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La justice américaine aggrave ses accusations contre Julian Assange,
Le fondateur de WikiLeaks aurait conspiré avec des membres d'Anonymous et d'autres groupes de hackers

Le , par Axel Lecomte

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6  0 
Le 24 juin, le département américain de la Justice a renforcé ses accusations contre Julian Assange. Le fondateur de WikiLeaks est emprisonné au Royaume-Uni depuis avril 2019 où il attend la décision de la justice britannique sur la question de son extradition aux États-Unis. Les nouveaux éléments à charge contre lui indiquent qu’il aurait recruté des hackers pour accéder à des systèmes informatiques, dont celui d’un pays de l’OTAN en 2010. Ses avocats affirment que la procédure est basée sur des « mensonges ». De son côté, WikiLeaks a indiqué dans un tweet que ces nouvelles allégations constituaient « une nouvelle tentative pathétique du département de la Justice pour tromper le public ».


Collaboration avec des membres d’Anonymous, LulzSec et Gnosis

« Le nouvel acte d'accusation n'ajoute pas de chefs d'accusation supplémentaires à l'ancien acte d'accusation de 18 chefs d'accusation qui avait été rendu contre Assange en mai 2019. Il élargit cependant la portée de la conspiration entourant les prétendues intrusions informatiques dont Assange était précédemment accusé. Selon le document d'accusation, Assange et d'autres personnes de WikiLeaks ont recruté et convenu avec des pirates informatiques de commettre des intrusions informatiques au profit de WikiLeaks », déclare le département américain de la Justice.

Le nouveau document stipule notamment qu’en 2010, le fondateur de WikiLeaks aurait demandé à un jeune hacker de 17 ans, résidant dans un État membre de l’OTAN, de procéder à des intrusions dans le système informatique du gouvernement de son pays et d’obtenir des enregistrements de conversations téléphoniques entre des hauts fonctionnaires, y compris les membres du Parlement. Ensuite, Assange a chargé le hacker d’exploiter, d’administrer et de surveiller le canal de discussion du relais Internet de WikiLeaks.

Vers la fin de l’année 2010, une hacker affiliée à Anonymous du nom de Laurelai, qui s’est identifiée comme membre du groupe Gnosis, a contacté le jeune pirate. Celui-ci a alors dit qu’il était « en charge des recrutements » pour WikiLeaks. Laurelai a ensuite présenté le jeune hacker à Kayla, un pilier de Gnosis. Kayla et Laurelai auraient affirmé qu’elles étaient prêtes à commettre des intrusions informatiques pour le compte de WikiLeaks. En mars 2011, Laurelai a donné à WikiLeaks des failles zero day non publiées, qui peuvent être utilisées pour pirater des systèmes informatiques. Elle a également envoyé une liste d’environ 200 comptes e-mail prétendument utilisés par le gouvernement US, y compris des mots de passe de spécialistes des technologies de l’information dans des institutions gouvernementales.

En mai 2011, des membres d’Anonymous, dont ceux qui ont participé à l’ « Operation Payback », ont décidé de créer le groupe LulzSec. Ce dernier s’est organisé autour de Sabu, de son vrai nom Hector Xavier Monsegur, arrêté un mois plus tard à New York. Les membres du groupe ont piraté les ordinateurs de plusieurs sociétés audiovisuelles et publié les mots de passe utilisés par ses journalistes, affiliés et employés, en représailles à la couverture médiatique négative dont WikiLeaks faisait l’objet. Le groupe s’est également vanté d’avoir mené une attaque DdoS visant le site web public de la CIA.

Julian Assange risque jusqu'à 175 ans de prison

« Un acte d'accusation contient des allégations selon lesquelles un accusé a commis un crime. Assange est présumé innocent à moins que et jusqu'à ce que sa culpabilité soit établie hors de tout doute raisonnable », explique le département de la justice. S’il est reconnu coupable, il encourt donc une peine de 10 ans pour chaque chef d’accusation, sauf pour l’accusation d’intrusion informatique dont le plafond est de 5 ans, soit 175 ans au total. « Les peines réelles pour les crimes fédéraux sont généralement inférieures aux peines maximales. Un juge du tribunal fédéral de district déterminera toute peine après avoir pris en compte les directives américaines en matière de peines et d'autres facteurs légaux », ajoute la juridiction.

Par ailleurs, la justice britannique a reporté l’examen de la demande d’extradition du lanceur d’alerte au 7 septembre, à cause de la crise du Covid-19. Ses avocats avaient demandé une libération sous caution à cause de son état de santé des risques liés à la pandémie. Mais la juge Vanessa Baraitser a refusé la demande, au moins jusqu’au 29 juin, date de la prochaine audience administrative.

Source : Département américain de la Justice, WikiLeaks

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Qu'en pensez-vous ?

Voir aussi :

Le compte Twitter de WikiLeaks est étrangement verrouillé quelques jours seulement avant l'audience d'extradition d'Assange, dénonce Kristinn Hrafnsson, l'actuel rédacteur en chef de WikiLeaks
Le fondateur de WikiLeaks Julian Assange condamné à 11 mois de prison par les Britanniques, en attendant une éventuelle extradition vers les USA
Julian Assange ne souhaite pas se livrer à une extradition vers les États-Unis, pour « avoir fait du journalisme qui a remporté de nombreux prix »
L'Équateur affirme avoir été touché par 40 millions de cyberattaques, depuis qu'il a livré Julian Assange aux autorités britanniques
WikiLeaks : première bande-annonce de « The Fifth Estate », irez-vous voir le film qui retrace l'affaire et la vie de Julian Assange ?

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Avatar de Nancy Rey
Chroniqueuse Actualités https://www.developpez.com
Le 05/01/2021 à 14:40
Julian Assange ne sera pas extradé vers les États-Unis pour piratage informatique et espionnage, selon la justice britannique ;
la prochaine étape pour les USA l'appel devant la Haute Cour de Londres

Hier, 4 janvier, la justice britannique a considéré que le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, ne pouvait pas être extradé vers les États-Unis pour s’être procuré et avoir publié en 2010 des documents gouvernementaux américains secrets, ainsi que pour piratage informatique. La juge de district Vanessa Baraitser estime que l’état psychologique du lanceur d’alerte est incompatible avec une extradition.

Suite à la présentation des principaux éléments de son jugement, la juge a tout de même commencé par démonter la défense de l’équipe juridique de Julian Assange. En effet, Baraistser a dans un premier temps écarté la plupart des arguments présentés par la défense du fondateur de WikiLeaks. Elle s’est cependant montrée beaucoup plus réceptive aux arguments liés à son état de santé. Lors de l’audience, plusieurs professionnels ayant examiné Julian Assange avaient décelé de grandes fragilités psychologiques et conclu qu’il souffrait notamment de dépression sévère, en ayant notamment planifié son suicide en prison. Elle a ainsi affirmé que la liberté d’expression ne s’opposait pas à l’extradition de l’Australien.


Depuis le printemps 2019, Julian Assange est incarcéré dans la prison de Belmarsh, à Londres, où il est considéré comme un prisonnier à risque de suicide. « Je suis convaincue que le risque que monsieur Assange se suicide est important », a déclaré la juge, dans son jugement d’hier. Adoptant les conclusions de l'expert médical, le professeur Michael Kopelman, professeur émérite de neuropsychiatrie au King's College de Londres, le juge Baraitser a poursuivi : « Compte tenu de toutes les informations dont il dispose, il estime que le risque de suicide de Julian Assange est très élevé si son extradition est imminente. Il s'agissait d'une opinion bien informée, soigneusement étayée par des preuves et expliquée dans deux rapports détaillés ».
WikiLeaks a publié, entre autres, un quart de million de courriers diplomatiques américains en texte clair. Il a été allégué à plusieurs reprises que ceux-ci contenaient les noms non censurés d'espions et d'informateurs américains dans des pays hostiles, et que certains efforts ont été faits pour avertir les États-Unis avant leur publication.

Le gouvernement américain fera appel du jugement, ce qui signifie que l'affaire sera portée devant la Haute Cour d'Angleterre et du Pays de Galles. Les arguments juridiques porteront probablement sur les conditions de détention aux États-Unis, tant avant qu'après le procès. Julian Assange encourt une peine de prison de cent soixante-quinze ans aux États-Unis. Hormis la possession et la publication de documents confidentiels, il est aussi accusé de piratage informatique pour avoir aidé sa source à se procurer des documents. L’accusation américaine reproche également à Julian Assange d’avoir mis en danger certains informateurs de l’armée américaine en révélant leur identité, ce que l’Australien et son équipe ont démenti.

Au centre des accusations américaines figure l’activité de WikiLeaks en 2010 et 2011, lorsque l’organisation a publié des documents secrets mettant en lumière les activités de l’armée américaine en Irak, en Afghanistan, mais aussi des pièces issues de la prison de Guantanamo ou encore des dizaines de milliers de télégrammes diplomatiques.

Quelques réactions recueillies après la décision de justice

Après le jugement, plusieurs politiciens et organisations ont accueilli la nouvelle avec satisfaction, bien que certains aient exprimé leur consternation quant au fait que le jugement ait été rendu pour des raisons de santé :
  • le président mexicain Andres Manuel Lopez Obrador a déclaré qu'il avait chargé son ministre des affaires étrangères d'offrir l'asile politique à Julian Assange qui « est journaliste et mérite une chance » ;
  • « La bonne nouvelle est que l'extradition de Julian Assange a été bloquée. Les traités d'extradition ne devraient pas être utilisés pour des poursuites politiques », a déclaré le député conservateur britannique David Davis sur Twitter ;
  • l'ancien leader travailliste britannique Jeremy Corbyn a qualifié cette décision de "bonne nouvelle" mais a déclaré qu'il était « alarmant que le juge ait accepté les arguments du gouvernement américain qui menacent la liberté d'expression et la liberté de publier » ;
  • Amnesty International s'est félicité de cette décision, mais a critiqué le Royaume-Uni pour «*s'être engagé dans ce processus à motivation politique à la demande des États-Unis et avoir mis en cause la liberté des médias et la liberté d'expression » ;
  • la responsable de l'Union nationale des journalistes, Michelle Stanistreet, a déclaré que le résultat était "le bon" mais que le jugement contenait "beaucoup de choses troublantes" ;
  • le journaliste et réalisateur de documentaires John Pilger, qui a fait campagne pour JulianAssange, a tweeté que c'était "merveilleux", ajoutant que la décision britannique était une « couverture pour sauver la face des Britanniques afin de justifier leur procès politique honteux d'Assange au nom de l'Amérique ».


Les autorités américaines ont à compter de la date du jugement, 14 jours pour faire appel. En attendant, après l’annonce de la décision, Assange est retourné en prison : ses avocats doivent désormais déposer une demande de libération sous caution, qui sera examinée mercredi. L’arrivée imminente de Joe Biden à la Maison Blanche pourrait cependant redistribuer les cartes. Le président américain dispose en effet d’importants pouvoirs d’amnistie et on ne connaît pas les intentions du prochain occupant du bureau ovale à l’endroit de Julian Assange. Joe Biden était vice-président lorsque son administration avait renoncé à poursuivre WikiLeaks et son fondateur. Il avait cependant eu en 2010 des mots très durs à l’égard de l’Australien, le qualifiant de « terroriste high-tech ».

Sources : Documents judiciaires, Twitter 1, 2, 3, 4

Et vous ?

Qu’en pensez-vous ?

Voir aussi :

Des sources de renseignement américaines ont parlé d'empoisonner Julian Assange et l'ont mis sur écoute, y compris dans les toilettes, entend un tribunal londonien lors d'une audience d'extradition

La justice américaine aggrave ses accusations contre Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks aurait conspiré avec des membres d'Anonymous et d'autres groupes de hackers

Julian Assange, fondateur de WikiLeaks, arrêté par la police britannique, à l'ambassade d'Équateur à Londres où il s'était réfugié

Le fondateur de WikiLeaks Julian Assange condamné à 11 mois de prison par les Britanniques, en attendant une éventuelle extradition vers les USA

Julian Assange ne souhaite pas se livrer à une extradition vers les États-Unis, pour «*avoir fait du journalisme qui a remporté de nombreux prix*»
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Avatar de Nancy Rey
Chroniqueuse Actualités https://www.developpez.com
Le 01/10/2020 à 10:28
Des sources de renseignement américaines ont parlé d’empoisonner Julian Assange et l’ont mis sur écoute, y compris dans les toilettes,
entend un tribunal londonien lors d'une audience d'extradition

Les conversations de Julian Assange dans la dernière partie de son séjour de 7 ans à l'ambassade équatorienne à Londres ont été systématiquement mises sur écoute, même dans les toilettes, a entendu un tribunal londonien mercredi. Les détails de la présumée opération d'espionnage contre Assange et toutes les personnes qui lui ont rendu visite à l'ambassade ont été exposés mercredi dans son dossier d'extradition, sous la forme de preuves apportées par des anciens employés d'une société de sécurité espagnole, Undercover Global.

Les déclarations écrites ont été lues mercredi, par Mark Summers QC, lors de l'audience d'extradition de Julian Assange au Old Bailey de Londres. Il est l'un des avocats de Assange, qui lutte contre son extradition vers les États-Unis pour des accusations liées à des fuites de documents classifiés qui auraient exposé les crimes de guerre et les abus des États-Unis. Dans les témoignages, deux témoins anonymes qui travaillaient pour une entreprise espagnole ayant un contrat de sécurité à l'ambassade ont déclaré que le fondateur de WikiLeaks a été soumis à une opération d'écoute de plus en plus intense à partir de 2017, après que Donald Trump soit devenu président des États-Unis.


Mardi, la juge Vanessa Baraitser a accordé l'anonymat aux deux témoins, craignant pour leur sécurité. Les avocats agissant au nom du gouvernement américain n'ont pas contesté la soumission des déclarations anonymes, mais ont déclaré qu'elles étaient largement hors de propos par rapport à l'affaire examinée par le tribunal.

Les deux témoins ont affirmé que David Morales, le directeur de la société de sécurité espagnole Undercover Global, était passé du "côté obscur" et avait donné l'ordre d'installer des caméras dotées de capacités audio sophistiquées pour enregistrer secrètement les réunions de Assange à l'ambassade, en particulier celles avec ses avocats. James Lewis QC, agissant pour le gouvernement américain, a déclaré mardi à la cour que l'affaire américaine était susceptible d'être que les preuves des anciens employés de Undercover Global étaient « totalement non pertinentes ».

Assange a vécu à l'ambassade pendant sept ans à partir de 2012 après y avoir trouvé refuge tout en craignant son éventuelle extradition vers les États-Unis. Il a été expulsé en avril 2019 et se trouve depuis dans une prison londonienne.

Les témoins anonymes ont tous deux affirmé que Morales a déclaré que la surveillance avait été initiée à la demande de « nos amis américains » et qu'il avait été largement récompensé. Dans les preuves, l'un des témoins a déclaré que Undercover Global avait commencé avec de maigres contrats. Et qu'en réalité, seul un contrat au début avait été signé en octobre 2015 avec le gouvernement de l'Équateur afin d'assurer la sécurité des filles du président du pays et de son ambassade à Londres. Cependant, ils ont déclaré que cela avait changé lorsque Morales a participé à une foire commerciale du secteur de la sécurité à Las Vegas, où il a obtenu un contrat avec Las Vegas Sands, une société appartenant au milliardaire américain Sheldon Adelson. L'Américain était un ami et un partisan de Donald Trump, qui était candidat à la présidence à l'époque. À son retour d'un de ses voyages aux États-Unis, David Morales a réuni tous les travailleurs du bureau de Jerez et nous a dit : « Nous avons progressé et désormais nous jouerons dans la cour des grands », a déclaré le témoin.

L'autre témoin anonyme, qui était employé comme expert en informatique à partir de 2015, a affirmé qu'alors qu'il était à Jerez, une ville du sud de l'Espagne, où se trouvait le siège de Undercover Global, Morales avait déclaré en décembre 2017 que « les Américains étaient désespérés ». Le témoin a déclaré qu'il avait été suggéré que « des mesures plus extrêmes soient prises à l'encontre de l'"invité" pour mettre fin à la situation de la permanence de Assange à l'ambassade ».

Plus précisément, le témoin a déclaré que l'idée a été émise de laisser la porte de l'ambassade ouverte, "ce qui permettrait d'argumenter qu'il s'agissait d'une erreur accidentelle, ce qui permettrait à des personnes d'entrer de l'extérieur de l'ambassade et d'enlever la personne en exil". Selon le témoin, il y avait même une suggestion que Assange pouvait être empoisonné. « Toutes ces suggestions, selon Morales, étaient à l'étude lors de ses contacts aux États-Unis », a déclaré le témoin.

Le témoin a également affirmé que Morales lui avait demandé d'installer, en décembre 2017, un microphone dans un extincteur situé dans une salle de réunion de l'ambassade, ainsi que dans des toilettes où Assange avait tenu des réunions par crainte d'être la cible d'espionnage. Le témoin a été chargé d'installer de nouvelles caméras à l'ambassade qui contrairement aux précédentes, enregistreraient également l'audio. Il a déclaré que Morales a par la suite donné des instructions pour que les caméras aient une capacité de retransmission en direct « afin que nos amis aux États-Unis » puissent accéder à l'ambassade en temps réel.

Cela a "alarmé" l'employé de l'époque qui a déclaré que ce n'était pas techniquement réalisable. La réponse de Morales, selon lui, a été de lui envoyer un document avec des instructions détaillées sur la manière de procéder. « Il est évident que le document doit avoir été fourni par une tierce partie, dont le témoin s'attend à ce qu'il s'agisse des services de renseignements américains », a déclaré Summers, en lisant certaines parties de la présentation. Le témoin aurait refusé, affirmant que c'était manifestement illégal.

Les procureurs américains ont inculpé Assange, 49 ans, de 17 chefs d'accusation d'espionnage et d'un chef d'accusation d'utilisation abusive d'un ordinateur suite à la publication par WikiLeaks de documents militaires américains secrets il y a dix ans. Ces accusations sont passibles d'une peine maximale de 175 ans de prison.L'équipe de défense de Assange affirme qu'il a droit aux protections du Premier Amendement pour la publication de documents ayant fait l'objet d'une fuite qui a révélé les méfaits de l'armée américaine en Irak et en Afghanistan. Ils ont également déclaré qu'il souffre de problèmes de santé mentale très variés, notamment de tendances suicidaires, qui pourraient être exacerbés s'il se retrouvait dans des conditions de détention inhospitalières aux États-Unis.

L'audience d'extradition de Assange, qui a été retardée par la pandémie de coronavirus, doit se terminer cette semaine.

Source : The Guardian

Et vous ?

Quelle lecture faites-vous de cette situation ?

Voir aussi :

La justice américaine aggrave ses accusations contre Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks aurait conspiré avec des membres d'Anonymous et d'autres groupes de hackers

Julian Assange, fondateur de WikiLeaks, arrêté par la police britannique, à l'ambassade d'Équateur à Londres où il s'était réfugié

Le fondateur de WikiLeaks Julian Assange condamné à 11 mois de prison par les Britanniques, en attendant une éventuelle extradition vers les USA

Julian Assange ne souhaite pas se livrer à une extradition vers les États-Unis, pour « avoir fait du journalisme qui a remporté de nombreux prix »
6  0 
Avatar de tanaka59
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 26/06/2020 à 11:51
Bonjour,

Qu'en pensez-vous ?
1) Les USA et les autres organisations dans le viseur de Wikileaks se font en malin plaisir à faire porter le chapeau à Julian Assange ... Puis pourquoi s'en priver quand ils ont déjà une tartine ?

2) Comme dans l'affaire Snowden , ici on cherche un "bouc émissaire".

3) Manque de bol Julian Assange a collaboré avec des membres genre de Anonymous, la encore les USA veulent leur peau ... Argument de plus pour enfoncer Julian Assange.

4) Quand on voit tout le linge sale et les secrets révélés, on comprend que CIA, NSA,FBI ... soient fou de rage ... en même temps les activités révélés ni espionnages c'est open bar et pas tout rose non plus.

L’hôpital se moquerait il de la charité ?
5  0 
Avatar de ddoumeche
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 01/10/2020 à 12:31
Ils vont demander au MI6 de leur fournir du Novitchok, le poison mortel qui ne tue personne, et accuser les russes
6  1 
Avatar de
https://www.developpez.com
Le 12/10/2020 à 21:15
Citation Envoyé par air-dex Voir le message
Au bout d'un moment il faudrait peut-être ouvrir les yeux sur WikiLeaks. C'est avant tout un site ouvertement anti-américain, très loin d'être neutre concernant ses positions politiques. Ils ne sont pas là pour le Bien ou le Mal mais avant tout pour taper sur les USA. Je me rappelle d'une réaction officielle de WikiLeaks suite à une fusillade terroriste aux USA. Quelle était cette réaction ? "Non à ceux qui tuent car ils sont contre la liberté " ? Perdu ! C'était "bien fait pour ta gueule l'Oncle Sam !" On a vu plus neutre et objectif que ça comme défenseur des libertés.

La soi-disante sainte-nitouche d'après lui-même devra désormais répondre de ses actes.
Néanmoins, cela reste leur droit d'être anti-américains, comme d'autres en Europe ont été anti-russes à une époque, et c'était justifié...
Les USA ne sont pas du côté de la Liberté mais du côté de leurs intérêts économiques et stratégiques. Comme tout le monde.
4  0 
Avatar de abgech
Membre habitué https://www.developpez.com
Le 12/10/2020 à 16:26
C'est les mêmes services US qui font pression pour que l'UE ne s'équipe pas en matériel Wuawei à cause du risque d'espionnage. En matière d'espionnage, ils doivent savoir de quoi ils parlent.
3  0 
Avatar de Jeff_67
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 05/01/2021 à 15:03
Malgré le Brexit, le Royaume-Uni reste signataire de la Convention Européenne des Droits de l'Homme qui interdit l'extradition vers les pays pratiquant la torture, et donc de facto les USA.
4  1 
Avatar de defZero
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 05/01/2021 à 19:07
@Jeff_67, c'est bien pour ça que le camp de Guantánamo est sous pavillon Cubain et pas sur le sol US.
Officiellement, la torture et autres joyeusetés sont aussi condamné qu'en Europe, donc légalement parlant cette clause ne peut pas être invoqué .

Qu’en pensez-vous ?

J'en pense qu'a partir du moment ou un pays déclare qu'une personne est un terroriste, pour avoir divulguer des informations "secrète" () comme quoi les lois même de ce pays ont étés enfreintes par celui-ci, c'est plus la peine de discuter logique avec le dit pays.
3  0 
Avatar de marc.collin
Membre expérimenté https://www.developpez.com
Le 05/01/2021 à 20:17
Citation Envoyé par defZero Voir le message
@Jeff_67, c'est bien pour ça que le camp de Guantánamo est sous pavillon Cubain et pas sur le sol US.
Officiellement, la torture et autres joyeusetés sont aussi condamné qu'en Europe, donc légalement parlant cette clause ne peut pas être invoqué .

Qu’en pensez-vous ?

J'en pense qu'a partir du moment ou un pays déclare qu'une personne est un terroriste, pour avoir divulguer des informations "secrète" () comme quoi les lois même de ce pays ont étés enfreintes par celui-ci, c'est plus la peine de discuter logique avec le dit pays.
ça fait des années que cuba tente de ravoir l'emplacement....

D'après Alfred de Zayas, un juriste et historien américain d'origine cubaine, « Du point de vue du droit international, les contrats de bail de 1903 et 1934 ne sont plus valables, puisqu'ils ont été imposés par la force et constituent des traités en violation du jus cogens, c'est-à-dire de normes contraignantes de droit international telles que le droit à l'autodétermination8. »
mais bon comme avec la palestine, l'onu ne fera rien..... et l'occident fermera les yeux
4  1 
Avatar de ElementaryJoe
Inactif https://www.developpez.com
Le 27/06/2020 à 1:36
Citation Envoyé par ShigruM Voir le message
la justice vas enfin pouvoir s'occuper de lui

peut etre pour garantir la stabilité et la paix dans le monde ?
t'imagine un peu si la france avouaits ces crimes... elle a longtemps passé sous silence le gouvernement de vichy, les opératiojnhs commando poour défendre le nuclé"aire (opération rainbow warrior) et ces divers pillages et viols en afrique sous prétexte de liberer le monde des terroristes...

les russes eux ont joué la carte de l"honneté apres l'effondrement de l'urss, ils ont tous avoué, par exemple aujourd'hui il garde précieusement la mâchoire d’Hitler (seul reste de lui), ainsi que les exterminations de masse de l'homme d'acier
Je ne vous connais pas mais il semble que vous auriez de sérieux problème de connaissance sur l'histoire de France pour sortir une énormité pareil ...
Etes-vous conscient une seconde de l'histoire du pays dans lequel vous vivez ?

Pour informations, la France son existence c'est 300 après Jésus Christ, l'Islam c'est 700 ... Ça pose déjà le truc.
Réduire l'histoire de l'un des (si ce n'est LE) plus vieux du monde à un bout de l'histoire de quelques années qui plus est, en prenant en compte des éléments dont ce pays n'est pas le fautif ...

Même moi qui ne vis plus en France, j'en sais plus que vous ... lol ...

"t'imagine un peu si la france avouaits ces crimes.." C'est l'un des seuls pays à les avoirs quasiment tous reconnus.
"ces divers pillages et viols en afrique sous prétexte de liberer le monde des terroristes..." C'est fou de lire cela, franchement mettez les pieds labas et informez vous un minimum sur les guerres étatiques et surtout asymétriques entre Africains.

Quand on sais que les musulmans par exemple, sont les premiers à avoir mise en esclavage les noirs lors des conquêtes musulmanes (choses toujours existante dans certains pays), jamais tu verras un pays arabe l'assumer alors qu'il suffit d'aller en Arménie et lire les écrits sacrés, c'est inscrit noir sur blanc dessus ...

Enfin bref.
2  0