avec la Russie ;
7 mars : WeWork a cessé ses activités en Russie, interrompant ses plans d'expansion et se séparant de ses opérations dans la région ;
9 mars : Lumen, un fournisseur de services Internet basé aux États-Unis, a cessé ses activités en Russie ;
9 mars : Sony a interrompu les opérations du Playstation Store dans le pays ;
9 mars : Bumble a cessé ses activités en Russie et a retiré ses applications des boutiques Apple et Google dans le pays ;
9 mars : Amazon a cessé d'expédier des produits depuis son site de vente au détail et a restreint l'accès à Amazon Prime en Russie ;
16 mars : Qualcomm a déclaré qu'il cesserait de vendre des produits aux entreprises russes ;
25 mars : Spotify a annoncé qu'il allait "suspendre complètement" son service en Russie ;
5 avril : Intel a suspendu toutes ses opérations commerciales en Russie.

D'autres entreprises telles que Taiwan Semiconductor Manufacturing Company (TSMC), Nvidia, l'allemand SAP, Oracle, Nokia IBM, Cisco font également partie du lot. Du point de vue des Russes, le fait que TSMC se soit également joint à l'interdiction risque de peser encore plus lourd. En effet, les sociétés russes de semiconducteurs telles que Baikal, MCST, Yadro et STC Module conçoivent elles-mêmes leurs puces, mais les font produire par le fabricant sous contrat taïwanais.

Il est donc possible que la Russie soit complètement bloquée en matière d'approvisionnement en semiconducteurs pour le moment, d'autant plus que des fournisseurs tels que Samsung, Micron et SK Hynix ont également suspendu toutes leurs livraisons.

Et vous ?

Quel est votre avis sur le sujet ?
Que pensez-vous du nombre important de sociétés technologiques qui ont sanctionné la Russie ?
Selon vous, ces entreprises ont-elles fait le bon choix ? Pourront-elles reprendre leurs activités en Russie après le conflit ?
Selon vous, quels messages cela envoie-t-il aux gouvernements du monde ?
Quelles questions cela soulève-t-il du point de vue de la souveraineté numérique ?
Pensez-vous que ces entreprises en ont fait plus que témoigner leur solidarité envers les Ukrainiens ?

Voir aussi

YouTube et Google Play suspendent tous les services basés sur le paiement en Russie, y compris les abonnements, les sanctions occidentales commencent à poser des problèmes bancaires dans le pays

Les grandes entreprises technologiques se retirent de Russie, dont Google, Apple, Samsung, Netflix et Spotify, cela pourrait créer une opportunité pour les entreprises chinoises comme Xiaomi

Google a désactivé les données de trafic Maps en Ukraine pour protéger les citoyens, les données de Google Maps pourraient être dangereuses pendant l'invasion
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Avatar de Bill Fassinou
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 09/03/2022 à 13:23
Lumen, qui achemine un important trafic de l'Internet mondial, suspend ses activités en Russie
en réaction à l'invasion russe en Ukraine

L'industrie technologique russe subit de plein fouet les conséquences négatives des sanctions occidentales. Après le retrait de Cogent il y a quelques jours, c'est au tour du fournisseur de dorsale Internet Lumen Technologies de suspendre ses activités en Russie. Lumen, qui exploite l'une des plus grandes dorsales Internet et achemine un pourcentage important du trafic Internet mondial, a déclaré mardi qu'elle cessera d'acheminer le trafic pour les organisations basées en Russie. De plus en plus d'entreprises occidentales quittent la Fédération en réponse à sa décision d'envahir l'Ukraine le 24 février dernier.

« La vie a pris un tournant en Russie et Lumen n'est pas en mesure de poursuivre ses activités sur ce marché. Les services commerciaux que nous fournissons sont extrêmement petits et très limités, tout comme notre présence physique. Cependant, nous prenons des mesures pour cesser immédiatement nos activités dans la région », a déclaré Lumen dans un communiqué de presse publiée mardi. La société - basé à Monroe, aux États-Unis - a initialement déclaré qu'elle cesserait toute nouvelle activité avec des organisations basées en Russie, tout en laissant la possibilité de continuer à servir les clients existants dans ce pays.

Mais dans son communiqué de presse, elle a expliqué que "le pays n'est plus aussi sûr pour les affaires". « Nous avons décidé de déconnecter le réseau en raison du risque de sécurité accru à l'intérieur de la Russie. Nous n'avons pas connu de perturbations du réseau jusque-là, mais étant donné l'environnement de plus en plus incertain et le risque accru d'action de l'État, nous avons pris cette mesure pour assurer la sécurité de nos réseaux et de ceux de nos clients, ainsi que l'intégrité continue de l'Internet mondial », explique Lumen. Le départ de Lumen pourrait paralyser une bonne partie de l'infrastructure de télécommunication russe.



Selon Kentik, une entreprise qui surveille les infrastructures Internet, Lumen est le premier fournisseur de transit international vers la Russie, avec des clients comme les géants russes des télécommunications Rostelecom et TTK, ainsi que les trois principaux opérateurs mobiles (MTS, Megafon et VEON) du pays. « Un transporteur dorsal déconnectant ses clients dans un pays de la taille de la Fédération de Russie est sans précédent dans l'histoire de l'Internet et reflète l'intense réaction mondiale que suscite l'invasion de l'Ukraine », a déclaré Doug Madory, directeur de l'analyse Internet chez Kentik. Il est encore trop tôt pour évaluer les impacts.

Il n'est pas certain que d'autres fournisseurs de dorsales Internet - dont certains sont basés en dehors des États-Unis - suivent l'exemple de Lumen et de Cogent. Mais Madory note qu'en raison des sanctions économiques qui continuent de peser sur l'économie russe, les entreprises de télécommunications russes pourraient avoir des difficultés à payer les fournisseurs de transit étrangers. Bien sûr dans le rang des critiques, deux camps s'affrontent : il y a ceux qui soutiennent ces sanctions et ces prises de position des entreprises privées et ceux qui considèrent cela comme un précédent majeur qui pourrait avoir des conséquences à l'avenir sur l'internationalisation des entreprises technologiques.

La semaine dernière, les autorités ukrainiennes ont demandé à l'ICANN (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers) - l'organisation à but non lucratif qui supervise le système mondial des noms de domaine - de déconnecter le domaine de premier niveau (.ru) de la Russie de l'Internet. Mais l'ICANN a respectueusement décliné cette demande, informant les dirigeants ukrainiens que le fonctionnement de l'Internet n'est pas politisé. Cependant, de nombreux géants de la technologie, notamment Amazon, Apple, Microsoft et Epic Games ont pris leurs propres mesures pour suspendre toute nouvelle activité dans le pays.

Dans le même temps, la Russie a récemment sévi contre les derniers vestiges d'une presse libre à l'intérieur de ses frontières, en adoptant une nouvelle loi qui prévoit jusqu'à 15 ans de prison pour toute personne publiant du contenu faisant référence au conflit en Ukraine comme une "guerre" ou une "invasion". Selon certains médias occidentaux, les rares reportages sur l'invasion diffusés par les chaînes de télévision russes ne contiennent aucune image des bombardements de l'armée russe contre les installations publiques et privées en Ukraine. Toutefois, le gouvernement russe a lui-même bloqué Facebook et bloqué partiellement Twitter.

Selon certains critiques, "ces actions indépendantes menées par des sociétés technologiques privées laisseront les Russes plus dépendants que jamais de la propagande gouvernementale qui domine déjà les journaux et les stations de radiodiffusion du pays, laissant peu de moyens d'accéder à des sources d'information indépendantes à un moment où le pays est entré dans une grave crise politique". Certains vont même jusqu'à dire que le comportement actuel des entreprises occidentales en Russie pourrait considérablement modifier la façon dont les entreprises étrangères seront autorisées à l'avenir à s'implanter dans un pays.

Les observateurs du conflit pourraient revoir les conditions d'installation afin d'empêcher ce type de réaction en cas de conflit. Pour d'autres, "les entreprises privées seraient tout simplement devenues de pression à la solde des politiques de leurs pays d'origine". Dans un billet de blogue intitulé "Why the World Must Resist Calls to Undermine the Internet" (Pourquoi le monde doit résister aux appels à saper Internet), le président de l'association internationale Internet Society, Andrew Sullivan, a déclaré que couper toute une population de l'Internet arrêtera la désinformation venant de cette population - mais cela arrêtera aussi le flux de la vérité.

« Sans Internet, le reste du monde ne serait pas au courant des atrocités qui se déroulent dans d'autres endroits. Et sans Internet, les citoyens ordinaires de nombreux pays ne sauraient pas ce qui se passe en leur nom. Notre meilleur espoir, aussi faible soit-il, est que les gens qui soutiennent un régime agressif changent leur soutien. Plus d'informations peuvent aider, même si la désinformation circule. Nous devons mieux comprendre ce qu'est et ce que n'est pas la désinformation », a déclaré Sullivan. Ceux qui soutiennent les sanctions estiment que cela pourrait amener les Russes à se révolter contre le pouvoir, voire le renverser, et ainsi contribuer à arrêter le conflit.

La décision de Lumen intervient quelques jours seulement après un retrait similaire du fournisseur de dorsales Internet Cogent, et dans un contexte de répression des médias en Russie qui a déjà laissé des millions de Russes dans l'ignorance de ce qui se passe réellement en Ukraine. Cogent a déclaré que son départ reflétait son opposition à l'invasion russe en Ukraine. D'autres entreprises technologiques qui ont quitté la Russie ont également invoqué l'opposition à l'invasion comme raison principale du retrait de services, de ventes et d'autres opérations.

Sources : Lumen, Andrew Sullivan de l'Internet Society, Doug Madory de Kentik

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Les spécialistes de la filière IT de Russie adressent une lettre ouverte à Visa et Mastercard pour leur signifier que leurs sanctions les empêchent de partir du pays ou de subvenir à leurs besoins
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Avatar de d_d_v
Membre averti https://www.developpez.com
Le 11/03/2022 à 10:58
DDG va couler. On va sur DDG pour ne pas subir la censure sur les autres moteurs de recherche. Du coup, je vais prendre un autre moteur. Et toujours TOR ou proxies pour aller sur sputniknews ou autres très nombreux sites censurés par la république populaire de france qui veut continuer sa propagande.
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Avatar de Patrick Ruiz
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 24/03/2022 à 7:04
Les professionnels de l’IT de Russie partent du pays en raison de leur sevrage des services en ligne via lesquels ils gagnent leur vie
Selon l’Association russe des communications électroniques

Entre 50 000 et 70 000 professionnels russes de l'informatique ont quitté le pays ces dernières semaines et d'autres prévoient de suivre. C’est ce qui ressort d’un récent rapport de l'Association russe des communications électroniques. Les concernés évoquent leur sevrage des services en ligne au travers desquels ils gagnent leur vie. Quel impact pourrait avoir cet exode sur la filière occidentale des technologies de l'information ?

L’exode est la résultante des sanctions occidentales en représailles contre l’opération militaire russe en Ukraine. L'évaluation de la situation par l'Association suggère qu'une deuxième vague de 100 000 professionnels des technologies de l’information partira du pays en avril.

Le tableau fait suite à des plaintes desdits professionnels de leur impossibilité de sortir du pays en raison des sanctions à leur encontre au travers des réseaux Visa et Mastercard : « Ici Alex au nom de la communauté informatique russe (plus de 40 000 personnes). Veuillez lire notre message.

L'arrêt des transactions Visa et Mastercard à l'étranger va bloquer des milliers de spécialistes en informatique au sein du régime. Ces personnes tentent actuellement de fuir le pays.

Au cours des deux derniers jours, nous avons reçu plus de 300 CV, ce qui nous a permis de mettre ces personnes en contact avec plus de 30 organisations d'Europe, des États-Unis, du Canada, d'Inde, de Turquie, des Émirats arabes unis et d'autres pays afin de les aider à se relocaliser de toute urgence. La plupart des personnes à la recherche d'une relocalisation sont des Ukrainiens de nationalité qui vivent en Russie.

Beaucoup de ces personnes comptent sur les maigres économies qu'elles ont encore sur leurs cartes bancaires, car beaucoup ont été licenciées au cours de la semaine dernière. Il est pratiquement impossible d'obtenir de l'argent liquide en ce moment, même à Moscou.

Ces personnes ne seront pas en mesure d'acheter des billets pour sortir. Ceux qui ont déjà pris l'avion ne pourront pas se financer, car beaucoup dépendent encore de sources de revenus russes et essaient de travailler à distance tout en cherchant un autre emploi.

Moi et d'autres administrateurs de communautés vous supplions pratiquement, de la part de toutes nos communautés informatiques, de reconsidérer cette décision, ou de nous donner plus de temps. »


Le gouvernement russe pour sa part réagi à l’exode de ses cerveaux par des mesures telles que des prêts hypothécaires à faible taux d'intérêt pour les travailleurs du secteur afin aider les entreprises technologiques russes à attirer et à conserver leur personnel. Le gouvernement russe envisage en sus de créer des versions locales de technologies importées que les Russes ne peuvent plus acheter. Le post de l'Association indique que les entreprises russes ont accepté de financer de façon conjointe de tels efforts dans 20 industries et d'acheter les produits résultants afin d'accélérer les efforts de substitution des importations. Android est au centre de l'attention en raison de son ouverture. L’attention sur le système d’exploitation open source est motivée par les craintes qu'Apple ne verrouille tous les iPhone en Russie.

Source : RAEC

Et vous ?

Connaissez-vous des développeurs bloqués en Russie à cause des sanctions de Visa et Mastercard contre ledit pays ? Partagez vos anecdotes
Quel impact pensez-vous que cet exode des professionnels russes des technologies de l'information aura-t-il sur la filière en Occident ?

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Avatar de Stéphane le calme
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 20/04/2022 à 23:13
L'industrie technologique russe fait face à la « fuite des cerveaux » : plus de 50 000 professionnels de l'IT ont quitté le pays,
100 000 autres envisagent de faire de même dans les prochains mois

Plus de cinquante mille professionnels IT russes ont délaissé leur pays suite à l'invasion de l'Ukraine fin février. Selon un groupe commercial de l'industrie technologique russe, cent mille autres professionnels de l'informatique voudraient faire de même dans les prochains mois. La plupart de ces informaticiens russes sont allés en Arménie, en Turquie, aux Emirats Arabes Unis et en Géorgie, des choix orientés par le fait qu'ils n'avaient pas besoin d'un visa pour se rendre dans ces pays. Les autorités russes ont entre-temps pris des mesures pour s'opposer à l'exode des informaticiens, proposant entre autres des avantages fiscaux et la possibilité de plus facilement contracter un prêt hypothécaire pour l'achat d'une habitation. Selon une estimation, la Russie compte un à deux millions de professionnels IT.

Depuis que leur pays a envahi l'Ukraine, les travailleurs russes de la technologie sont partis par milliers. Ils semblent déterminés à reconstruire leur vie et leurs entreprises dans d'autres pays. Début mars, quelques jours après que la Russie a envahi l'Ukraine et a commencé à réprimer la dissidence dans son pays, Konstantin Siniushin, un capital-risqueur à Riga, en Lettonie, a aidé à affréter deux avions hors de Russie pour aider les gens à fuir.

Les deux avions sont partis de Moscou, transportant des techniciens de la capitale russe ainsi que de Saint-Pétersbourg, Perm, Ekaterinbourg et d'autres villes. Ensemble, les avions ont déplacé environ 300 développeurs de logiciels, entrepreneurs et autres spécialistes de la technologie hors du pays, dont 30 travailleurs russes de start-up soutenues par Siniushin.

Les avions ont volé vers le sud au-delà de la mer Noire jusqu'à Erevan, la capitale de l'Arménie, où des milliers d'autres travailleurs technologiques russes ont fui dans les semaines qui ont suivi l'invasion. Des milliers d'autres ont pris l'avion pour la Géorgie, la Turquie, les Émirats arabes unis et d'autres pays qui acceptent les citoyens russes sans visa.

Le 22 mars, un groupe commercial de l'industrie technologique russe estimait qu'entre 50 000 et 70 000 travailleurs de la technologie avaient quitté le pays et que 70 000 à 100 000 supplémentaires suivraient bientôt. Ils font partie d'un exode beaucoup plus important de travailleurs de Russie, mais leur départ pourrait avoir un impact encore plus durable sur l'économie du pays.


L'impact potentiel de cet exode

L'exode changera fondamentalement l'industrie technologique russe, selon des entretiens avec plus de deux douzaines de personnes qui font partie de la communauté soudée des travailleurs technologiques russes à travers le monde, dont beaucoup ont quitté le pays ces dernières semaines. Une industrie autrefois considérée comme une force montante dans l'économie russe perd de vastes pans de ses travailleurs. Elle perd bon nombre des jeunes esprits brillants qui bâtissent des entreprises pour l'avenir.

« La plupart des travailleurs technologiques russes font partie du marché mondial. Soit ils travaillent pour des entreprises mondiales, soit ce sont des entrepreneurs technologiques qui essaient de créer de nouvelles entreprises pour le marché mondial », a déclaré Siniushin par l'intermédiaire d'un interprète de son bureau à Riga. « Alors ils quittent le pays ».

Le récent exode renverse 10 à 15 ans d'élan dans l'industrie technologique russe, a déclaré Konstantin Sonin, économiste à la Harris School of Public Policy de l'Université de Chicago, qui a immigré de Russie aux États-Unis. « C'est maintenant comme dans les années 90, quand quiconque était capable de déménager a quitté le pays », a-t-il déclaré.

La technologie est une petite partie de l'économie russe par rapport aux industries de l'énergie et des métaux, mais elle a connu une croissance rapide. La perte de nombreuses personnes jeunes, éduquées et tournées vers l'avenir pourrait avoir des ramifications économiques pour les années à venir, ont déclaré des économistes.

« L'impact à long terme peut être plus important que l'impact à court terme », a déclaré Barry Ickes, chef du département d'économie de l'Université d'État de Pennsylvanie, spécialisé dans l'économie russe. « En fin de compte, la Russie doit diversifier son économie loin du pétrole et du gaz, et elle doit accélérer la croissance de la productivité. La technologie était un moyen naturel de le faire ».

Les raisons des départs sont multiples

Les travailleurs ont quitté le pays parce qu'ils s'opposaient à l'invasion de l'Ukraine par la Russie, ne voulaient plus vivre sous le régime de Poutine, craignaient de ne pas pouvoir s'exprimer s'ils restaient et/ou craignaient pour leur futur. Travaillant dans la technologie, une industrie relativement lucrative, ils avaient de l'argent pour fuir le pays. Et comme les autres travailleurs de la technologie dans le monde, ils pouvaient continuer leur travail de n'importe où avec un ordinateur portable et une connexion Internet.

D'autres sont partis parce que leurs entreprises les ont renvoyés.

Après que des gouvernements étrangers ont imposé des sanctions à la Russie et que de nombreuses entreprises américaines et européennes ont cessé d'y vendre des produits ou ont interdit l'accès aux services bancaires et Internet, certains travailleurs technologiques russes n'avaient pas les outils nécessaires pour faire leur travail. De plus, les entreprises ont eu du mal à les payer.

Certains travaillaient pour des entreprises basées en Russie et d'autres pour des entreprises ayant leur siège social ailleurs. De nombreuses start-ups aux États-Unis et en Europe – dont beaucoup ont été fondées par des entrepreneurs nés en Russie – s'appuyaient sur des développeurs logiciels, des ingénieurs et d'autres travailleurs de la technologie en Russie. Pour les entrepreneurs russes vivant à l'étranger, ces travailleurs n'étaient pas aussi chers que les spécialistes de la Silicon Valley et d'autres régions des États-Unis.


Les zones privilégiées

StudyFree, une start-up de San Francisco qui aide les étudiants à trouver des bourses et des subventions universitaires, employait environ 30 travailleurs en Russie, mais les garder là-bas est devenu un handicap, alors l'entreprise les a contraint à se déplacer, a déclaré Dasha Kroshkina, fondatrice de l'entreprise d'origine russe. .

En mars, un groupe qui offrait des conseils et d'autres aides aux personnes se déplaçant de Russie à Erevan (capitale de l'Arménie) sur l'application de messagerie Internet Telegram est passé à 18 000 membres. Pendant les journées de travail, les travailleurs russes de la technologie ont rempli les cafés et autres espaces publics, et alors qu'ils cherchaient des logements, les prix des loyers ont considérablement augmenté, selon de nombreuses personnes qui ont travaillé pour trouver des appartements via le groupe Telegram.

« Nous n'avons pas assez d'appartements de qualité pour les personnes très éduquées avec des salaires élevés et des normes élevées », a déclaré Aram Shahbandarian, un ancien employé de Google basé à Erevan qui aide de nombreux Russes à s'installer dans la ville. 1 Erevan est en train de craquer ».

Vahan Kerobyan, ministre arménien de l'Économie, a déclaré dans une interview qu'en tant que pays ayant une relation stratégique avec la Russie, il ne pouvait pas dire qu'il encourageait les entreprises à se retirer de Russie, mais que si les entreprises décidaient de quitter la Russie, alors son pays était près à les accueillir.

« La communauté technologique arménienne apporte son soutien à ses amis russes, et le gouvernement voudrait donner aux entreprises russes un endroit agréable et pas trop cher où elles peuvent travailler », a-t-il déclaré. Kerobyan a estimé que 43 000 personnes avaient quitté la Russie pour l'Arménie, dont la moitié détenaient des passeports russes et l'autre moitié des passeports arméniens.

Miro, une société américaine de logiciels, a affrété des vols vers Erevan pour ses employés russes et les a transférés dans deux hôtels au cœur de la ville, a déclaré Kerobyan. X-tensive, une société de développement de logiciels en Russie, a également déménagé ses employés dans la ville arménienne car son principal client, ServiceTitan, y a un bureau, a-t-il déclaré.

Miro a déclaré publiquement qu'elle déplaçait ses travailleurs hors de Russie. X-tensive n'a pas fait de déclaration publique.

Beaucoup de ces travailleurs peuvent éventuellement aller ailleurs car les restrictions de visa les obligent à quitter leur domicile actuel après un certain nombre de jours. Beaucoup ne savent pas où ils pourraient aller. D'autres envisagent de déménager dans des pôles technologiques prometteurs plus éloignés, tels que Dubaï et Lisbonne.

Les incitations du gouvernement pour conserver ses professionnels de l'IT

Artem Taganov, fondateur et directeur général d'une start-up russe appelée HintEd, a déclaré qu'il connaissait environ 70 fondateurs d'entreprises russes qui, comme lui, avaient fui en Arménie. Si les entrepreneurs restent en Russie, a-t-il dit, leurs entreprises ne pourront servir que le marché local.

« Avant que tout cela ne commence, la Russie avait une base technologique si solide », a regretté Taganov. « Maintenant, nous avons une fuite des cerveaux qui se poursuivra pendant les cinq à 10 prochaines années ».

La Russie a une tradition de production d'ingénieurs en logiciel et de développeurs Web talentueux. Des entreprises remarquables comme Telegram et Yandex sont venues du pays. Alors que les sanctions coupent le pays de l'économie mondiale, les entreprises technologiques devront s'inspirer de la Chine, un pays beaucoup plus grand, où les entreprises ont réussi en s'adressant aux clients nationaux.

Le gouvernement russe veut garder les travailleurs de la technologie dans le pays, offrant des taux d'imposition plus bas, des hypothèques à des taux préférentiels et même la promesse qu'ils ne seront pas enrôlés dans l'armée, selon les médias d'État. Il y a quelques jours, Mikhail V. Mishustin, le Premier ministre russe, a appelé les travailleurs technologiques russes à créer « notre propre écosystème ». « La patrie vous a donné tout ce dont vous avez besoin pour faire votre travail », a déclaré Mishustin dans son discours annuel au Parlement. « Vous pourrez travailler de manière fiable et sereine pour votre pays, pour votre entreprise, gagner de l'argent normalement et vivre ici confortablement ».

Beaucoup resteront en Russie et travailleront pour des entreprises affiliées à l'État. Mais ils seront confrontés à d'autres obstacles.

Ils devront peut-être reconstruire bon nombre des outils fondamentaux nécessaires au développement de logiciels et de services Internet modernes. Le matériel informatique crucial peut devenir plus difficile à trouver car les sanctions limitent la disponibilité.

Stepan Pachikov, considéré par beaucoup comme l'un des premiers entrepreneurs technologiques russes à avoir réussi après avoir créé Paragraph International, une société qui fabriquait des logiciels d'écriture manuscrite pour les machines Apple, a déclaré que les travailleurs technologiques les plus intelligents quittaient le pays depuis des années, mais qu'avec la situation actuelle, le rythme s'accélérait. .

Alors que Pachikov a vu la Russie devenir économiquement isolée du monde et plus restrictive chez lui, il est peu optimiste quant à l'avenir. « C'est dévastateur », a-t-il déclaré. « Si vous perdez trop de sang, c'est la mort pour le corps. La Russie a perdu beaucoup de sang ».

Et vous ?

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Voir aussi :

Les professionnels de l'IT de Russie partent du pays en raison de leur sevrage des services en ligne via lesquels ils gagnent leur vie, selon l'Association russe des communications électroniques
Les entreprises technologiques se joignent aux sanctions imposées à la Russie dans le cadre de la guerre en Ukraine, une situation qui pourrait paralyser l'industrie technologique russe
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Avatar de coolspot
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 11/03/2022 à 13:56
Honteux. J'utilise justement DuckDuckGo pour pas avoir toute cette censure que google procède.

Cette infantilisation commence vraiment à casser les couille. Un moteur de recherche ou une autorité judiciaire ou étatique n'a pas à décider ce qui est bon ou pas bon comme information à consulter.

Franchement y'avait deja RT et Sputnik qui ont été viré sans autre forme de procès ni de preuve de désinformation juste parce qu'ils sont estampillé Russie et parce que la chancelière suprême Ursula van der leyen l'a unilatéralement décidé. Maintenant Duck Duck Go qui se la joue juge politique.

Un moteur de recherche n'est la que pour fournir un service de recherche. Il n'est pas la pour faire de la politique ou de décider ce que je dois ou ne dois pas lire.
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Avatar de Fagus
Membre expérimenté https://www.developpez.com
Le 09/03/2022 à 13:52
Russia Today conteste l'interdiction de l'Union Européenne devant la deuxième plus haute juridiction d'Europe
Avant cette guerre, alors que les relations € - Russie étaient "normales", la Russie avait déposé une demande d'agrément européen pour leur vaccin Spoutnik V parmi les 1ères demandes. Le dossier a été instruit avec une lenteur extrême puis n'est sans doute pas terminé... alors que dans le même temps, les vaccins made in USA étaient autorisés "en procédure accélérée" avant même les preuves complètes d'efficacité (ex Janssen en une dose, dont les remontées de la réanimation ont montré que ce schéma ne marchait pas... d'où son abandon en une dose). Idem pour le vaccin anglais (qui marche sur le terrain, lui).

La Commission avait officiellement déclaré que cette lenteur n'avait rien de politique.

Aujourd'hui, le contexte est très politique. Je vous laisse imaginer le résultat de ce recours légal...
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