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La justice américaine aggrave ses accusations contre Julian Assange,
Le fondateur de WikiLeaks aurait conspiré avec des membres d'Anonymous et d'autres groupes de hackers

Le , par Axel Lecomte

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Le 24 juin, le département américain de la Justice a renforcé ses accusations contre Julian Assange. Le fondateur de WikiLeaks est emprisonné au Royaume-Uni depuis avril 2019 où il attend la décision de la justice britannique sur la question de son extradition aux États-Unis. Les nouveaux éléments à charge contre lui indiquent qu’il aurait recruté des hackers pour accéder à des systèmes informatiques, dont celui d’un pays de l’OTAN en 2010. Ses avocats affirment que la procédure est basée sur des « mensonges ». De son côté, WikiLeaks a indiqué dans un tweet que ces nouvelles allégations constituaient « une nouvelle tentative pathétique du département de la Justice pour tromper le public ».


Collaboration avec des membres d’Anonymous, LulzSec et Gnosis

« Le nouvel acte d'accusation n'ajoute pas de chefs d'accusation supplémentaires à l'ancien acte d'accusation de 18 chefs d'accusation qui avait été rendu contre Assange en mai 2019. Il élargit cependant la portée de la conspiration entourant les prétendues intrusions informatiques dont Assange était précédemment accusé. Selon le document d'accusation, Assange et d'autres personnes de WikiLeaks ont recruté et convenu avec des pirates informatiques de commettre des intrusions informatiques au profit de WikiLeaks », déclare le département américain de la Justice.

Le nouveau document stipule notamment qu’en 2010, le fondateur de WikiLeaks aurait demandé à un jeune hacker de 17 ans, résidant dans un État membre de l’OTAN, de procéder à des intrusions dans le système informatique du gouvernement de son pays et d’obtenir des enregistrements de conversations téléphoniques entre des hauts fonctionnaires, y compris les membres du Parlement. Ensuite, Assange a chargé le hacker d’exploiter, d’administrer et de surveiller le canal de discussion du relais Internet de WikiLeaks.

Vers la fin de l’année 2010, une hacker affiliée à Anonymous du nom de Laurelai, qui s’est identifiée comme membre du groupe Gnosis, a contacté le jeune pirate. Celui-ci a alors dit qu’il était « en charge des recrutements » pour WikiLeaks. Laurelai a ensuite présenté le jeune hacker à Kayla, un pilier de Gnosis. Kayla et Laurelai auraient affirmé qu’elles étaient prêtes à commettre des intrusions informatiques pour le compte de WikiLeaks. En mars 2011, Laurelai a donné à WikiLeaks des failles zero day non publiées, qui peuvent être utilisées pour pirater des systèmes informatiques. Elle a également envoyé une liste d’environ 200 comptes e-mail prétendument utilisés par le gouvernement US, y compris des mots de passe de spécialistes des technologies de l’information dans des institutions gouvernementales.

En mai 2011, des membres d’Anonymous, dont ceux qui ont participé à l’ « Operation Payback », ont décidé de créer le groupe LulzSec. Ce dernier s’est organisé autour de Sabu, de son vrai nom Hector Xavier Monsegur, arrêté un mois plus tard à New York. Les membres du groupe ont piraté les ordinateurs de plusieurs sociétés audiovisuelles et publié les mots de passe utilisés par ses journalistes, affiliés et employés, en représailles à la couverture médiatique négative dont WikiLeaks faisait l’objet. Le groupe s’est également vanté d’avoir mené une attaque DdoS visant le site web public de la CIA.

Julian Assange risque jusqu'à 175 ans de prison

« Un acte d'accusation contient des allégations selon lesquelles un accusé a commis un crime. Assange est présumé innocent à moins que et jusqu'à ce que sa culpabilité soit établie hors de tout doute raisonnable », explique le département de la justice. S’il est reconnu coupable, il encourt donc une peine de 10 ans pour chaque chef d’accusation, sauf pour l’accusation d’intrusion informatique dont le plafond est de 5 ans, soit 175 ans au total. « Les peines réelles pour les crimes fédéraux sont généralement inférieures aux peines maximales. Un juge du tribunal fédéral de district déterminera toute peine après avoir pris en compte les directives américaines en matière de peines et d'autres facteurs légaux », ajoute la juridiction.

Par ailleurs, la justice britannique a reporté l’examen de la demande d’extradition du lanceur d’alerte au 7 septembre, à cause de la crise du Covid-19. Ses avocats avaient demandé une libération sous caution à cause de son état de santé des risques liés à la pandémie. Mais la juge Vanessa Baraitser a refusé la demande, au moins jusqu’au 29 juin, date de la prochaine audience administrative.

Source : Département américain de la Justice, WikiLeaks

Et vous ?

Qu'en pensez-vous ?

Voir aussi :

Le compte Twitter de WikiLeaks est étrangement verrouillé quelques jours seulement avant l'audience d'extradition d'Assange, dénonce Kristinn Hrafnsson, l'actuel rédacteur en chef de WikiLeaks
Le fondateur de WikiLeaks Julian Assange condamné à 11 mois de prison par les Britanniques, en attendant une éventuelle extradition vers les USA
Julian Assange ne souhaite pas se livrer à une extradition vers les États-Unis, pour « avoir fait du journalisme qui a remporté de nombreux prix »
L'Équateur affirme avoir été touché par 40 millions de cyberattaques, depuis qu'il a livré Julian Assange aux autorités britanniques
WikiLeaks : première bande-annonce de « The Fifth Estate », irez-vous voir le film qui retrace l'affaire et la vie de Julian Assange ?

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Avatar de Bill Fassinou
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 27/09/2021 à 15:02
Kidnapping, assassinat et fusillade à Londres : les plans de guerre secrets de la CIA contre WikiLeaks
pour se venger des fuites de données dont l'agence a été victime

Alors que Julian Assange avait trouvé refuge à l'ambassade de l'Équateur à Londres depuis juin 2012 - pour fuir les représailles des États-Unis - la CIA aurait élaboré en 2017 des plans secrets pour le kidnapper ou l'assassiner. À en croire de récents témoignages, l'administration Trump et l'agence fédérale de renseignement voulaient absolument se venger d'Assange après la publication par WikiLeaks d'outils de piratage sensibles de l'agence et auraient même prévu de tirer sur des pneus d'avion s'il tentait de fuir l'ambassade. La CIA a tenté de justifier ses plans en classant WikiLeaks comme un "service de renseignement hostile non étatique".

Donald Trump et la CIA auraient discuté de l'assassinat de Julian Assange

Un rapport publié dimanche fait des révélations sur comment l'administration Trump a traqué Julian Assange, fondateur de WikiLeaks, et les différents plans envisagés pour lui mettre le grappin dessus. Selon le rapport, des cadres de la CIA (Central Intelligence Agency) sous l'administration Trump auraient élaboré des plans secrets pour kidnapper, voire assassiner, Julian Assange, après que le site Web a publié en ligne des outils de piratage sensibles de l'agence. En effet, les outils et la série de documents connus sous le nom de "Vault 7" publiés par WikiLeaks entre 2016 et 2017 ont été considérés comme la "plus grande perte de données de l'histoire de la CIA".



À la suite de cette fuite de données, de hauts responsables de l'agence auraient demandé des "croquis" et des "options" sur la façon d'enlever ou d'assassiner Assange en réponse. Ces affirmations ont été faites dans le cadre d'une enquête récemment publiée par Yahoo News, comprenant des entretiens avec 30 anciens responsables américains. L'ancien directeur de la CIA Mike Pompeo et certains hauts responsables de l'agence auraient mené la croisade contre Assange en 2017. Les plans de Pompeo se sont intensifiés cette année-là lorsque le gouvernement américain a entendu qu'Assange pourrait tenter de s'échapper de l'Équateur pour la Russie.

La possibilité qu'Assange s'envole pour la Russie aurait incité la CIA à prévoir plusieurs scénarios pour l'intercepter. Ainsi, une proposition aurait impliqué de tirer dans les pneus de son avion si Assange tentait de fuir vers la Russie depuis Londres. Selon les témoignages recueillis, parmi les propositions qui ont été suggérées par les cadres de l'agence figurent des scénarios qui semblent tout droit sortis d'un film de James Bond : d'éventuelles fusillades dans les rues de Londres, de l'écrasement d'une voiture sur le véhicule qui le transporte, etc. Ils auraient même demandé à leurs homologues britanniques de participer à la mission.

Un ancien haut fonctionnaire de l'administration a déclaré que les Britanniques étaient d'accord avec ce plan. En sus, un ancien haut responsable du contre-espionnage a déclaré que les discussions sur le sort réservé à Assange avaient eu lieu "aux plus hauts niveaux de l'administration Trump et qu'il ne semblait pas avoir aucune limite". Il a ajouté que Pompeo et les dirigeants de l'agence étaient complètement détachés de la réalité parce qu'ils étaient tellement gênés par la fuite Vault 7. « Ils voyaient du sang », a déclaré le fonctionnaire. Selon ce dernier, les responsables de l'agence et l'administration Trump étaient prêts à tout pour avoir Assange.

Environ cinq semaines après le début des dossiers Vault 7, en avril 2017, Pompeo s'est adressé à WikiLeaks au Center for Strategic and International Studies (CSIS), un groupe de réflexion de Washington, pour ses premières remarques publiques en tant que directeur de la CIA de Trump. Il a accusé WikiLeaks d'être une agence de renseignement hostile qui a infiltré la CIA pour voler des informations confidentielles. « WikiLeaks marche comme un service de renseignement hostile et parle comme un service de renseignement hostile et a encouragé ses adeptes à trouver des emplois à la CIA afin d'obtenir des renseignements », a-t-il déclaré.

« Il est temps d'appeler WikiLeaks pour ce qu'il est vraiment : un service de renseignement hostile non étatique souvent soutenu par des acteurs étatiques comme la Russie », a-t-il ajouté.

Comment Assange est-il devenu une cible prioritaire pour les États-Unis

Auteur de révélations très compromettantes sur l'armée américaine, Assange a fait l'objet d'une impressionnante chasse à l'homme pendant près d'une décennie par les États-Unis avant de se retrouver finalement dans les mailles de la justice britannique en avril 2019. En effet, Assange a fondé WikiLeaks en 2006 en tant qu'organisation non gouvernementale à but non lucratif. L'ONG dispose d'un site qui permet aux lanceurs d’alerte de divulguer des documents relatifs à des scandales de corruption, d’espionnage et de violations des droits de l'homme perpétués par des États.

WikiLeaks garde toujours ses sources secrètes. En outre, malgré son nom, il ne fonctionne pas comme un wiki. Le site est à la fois ouvert et sécurisé, les lecteurs ne possédant pas les autorisations appropriées ne pouvaient pas modifier le contenu de WikiLeaks. Mais ce n'est pas tout. Il emploie des technologies cryptographiques de pointe pour assurer la sécurité du site ; il se serre de processus mathématiques et de chiffrement extrêmement sophistiqués pour assurer le caractère privé, l’anonymat et l’impossibilité d’identification. Il associe des versions remaniées de Freenet, de Tor ou de PGP à des logiciels de conception maison.

WikiLeaks pense notamment ainsi être « étanche aux attaques politiques et légales » et, en ce sens, « impossible à censurer ». WikiLeaks s'est attirée la fureur du gouvernement américain pour la première fois en 2010. En juillet 2010, l'ONG a publié des milliers de pages de rapports et de documents, environ 750 000 documents classés "secret défense" par la CIA. Les analyses ont révélé que des milliers d’entre eux concernent les activités militaires et diplomatiques américaines en Irak et en Afghanistan. Mais Assange est poursuivi par les États-Unis pour espionnage et complotisme, et trouve refuge à Londres, à l'ambassade de l'Équateur.

Barack Obama, le président américain d'alors, et son vice-président Joe Biden auraient discuté avec leurs homologues de la Grande-Bretagne de l'extradition d'Assange vers les États-Unis. Selon les témoignages, le ministère de la Justice d'Obama avait finalement décidé de ne pas demander l'extradition d'Assange au motif que les activités d'Assange et de WikiLeaks étaient trop proches des activités journalistiques protégées par le premier amendement de la Constitution américaine. WikiLeaks a de nouveau attiré l'attention après avoir publié des courriels piratés de la campagne présidentielle 2016 de la démocrate Hillary Clinton et d'un conseiller clé.

Selon Clinton et certains de ses partisans, cela a été un facteur de sa défaite électorale face au républicain Donald Trump. Puis, en 2017, le site a commencé Vault 7 et s'est attiré l'ire des responsables de l'administration Trump. Quelques semaines seulement après son entrée en fonction en janvier 2017, l'administration Trump a déposé une série d'accusations criminelles de plus en plus sévères, accusant Assange de participer au complot de piratage de Chelsea Manning, une ancienne analyste du renseignement de l'armée. Les témoignages font état de ce que la capture d'Assange faisait régulièrement l'objet de débat sous l'ère Trump.

Et, après avoir été protégé par l'État de l'Équateur pendant environ sept ans, Assange a vu son statut d'exilé politique révoqué en avril 2019 par le nouveau président équatorien Lenin Moreno. Devenu un citoyen lambda, Assange a été immédiatement arrêté par la police londonienne et placé dans la prison de haute sécurité de Belmarsh. Le fondateur de WikiLeaks est toujours en prison à Londres alors que les tribunaux britanniques débattent d'une demande d'extradition des États-Unis pour violation de l'Espionage Act. Les prochaines audiences liées à la demande d'extradition d'Assange vers les États-Unis sont prévues entre le 26 et le 27 octobre.

La CIA a eu du mal à prouver ses allégations à l'endroit d'Assange

Si la CIA pouvait légitimer WikiLeaks en tant que service de renseignement hostile non étatique, cela signifiait qu'elle pouvait la traiter comme elle traite les ennemis étrangers. Cependant, les témoignages ont révélé que l'agence a eu du mal à prouver que WikiLeaks conspirait avec le Kremlin, ce qui a entravé ses tentatives de planifier la capture ou le meurtre d'Assange. Un ancien haut responsable du contre-espionnage a déclaré : « Il y a eu beaucoup de débats juridiques : agissaient-ils en tant qu'agent russe ? Il n'était pas clair qu'ils le faisaient, alors la question était de savoir s'ils pouvaient être considérés comme une entité hostile ».

Un autre ancien responsable a déclaré : « Néanmoins, peu après son discours, Pompeo a demandé à un petit groupe d'officiers supérieurs de la CIA de déterminer l'art du possible en ce qui concerne WikiLeaks. Il [Pompeo] a dit : "Rien n'est hors limites, ne vous autocensurez pas. J'ai besoin d'idées opérationnelles de votre part. Je m'occuperai des avocats à Washington" ». De plus, les sources affirment qu'en l'espace de quelques mois, les espions de l'agence ne se sont pas limités à Assange et ont commencé à cibler d'autres membres du personnel de WikiLeaks par des stratégies de "contre-espionnage offensif".

Ces actions consisteraient à paralyser son infrastructure numérique, perturber ses communications, introduire des informations préjudiciables dans l'organisation pour déclencher des luttes internes et même voler les appareils électroniques des membres de WikiLeaks. Selon les sources de l'enquête, certaines de ces propositions ont pu se concrétiser, car Andy Müller-Maguhn, un pirate informatique allemand impliqué dans le projet Vault 7, a fait plusieurs déclarations en décembre 2020 sur son passage chez WikiLeaks. Par exemple, il a affirmé que quelqu'un avait essayé de s'introduire dans son appartement.

Il a aussi ajouté qu'il avait été suivi par des "personnages mystérieux" et que son téléphone chiffré avait été mis sur écoute. Les personnes interrogées dans le cadre de l'enquête ont également déclaré que Pompeo était obsédé par Assange et WikiLeaks. « WikiLeaks était une véritable obsession pour Pompeo. Après Vault 7, Pompeo et [la directrice adjointe de la CIA, Gina] Haspel voulaient se venger d'Assange », a déclaré un ancien responsable de la sécurité nationale de l'administration Trump. De même, Pompeo et d'autres responsables du renseignement auraient discuté de l'enlèvement d'Assange à l'ambassade par le biais d'un processus connu sous le nom de "restitution".

Cela consiste à l'emmener dans un pays tiers avant de le ramener aux États-Unis. « L'idée était de s'introduire dans l'ambassade, de le [Assange] sortir et de l'emmener là où nous le voulons », a déclaré l'ancien responsable du renseignement. Selon ce dernier, l'idée est apparue à certains comme "ridicule". « Ce n'est pas le Pakistan ou l'Égypte, nous parlons de Londres », a-t-il déclaré. Par ailleurs, un autre ancien haut responsable du contre-espionnage a confié : « Il y a eu une discussion avec les Britanniques sur le fait de tendre l'autre joue ou de détourner le regard lorsqu'une équipe de gars est entrée et a effectué une restitution ».

« Mais les Britanniques ont dit : "Pas question, vous ne ferez pas ça sur notre territoire, ça n'arrivera pas" », a-t-il ajouté. De son côté, Barry Pollack, l'avocat américain d'Assange a déclaré : « En tant que citoyen américain, je trouve absolument scandaleux que notre gouvernement envisage d'enlever ou d'assassiner quelqu'un sans aucune procédure judiciaire simplement parce qu'il a publié des informations véridiques ». « J'espère et je m'attends à ce que les tribunaux britanniques tiennent compte de ces informations, ce qui renforcera leur décision de ne pas extrader vers les États-Unis », a ajouté Pollack.

Et vous ?

Quel est votre avis sur le sujet ?
Que pensez-vous des allégations sur les plans de la CIA pour attraper Julian Assange ?
Pensez-vous que les accusations de la CIA à l'encontre d'Assange sont justifiées ? Pourquoi ?

Voir aussi

Vault 7 : la CIA a développé un outil pour masquer ses traces et orienter les chercheurs en sécurité vers des attaquants chinois ou russes

Vault 7 : WikiLeaks dévoile Achilles, SeaPea et Aeris, trois outils supposément utilisés par la CIA contre les MAC et les systèmes Posix

Vault 7 : la fuite de l'arsenal de cyberarmes de la CIA a été le fruit d'une sécurité « terriblement laxiste », reconnaît l'agence dans un rapport interne

Le gouvernement américain admet qu'il ne sait pas si Assange a pu pirater un mot de passe pour Manning, selon un affidavit non scellé

L'UE accorde une protection « de haut niveau » aux lanceurs d'alerte, afin de les encourager à signaler des actes répréhensibles
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Avatar de Nancy Rey
Chroniqueuse Actualités https://www.developpez.com
Le 05/01/2021 à 14:40
Julian Assange ne sera pas extradé vers les États-Unis pour piratage informatique et espionnage, selon la justice britannique ;
la prochaine étape pour les USA l'appel devant la Haute Cour de Londres

Hier, 4 janvier, la justice britannique a considéré que le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, ne pouvait pas être extradé vers les États-Unis pour s’être procuré et avoir publié en 2010 des documents gouvernementaux américains secrets, ainsi que pour piratage informatique. La juge de district Vanessa Baraitser estime que l’état psychologique du lanceur d’alerte est incompatible avec une extradition.

Suite à la présentation des principaux éléments de son jugement, la juge a tout de même commencé par démonter la défense de l’équipe juridique de Julian Assange. En effet, Baraistser a dans un premier temps écarté la plupart des arguments présentés par la défense du fondateur de WikiLeaks. Elle s’est cependant montrée beaucoup plus réceptive aux arguments liés à son état de santé. Lors de l’audience, plusieurs professionnels ayant examiné Julian Assange avaient décelé de grandes fragilités psychologiques et conclu qu’il souffrait notamment de dépression sévère, en ayant notamment planifié son suicide en prison. Elle a ainsi affirmé que la liberté d’expression ne s’opposait pas à l’extradition de l’Australien.


Depuis le printemps 2019, Julian Assange est incarcéré dans la prison de Belmarsh, à Londres, où il est considéré comme un prisonnier à risque de suicide. « Je suis convaincue que le risque que monsieur Assange se suicide est important », a déclaré la juge, dans son jugement d’hier. Adoptant les conclusions de l'expert médical, le professeur Michael Kopelman, professeur émérite de neuropsychiatrie au King's College de Londres, le juge Baraitser a poursuivi : « Compte tenu de toutes les informations dont il dispose, il estime que le risque de suicide de Julian Assange est très élevé si son extradition est imminente. Il s'agissait d'une opinion bien informée, soigneusement étayée par des preuves et expliquée dans deux rapports détaillés ».
WikiLeaks a publié, entre autres, un quart de million de courriers diplomatiques américains en texte clair. Il a été allégué à plusieurs reprises que ceux-ci contenaient les noms non censurés d'espions et d'informateurs américains dans des pays hostiles, et que certains efforts ont été faits pour avertir les États-Unis avant leur publication.

Le gouvernement américain fera appel du jugement, ce qui signifie que l'affaire sera portée devant la Haute Cour d'Angleterre et du Pays de Galles. Les arguments juridiques porteront probablement sur les conditions de détention aux États-Unis, tant avant qu'après le procès. Julian Assange encourt une peine de prison de cent soixante-quinze ans aux États-Unis. Hormis la possession et la publication de documents confidentiels, il est aussi accusé de piratage informatique pour avoir aidé sa source à se procurer des documents. L’accusation américaine reproche également à Julian Assange d’avoir mis en danger certains informateurs de l’armée américaine en révélant leur identité, ce que l’Australien et son équipe ont démenti.

Au centre des accusations américaines figure l’activité de WikiLeaks en 2010 et 2011, lorsque l’organisation a publié des documents secrets mettant en lumière les activités de l’armée américaine en Irak, en Afghanistan, mais aussi des pièces issues de la prison de Guantanamo ou encore des dizaines de milliers de télégrammes diplomatiques.

Quelques réactions recueillies après la décision de justice

Après le jugement, plusieurs politiciens et organisations ont accueilli la nouvelle avec satisfaction, bien que certains aient exprimé leur consternation quant au fait que le jugement ait été rendu pour des raisons de santé :
  • le président mexicain Andres Manuel Lopez Obrador a déclaré qu'il avait chargé son ministre des affaires étrangères d'offrir l'asile politique à Julian Assange qui « est journaliste et mérite une chance » ;
  • « La bonne nouvelle est que l'extradition de Julian Assange a été bloquée. Les traités d'extradition ne devraient pas être utilisés pour des poursuites politiques », a déclaré le député conservateur britannique David Davis sur Twitter ;
  • l'ancien leader travailliste britannique Jeremy Corbyn a qualifié cette décision de "bonne nouvelle" mais a déclaré qu'il était « alarmant que le juge ait accepté les arguments du gouvernement américain qui menacent la liberté d'expression et la liberté de publier » ;
  • Amnesty International s'est félicité de cette décision, mais a critiqué le Royaume-Uni pour «*s'être engagé dans ce processus à motivation politique à la demande des États-Unis et avoir mis en cause la liberté des médias et la liberté d'expression » ;
  • la responsable de l'Union nationale des journalistes, Michelle Stanistreet, a déclaré que le résultat était "le bon" mais que le jugement contenait "beaucoup de choses troublantes" ;
  • le journaliste et réalisateur de documentaires John Pilger, qui a fait campagne pour JulianAssange, a tweeté que c'était "merveilleux", ajoutant que la décision britannique était une « couverture pour sauver la face des Britanniques afin de justifier leur procès politique honteux d'Assange au nom de l'Amérique ».


Les autorités américaines ont à compter de la date du jugement, 14 jours pour faire appel. En attendant, après l’annonce de la décision, Assange est retourné en prison : ses avocats doivent désormais déposer une demande de libération sous caution, qui sera examinée mercredi. L’arrivée imminente de Joe Biden à la Maison Blanche pourrait cependant redistribuer les cartes. Le président américain dispose en effet d’importants pouvoirs d’amnistie et on ne connaît pas les intentions du prochain occupant du bureau ovale à l’endroit de Julian Assange. Joe Biden était vice-président lorsque son administration avait renoncé à poursuivre WikiLeaks et son fondateur. Il avait cependant eu en 2010 des mots très durs à l’égard de l’Australien, le qualifiant de « terroriste high-tech ».

Sources : Documents judiciaires, Twitter 1, 2, 3, 4

Et vous ?

Qu’en pensez-vous ?

Voir aussi :

Des sources de renseignement américaines ont parlé d'empoisonner Julian Assange et l'ont mis sur écoute, y compris dans les toilettes, entend un tribunal londonien lors d'une audience d'extradition

La justice américaine aggrave ses accusations contre Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks aurait conspiré avec des membres d'Anonymous et d'autres groupes de hackers

Julian Assange, fondateur de WikiLeaks, arrêté par la police britannique, à l'ambassade d'Équateur à Londres où il s'était réfugié

Le fondateur de WikiLeaks Julian Assange condamné à 11 mois de prison par les Britanniques, en attendant une éventuelle extradition vers les USA

Julian Assange ne souhaite pas se livrer à une extradition vers les États-Unis, pour «*avoir fait du journalisme qui a remporté de nombreux prix*»
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Avatar de Mingolito
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 27/09/2021 à 15:47
Non seulement les USA étaient dans leur tord, et Julian Assange avait parfaitement raison de dénoncer ce délire, mais en sus la CIA a pété un câble et est devenu une simple agence de tueur à gage pour assassiner illégalement des civils innocents.
Voila le nouveau slogan de la CIA : "Un lanceur d'alertes dans ton pays ou dans ton entreprise ? Fait appel à la CIA pour commanditer un assassinat !"
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Avatar de seedbarrett
Membre averti https://www.developpez.com
Le 27/09/2021 à 15:59
C'est dingue quand même, tout le monde sait tout ça depuis des années, là c'est officiel et ça pose de problème à personne on dirait. Et depuis tout ce temps, j'ai toujours honte que la France ne l'ai pas accueilli, malgré les informations stratégique qu'il ai publiées, comme le fait que depuis Chirac tout nos présidents sont mis sur écoute.
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Avatar de Nancy Rey
Chroniqueuse Actualités https://www.developpez.com
Le 01/10/2020 à 10:28
Des sources de renseignement américaines ont parlé d’empoisonner Julian Assange et l’ont mis sur écoute, y compris dans les toilettes,
entend un tribunal londonien lors d'une audience d'extradition

Les conversations de Julian Assange dans la dernière partie de son séjour de 7 ans à l'ambassade équatorienne à Londres ont été systématiquement mises sur écoute, même dans les toilettes, a entendu un tribunal londonien mercredi. Les détails de la présumée opération d'espionnage contre Assange et toutes les personnes qui lui ont rendu visite à l'ambassade ont été exposés mercredi dans son dossier d'extradition, sous la forme de preuves apportées par des anciens employés d'une société de sécurité espagnole, Undercover Global.

Les déclarations écrites ont été lues mercredi, par Mark Summers QC, lors de l'audience d'extradition de Julian Assange au Old Bailey de Londres. Il est l'un des avocats de Assange, qui lutte contre son extradition vers les États-Unis pour des accusations liées à des fuites de documents classifiés qui auraient exposé les crimes de guerre et les abus des États-Unis. Dans les témoignages, deux témoins anonymes qui travaillaient pour une entreprise espagnole ayant un contrat de sécurité à l'ambassade ont déclaré que le fondateur de WikiLeaks a été soumis à une opération d'écoute de plus en plus intense à partir de 2017, après que Donald Trump soit devenu président des États-Unis.


Mardi, la juge Vanessa Baraitser a accordé l'anonymat aux deux témoins, craignant pour leur sécurité. Les avocats agissant au nom du gouvernement américain n'ont pas contesté la soumission des déclarations anonymes, mais ont déclaré qu'elles étaient largement hors de propos par rapport à l'affaire examinée par le tribunal.

Les deux témoins ont affirmé que David Morales, le directeur de la société de sécurité espagnole Undercover Global, était passé du "côté obscur" et avait donné l'ordre d'installer des caméras dotées de capacités audio sophistiquées pour enregistrer secrètement les réunions de Assange à l'ambassade, en particulier celles avec ses avocats. James Lewis QC, agissant pour le gouvernement américain, a déclaré mardi à la cour que l'affaire américaine était susceptible d'être que les preuves des anciens employés de Undercover Global étaient « totalement non pertinentes ».

Assange a vécu à l'ambassade pendant sept ans à partir de 2012 après y avoir trouvé refuge tout en craignant son éventuelle extradition vers les États-Unis. Il a été expulsé en avril 2019 et se trouve depuis dans une prison londonienne.

Les témoins anonymes ont tous deux affirmé que Morales a déclaré que la surveillance avait été initiée à la demande de « nos amis américains » et qu'il avait été largement récompensé. Dans les preuves, l'un des témoins a déclaré que Undercover Global avait commencé avec de maigres contrats. Et qu'en réalité, seul un contrat au début avait été signé en octobre 2015 avec le gouvernement de l'Équateur afin d'assurer la sécurité des filles du président du pays et de son ambassade à Londres. Cependant, ils ont déclaré que cela avait changé lorsque Morales a participé à une foire commerciale du secteur de la sécurité à Las Vegas, où il a obtenu un contrat avec Las Vegas Sands, une société appartenant au milliardaire américain Sheldon Adelson. L'Américain était un ami et un partisan de Donald Trump, qui était candidat à la présidence à l'époque. À son retour d'un de ses voyages aux États-Unis, David Morales a réuni tous les travailleurs du bureau de Jerez et nous a dit : « Nous avons progressé et désormais nous jouerons dans la cour des grands », a déclaré le témoin.

L'autre témoin anonyme, qui était employé comme expert en informatique à partir de 2015, a affirmé qu'alors qu'il était à Jerez, une ville du sud de l'Espagne, où se trouvait le siège de Undercover Global, Morales avait déclaré en décembre 2017 que « les Américains étaient désespérés ». Le témoin a déclaré qu'il avait été suggéré que « des mesures plus extrêmes soient prises à l'encontre de l'"invité" pour mettre fin à la situation de la permanence de Assange à l'ambassade ».

Plus précisément, le témoin a déclaré que l'idée a été émise de laisser la porte de l'ambassade ouverte, "ce qui permettrait d'argumenter qu'il s'agissait d'une erreur accidentelle, ce qui permettrait à des personnes d'entrer de l'extérieur de l'ambassade et d'enlever la personne en exil". Selon le témoin, il y avait même une suggestion que Assange pouvait être empoisonné. « Toutes ces suggestions, selon Morales, étaient à l'étude lors de ses contacts aux États-Unis », a déclaré le témoin.

Le témoin a également affirmé que Morales lui avait demandé d'installer, en décembre 2017, un microphone dans un extincteur situé dans une salle de réunion de l'ambassade, ainsi que dans des toilettes où Assange avait tenu des réunions par crainte d'être la cible d'espionnage. Le témoin a été chargé d'installer de nouvelles caméras à l'ambassade qui contrairement aux précédentes, enregistreraient également l'audio. Il a déclaré que Morales a par la suite donné des instructions pour que les caméras aient une capacité de retransmission en direct « afin que nos amis aux États-Unis » puissent accéder à l'ambassade en temps réel.

Cela a "alarmé" l'employé de l'époque qui a déclaré que ce n'était pas techniquement réalisable. La réponse de Morales, selon lui, a été de lui envoyer un document avec des instructions détaillées sur la manière de procéder. « Il est évident que le document doit avoir été fourni par une tierce partie, dont le témoin s'attend à ce qu'il s'agisse des services de renseignements américains », a déclaré Summers, en lisant certaines parties de la présentation. Le témoin aurait refusé, affirmant que c'était manifestement illégal.

Les procureurs américains ont inculpé Assange, 49 ans, de 17 chefs d'accusation d'espionnage et d'un chef d'accusation d'utilisation abusive d'un ordinateur suite à la publication par WikiLeaks de documents militaires américains secrets il y a dix ans. Ces accusations sont passibles d'une peine maximale de 175 ans de prison.L'équipe de défense de Assange affirme qu'il a droit aux protections du Premier Amendement pour la publication de documents ayant fait l'objet d'une fuite qui a révélé les méfaits de l'armée américaine en Irak et en Afghanistan. Ils ont également déclaré qu'il souffre de problèmes de santé mentale très variés, notamment de tendances suicidaires, qui pourraient être exacerbés s'il se retrouvait dans des conditions de détention inhospitalières aux États-Unis.

L'audience d'extradition de Assange, qui a été retardée par la pandémie de coronavirus, doit se terminer cette semaine.

Source : The Guardian

Et vous ?

Quelle lecture faites-vous de cette situation ?

Voir aussi :

La justice américaine aggrave ses accusations contre Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks aurait conspiré avec des membres d'Anonymous et d'autres groupes de hackers

Julian Assange, fondateur de WikiLeaks, arrêté par la police britannique, à l'ambassade d'Équateur à Londres où il s'était réfugié

Le fondateur de WikiLeaks Julian Assange condamné à 11 mois de prison par les Britanniques, en attendant une éventuelle extradition vers les USA

Julian Assange ne souhaite pas se livrer à une extradition vers les États-Unis, pour « avoir fait du journalisme qui a remporté de nombreux prix »
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Avatar de tanaka59
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 26/06/2020 à 11:51
Bonjour,

Qu'en pensez-vous ?
1) Les USA et les autres organisations dans le viseur de Wikileaks se font en malin plaisir à faire porter le chapeau à Julian Assange ... Puis pourquoi s'en priver quand ils ont déjà une tartine ?

2) Comme dans l'affaire Snowden , ici on cherche un "bouc émissaire".

3) Manque de bol Julian Assange a collaboré avec des membres genre de Anonymous, la encore les USA veulent leur peau ... Argument de plus pour enfoncer Julian Assange.

4) Quand on voit tout le linge sale et les secrets révélés, on comprend que CIA, NSA,FBI ... soient fou de rage ... en même temps les activités révélés ni espionnages c'est open bar et pas tout rose non plus.

L’hôpital se moquerait il de la charité ?
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Avatar de ddoumeche
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 01/10/2020 à 12:31
Ils vont demander au MI6 de leur fournir du Novitchok, le poison mortel qui ne tue personne, et accuser les russes
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Avatar de
https://www.developpez.com
Le 12/10/2020 à 21:15
Citation Envoyé par air-dex Voir le message
Au bout d'un moment il faudrait peut-être ouvrir les yeux sur WikiLeaks. C'est avant tout un site ouvertement anti-américain, très loin d'être neutre concernant ses positions politiques. Ils ne sont pas là pour le Bien ou le Mal mais avant tout pour taper sur les USA. Je me rappelle d'une réaction officielle de WikiLeaks suite à une fusillade terroriste aux USA. Quelle était cette réaction ? "Non à ceux qui tuent car ils sont contre la liberté " ? Perdu ! C'était "bien fait pour ta gueule l'Oncle Sam !" On a vu plus neutre et objectif que ça comme défenseur des libertés.

La soi-disante sainte-nitouche d'après lui-même devra désormais répondre de ses actes.
Néanmoins, cela reste leur droit d'être anti-américains, comme d'autres en Europe ont été anti-russes à une époque, et c'était justifié...
Les USA ne sont pas du côté de la Liberté mais du côté de leurs intérêts économiques et stratégiques. Comme tout le monde.
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Avatar de abgech
Membre habitué https://www.developpez.com
Le 12/10/2020 à 16:26
C'est les mêmes services US qui font pression pour que l'UE ne s'équipe pas en matériel Wuawei à cause du risque d'espionnage. En matière d'espionnage, ils doivent savoir de quoi ils parlent.
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Avatar de Jeff_67
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 05/01/2021 à 15:03
Malgré le Brexit, le Royaume-Uni reste signataire de la Convention Européenne des Droits de l'Homme qui interdit l'extradition vers les pays pratiquant la torture, et donc de facto les USA.
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