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Anthony Levandowski, l'ex ingénieur de Google accusé de vol de secrets commerciaux, écope de 18 mois de prison ferme
Et dépose une plainte contre Uber qui pourrait lui rapporter 4 milliards de $

Le , par Patrick Ruiz

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Nouvelle décision de justice dans le litige qui oppose Waymo à Uber depuis près de 3 ans. Anthony Levandowski, l’ex-ingénieur de Google au centre de la bataille juridique, écope de 18 mois de prison ferme ; une peine dissuasive pour tous les autres ingénieurs tentés de poser des actes similaires, mais que l’ancien responsable de la division véhicules autonomes d’Uber et ex-ingénieur clé du projet de véhicules autonomes porté par une filiale de Google a demandé à purger après une année de confinement. Dans le même temps, il suit une plainte contre Uber susceptible de lui rapporter 4 milliards de dollars.

La décision de condamner Anthony Levandowski à 18 mois de prison ferme (alors que le bureau du procureur en avait requis 27) est du juge de district William Alsup. Elle tient probablement compte de ce que ses avocats ont demandé à ce dernier de considérer que les enquêteurs n'ont trouvé aucune preuve que l’ex-ingénieur de Google a fait usage de ces secrets commerciaux après son départ de Google.

« C’est la plus grosse affaire de ce type sur laquelle j’ai eu à me pencher. Une peine sans emprisonnement aurait donné le feu vert à chaque futur ingénieur de voler des secrets commerciaux », rapporte Reuters des propos du juge. La peine devrait être purgée ultérieurement. En effet, Levandowski a demandé une année de confinement à son domicile en raison de récentes crises de pneumonie susceptibles de le rendre vulnérable face au nouveau coronavirus.

En 2016, Anthony Levandowski a quitté Waymo pour créer une startup spécialisée dans les technologies de voitures autonomes, baptisée Otto, qui a été rachetée quelques mois plus tard par Uber. Dans le cadre de cette affaire, la firme de Mountain View a toujours soutenu qu’Uber avait comploté avec l’ex-ingénieur de Google pour voler les documents confidentiels de Waymo, ce, pour lancer une startup qui sera rachetée ultérieurement par un concurrent de Waymo pour permettre à ce même concurrent (Uber en l’occurrence) de rattraper son retard sur le marché naissant des voitures autonomes. La filiale d’Alphabet a également accusé son ancien employé d’avoir tenté de débaucher ses anciens collègues alors qu’ils avaient un accord interdisant à Levandowski d’agir de la sorte.

En décembre 2019, un tribunal a finalement conclu qu’Anthony Levandowski et son collègue Lior Ron se sont livrés à une concurrence déloyale, violant leurs obligations légales en lançant une entreprise rivale et en faisant venir des employés de Google. Levandowski avait contesté la décision de cette Cour, mais récemment un tribunal du comté de San Francisco a confirmé la décision et la sentence initiale. En vertu de cette dernière décision tombée au cours du mois de mars de l’année en cours, Anthony Levandowski doit payer 179 millions de dollars à Google pour mettre fin à cette bataille juridique.


Néanmoins, Levandowski pourrait ne pas avoir à payer. Des accords légaux le liant à Uber laissent entendre que ce serait à l’entreprise de supporter tout ou partie de cette indemnisation. C’est en s’appuyant sur cet élément qu’il a lui aussi porté plainte contre Uber. La semaine dernière, Google a demandé au juge en charge des questions de faillite de rejeter l’argument d’Uber selon lequel l’entreprise n’est pas responsable du paiement des 179 millions de dollars d’indemnisation. De plus, la plainte de l’ex-ingénieur de Google allègue qu’Uber lui doit de l’argent en vertu de l’accord d’achat d’Otto (devenu Uber Freight) que le géant du VTC (Uber) n’a jamais honoré. La plainte rappelle que ledit accord stipule qu’un pourcentage des bénéfices d’Uber Freight revient à Levandowski. À date, la somme est évaluée à 4,128 milliards de dollars.

Sources : Reuters, plainte contre Uber

Et vous ?

Qu’en pensez-vous ?

Voir aussi :

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Waymo de Google attaque Uber en justice pour vol de technologies de voitures autonomes, par l'un de ses anciens employés désormais chez Uber
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Avatar de tom_bdp
Membre du Club https://www.developpez.com
Le 05/08/2020 à 13:27
Citation Envoyé par Patrick Ruiz Voir le message
...Uber lui doit de l’argent en vertu de l’accord d’achat d’Otto (devenu Uber Freight)
Citation Envoyé par dictionnary.cambridge.org
Définition de Freight en anglais : goods, but not passengers, that are carried from one place to another, by ship, aircraft, train, or truck, or the system of transporting these goods:
Cela pourrait être assez révélateur du cas d'utilisation typique prévu pour les véhicules autonomes, plutôt du transport de marchandises du coup. A quand la construction d'autoroutes réservés au transport de marchandises via les véhicules autonomes ?
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