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Application TousAntiCovid : un coût de 6,5 millions d'euros sans appel d'offres,
ANTICOR saisit la Cour de justice de la République

Le , par Stan Adkens

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21  0 
Le ministre de la Santé Olivier Véran est accusé de "favoritisme" dans la gestion de l'application TousAntiCovid par l'association ANTICOR. Elle a déposé une plainte devant la Cour de justice de la République (CJR), estimant qu'un marché public aurait dû être passé pour sélectionner les entreprises travaillant sur ce dispositif de contact tracing de 6,5 millions d’euros, le code de la commande publique rendant une telle procédure impérative pour les marchés de fourniture et de services supérieurs à un certain seuil. ANTICOR écarte également l’argument potentiel de l’urgence liée à la crise sanitaire qui pourrait avoir conduit à passer outre un appel d’offres.

L’actualité de l’application TousAntiCovid rebondit, mais cette fois en justice. Le lundi 22 mars, l’association ANTICOR a annoncé avoir saisi la Cour de justice de la République pour lui signaler une possible infraction pénale dans les conditions d’attribution des contrats pour concevoir ce programme de traçage des contacts. La plainte a été déposée en janvier contre le ministre de la Santé Olivier Véran pour "favoritisme" dans la gestion de l’application StopCovid devenue TousAntiCovid, avant qu’elle ne soit rendue publique le lundi dans un article.


« Annoncé le 8 avril, le développement de l'application a été présenté comme fait à titre gratuit par différentes entreprises privées, parmi lesquelles Dassault Systèmes, Capgemini, Orange ou Withings, mais l'Obs avait révélé en juin qu'une fois l'application lancée, son exploitation et sa maintenance feraient l'objet d'une facturation », a rappelé lundi l’AFP.

En juin 2020, le coût d’exploitation de l’application StopCovid (qui n’était pas encore renommée TousAntiCovid) était évalué entre 200 000 et 300 000 euros par mois. L’hébergement du serveur de l’application est assuré par Outscale, une filiale de Dassault Systèmes. À la fin du même mois, Cédric O, secrétaire d’État en charge du numérique, détaillait les postes de dépense au cours d’une conférence de presse :

40 000 euros mensuels pour l’hébergement informatique ; 40 000 à 80 000 euros par mois pour la maintenance et le développement de l’application ; 50 000 euros par mois d’appui au support utilisateur ; 30 000 euros par mois pour les frais de déploiement.

À l’époque, Cédric O avait considéré que ces dépenses n’étaient pas si élevées compte tenu de la pandémie, du coût que la crise fait peser sur l’hôpital et de l’échelle à laquelle doit évoluer l’application, au niveau de tout un pays.« Ce montant est epsilonesque par rapport aux coûts et aux effets délétères évités d’une admission en réanimation par exemple », avait-il fait remarquer.

Dans sa plainte, l’association anticorruption, défendue par Me Jean-Baptiste Soufron et Patrick Rizzo, rappelle l’évaluation d’un rapport parlementaire de novembre selon lequel le coût global de cette application destinée à lutter contre l’épidémie de coronavirus a été estimé à 6,5 millions d’euros du début juin à fin octobre.

ANTICOR considère que le coût engendré par l’application « va bien au-delà des seuils réglementaires permettant une dispense de procédure d’appel d’offres ». « Le bilan financier StopCovid rendu public fin novembre révèle que l’application StopCovid a coûté bien plus cher à l’État » : « Les licences (69.676 € TTC/an), le support utilisateur (720.000€ TTC/an), l’animation du déploiement (432.000€ TTC/an), l’hébergement (576.000€ TTC/an) ainsi que la campagne de communication (2.793.000€ TTC/an) », a rappelé l’association.

Selon ses calculs, le montant total étant de 6,5 millions euros TTC alors que « le gouvernement est tenu de procéder à un appel d’offres à partir de 139.000 euros HT pour les marchés de fournitures et de services ». L’absence d’appel d’offres dans les cas où il est obligatoire est susceptible de constituer l’infraction pénale de favoritisme, a indiqué l’association.

ANTICOR estime aussi que la liste des entreprises du secteur privé ayant développé l’application au côté d’acteurs publics, tels que Santé publique France ou l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi), n’est pas précisément connue.

Le caractère d’urgence n’autorise pas de s’affranchir des règles en vigueur

ANTICOR ne discute pas le bien-fondé de créer une application mobile devant appuyer la lutte contre la crise sanitaire due au coronavirus. Mais elle estime néanmoins que cela n’autorise pas de s’affranchir des règles en vigueur, et cela même si la situation revêtait un caractère inédit et d’urgence. Elle estime qu’entre le lancement du projet et son aboutissement début juin, le gouvernement avait deux mois pour faire ces procédures jugées nécessaires.

L’association avait d’ailleurs déjà saisi en juin 2020 le parquet national financier, pour une possible atteinte aux finances publiques. Le 10 juin, l’association dénonçait « un prix très supérieur aux pratiques du marché ».

« Pour des marchés publics portant sur des montants aussi importants, la mise en concurrence était obligatoire pour garantir la transparence, d’une part dans l’attribution des marchés et d’autre part dans l’usage de l’argent public », justifie ANTICOR. « Les manquements aux règles relatives à la commande publique ont un impact sur la vie démocratique, mais également sur les comptes publics ».


Impossible de connaître le verdict de la CJR, mais cette nouvelle procédure s'ajoute aux nombreux couacs de TousAntiCovid qui reste en encore trop peu utilisé pour être véritablement efficace dans la lutte contre le covid-19. Boudée pendant de longs mois par les Français qui s’inquiétaient pour leur vie privée, et même désinstallée plusieurs centaines de milliers de fois, l’application StopCovid est devenue TousAntiCovid mi-octobre et a connu un plus grand nombre de téléchargements. Plus de 13,9 millions de personnes l’ont téléchargée et activée depuis le 2 juin 2020, a indiqué l’application du gouvernement le lundi 22 mars.

Source : ANTICOR

Et vous ?

Que pensez-vous du coût de l’application TousAntiCovid  ?
Selon vous, le gouvernement devrait-il respecter les procédures d’appels d’offres pendant la pandémie ?

Voir aussi :

L'application de traçage des contacts, TousAntiCovid, passe la barre des 10 millions de téléchargements, mais beaucoup de choses restent encore à améliorer pour satisfaire les utilisateurs
StopCovid : la première application de contact tracing développée par la France aurait coûté 6,5 millions €, mais « aurait été d'une inutilité sanitaire manifeste », selon un rapport des députés
StopCovid : l'association anticorruption ANTICOR s'interroge sur le coût de maintenance de l'application, et alerte le parquet national financier sur des soupçons de favoritisme
TousAntiCovid : le scan de QR codes via l'application pourrait entrer en phase de test dans les prochains jours, au sein des restaurants réservés aux routiers

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Avatar de Michael Guilloux
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 04/08/2021 à 18:03
Fausse bonne nouvelle : le code source de TousAntiCovid Verif publié, mais...
il est incomplet et pire encore, sous licence propriétaire

Dans une tentative de calmer les critiques sur le manque de transparence et les éventuels problèmes de sécurité de TousAntiCovid-Verif, IN Groupe a annoncé la publication du code source de l'application mobile de vérification des passes sanitaires. Mais il y a un problème : le code source est incomplet et pire encore, il est sous licence propriétaire, un cocktail parfait pour rendre furieuses bon nombre de personnes.

IN Groupe ne fera pas mieux que ce qu'il en était il y a un an pour StopCovid, le prédécesseur de TousAntiCovid. Après plusieurs mois d'attente injustifiée, il a enfin répondu à la demande de la CNIL de publier le code source de TousAntiCovid Verif. Mais « encore une fois, ils jouent la carte de la comédie sécuritaire burlesque », s'insurge un internaute dans une série de tweets. « Une déception pour ceux qui s'attendaient à une vraie démarche open source et transparente », estime ce dernier.


Adoptant l'attitude des partisans de la sécurité par l'obscurité (paradigme de sécurité propre aux éditeurs de logiciels propriétaires), IN Groupe explique en effet dès le début qu'ils ont publié uniquement certaines parties du code source pour des raisons de sécurité : « Le code publié contient l'ensemble des règles de gestion des modes lite et détaillé. Les éléments de code relatifs à l'activation du mode étendu sont volontairement omis de cette publication pour des raisons de sécurité », lit-on dans le dépôt GitLab de l'application TousAntiCovid-Verif.

Les raisons de sécurité en question ne sont pas explicitées, « mais elles sont de toute façon ridicules », poursuit l'internaute dans sa série de tweets, estimant que n'importe qui peut lire toutes les données du QR Code du passe sanitaire ou activer le mode étendu sur TousAntiCovid Verif avec très peu de moyens et de connaissances. Il profite pour exposer les failles et les signes d'amateurisme de l'application : « N'importe qui peut créer un clone de TousAntiCovid Verif qui aspire les données des passes en tâche de fond. D'ailleurs, l'activation même du mode étendu n'a rien d'exceptionnellement dissimulé : il suffit de scanner un QR Code qui encode un JWT signé [par IN Groupe] », dit-il. « De plus, d'autres parties du code source sont caviardées sans raison, comme la clé publique qui permet de vérifier la signature des JWT d'activation du mode étendu, l'URL et le jeton d'accès à leur API. On peut retrouver ces valeurs en 5 minutes dans l'APK ».

Ce serait donc absurde qu'IN Groupe refuse de publier le code complet sous prétexte de ne pas vouloir mettre en péril la sécurité du système. N'y a-t-il pas de solutions plus efficaces que la sécurité par l'obscurité ? Il est aussi regrettable que le repo soit hébergé sur le GitLab de l'INRIA, qu'on ne puisse donc ouvrir des tickets que sur invitation et que les pull requests soient complètement fermées.

Comme si cela n'était pas suffisant, IN Groupe a publié le code source sous une licence propriétaire qui interdit notamment les forks et la redistribution des sources. « Une usine à gaz juridique plutôt qu'une licence simple, libre et transparente », estime l'internaute. Ce dernier « trouve par ailleurs assez cocasse (pour ne pas dire culotté) qu'ils demandent le respect d'une licence aussi complexe qu'absurde alors qu'eux-mêmes ne respectent pas les licences open source bien moins contraignantes des bibliothèques incluses dans TousAntiCovid Verif ».

Bref, la publication du code source de TousAntiCovid Verif est juste une fausse bonne nouvelle. Peut-on justifier le fait de publier un tel code partiellement et en plus sous licence propriétaire quand on sait qu'ailleurs, en Suisse par exemple, l'application similaire est entièrement libre et open source et que toutes les contributions extérieures sont acceptées ?

Sources : Twitter, Dépôt GitLab de l’INRIA

Et vous ?

Publier partiellement le code source de TousAntiCovid Verif et sous licence propriétaire, qu’en pensez-vous ?

Voir aussi :

L'UE s'apprête à dévoiler un portefeuille numérique adapté à la vie post-Covid pour permettre aux citoyens d'accéder aux services publics et privés en ligne
Covid-19 : accord trouvé sur le passe sanitaire européen, il sera disponible sur smartphone, mais aussi en version papier
L'adoption de l'IA par les entreprises en Europe accélérée par la COVID, mais seules 27 % l'ont effectivement déployé dans le cadre de leurs activités, selon IBM
21  1 
Avatar de escartefigue
Modérateur https://www.developpez.com
Le 05/08/2021 à 10:42
Citation Envoyé par setni Voir le message
Toute l'administration Française est une usine à gaz, donc rien de nouveau sous le soleil
J'ai le sentiment pour avoir passé toute ma carrière dans le privé, que les grandes entreprises privées n'ont rien à envier à l'administration sur ce chapitre.
Plutôt que tomber dans le stéréotype public/privé, je crois que c'est surtout la taille des organisations qui provoque les lourdeurs, les lenteurs et la complexité.
17  0 
Avatar de Stéphane le calme
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 07/06/2021 à 18:20
Application TousAntiCovid et Pass sanitaire : les informations personnelles et médicales sont disponibles en clair,
prévient Christian Quest

Mercredi 9 juin, la France va passer à une nouvelle phase du déconfinement, notamment avec la réouverture totale des bars, cafés et des restaurants, mais aussi des salles de sport et des stades. Les entreprises retrouveront une certaine marge de manœuvre au sujet du nombre minimum de jours de télétravail par semaine, comme l'a indiqué Élisabeth Borne, ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion annonçant la fin du télétravail à 100 %. Pour sa part, l’heure du couvre-feu sera repoussée à 23 heures, au lieu de 21 heures.

La Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre) a annoncé « qu'à compter du 9 juin 2021, un pass sanitaire sera mis en place de façon temporaire pour accompagner les Français au retour à une vie normale tout en minimisant les risques de contamination. Il ne sera pas obligatoire et ne sera pas nécessaire pour toutes les activités relevant de la vie quotidienne : lieu de travail, grandes surfaces, services publics ou encore restaurants et cinémas. Il sera exigé pour participer à des événements accueillant plus de 1 000 personnes où le brassage du public est plus à risque au plan sanitaire : grandes salles de spectacle, événements sportifs ou culturels, festivals, foires et salons... ».

Dans cette optique, l'application TousAntiCovid dispose d’un carnet des tests et vaccinations, qui pourront servir dans le cadre des pass sanitaires. Pour mémoire, en avril, une fonctionnalité a été ajoutée à l'application de suivi des contacts TousAntiCovid. Appelée TousAntiCovid-Carnet, cette dernière vous permet d'ajouter les résultats de vos tests PCR et antigéniques dans l'application pour les présenter à un tiers. Elle permet également d'ajouter la preuve de votre vaccination, notamment votre certificat de vaccination, ce qui vous permettra de prendre l'avion ou d'aller à l'étranger.

Christian Quest (porte-parole d’OpenStreetMap France, entre autres), note que « cette application qui avait promis, craché, juré qu’elle ne contiendrait pas de données personnelles vient donc de revenir très discrètement sur ses promesses ». Selon lui, « les différents QRCode et 2D-DOC présents sur les certificats papier (y compris ceux que l’on peut récupérer sur https://attestation-vaccin.ameli.fr/attestation) contiennent des données personnelles et des données de santé ».

Sans compter que « ces données sont en “clair” pour qui sait extraire de ces codes-barres les données qu’ils contiennent, car rien n’est chiffré même si ce n’est pas lisible par un humain ». TousAntiCovid (et toute autre appli qui les scannera) a donc accès à leur contenu lorsque l’on ajoute ce certificat dans l’application et traite donc de ce fait des données à caractère personnel et plus seulement des données pseudonymisées.

À ce propos, en rappelant que les données doivent « être limitées à ce qui est nécessaire (principe de minimisation) », la CNIL avait prévenu en avril que la nouvelle fonctionnalité TousAntiCovid-Carnet doit notamment respecter les garanties suivantes :
  • l’utilisateur doit pouvoir en garder le contrôle ;
  • le certificat doit être accessible également au format papier ;
  • les données doivent être exactes, certifiées par une autorité et leur intégrité doit être garantie ;
  • les données contenues dans le certificat doivent être limitées à ce qui est nécessaire (principe de minimisation) ;
  • les autorités qui vérifieront le Datamatrix ne doivent pas avoir accès aux données de santé qui ont permis sa délivrance et ne doivent, en aucun cas, générer la création d’une base centralisée de données ;
  • des mesures de sécurité doivent être apportées (données chiffrées, intégrité vérifiée, audits des systèmes d’information, etc.).

Un risque accru de vol d'identité

Dans un billet intitulé « Pass sanitaire et vie privée : quels sont les risques ? » publié sur Broken By Design, Florian Maury et Piotr Chmielnicki ont tenté de mettre la lumière sur le pass sanitaire. Ce document « vise à mettre au jour de fausses informations diffusées par certains membres du gouvernement, à expliquer et à illustrer pourquoi le pass sanitaire, tel qu’il est conçu, met en danger la vie privée, mais aussi des données médicales des citoyens. En outre, il accroit le risque de vol d’identité ».

« Le pass sanitaire est présenté sous la forme d’un code-barre en deux dimensions, appelé datamatrix. Ce code barre, comme son nom l’indique, encode des informations. Il est en cela similaire aux codes barres des produits que vous achetez en grande surface, et que vous passez à la caisse. Il est juste en deux dimensions et contient plus d’information. Au lieu d’un numéro qui sert à indiquer à la caisse enregistreuse la nature du produit que vous achetez, ce qui lui sert à connaitre le prix à imputer, le code-barre du pass sanitaire contient vos informations personnelles et des informations relatives à la vaccination. L’encodage de ces informations ne constitue pas une mesure de protection des données puisque n’importe qui équipé d’un dispositif de lecture de code-barres peut acquérir les données qui ont été encodées. Le pass sanitaire ne fait pas exception.

« D’après le site Service Public.fr, le pass sanitaire contient les informations suivantes :
  • nom, prénom ;
  • date de naissance ;
  • type de certificat et résultat éventuel (test PCR ou antigénique ou vaccination première et seconde dose) ;
  • type de vaccin le cas échéant ;
  • date et heure du certificat.
  • Le site gouvernement.fr indique la même liste.

« Nous avons analysé le contenu du pass sanitaire, à l’aide d’outils grands publics, trouvables sur n’importe quel Store d’applications, comme le Google Play Store ou l’Apple Store. Par exemple, Barcode Scanner de ZXing Team sur le Google Play Store.

« Nous affirmons que la liste dressée par les sites gouvernmentaux est incomplète.

Le pass est composé de 3 types d’informations :
  • des informations techniques, qui permettent de vérifier l’authenticité du pass sanitaire ; on y retrouve des informations sur l’émetteur du pass sanitaire, ainsi que la date d’émission, et le sceau d’authenticité (une signature numérique) ;
  • des informations personnelles : nom, prénom et date de naissance ;
  • des informations de santé : le type de molécule injectée, le nom du vaccin reçu, le nombre de doses reçues, la date de vaccination et si ce nombre est suffisant pour être protégé de manière optimale pour la personne vaccinée.



« Au-delà de ces informations de santé, il est également possible d’inférer des informations de santé encore plus privées sur certains citoyens : ont-ils déjà été infectés par la COVID-19 (besoin que d’une seule dose) ? Sont-ils immunodéprimés (besoin de trois doses) ? Sont-ils parmi les citoyens prioritaires pour recevoir des injections tôt dans le calendrier vaccinal ?

« Ces informations dépassent largement le cadre et la finalité du pass sanitaire ».

Qu'en est-il du code QR ?

En janvier, dans un document édité par le Comité de contrôle et de liaison covid-19 (CCL-Covid), chargé de conseiller le gouvernement sur les dispositifs numériques de lutte contre la pandémie, il était prévu une nouvelle fonctionnalité à l’application française TousAntiCovid : l’utilisation de codes QR comme dispositif de traçage des contacts. Ils seraient placés à l’entrée des lieux clos, comme les restaurants et les transports en commun.

CCL-Covid a expliqué que « de manière simplifiée, un code QR sera positionné à l’entrée de certains lieux à risque (liste des lieux en cours d’identification en lien avec SPF [Santé publique France, NDLR]). La personne flashe ce code (il suffit donc d’un téléphone avec appareil photo) et fait ainsi un check-in à la date ‘d’ pour une durée ‘t’ dépendant du type de lieu. Si une personne, qui a été dans le même lieu sur la même plage horaire, se déclare dans l’application, la personne ci-avant reçoit une notification de contact warning, dit à ‘risque modéré‘ (impliquant la surveillance des symptômes, etc.). Si trois personnes se sont déclarées, et étaient sur la même plage horaire, alors la personne reçoit une notification classique de contact tracing à ‘risque élevé’. »

Aussi, en plus du 2D-DOC, un QR-Code « classique » est présent sur les attestations de vaccination. Là encore, il est lisible par n’importe qui et contient un lien de la forme :

https://bonjour.tousanticovid.gouv.fr/app/wallet?v=Dxxxxxxx

Cette URL contient l’ensemble des informations du 2D-DOC (après le wallet?v=), sans protection particulière. Sur Twitter, le compte TousAntiCovid explique : « L'ajout d'un QR Code sur le document permet notamment un scan simplifié avec de nombreux smartphones sans ouvrir immédiatement l'application TousAntiCovid. Le Deeplink qu'il contient offre également plus de liberté pour l'intégrer dans certains services web ».


Et TousAntiCovid-Verif, le système de vérification à l'intention de certains professionnels ?

TousAntiCovid-Carnet s’inscrit dans la stratégie du passe sanitaire, qui sera obligatoire dans certaines situations, à commencer par les événements qui rassemblent plus de 1 000 personnes. Il est aussi prévu un système permettant de vérifier l’authenticité des justificatifs qui sont contenus dans cette rubrique, ou qui sont présentés sur une feuille de papier.

Ce système consiste en une autre application, appelée TousAntiCovid-Verif, qui n’est pas à destination du public, mais de certains professionnels (comme les compagnies aériennes, pour vérifier la validité des documents sanitaires avant l’embarquement et déterminer si vous pouvez effectivement voyager).

Même si elle est réservée à certaines personnes et services autorisés (un usager lambda n'a pas le droit de s'en servir), dans les faits, il n’est pas dit que des usages inappropriés surviennent. Il est difficile de s’assurer que seules les bonnes personnes s’en servent, malgré un rappel des sanctions possibles.

Concernant ces personnes habilitées, Cédric O a indiqué au Parisien qu'elles ne « sauront que le nom, le prénom et la date de naissance de la personne concernée ». Ce sont effectivement les seules informations affichées par TousAntiCovid Verif, mais uniquement, parce que l’application « cache » le reste. Cela n’empêche pas une personne utilisant une autre application d'y accéder sans peine.

« Pour les compagnies aériennes, il y aura une version spécifique, car elles ont obligation d’avoir accès au contenu détaillé, avec la date de vaccination, le type de vaccination, etc. Elles pourront la télécharger sur les stores, avec un contrôle d’accès par identifiant », ajoutait Cédric O. Comme nous venons de le voir, une telle distinction n'a pas vraiment de sens puisque n’importe qui peut accéder au même niveau d'information.

Christian Quest propose une alternative pour protéger les données des utilisateurs : « Plutôt que d’indiquer en clair nom, prénom et date de naissance, utiles pour vérifier quand c’est nécessaire la correspondance avec une pièce d’identité, on aurait pu stocker une empreinte de ces informations (un hash) dans le 2D-DOC », comme c’est le cas avec les mots de passe par exemple.

De plus, « la partie données de santé aurait pu être chiffrée, et donc accessible si besoin uniquement aux détenteurs d’une clé de déchiffrement dont l’accès aurait pu être sécurisé », comme dans le cas des compagnies aériennes ainsi que l’indiquait le secrétaire d'État chargé de la Transition numérique.

Sources : Service Public, CNIL, Broken By Design, Christian Quest
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Avatar de Matthieu Vergne
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 26/07/2021 à 21:01
Citation Envoyé par imperio Voir le message
Ça ressemble quand même fortement à un discours anti-vax tout ça...
Si tu lis mon analyse, ne serais-ce que sa conclusion pour ne prendre qu'une minute, tu te contrediras tout seul : il y a de très bonnes raisons de se faire vacciner. Juste que ces raisons ne sont pas absolues. Une réponse à géométrie variable est encore nécessaire, et je ne cautionne pas l'absolutisme prôné par nos dirigeants qui ne voient que tout noir (non vacciné = ) ou tout blanc (vacciné = ). Pour rappel, être vacciné ne fait que, a priori, diminuer la probabilité de contaminer ou de développer des formes graves du COVID. Pour autant, il y a des effets secondaires connus, et pour l'instant on n'a qu'un recul de moins d'un an en phase de pharmacovigilance (phase finale où on applique à la population tout en vérifiant les observations de laboratoire).

Citation Envoyé par imperio Voir le message
Vaccine-toi, protège les tiens et les autres et ta liberté ne sera pas grignotée.
C'est précisément le discours absolutiste que je condamne. Certes les vaccins COVID ont montré des avantages, mais aussi des inconvénients. Et dans tous les cas, on ne peut pas se prononcer sur les effets à long terme de par le nouveau type de vaccin dont il est question. Préserver mes libertés à condition que je fasse confiance à des vaccins prônés par un gouvernement qui a démontré son incompétence en terme de gestion de crise et vendu par des grosses boîtes qui se protègent de toute responsabilité quant aux effets secondaires... désolé mais si c'est si fantastique je ne vois pas pourquoi ces grosses boites, qui ont pourtant les reins solides, ne prennent pas ces responsabilités. Dans un tel contexte de doute, je suis en prônant le doute, et donc pas de vaccination pour ceux qui n'ont pas besoin de prendre des risques.

Citation Envoyé par imperio Voir le message
Tu cites le vaccin contre la grippe, cependant je n'ai littéralement rien vu comme problème sur le long terme dans aucune publication scientifique à ce jour.
Sur le vaccin contre la grippe ? Moi non plus, et ça tombe bien je ne critique pas le vaccin contre la grippe. Juste que la COVID est en de nombreux points comparable à la grippe, mais qu'on la traite presque comme si c'était le tétanos.

Citation Envoyé par imperio Voir le message
Je suppose que la communication du gouvernement absolument désastreuse a joué pour beaucoup dans ce désastre... Cette peur contre les vaccins n'a aucun sens... Ils ont permis d'éradiquer des fléaux et je pense que les gens ont trop tendance à oublier ça.
Et encore une fois, je n'ai rien contre les vaccins de manière général. Quand je suis allé au Japon je me suis fait vacciner sans y réfléchir à deux fois : il s'agit de vaccins bien connus qui ont fait leurs preuves, je n'ai pas plus de raison d'en douter que de ce que je mange tous les midi. Il s'agit là de parler des vaccins propres à la COVID, qui sont d'un tout autre genre. Les données montrant une quasi absence d'effets à long terme des vaccins déjà connus ne peut pas être utilisé comme argument pour motiver un nouveau type de vaccin.

Merci donc de ne pas appliquer un filtre aussi binaire "pro-vaccin vs anti-vaccin". Le sujet n'est pas aussi trivial et doit être nuancé.
24  10 
Avatar de Cpt Anderson
Membre chevronné https://www.developpez.com
Le 27/07/2021 à 9:51
Je pense qu'il n'y a aucune surprise par rapport à l'adoption de cette loi, dans le sens ou les parlementaires et les sénateurs sont totalement déconnectés de la réalité, corrompus et ne sont préoccupés que par leur réélection. Ces gens qui doivent être les représentants du peuple, nous pissent dessus, encore une fois.
Et que dire de la méthode ? qu'on fasse voter des lois pareils a 6h du mat' à la va-vite...viens me parler de démocratie après !

La prochaine étape, c'est la validation par le conseil constitutionnel et là aussi, aucun souci, ces types qui sont censés nous protéger des politiques n' y verront aucun problème.

En résumé, notre système est pire que la dictature du pire pays du monde car il te fait croire à la liberté et à la démocratie alors que c'est pas du tout le cas. C'est la pire forme de totalitarisme.
22  8 
Avatar de grunk
Modérateur https://www.developpez.com
Le 27/07/2021 à 16:59
Citation Envoyé par AoCannaille Voir le message
Les vaccins à base d'ARNm existent au mieux depuis 10 ans, et encore, si on compte ceux qui n'ont jamais atteint la phase 3, sinon depuis 1 an.

La phase 4 n'a JAMAIS été atteinte avec cette techno, encore moins validée. On n'a dont aucun retour à moyen et long terme sur les vaccins à base d'ARNm.
Le pfizer à ARNm est apparu dans les année 90 avec premiers essais clinique en 2002-2003. Ce qui manquait principalement au développement de ces vaccins c'était la moulagua, qui tout d'un coup, c'est mise à tomber du ciel.

L'ARNm qu'on t'injectes à complètement disparu en quelques jours (demi vie de l'ordre de qlq heures) , il sert juste à entrainer tes globules blanc à reconnaitre la protéine du virus ... Tu comprendras donc bien facilement que les effets à long terme sur ce genre de vaccins c'est plus la protection contre le virus que de te transformer en robots asservi au parti politique de ton choix.

Concernant la phase IV je t'invite à consulter les documents du ministère de la santé israelien qui fait le bilan sur 650K injection. (spoiler alerte : 0.1% des répondants ont ressentie des effets secondaire de type inconfort , fiève, faiblesse , etc ...).
--

Ce qui me dérange avec le pass sanitaire c'est son calendrier d'application. J'ai pris rdv pour me vacciner le premier jour ou j'avais le droit de le faire , on m'a donner mes 2 dates de vaccinations. je viens seulement aujourd'hui de valider mon pass. Ce qui veux dire que c'est quasi mission impossible pour tout le monde d'avoir un pass valide même si il le souhaite et ca c'est pas normal.
14  1 
Avatar de jacjac
Membre actif https://www.developpez.com
Le 27/07/2021 à 10:33
C'est dingue comment l'administration Française peut être rapide quand elle veut absolument faire passer quelque chose
On pourrait en profiter pour faire une refonte de notre système judiciaire dans la foulée, ça serait efficace vu comment ils sont bouillants nos dictateurs nos élus démocrates.
16  4 
Avatar de Fagus
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 27/07/2021 à 14:26
Citation Envoyé par 23JFK Voir le message
Ce que vous décrivez est surtout le signe d'un système hospitalier inadapté tant en capacités qu'en fonctionnalités. Rien d'anormal quand la politique sanitaire consiste en des coupes budgétaires systématiques en fermant des lits, en tablant sur la fourniture de consommables en flux tendus, en limitants fortement la formation de personnel compétent.
Ce n'est que partiellement vrai.
Je suis le 1er à dénoncer cet autre problème, mais on peut faire une comparaison.

Quand il neige beaucoup dans un pays tempéré ou chaud, c'est la catastrophe : plus rien ne marche. La même chose au Canada est juste la normale saisonnière et ça se passe très bien.

En temps normaux, la réanimation est à flux tendu. Parfois il manque des places en effet et c'est un peu juste. Parfois elle est sous utilisée.
Si on a une croissance exponentielle des patients ayant besoin de réanimation à cause du covid, que fait-on ?
Si on en a 2x plus, 4x plus. On arrête toute l'activité chirurgicale (dont les patients finissent parfois en réanimation) et on demande à tous les anesthésistes de prendre un costume de réanimateur et on surcharge de travail tout le monde notamment les infirmières, infirmiers spécialisés et on met dans les soins intensifs de neurologie, cardiologie, etc, des gens qui normalement seraient en réa (et donc auront une prise en charge un peu juste)
Si on en a 5x plus, on fait du tri +++
Si on en a 10x plus, le système explose et les gens meurent dans les couloirs.

On ne peut même pas demander à d'autres médecins de suppléer aux réanimateurs car suite au tri, les patients qui restent en réanimation sont d'une gravité exceptionnelle par rapport à la normale et nécessitent donc des spécialistes;

Lors de la 1ère vague, le système n'a pas explosé à quelques jours près, car le confinement général a permis d'arrêter l'épidémie et de pouvoir transférer des effectifs et des patients entre les régions.

Tous ça pour dire, qu'on ne peut pas dimensionner a priori face à une épidémie exceptionnelle. On pourrait multiplier par 3 la taille des réanimations, à grand coût, , que face à une épidémie, ça ne tiendrait pas non plus sans mesures de santé publique.
Historiquement, seules les mesures de santé publiques peuvent affecter la santé de populations entières. Les médecins soignent des gens ; pour un échantillon énorme de la taille d'une population, il faut de la médecine préventive (ici des vaccins.)

Bien cordialement.
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Avatar de Stan Adkens
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 26/07/2021 à 17:33
France : le Parlement a définitivement adopté le projet de loi étendant le pass sanitaire,
L'absence de contrôle dans les lieux concernés sera passible d'une amende

Après un sprint législatif, le pass sanitaire a été adopté définitivement dimanche soir, députés et sénateurs ayant trouvé un compromis sur ce texte controversé, au lendemain d'une nouvelle journée de mobilisation de ses opposants. Après le rejet d'une dernière motion de La France insoumise, les députés ont voté par 156 voix pour, 60 contre et 14 abstentions le projet de loi, qui prévoit l'obligation vaccinale pour les soignants et l'extension en août du pass sanitaire. Pour rappel, le pass sanitaire a déjà été étendu, la semaine précédente, aux « lieux de loisirs et de culture » rassemblant plus de 50 personnes, sauf pour les 12-17 ans, exemptés de pass sanitaire jusqu'au 30 septembre, selon l'accord trouvé entre députés et sénateurs.

Le pass sanitaire français comporte un QR Code qui pourra être lu partout en Europe, directement dans l’application TousAntiCovid, selon les autorités. De quoi faciliter les voyages et permettre de traverser les frontières avec une plus grande aisance. Si une partie des Français y voit un relâchement des contraintes liées à la situation sanitaire, une autre partie de la population reste sceptique et craint notamment pour la confidentialité des données qui seront stockées dans l'application ainsi que pour l’obligation de vaccination pour le personnel soignant.


Après une première mobilisation nationale le 17 juillet, des dizaines de manifestations ont à nouveau eu lieu samedi. Plus de 160 000 personnes, selon le ministère de l'Intérieur, ont défilé dans tout le pays, de 500 sur l'île de Saint-Martin aux Antilles à 11 000 à Paris. Le ministre de la Santé Olivier Véran a déclaré : « Nous nous en serions bien passés si le contexte était différent » . Et « nous y mettrons fin dès que nous le pourrons ».

La Quadrature du Net a saisi en juin le Conseil d’État. L’association est préoccupée par la présence des informations sur l’état civil et sur la santé des personnes détentrices de pass sanitaire, qui constitue pour elle une « ingérence grave et manifestement illégale dans plusieurs libertés fondamentales ». Mais dans son ordonnance rendue plus tôt ce mois, le juge des référés de la haute juridiction a balayé les critiques adressées par l’association et rejeté la demande de suspension du pass sanitaire.

Le défi pour l'exécutif est d'essayer de suivre le rythme d'une quatrième vague épidémique, dont les scientifiques et le ministre craignent qu'elle soit « forte avec un impact hospitalier qui pourrait être très sévère à la mi-août ou à la fin août ». Au forceps dimanche soir, selon plusieurs élus, le pass sanitaire a été adopté définitivement, et les principales mesures du projet de loi sont l’extension du pass sanitaire, la vaccination obligatoire des soignants et l’isolement des cas positifs au covid-19 pendant dix jours.

L'extension du pass sanitaire adoptée : des amendes pour le non-respect des mesures

En août, avec le projet de loi, ce pass doit être étendu aux cafés, restaurants, foires et salons, ainsi qu'aux avions, trains, autocars longue distance et établissements médicaux sauf urgence. Et les centres commerciaux sur décision des préfets. L'absence de contrôle dans un transport sera passible pour son gestionnaire d'une amende de 1 500 euros – un an d'emprisonnement et 9 000 euros d'amende en cas de verbalisation plus de trois fois en 30 jours.

Pour les autres lieux concernés par le pass sanitaire, leurs responsables qui ne contrôlent pas seront avertis par l'autorité administrative, puis le lieu pourra être fermé pour une durée maximale de sept jours. En cas d'infraction plus de trois fois sur 45 jours, le gérant encourra un an d'emprisonnement et une amende de 9 000 euros. Les salariés des secteurs concernés devront disposer d'un carnet de santé à partir du 30 août. Un employé sans justificatif sera suspendu, sans rémunération, au lieu d’être licencié comme le texte le prévoyait auparavant. Ce point avait fait l'objet de vifs débats la semaine dernière.

Si la situation perdure plus de trois jours, l’employé sera convoqué pour un entretien afin d'examiner « les moyens de régulariser sa situation, notamment les possibilités d'affectation » sur un poste non soumis à l'obligation du pass sanitaire. L'utilisation d'un pass sanitaire frauduleux sera punie d'une amende de 135 euros – six mois d'emprisonnement et de 3 750 euros d'amende si cela se produit plus de trois fois en 30 jours. Les sanctions en cas de dégradation d'un centre de vaccination seront renforcées.

Les salariés et les agents publics bénéficient d'une autorisation d'absence pour se rendre aux rendez-vous médicaux liés aux vaccinations contre le covid-19. L'autorisation d'un seul parent est nécessaire pour la vaccination de leur enfant. Les plus de 16 ans n'ont pas besoin de cette autorisation et peuvent la décider eux-mêmes.

La vaccination obligatoire des soignants également adoptée

Le projet de loi rend obligatoire la vaccination du personnel des hôpitaux, des cliniques, des maisons de repos et des maisons de retraite, des pompiers, de certains militaires, ainsi que des professionnels et bénévoles auprès des personnes âgées, y compris à domicile.

Cette obligation vaccinale (ou la présentation d'un certificat de guérison après covid-19) prend pleinement effet le 15 septembre. D'ici là, les professionnels concernés pourront encore présenter des tests négatifs – et au-delà de cette date s'ils ont fait une première injection. Des dérogations sont possibles pour les personnes qui justifient d'une contre-indication médicale à la vaccination. Les professionnels qui refusent la vaccination seront interdits d'exercice, avec suspension de salaire.

Isolement des cas positifs

Les personnes testées positives au covid-19 doivent être placées en isolement pour une période non renouvelable de dix jours dans le logement qu'elles déterminent. L'isolement peut prendre fin plus tôt si le test est négatif. Un recours sera possible devant le juge des libertés et de la détention. Les personnes ne pourront sortir qu'entre 10 heures et 12 heures et en cas d'urgence.

L'assurance maladie veillera au respect de l'isolement, mais en cas de suspicion de non-respect, elle saisira le préfet qui pourra effectuer des contrôles sur place, en dehors de la nuit de 23 heures à 8 heures et de la plage à 10 heures – 12 heures. Les personnes qui ne respectent pas l'isolement seront passibles d'une amende de 1 500 euros.

Ce projet de loi repose sur la prolongation jusqu'au 15 novembre du régime transitoire de sortie progressive de l'état d'urgence, et non jusqu'au 31 décembre comme le souhaitait initialement l'exécutif. Ce régime permet d'ordonner des mesures restrictives (circulation des personnes, accès aux établissements recevant du public, etc.) dont le passeport sanitaire.

L'état d'urgence sanitaire est également prolongé à la Réunion et en Martinique jusqu'au 30 septembre. Un couvre-feu y a été mis en place. La Guadeloupe, Saint-Barthélemy et Saint-Martin seront également en état d'urgence, dès le lendemain de la promulgation de la loi. Le texte ouvre également la porte à l'application de ce régime à Mayotte.

La préfecture du Calvados a annoncé une "expérimentation volontaire" à partir de dimanche dans les bars et restaurants de Deauville et Trouville, en réponse à une forte augmentation des cas. Le pass sanitaire est déjà en vigueur dans les lieux de loisirs et de culture (cinémas, musées...) rassemblant plus de 50 personnes, sauf pour les 12-17 ans, exemptés pendant les vacances. L'objectif du gouvernement est clairement d'encourager la vaccination.

Source : Assemblée nationale

Et vous ?

Que pensez-vous de l’adoption de la loi étendant le pass sanitaire ?
La loi rend également obligatoire la vaccination des soignants. Quels commentaires en faites-vous ?

Voir aussi :

Application TousAntiCovid et Pass sanitaire : les informations personnelles et médicales sont disponibles en clair, prévient Christian Quest
France : selon le Conseil d'État, le pass sanitaire n'est pas manifestement illégal, en réponse aux critiques adressées par la Quadrature du Net
Bruxelles annonce la mise en service du pass sanitaire européen, mais des zones de frictions demeurent autour de ce certificat COVID numérique de l'UE
Que contient le code QR du passeport vert de l'UE ? Environ seize pays auraient déjà commencé à utiliser le pass sanitaire de l'UE
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Avatar de Matthieu Vergne
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 09/06/2021 à 20:48
Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
Dans sa délibération, la CNIL émet des doutes quant à la sécurité des données transmises.
Des doutes...
Des doutes ?
Elle voit noir sur blanc que les données sont en clair et elle se contente d'émettre des doutes sur la sécurité des données ?
Elle se fout de qui là, la CNIL ?

Encore un bel exemple de son abandon de poste. Quand c'est ambiguë, elle se garde bien de dire quoi que ce soit, et se contente de relever les évidences grosses comme des maisons en les relativisant. C'est juste honteux !

Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
Si ces modalités de stockage peuvent être admises compte tenu des contraintes techniques et de la nécessité de mettre en œuvre, à brève échéance, le système de contrôle des justificatifs, elle appelle néanmoins le Gouvernement à mettre en place des mesures d’information des personnes
C'est le gouvernement qui décide des dates. S'il n'est pas capable de fournir ce qu'il faut en temps et en heure, il recule la date. S'il ne veut pas reculer la date, alors qu'il mette les moyens nécessaires pour faire un travail de qualité en temps et en heure. Si c'est une question de sécurité sanitaire, et vu le temps qu'on a passé chez nous, on n'est plus à une semaine près. Ça fait combien de temps qu'il bosse sur cette foutue application ? Non, un tel niveau de sécurité n'a rien d'acceptable.

Gouvernement d'incompétents soutenu par des contrôleurs incompétents ! C'est juste scandaleux !
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