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Amazon décide de fermer ses entrepôts pendant cinq jours en France suite à une décision de justice
Qui lui a enjoint de limiter son activité aux « marchandises essentielles »

Le , par Stéphane le calme

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Le tribunal judiciaire de Nanterre a ordonné, mardi 14 avril, à Amazon France d’établir une évaluation des risques inhérents à l’épidémie de Covid-19 pour tous ses entrepôts et de restreindre en attendant son activité aux seuls produits essentiels, selon le jugement obtenu. La juridiction estime que la société a « de façon évidente méconnu son obligation de sécurité et de prévention de la santé des salariés ».

Elle lui enjoint de restreindre son activité « aux seules activités de réception des marchandises, de préparation et d’expédition des commandes de produits alimentaires, d’hygiène et médicaux, sous astreinte d’un million d’euros par jour de retard et par infraction constatée ».

Cette restriction devait s’appliquer « dans les vingt-quatre heures » et pour un mois. Amazon devra obligatoirement associer les représentants du personnel à l’évaluation des risques.

Amazon, qui employait en février près de 6 500 salariés en contrat à durée indéterminée (CDI) et 3 600 intérimaires dans ses six entrepôts français, assure avoir distribué sur ses sites « plus de 127 000 paquets de lingettes désinfectantes, plus de 27 000 litres de gel hydroalcoolique, ainsi que plus de 1,5 million de masques » et avoir « mis en place des contrôles de température et des mesures de distanciation sociale ».

La réaction d’Amazon ne s’est pas fait attendre : l'entreprise a annoncé mercredi qu'elle allait fermer ses six centres de distribution de l'Hexagone. Une fermeture qui sera maintenue au moins jusqu'au lundi 20 avril inclus, le temps de procéder à l'évaluation, d'y répondre par d'éventuelles nouvelles mesures et de comprendre ce qu'il a le droit de vendre.

Un comité social et économique (CSE) convoqué mercredi s'est prononcé par 14 voix sur 18 votants en faveur de cette fermeture pour nettoyer les sites et évaluer les risques, a indiqué un délégué CGT, Emilien Williatte. Selon la direction, les salariés seront payés à 100% de leur rémunération pendant cette fermeture.

Un peu plus tôt dans la journée, Amazon avait déjà évoqué cette possibilité. Car si Amazon compte faire appel de la décision, qui l'oblige à s'en tenir strictement aux envois de produits essentiels, le groupe américain estimait dans un communiqué qu'il pourrait « être contraint de suspendre l'activité de (ses) centres de distribution en France » et « de restreindre un service qui est devenu essentiel pour les millions de personnes à travers le pays ».


Dans plusieurs messages publiés ce mercredi sur Twitter, l'entreprise, qui redit son désaccord avec cette décision de justice, répétait que « rien n'est plus important que la sécurité de (ses) collaborateurs », évoquant la mise en place de mesures de sécurité comme la distribution massive sur ses sites de paquets de lingettes désinfectantes, de gel hydro alcoolique, et de masques :

« À la suite du jugement rendu par le tribunal judiciaire de Nanterre mardi 14 avril, nous devons suspendre temporairement les activités dans nos centres de distribution en France, ceci en dépit de l'énorme investissement que nous avons réalisé pour assurer et renforcer par des mesures additionnelles la sécurité de nos collaborateurs qui sont restés mobilisés pendant cette crise.

« Considérant la complexité inhérente à nos activités logistiques et l’amende d’un million d’euros par infraction imposée par le tribunal, le risque de contrevenir à la décision était trop élevé.

« Nous restons perplexes quant à la décision rendue par le Tribunal, malgré les preuves concrètes apportées sur les mesures de sécurité que nous avons mises en œuvre, et faisons appel de cette décision. L'action syndicale qui a conduit à cette décision aura probablement des conséquences pour de nombreuses personnes dans notre pays, qu’il s’agisse de nos milliers de collaborateurs, des clients qui comptent sur nous en ce moment plus que jamais ou des nombreuses TPE et PME françaises qui s’appuient sur Amazon pour se développer.

« Cette semaine, nous demanderons aux employés de nos centres de distribution de rester chez eux. À plus long terme, nous évaluons l’impact de cette décision pour eux et notre réseau logistique français. Nous travaillerons activement pour réduire l'impact que cette décision pourrait avoir sur les TPE et PME françaises qui s'appuient sur nos centres de distribution pour livrer leurs produits. Nous continuerons à servir nos clients en France au travers des entreprises indépendantes qui vendent sur Amazon, et grâce à la solidité de notre réseau de distribution mondial ».

Amazon « n'est pas resté les bras croisés » depuis le début de l'épidémie, reconnaissait lui Laurent Degousée, codélégué du syndicat SUD-Commerce à l'origine de la plainte (portée par l'Union syndicale Solidaires). Mais l'entreprise a procédé à « un empilage de mesures sans aucune évaluation ».

Source : Amazon

Et vous ?

Que pensez-vous de cette décision d'Amazon ?

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Avatar de Stéphane le calme
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 20/04/2020 à 10:30
Amazon décide de prolonger la fermeture de ses entrepôts en France au moins jusqu'au 22 avril,
mais met à contribution ses entrepôts dans les pays voisins pour minimiser les perturbations

Le tribunal judiciaire de Nanterre a ordonné, mardi 14 avril, à Amazon France d’établir une évaluation des risques inhérents à l’épidémie de Covid-19 pour tous ses entrepôts et de restreindre en attendant son activité aux seuls produits essentiels. La juridiction estime que la société a « de façon évidente méconnu son obligation de sécurité et de prévention de la santé des salariés ».

Elle lui enjoint de restreindre son activité « aux seules activités de réception des marchandises, de préparation et d’expédition des commandes de produits alimentaires, d’hygiène et médicaux, sous astreinte d’un million d’euros par jour de retard et par infraction constatée ».

Dans un premier temps, Amazon s’était défendue en soulignant avoir distribué sur ses sites « plus de 127 000 paquets de lingettes désinfectantes, plus de 27 000 litres de gel hydroalcoolique, ainsi que plus de 1,5 million de masques » et avoir « mis en place des contrôles de température et des mesures de distanciation sociale ».


Mais sa réaction ne s’est pas faite attendre : le lendemain de cette décision, l'entreprise a annoncé qu'elle allait fermer ses six centres de distribution de l'Hexagone. Initialement, la fermeture devait être maintenue au moins jusqu'au lundi 20 avril inclus, le temps de procéder à l'évaluation, d'y répondre par d'éventuelles nouvelles mesures et de comprendre ce qu'il a le droit de vendre.

« La décision rendue hier par le tribunal judiciaire de Nanterre nous laisse perplexes compte tenu des preuves concrètes qui ont été apportées sur les mesures de sécurité mises en place pour protéger nos employés. Celles-ci comprennent notamment des contrôles de température, la distribution de masques et une distanciation sociale renforcée et ont reçu l’approbation d’experts de santé et de sécurité qui ont visité plusieurs de nos sites.

« Nous étudions les conséquences de cette décision et les options disponibles, et nous pensons faire appel. Cependant, notre interprétation suggère que nous pourrions être contraints de suspendre l’activité de nos centres de distribution en France.

« Actuellement, nous continuons à opérer dans le pays et faisons tout notre possible pour maintenir le niveau de service attendu par nos clients en France et les emplois sur lesquels comptent nos collaborateurs.

« Nous continuons également à offrir aux milliers d’entreprises françaises qui vendent sur http://amazon.fr, la visibilité dont ils ont besoin en cette période sans précédent. Cependant, sans la possibilité d'exploiter nos centres de distribution en France, nous serons contraints de restreindre fortement un service qui est devenu essentiel pour les millions de personnes qui souhaitent avoir accès aux produits dont ils ont besoin pendant cette crise ».

Frederic Duval, PDG de l’entreprise, avait confié : « Amazon ignore à quel moment la réouverture de ses entrepôts en France aura lieu ». Si le jour n’est toujours pas déterminé, Amazon a indiquer dimanche qu’il va garder ses entrepôts fermés en France au moins jusqu’au mercredi 22 avril.

La firme américaine a encouragé les acheteurs à continuer de commander et a sorti des publicités dans les journaux français disant que les fournisseurs qui utilisent le site d'Amazon pour présenter leurs marchandises mais qui avaient leur propre logistique seraient toujours en mesure de livrer.

En outre, la société a déclaré qu'elle essaierait de minimiser les perturbations en utilisant d'autres entrepôts en Europe pour exécuter les commandes, bien que certains acheteurs aient déclaré qu'ils avaient déjà été avertis de retards pouvant aller jusqu'à quatre semaines pour recevoir leurs marchandises. Amazon entend donc contourner la décision de la justice française en mettant à contribution ses entrepôts situés dans les pays voisins.

Les caméras thermiques pourraient-elles contribuer à apaiser les craintes ?

Aux États-Unis, Amazon a commencé à utiliser des caméras thermiques dans ses entrepôts pour accélérer le dépistage des travailleurs fiévreux susceptibles d'être infectés par le coronavirus. Les caméras mesurent en effet la quantité de chaleur que les gens émettent par rapport à leur environnement. Elles nécessitent moins de temps et de contact que les thermomètres à infrarouge, adoptés auparavant par Amazon, ont déclaré les travailleurs.

Des cas de virus ont été signalés parmi le personnel de plus de 50 des entrepôts d'Amazon aux États-Unis. Cela a incité certains travailleurs à s'inquiéter pour leur sécurité et à quitter le travail. Les syndicats et les élus ont appelé Amazon à fermer les bâtiments. L’utilisation de caméras, non signalées auparavant, montre comment le deuxième employeur américain explore des méthodes pour contenir la propagation du virus sans fermer les entrepôts essentiels à son fonctionnement.

Les États américains ont donné à Amazon le feu vert pour livrer des marchandises dans un contexte où presque tout le pays est confiné.


Les systèmes de caméras, qui ont été largement utilisés dans les aéroports en Asie après l'épidémie de SRAS en 2003, peuvent coûter entre 5 000 et 20 000 $. Cette semaine et la dernière, Amazon a installé le matériel pour les caméras thermiques dans au moins six entrepôts en dehors de Los Angeles et de Seattle, où la société est basée, selon les employés et les publications sur les réseaux sociaux.

Des caméras thermiques remplaceront également les thermomètres aux entrées des travailleurs de nombreux magasins Whole Foods d'Amazon, selon une récente note du personnel vue par Reuters et précédemment rapportée par Business Insider. L'entreprise effectue un deuxième contrôle avec un thermomètre à infrarouge sur toute personne signalée par les caméras pour déterminer la température exacte, a déclaré l'un des travailleurs. Une norme internationale nécessite une vérification supplémentaire, bien qu'un fabricant de systèmes de caméras ait déclaré que le balayage infrarouge était plus précis qu'un thermomètre.

Amazon a confirmé que certains entrepôts ont mis en œuvre les systèmes pour rationaliser les contrôles. L'entreprise prend des températures « pour soutenir la santé et la sécurité de nos employés, qui continuent de fournir un service essentiel dans nos communautés », a-t-elle déclaré dans un communiqué.

Au début de ce mois, Amazon a annoncé qu'il offrirait des masques faciaux et commencerait à vérifier quotidiennement la température des milliers de personnes qui sont dans tous ses entrepôts américains et européens. Les associés se dirigent vers un écran en plexiglas et un employé de l'autre côté vérifie leur température à l’aide d’un thermomètre pointé sur leur front à travers un petit trou.

Ce processus n'a pas suffit à calmer les inquiétudes. Un travailleur effectuant des contrôles de température à Houston a déclaré que sa proximité avec des associés le mettait mal à l'aise, malgré l'écran qui les séparait. Un employé de la région de Los Angeles, qui a également parlé sous couvert d'anonymat, a déclaré qu'un rang s'était formé devant l’entrepôt et que les employés ne pouvaient recevoir des masques qu'après être entrés dans le bâtiment et après que leur température ait été prise.

Le système de caméra thermique est plus rapide, ont déclaré deux autres travailleurs, sans qu'il soit nécessaire de s'arrêter devant un écran. Les caméras se connectent à un ordinateur afin qu'un employé à distance puisse voir les résultats, a déclaré l'un d'eux.

Source : Amazon, Reuters

Et vous ?

Que pensez-vous de cette situation ?
Les caméras thermiques pourraient-elles contribuer à apaiser les craintes ?[ :fleche: Que pensez-vous de sa décision de mettre à contribution les entrepôts voisins ?
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Avatar de Stéphane le calme
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 19/05/2020 à 12:40
France : les entrepôts d’Amazon vont rouvrir avec environ 30 % des employés dès ce mardi 19 mai,
après plusieurs semaines de négociations

Les centres de distribution d'Amazon en France vont progressivement rouvrir pour retrouver une activité normale après être restés fermés pendant plusieurs semaines. Le processus devrait démarrer dès le mardi 19 mai.

Rappelons les faits. Le tribunal judiciaire de Nanterre a ordonné, mardi 14 avril, à Amazon France d’établir une évaluation des risques inhérents à l’épidémie de Covid-19 pour tous ses entrepôts et de restreindre en attendant son activité aux seuls produits essentiels. La juridiction a estimé que la société a « de façon évidente méconnu son obligation de sécurité et de prévention de la santé des salariés ».

Elle lui enjoint de restreindre son activité « aux seules activités de réception des marchandises, de préparation et d’expédition des commandes de produits alimentaires, d’hygiène et médicaux, sous astreinte d’un million d’euros par jour de retard et par infraction constatée ».

La réaction d’Amazon ne s’est pas fait attendre : l'entreprise a annoncé la fermeture de ses six centres de distribution de l'Hexagone, le temps de procéder à l'évaluation, d'y répondre par d'éventuelles nouvelles mesures et de comprendre ce qu'il a le droit de vendre.

Bien entendu, l’entreprise a fait appel de cette décision. Le 24 avril, la cour d’appel de Versailles a rejeté cet appel, mais a décidé d’assouplir les restrictions en élargissant la liste des marchandises qu’Amazon peut livrer. Les produits concernés appartiennent aux catégories suivantes :
  • « High-tech, Informatique, Bureau » ;
  • « Tout pour les animaux dans la rubrique Maison, Bricolage, Animalerie » ;
  • « Santé et soins du corps, Homme, Nutrition, Parapharmacie dans la rubrique Beauté, Santé et Bien-être » ;
  • « Épicerie, Boissons et Entretien ».

Toutefois, l’entreprise a estimé que les contraintes toujours en vigueur posaient des risques trop importants sur ses finances : « Nous avons pris connaissance de l’issue de notre appel et restons perplexes face à la décision ». « Nos centres de distribution en France et partout dans le monde sont sûrs. La décision rendue aujourd’hui par la cour d’appel de Versailles nous conforte dans l’idée que l’enjeu principal n’est pas tant la sécurité. (…) Nous ne pensons pas que cette décision soit dans le meilleur intérêt des Français, de nos collaborateurs et des milliers de TPE et PME françaises qui comptent sur Amazon pour développer leurs activités ».

Les centres de distribution d’Amazon France n’avaient donc toujours pas rouvert.

Cependant, par un communiqué, l’entreprise indique un processus de réouverture de ces centres de distributions après de longues discussions :

« Nous finalisons actuellement des discussions avec les représentants du personnel et les Comités Sociaux et Economiques de l’entreprise de nos sites, et nous espérons pouvoir rouvrir nos centres de distribution français dans les prochains jours.

« Cela fait suite à cinq semaines de discussions au cours desquelles nous avons fourni à plusieurs reprises des éclaircissements et des informations sur les mesures de sécurité mises en œuvre dans nos centres de distribution pour protéger nos salariés.

« Nous travaillons actuellement à la réouverture progressive de nos centres de distribution à partir du 19 mai. Il s'agit d'une avancée positive pour les clients en France, pour nos collaborateurs français et pour les nombreuses TPE et PME françaises qui s’appuient sur Amazon pour développer leur activité ».


Ce mardi 19 mai, les entrepôts d’Amazon vont rouvrir avec environ 30 % des employés, selon trois responsables syndicaux.

Les 10 600 agents permanents et temporaires employés dans les entrepôts reprendront progressivement le travail d'ici le 2 juin, selon un accord signé la semaine dernière par cinq syndicats français et vu par Reuters.

Au cours d'une première phase, commençant mardi et se terminant lundi prochain, un maximum de 50 % du personnel sera autorisé à travailler, sur une base volontaire. Lundi après-midi, environ 30 % des travailleurs s'étaient portés volontaires pour reprendre le travail mardi, ont déclaré les trois responsables syndicaux.

Une porte-parole d'Amazon a refusé de faire un commentaire sur le nombre d'employés qui devraient reprendre le travail mardi. « Ce qui nous intéresse, c'est que nous pouvons recommencer sur une base saine et durable », a-t-elle déclaré.

Selon l'accord, les bénévoles bénéficieront d'une prime de 2 euros de l'heure jusqu'au 2 juin. Pendant cette même période, les employés qui restent à la maison recevront toujours leur plein salaire.

Amazon a également accepté de réduire la journée de travail de 15 minutes. Cela créera un délai d'environ 30 minutes entre les quarts de travail du matin et du soir, ce qui réduira le nombre de personnes dans les vestiaires et aux portes d'entrée.

L'accord lève également les restrictions sur le type de produits qu'Amazon peut envoyer à ses clients à travers la France. Le tribunal avait décidé qu'Amazon devait restreindre les livraisons de produits informatiques, d'articles de santé, de nourriture et d'aliments pour animaux de compagnie pendant que la société réexaminait ses politiques de santé liées aux coronavirus.

Une entreprise externe, Progexa, a été engagée pour examiner les mesures de santé mises en œuvre par Amazon, selon l'accord.

« Nous avons enterré la hache de guerre », a déclaré le dirigeant syndical du SUD, Laurent Degousée, qui a participé à la plainte contre Amazon.

Cependant, Amazon a déclaré que l'accord n'avait apporté aucun changement fondamental aux mesures qu'il avait déjà mises en place lorsqu'il avait décidé de fermer ses entrepôts le 16 avril.

Source : Reuters, Amazon
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Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 20/04/2020 à 11:35
Amazon ne fait que démontrer au grand jour ce que ses dirigeants pensent: "Ils sont les maîtres du monde, font la loi, le bas peuple et ses gouvernements n'ont qu'à reconnaître leur magnificence et à accepter leur exigences!"

Bezos fondateur d'Amazon et ses actionnaires s'enrichissent en se félicitant de posséder une entreprise qui ne paie pas ses impôts, ni un salaire décent à son personnel!

Le pire? Aucun client ne mettra jamais en question l'usage d'Amazon et aucun gouvernement ne limitera les agissements de Amazon (des salariés sous-payés, c'est toujours mieux que des chômeurs)
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Avatar de stardeath
Membre expert https://www.developpez.com
Le 16/04/2020 à 13:25
Citation Envoyé par Matthieu Vergne Voir le message
La question qui survient est alors la suivante : si je vends des produits de première nécessité, je peux continuer mon activité, mais si je vends autre chose, est-ce que je peux poursuivre ça aussi tant qu'à faire ? La réponse est ...
... oui, puisque c'est exactement ce que les supermarchés font, à moins que les différents supermarchés qui font cela sont en infractions.
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Avatar de Matthieu Vergne
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 16/04/2020 à 13:56
Amazon n'est pas un magasin. C'est un site de vente en ligne. Ma citation du dessus ne concerne que les établissement physiques, aucune mention n'est faite des activités en ligne. Il faudrait creuser pour savoir ce qui s'applique dans le cas d'Amazon, mais ça ne me choque pas qu'on fasse la distinction.
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Avatar de tanaka59
Membre émérite https://www.developpez.com
Le 16/04/2020 à 13:25
Bonjour,

Citation Envoyé par Matthieu Vergne Voir le message
Ma remarque était pour ceux qui critiquaient la limite d'activité décidée par la justice, pas ce qui était demandé par les plaignants, qui eux peuvent demander tout ce qu'ils veulent, c'est la justice qui tranche.

Le droit qui s'applique massivement en ce moment est le droit de retrait, qui se base sur un "motif raisonnable" :
https://www.legifrance.gouv.fr/affic...Texte=20080501

En ces temps de crise sanitaire, le motif est déjà identifié, d'où une application massive de ce droit en ce moment. C'est donc à l'employeur de prouver qu'il a pris les mesures adéquates pour démotiver le retrait, ce qui passe par une évaluation des risques et des actions allant en ce sens. Si l'un des deux est remis en cause, il me semble logique qu'aucune preuve ne puisse être donnée pour contrer le motif. Cette décision va dans le même sens : c'est à l'employeur de prouver qu'il a fait ce qu'il faut. S'il n'en est pas capable, on donne raison à l'employé (et donc au syndicat ici).

Non, ça veut dire que tu es un maillon essentiel au point qu'il serait plus risqué d'arrêter ton activité que de la poursuivre. Cela n'empêche pas de fermer certains magasins alimentaire si ceux-ci montrent clairement des problèmes, mais toute activité non nécessaire n'a, par définition, pas de raison de prendre des risques, donc celles-ci sont à proscrire sauf si les risques ont été endigués. Les activités nécessaires, quant à elle, sont à poursuivre en essayant de faire au mieux. C'est pas du on-off, c'est une question de degré. On ne place pas la barre au même niveau.

En gros, c'est ça, et pour une bonne raison : les livraisons ne se font pas toutes seules. Ce sont des humains qui les font. Et chaque livraison supplémentaire est un risque supplémentaire pour eux. Minimiser ce risque en se concentrant sur les produits de première nécessité va dans le sens de la protection de ces gens-là. Ajoute à cela que ces professions aussi tournent à régime réduit, et du coup il faut éviter que les produits de première nécessité se retrouvent retardés inutilement parce qu'une masse non nécessaire de colis monopolise les maigres ressources de livreurs. Donc oui, si ça peut attendre, c'est mal. Question d'effort collectif.

La même que celle dont on parle depuis le confinement :
https://www.gouvernement.fr/info-coronavirus
Citation Envoyé par Mingolito Voir le message
La solution c'est pas de faire fermer Amazon, c'est de laisser les autres commerces réouvrir mais intelligemment, par exemple en n'ayant pas forcément de libre service pour les boutiques, mais en installant un comptoir extérieur ou à la place de l'entrée du magasin, c'est ce qu'ils ont fait en Asie. Il y a déjà des initiatives intelligentes par exemple en France des drive in pour des magasins de bricolage ou des marchés agricole, ou encore aux USA avec les drive in qui reviennent à la mode pour le cinéma ou les églises.

Que les vieux, obèses et malades se confinent parce qu'ils ne veulent pas trépasser je le comprends, et je pense que la solution c'est de les garder confinés, mais tout en déconfinant le reste de la population pas à risque, car l'économie doit pouvoir remarcher à un moment donné, donc retourner au travail (ou télétravailler pour ceux qui le peuvent), réouvrir les boutiques, etc.

Les personnes à risques doivent rester confinées, soit en attendant un traitement, un vaccin, ou que plus de 70% de la population ait été contaminée pour faire cesser l'épidémie, et on en est loin on est à qu'à 10% de contaminés, pas de traitement en vue, et vaccin environ un an.
Le fait de bloquer Amazon pour des produits non essentiels et de le faire fermer vous en jugerez par vous même :

> un enseignant dont le PC est en rade , tant pis pour sa poire et le continuité de sa mission de service publique
> pour télétravailler , pas de pc , tant pis pour votre poire
> un autoentrepreneur qui a besoin d'un composant électronique (plombier, électricien, chauffagiste , alarmiste, serrurier ... ) tant pis pour sa poire les clients dans la merde attendront.

Problème d'eau, de courant, de frigo, de télécommunication ... fermez la , subissez et faites pas chier !

Voila ou l'on va en venir. Des situations pénalisantes fonctionnellement et pour trouver une solution , faut braver un interdit ... avec risque d'amende à la clef .

Je vais donner des exemples de situations concrète :

Un dépanneur venu à côté de chez moi pour une voiture en panne d'un voisin a exposé la situation à suivante d'un de ces clients : crevaison, impossibilité de repartir et de changer la roue sur place. L'automobiliste a du appeler son conjoint pour venir le récupérer. Sur la route du retour , ils ont été contrôlé et verbalisé pour déplacement non essentiel ... avec une bonne leçon de moral. La maréchaussée n'a rien vous lu savoir > 270 € d'amendes.

Autre cas , cette fois en milieu rural. Des riverains en zone blanche ont été verbalisé pour s'être déplacé dans sur la place du village pour , envoyer des appelles et mails (étude, télétravail, appel d'un professionnel de santé ... )

Le truc avec Amazon c'est de bloquer des professionnels , et de faire déplacer des particuliers qui voudront s'entre aider. Résultat verbalisation pour déplacement non essentiel à la clef. Appeler l'oncle ou la tente qui à le double de la clef perdu ou un morceau de tuyaux n'est pas du tout un motif de déplacement essentiel .

J'entends par la que des milliers français face à des problèmes fonctionnels , on vient ajouter de la contrainte ... pour sortir de cet contrainte. Pas le choix que entraver la loi avec amende à la clef ...

Autre exemple . Des frontaliers avec un station service, boulangerie, supermarché en face de chez eux. Verbalisés pour accès non autorisé au pays voisin .

Citation Envoyé par Matthieu Vergne Voir le message
De manière générale, tout doit s'arrêter pour préserver les gens. C'est l'objectif numéro 1.
Dans les faits c'est impossibles. Que fais tu des services , techniques et de maintenance qui ne sont pas essentiel, mais au combien nécessaire . En cas d'incident ou pour l'entretien d'un chaine "logique".

Le problème est que si on arrête absolument tout on aura plein de gens qui manqueront de quoi survivre. De là, on pose l'exception des "produits de première nécessité" pour éviter cela. La question qui survient est alors la suivante : si je vends des produits de première nécessité, je peux continuer mon activité, mais si je vends autre chose, est-ce que je peux poursuivre ça aussi tant qu'à faire ? La réponse est non, car toute exception supplémentaire implique des gens supplémentaires qui vont nécessairement entrer en contact avec d'autres pour faire le boulot. Plus on ajoutera d'exceptions, plus on prendra donc de risques car plus on autorisera de monde à poursuivre ces contacts et donc la propagation du virus. On n'autorise donc que ce qui est nécessaire.
En bloquant le non essentiel ... on bloque les composants fonctionnels ... Des pneus, des frigos, des ordinateurs, des pièces de remplacement , des services d'entretiens et de réparations ...

Les autres exceptions, comme les besoins pro ou les exercices physiques, suivent le même raisonnement. Ce sont des exceptions dont on a jugé que les risque liés à leur interdiction sont plus important que les risques liés à leur autorisation, donc on les autorise.

S'il s'agissait non pas d'un virus biologique mais d'un virus informatique, les "gestes barrières" ne seraient pas la distanciation sociale de chaque individu mais les protections du SI, qui eux concernent tout le système de l'entreprise, pas juste certains produits. Dans ce cas, autoriser une entreprise à continuer son activité partiellement ou totalement ne change rien : soit elle est protégée et tout peut continuer, soit elle ne l'est pas et rien ne peut continuer tant qu'on n'a pas pris les mesures nécessaires, ou on l'y autorise exceptionnellement parce qu'on ne peut s'en passer (première nécessité). C'est bien parce que dans notre cas le risque est proportionnel au nombre de produits que la limitation se fait à ce niveau, et non au niveau de l'activité complète.
On le voit bien qu'enlever un élément d'un chaine est vraiment très compliquée . Un élément qui à la même utilité entre un pro et un particulier n'est essentiel pour mais pour l'autre si.

Il faut se rendre compte qu'a un moment si l'on commence à ne pas avoir de service minimum le système ne tiens plus ... C'est de la logique pure.

Citation Envoyé par Jiji66 Voir le message
C'est tout simplement ce que j’appelle une économie administrée. C'est ce qui a été la règle dans l'ex URSS et ses satellites et le moins que l'on puisse dire est que ce n'était pas adapté aux besoins de la population qui a finie par fuir en abattant des murs !

Français, Françaises, bienvenue dans la nouvelle économie d'état On verra combien de temps vous résisterez ...
Il y a surtout de quoi se claquer la tête contre le mur et d'être révolté voir en colère .

C'est déjà la merde pour bon nombre de personne. En ajoutant contrainte sur contrainte sans réel réflexion, certains vont exploser comme des cocottes minutes ... Merde !
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Avatar de tanaka59
Membre émérite https://www.developpez.com
Le 16/04/2020 à 14:23
Citation Envoyé par Matthieu Vergne Voir le message
Tu peux réinterpréter "première nécessité" à ta sauce, ça ne changera rien à l'interprétation générale.
C'est surtout une question de contexte, pas une question de point vu ... Un frigo est un bien de première nécessité pour un commerce alimentaire, mais pas pour un particulier ... C'est une commodité de confort.

Essayes de vivre sans frigo ... Je ne pense pas que tu y arriveras ...

Tout dépend du cadre et de la situation. Ce que tu juge "de confort" pour ton voisin est peut être "essentiel" dans le contexte. C'est ce que j'appelle les biens et service "fonctionnels".

Le fonctionnel est a géométrie variable . Fonction du jugement , de l'autorité à l'instant T et du contexte ... Il y autant de situation différente que de jugement possible. C'est à dire une infinité.

Citation Envoyé par Matthieu Vergne Voir le message
Quant à la liberté de commerce, il se trouve qu'il a été choisit de mettre une priorité plus grande sur la sécurisation des personnes, et donc sur la diminution des livreurs plutôt que sur son augmentation. C'est un choix. Ce n'est d'ailleurs pas la seule liberté remise en cause aujourd'hui, la liberté de circuler est la première impactée avec le confinement. C'est ce qu'une situation de crise permet au gouvernement.
Forcement mettre en sécurité pour travailler est une priorité !

---

Dans l'ordre si l'on se réfère à la pyramide des besoins :

Besoin d'accomplissement de soi > vivre normalement

Besoins d'estime (confiance et respect de soi, reconnaissance et appréciation des autres) > la distanciation sociale

Besoins d'appartenance et d'amour (affection des autres) > la distanciation sociale

Besoins de sécurité (environnement stable et prévisible, sans anxiété ni crise) > fonctionnel (bien et service technique pour parer à tout incident)

Besoins physiologiques (respiration, faim, soif, sexualité, sommeil, élimination) > première nécessité

La non opérabilité des "Besoins de sécurité" impact les "Besoins physiologiques" . Essayes de vivre sans frigo, avec des WC bouchés ou une voiture avec des pneus en panne ... D'un point de vu stabilité ou sécurité de l'environnement ce n'est pas tenable.
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Avatar de stardeath
Membre expert https://www.developpez.com
Le 17/04/2020 à 15:43
Citation Envoyé par Matthieu Vergne Voir le message
Amazon n'est pas un magasin. C'est un site de vente en ligne. Ma citation du dessus ne concerne que les établissement physiques, aucune mention n'est faite des activités en ligne. Il faudrait creuser pour savoir ce qui s'applique dans le cas d'Amazon, mais ça ne me choque pas qu'on fasse la distinction.
tu fais la distinction si ça te chante, mais tu me dis d'un coté qu'on peut fermer un supermarché si il ne respecte pas les règles, mais là on va "demi fermer" amazon, c'est stupide.
si il respecte les règles pour la nourriture dans ses entrepôts, c'est qu'il respecte les règles pour tous les produits. si il ne respecte pas les règles, on le ferme et point barre.
(notons bien que je pars du postulat qu'un supermarché peut être fermé pour défaut de sécurité, si on ne peut pas parce qu'il vend de la nourriture, on revient sur le cas où je dis qu'on peut donc ne pas respecter les règles si on vend de la nourriture, dans tous les cas, on en revient au même, la stupidité de ces règles)

à moins qu'on "demi ferme" les supermarchés aussi, mais dans ce cas, je n'en ai jamais vu un seul cas appliqué.

et si dans la loi il est marqué que un magasin (en ligne ou non) ne peut pas vendre certains types de produits en prenant pour excuse que vendre une télé c'est plus exposé les gens à des risques qu'une banane, ça sera encore une belle confirmation que c'est des guignols aux manettes.
surtout que je n'ai pas vu de restriction sur les supermarchés qui ont des sites de vente en ligne...
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Avatar de maxxou53
Futur Membre du Club https://www.developpez.com
Le 18/04/2020 à 9:58
Le problème c'est cas l'étranger il rechigne pas a travaillé comme nous en France, d'ici la fin de l'année Amazon fermera une partie de ses dépôts en France et mettra du monde au chômage. Vive les syndicats.

quand es qu'on comprendra que pour faire tourné l'économie faut travaillé et que notre système social nous coute chère, 25% de notre salaire et 50% de charge pour le patron soit 2 fois notre salaire net, nous coutons a notre employeur, alors pour des boîtes du cac40 ok ils ont les reins solides mais les petites PME c'est toujours dure de survivre.
Mais le trucs le plus dure c'est cas l'étranger ils non pas ce système, donc il nous font concurrence et en plus ont refuse de travaillé alors que eux oui le choix est vite fait pour les patrons.
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Avatar de stardeath
Membre expert https://www.developpez.com
Le 16/04/2020 à 12:11
peut être parce que ce sont des magasins différents? est ce que les supermarchés ont arrêté de vendre ce qui n'était pas alimentaire?

si tu penses que le risque est différent si dans un même entrepôt/magasin on vend différents types de marchandises ...
quelqu'un a dit qu'on hésiterait pas à fermer un supermarché si il y a des risques, et c'est un peu ce que je reproche, si il y a des risques, ils sont là aussi même si tu vends des "produits essentiels".
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