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Des astronomes appellent à une action en justice contre la pollution lumineuse de SpaceX,
Craignant que l'afflux de satellites sur l'orbite terrestre ne rende les observations plus difficiles au sol

Le , par Stan Adkens

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12  0 
Dans le cadre de sa constellation Starlink pour fournir l’Internet moins coûteux aux endroits où l’accès est peu fiable ou totalement inexistant, l’entreprise SpaceX d’Elon Musk a déjà obtenu l’autorisation du lancement de 12 000 satellites Starlink et attend encore une autorisation pour 30 000 engins supplémentaires. Mais à peine a-t-elle commencé à positionner les premiers satellites dans l’orbite terrestre que la pollution lumineuse engendrée par les engins brillants suscite la polémique dans le milieu des astronomes.

SpaceX a déjà lancé 240 satellites, dont deux lancements de 60 satellites chacun pour seulement le mois de janvier. Mais un groupe de trois astronomes italiens veut l’empêcher de continuer cette mission, craignant que l'afflux de satellites sur l'orbite terrestre ne rende les observations plus difficiles au sol. Dans un article publié sur arXiv, les trois astronomes italiens des Observatoires astronomies de Rome, Brera et Trieste se dressent contre « la menace d’empêcher l’accès à la pleine connaissance du cosmos et [contre] la perte d’une richesse intangible d’une valeur incommensurable pour l’humanité ».


Dans leur article, ils appellent la communauté internationale des astronomes à attaquer en justice l’État américain. En effet, des projets de constellations de satellites privés, autorisés par le régulateur américain, se multiplient, et les astronomes ont commencé à se plaindre, dès le lancement des 60 premiers satellites Starlink, des trainées de lumière qui dégradent considérablement le ciel nocturne, empêchant l’observation de nombre d’entre eux. Plusieurs entreprises, notamment OneWeb et Amazon veulent également placer chacun plusieurs milliers d’engins en orbite pour proposer leur propre offre Internet.

Le trio d'astronomes tente de mobiliser des soutiens en faveur d'une action en justice pour empêcher SpaceX de lancer davantage de ses satellites de communication à haute visibilité, tout en cherchant à maintenir en attente le déploiement des autres constellations. Pour eux, le déploiement complet de ces constellations de satellites particulièrement brillants perturberait, non seulement, le travail des astronomes et scientifiques étudiant le cosmos depuis la Terre, « puisque les satellites Starlink peuvent changer d’orbite de façon autonome, il est impossible de programmer des observations qui les éviteraient », écrivent-ils. Mais également, ces constellations géantes de satellites perturberaient également la radioastronomie, les ondes émises par les satellites polluant complètement ce qui pourrait nous parvenir de l’espace profond.

« L'idéal serait d'arrêter le déploiement de ce genre de satellites jusqu'à ce que le problème soit très bien étudié. Nous devons comprendre quel est l'impact sur le ciel », a déclaré Michele Maris, de l'Observatoire astronomique de Trieste en Italie, qui fait partie du groupe demandant des poursuites judiciaires.

Les dommages que pourrait occasionner le déploiement des constellations géantes de satellites

Il y a actuellement 1500 satellites actifs en orbite autour de la Terre. Les experts de l'espace craignent que la multiplication des satellites de communication sur une orbite terrestre basse déjà surpeuplée ne rende plus probables les collisions entre satellites. Selon les astronomes, cela pourrait rendre l'hypothèse de l'astronome Donald Kessler, également connue sous le nom de "syndrome de Kessler", une réelle possibilité et pourrait créer un scénario astro-apocalyptique dans lequel une collision de satellites crée un effet de cascade provoquant d'autres collisions. La pollution spatiale qui en résulterait pourrait créer un nuage impénétrable de débris spatiaux et, par conséquent, tenir l'humanité en otage sur Terre.

Les chercheurs ont également souligné que ces perturbations auront un coût économique, à commencer par le manque à gagner pour l’argent investi dans la recherche rendue caduque par la pollution du ciel. Les dommages seront également culturels et humains par la privation définitive et surtout omniprésente du ciel tel que des millions de générations de terriens avaient pu le contempler avant ce besoin grandissant de donner l’Internet à tous sur à partir de l’espace, ont estimé les chercheurs.


Dans son commentaire adressé au magazine scientifique New Scientist, Chris Johnson, conseiller en droit spatial pour le Secure World Foundation a dit : « Il est temps pour la communauté spatiale élargie de se demander ce qui a le plus d’importance : la possibilité de pratiquer l’astronomie depuis la Terre et la vue traditionnelle du ciel nocturne, ou un Internet moins cher accessible depuis l’espace ».

Pour éviter que la constellation Starlink mette en péril les conditions d'observation des observatoires astronomiques terrestres du monde entier, qui dépendent d'un ciel obscurci pour faire des observations sur l'univers, les astronomes avaient déjà lancé l’alerte en juin 2019, puis mis en ligne une pétition en janvier 2020, signée par déjà plus de 1 500 de leurs pairs. Mais la seule réaction, à ce jour, fut la décision de SpaceX de tester un nouveau revêtement expérimental un peu moins lumineux sur les parties les plus exposées d’un de ses satellites. Les astronomes préconisent donc de passer à la vitesse supérieure, en passant par la procédure judiciaire.

« Comprenant le risque pour la communauté astronomique, une série d'actions sont proposées dans ce document pour atténuer et contenir les effets les plus dangereux découlant de tels changements dans la population des petits satellites », écrivent les astronomes dans leur document de 16 pages.

Appel à une action en justice contre l’État américain

Le groupe affirme que pour stopper les mégaconstellations, une affaire pourrait être portée devant la Cour internationale de justice pour faire valoir que le ciel nocturne est un droit humain partagé en vertu de la Convention du patrimoine mondial. « Le préjudice ici est l'atteinte à notre patrimoine culturel, le ciel nocturne, et les dommages monétaires dus à la perte de la radio et d'autres types d'astronomie », écrivent les astronomes. Ou bien un procès pourrait être intenté contre la Commission fédérale des communications (FCC) aux États-Unis pour avoir accordé une licence à Starlink, qui, selon le groupe, pourrait avoir enfreint la loi sur la politique environnementale nationale (NEPA).

« Il serait souhaitable d'adopter des résolutions contingentes et limitatives à ratifier en tant que règles internationales communes », écrivent les astronomes. Ils suggèrent que les États, directement victimes de cette pollution lumineuse en devenir via leurs projets de recherche ou leurs sites d’observatoires terrestres, portent eux-mêmes l’affaire en justice. « Il est essentiel qu’un gouvernement, comme le Chili, l’Italie ou la France, poursuive les États-Unis devant la Cour internationale de justice », écrivent-ils. Ils suggèrent également qu'en attendant, toutes les mégaconstellations soient mises en attente.

« S'il n'est pas possible de laisser une meilleure planète aux générations futures, nous pouvons au moins essayer de ne pas l'empirer », a déclaré Stefano Gallozzi, membre du groupe à l'Observatoire astronomique de Rome en Italie.

Cette proposition de procès survient quelques semaines après les allégations selon lesquelles la FCC aurait illégalement approuvé les plans de SpaceX pour le déploiement de la mégaconstellation. Cependant, l’agence fédérale américaine a déclaré dans un communiqué qu'elle « rejetait fermement » toute allégation de violation de la NEPA et que son approbation de Starlink était « tout à fait légale ».

Pendant ce temps, SpaceX va de l’avant avec sa mission Starlink. Les lancements sont en cours, et la société devrait envoyer 1500 satellites Starlink en 2020. Le projet a été approuvé par les autorités réglementaires australiennes avant son dernier lancement de janvier. Il n’est pas clair que OneWeb et Amazon de Jeff Bezos ont l’intention de modifier leur plan pour leur projet d’Internet accessible depuis l’espace.

Avec la pollution lumineuse ne figurant pas vraiment au sommet des priorités géopolitiques mondiales, on ne sait pas si les chercheurs pourront être entendus. Cependant, pour Chris Johnson, malgré les minces chances de succès d'une action en justice, un argument pourrait être avancé.

Source : Appel des astronomes

Et vous ?

Que pensez-vous de l’appel des astronomes ?
Pensez-vous que l’appel sera entendu par la communauté mondiale des astronomes et que chaque pays portera plainte contre les États-Unis ?
Pensez-vous qu’une action en justice contre la FCC mettra fin ou modifiera la mission Starlink de SpaceX ?

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Avatar de Bill Fassinou
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 09/10/2020 à 19:17
Une tribu amérindienne obtient un accès anticipé à Starlink de SpaceX et dit que c'est rapide
« nous avons été catapultés au XXIe siècle », a déclaré la tribu Hoh

Elon Musk va-t-il réussir le pari d’offrir l’une des connexions Internet les plus rapides au monde depuis l’espace ? Il est trop tôt pour le dire, mais l’entreprise travaille dans ce sens. Musk a reçu cette semaine un témoignage qui devrait motiver lui et ses troupes à consacrer plus d’efforts au projet Starlink. En effet, récemment connectée à la version bêta de Starlink, la tribu Hoh a déclaré sur Twitter que le réseau offrait une connexion Internet “extrêmement” rapide et que “cela leur a permis d’être propulsés vers le XXIe siècle”.

La tribu Hoh est une tribu amérindienne vivant dans l’État de Washington sur la côte pacifique, à environ 37 kilomètres au sud de la ville de Forks. Elle a déclaré mercredi sur Twitter étant encore au siècle précédent, mais qu’elle en a été catapultée après s'être connectée à l’Internet haut débit de SpaceX. « Quelle différence l'Internet à haut débit peut faire ! Nos enfants peuvent maintenant participer à l'apprentissage à distance et les habitants peuvent accéder aux soins de santé », a déclaré la tribu Hoh en parlant de son expérience avec la connexion de SpaceX.

« Nous avons eu l'impression de remonter la rivière à la cuillère pour ce qui est de ce sujet. Mais SpaceX a fait en sorte que cela se produise du jour au lendemain », a-t-elle ajouté. En réponse à leur tweet, Musk a répondu « Vous êtes les bienvenus ! ». Dans un tweet de suivi, la tribu Hoh a déclaré qu’elle ne recevait jusque là que des débits Internet étonnamment lents de 0,3 à 0,7 Mb/s. Toujours à ce sujet, le département du Commerce de l’État de Washington a également publié une vidéo montrant comment Starlink a augmenté les vitesses Internet de la tribu.

« Ces huit dernières années, j'ai eu l'impression que nous avons remonté la rivière à la cuillère, et que nous n'arrivons presque nulle part avec l'accès à Internet dans la réserve », a déclaré Melvinjohn Ashue, vice-président de la tribu Hoh, dans la vidéo. Conscient de tous ces problèmes, le ministère a présenté l'équipe Starlink de SpaceX à la tribu, ce qui a incité la société à fournir rapidement un accès au réseau satellite. « Il semble que SpaceX soit sorti de nulle part et nous ait catapultés dans le 21e siècle », a ajouté Ashue à propos de l'augmentation de la vitesse.


Cela dit, la vidéo a fait quelques réserves. Dedans, la tribu n'a pas mentionné à quelle hauteur Starlink a augmenté leurs vitesses de connexion. Cependant, SpaceX affirme que le réseau satellitaire est actuellement capable de fournir des vitesses de téléchargement de 100 Mb/s avec une latence inférieure à 30 millisecondes, une latence qui est comparable à celle d’une connexion Internet terrestre.

SpaceX prévoit une bêta publique sur une zone plus large

Starlink est l'ambitieux projet de la société SpaceX qui vise à construire un réseau interconnecté d'environ 12 000 petits satellites, pour offrir une connexion Internet à haut débit depuis l'espace vers n'importe quel endroit du monde. En octobre, la société a demandé l'autorisation de l'Union internationale des télécommunications pour exploiter environ 30 000 satellites de plus, ce qui lui permettra d’avoir une constellation de 42 000 petits satellites Starlink. Le réseau mondial, qui va apporter l’Internet aux zones les plus défavorisées, devrait être opérationnel d'ici 2025.

Pour l'instant, Starlink reste inaccessible au public, et seulement quelques privilégiés jouissent d’un accès anticipé. Toutefois, lundi dernier, le PDG de SpaceX, Elon Musk, a déclaré que la société prévoit de lancer bientôt des essais bêta pour les résidents basés dans le nord des États-Unis et peut-être aussi dans le sud du Canada. Pour l’instant, Starlink exploite un peu plus de 700 satellites, placés en orbite basse autour de la planète, en particulier sous les hautes latitudes. Ce nombre n’est plus très loin de celui qui devrait permettre une couverture minimale, soit 800.

En outre, pour atteindre son but, SpaceX fabrique les satellites Starlink 20 fois plus vite que les satellites NEXT d'Iridium. « Pour mettre les choses en perspective, Iridium, qui détenait auparavant le record de la plus grande constellation de satellites commerciaux au monde, fabriquait des satellites au rythme d'environ six satellites par mois au plus fort de la production », a déclaré Chris Quilty, fondateur de Quilty Analytics. CNBC rapporte que les satellites NEXT d'Iridium ont une masse près de trois fois supérieure à celle d'un satellite Starlink, environ 670 kg contre 260 kg pour les satellites Starlink, selon les estimations.

Mais, même en tenant compte du fait que chaque satellite Starlink est plus petit qu'un satellite Iridium, SpaceX construit son vaisseau spatial 20 fois plus vite. Quilty a notamment souligné que les satellites Iridium ont été construits par le conglomérat aérospatial européen Thales Alenia Space. En comparaison avec le concurrent OneWeb, un projet de constellation d'environ 600 satellites de télécommunications circulant également sur une orbite basse pour fournir aux particuliers un accès à Internet à haut débit, il construisait des satellites à un rythme d'environ 30 par mois avant de faire faillite.

Quilty a également souligné le fait que la chaîne de production de OneWeb a été conçue et construite en collaboration avec Airbus, un autre géant européen de l'aérospatiale. Quilty conclut que cela fait de Starlink la seule des trois à posséder des satellites construits uniquement par une entreprise américaine, ainsi que la plus productive. Enfin, l'entreprise est aussi en train de chercher une solution pour résoudre le problème de la pollution lumineuse des satellites en orbite basse. Plusieurs astronomes ont émis leur inquiétude quant à cela.

Source : Message de la tribu Hoh

Et vous ?

Qu'en pensez-vous ?

Voir aussi

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15  0 
Avatar de Uther
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 12/10/2020 à 6:16
Bien évidemment que SpaceX n'a pas lancé des centaines de sattelites pour le bien être d'une petite tribu indienne. Bien evidement que c'est de la communication. Il n'empêche que cette tribu représente plutôt bien l'intérêt de Starlink : avoir accès a un intérêt de qualité dans les endroits où c'est difficile.

Ce qui est marrant c'est que vous associez ça au pouvoir alors que Starlink est et restera bien moins important que les opérateurs traditionnels qui desservent déjà et continueront a desservir la grande majorité de la population. Ils ne sont pas plus philanthropes que Elon Musk
12  0 
Avatar de eldran64
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 06/02/2020 à 8:44
C'est le pot de terre contre le pot de fleur.
Je ne suis pas partisan de l'internet via les satellites.

Si on oublie le coût monstrueux d'autant de lancement, c'est surtout la pollution environnementale générée pour le lancement de tout ces satellites qui me préoccupe le plus.
Pour la partie pollution lumineuse, elle aura probablement des impacts sur les animaux diurnes (il faudrait faire des études là dessus).

Bref l'environnement d'un côté et le fric de l'autre pour moi la messe est dite.
12  2 
Avatar de Uther
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 17/08/2020 à 22:03
Citation Envoyé par Mister Nono Voir le message
Quoi on voit que certains mettent -1 à ton commentaire : cela n'est pas étonnant que notre belle terre soit devenue une poubelle.
Ou peut-être que certains sont très concernés par l'état de la terre, ce qui fait qu'ils préfèrent une vraie réflexion sur les problèmes plutôt qu'on mélange tout n'importe comment dans un petit message d'indignation générique convenu.
Les enjeux de la pollution terrestre et spatiale sont très différents. De même, ça n'a pas de sens de ramener un projet de télécommunication privé à une problématique de santé, c'est des moyens, des recherches et des personnes différentes. Parmi les autres choses que Starlink ne fait pas, on aurait aussi pu citer la paix au Moyen-Orient, trouver un sens a la vie et le retour de l'être aimé.

Citation Envoyé par kilroyFR Voir le message
Quel intérêt de tels débits quand la fibre (voir même l'ADSL ou la "4G") suffit pour la grande partie des besoins, jeux en ligne, regarder des matchs de foot, piloter son frigo ?
Visiblement tu n'habites pas dans une zone mal desservie, tant mieux pour toi, mais je t'assure que une bonne connexion haut-débit c'est un rêve pour beaucoup de personnes en environnement rural pour qui la fibre n'est pas envisageable et pour qui l'ADSL et la 4G peuvent être très mauvais.

Citation Envoyé par kilroyFR Voir le message
Pendant ce temps on ne sait toujours pas cloner un cheveu, on ne sait toujours pas guérir les maladies comme le sida, les hépatites (certes c'est un business lucratif pourquoi chercher), le covid etc.
Meme raoult l'a dit justement, on est mauvais sinon on aurait déjà des remedes a tous ces vrais besoins. Jouer avec la techno pour créer de faux besoins ca par contre on sait faire. C'est tellement plus fun.
Il y a aussi un principe de réalité qui fait que certaines choses sont plus faciles à faire que d'autre. La recherche médicale est un domaine qui exige globalement bien plus de temps que l'ingénierie, l'électronique ou l'informatique. Les processus biologiques étant souvent plus lent, moins predictibles, et que les êtres vivants sont des machines variées et variable que l'on doit prendre tel que la nature nous les a données, alors que la plupart des créations humaines sont construites selon des plans que l'on maîtrise quasi parfaitement.
Et pourtant la quantité de recherche qui se fait actuellement sur le Sida ou en génétique, c'est colossal comparé a Starlink qui est juste une production en série de technologies spatiales depuis longtemps maîtrisée. Et en ce moment, s'il y a bien un sujet sur lequel la recherche ne chôme pas, c'est bien le Covid, vu que malheureusement, la Chloroquine préconisée par le prophète marseillais peine toujours à démontrer son efficacité.

Je ne dis pas que toutes les nouveautés technologiques actuelles sont nécessaires, bien au contraire, des technologies comme la 5G, l'évolution matérielle forcée des PC/smartphones actuels, le tournant du tout en ligne actuel,... sont clairement un énorme gâchis au vu des besoins de la majorité des utilisateurs. Mais pour le coup Starlink serait un vrai plus pour les personnes privées du haut débit.

Citation Envoyé par kilroyFR Voir le message
C'est beau le progrès, mais comme déjà dit en filigrane plus haut on ira sur mars pour s'éloigner de cette planète devenue poubelle.
Sauf que non, pour peu qu'on se renseigne sérieusement sur les contraintes de ce qu'implique un voyage vers Mars, on apprend vite que ça serait la pire idée pour améliorer ses chances de survie. L’environnement de Mars sera toujours énormément plus hostile que la Terre même si elle subit les pires niveaux de pollution humaine. Aucune colonisation de Mars n'est envisageable sans une Terre opérationnelle pour la ravitailler en quasi permanence.
11  1 
Avatar de Nancy Rey
Chroniqueuse Actualités https://www.developpez.com
Le 30/09/2020 à 9:17
La division d’intervention d’urgence de l’armée de l’État de Washington utilise l'Internet Starlink de SpaceX depuis début août
pour fournir le service Internet aux zones dévastées par les incendies

Le réseau Internet par satellite Starlink que SpaceX est en train de développer a été utilisé sur le terrain par les services d'urgence de l'État de Washington ces dernières semaines, la première application précoce du service de la société à être divulguée.

L'armée de l'État de Washington, qui comprend sa division d'intervention d'urgence, a commencé à utiliser les terminaux d'utilisateurs Starlink au début du mois d'août pour apporter le service Internet aux zones dévastées par les incendies. Les terminaux utilisateurs sont les petits appareils au sol qui se connectent aux satellites. La division d'intervention d'urgence dispose de sept terminaux utilisateurs Starlink, qu'elle déploie avec un succès immédiat. « Je n'ai jamais mis en place un équipement satellitaire tactique qui ait été aussi rapide à installer et aussi fiable », a déclaré lundi à CNBC Richard Hall, le responsable des télécommunications d'urgence de la division informatique du département militaire de l'État de Washington, dans une interview.


Division de la gestion des urgences à Washington

Comment Washington utilise Starlink

Starlink est le nom de l'ambitieux plan de SpaceX visant à construire un réseau Internet par satellite interconnecté, également connu sous le nom de "constellation", pour fournir l'Internet à haut débit partout sur la planète. Le réseau Starlink complet devrait compter environ 12 000 satellites en orbite basse, beaucoup plus près de la surface que les satellites à large bande traditionnels. Selon Hall, dont la division a utilisé d'autres services à large bande par satellite, « il n'y a vraiment aucune comparaison » entre Starlink et les réseaux traditionnels, où les satellites sont plus éloignés de la Terre en orbite géosynchrone ou en orbite terrestre moyenne.

« Starlink double facilement la largeur de bande » en comparaison, a déclaré Hall, notant qu'il a constaté une diminution de plus de 150 % de la latence. « J'ai vu des latences inférieures à 30 millisecondes de façon constante », a-t-il déclaré. Hall a précisé qu'avec les autres services traditionnels, il faut généralement entre 30 minutes et une heure pour établir une connexion par satellite, « avec beaucoup moins de vitesse et de bande passante et une latence beaucoup plus élevée dans un ensemble beaucoup plus grand ».

En comparaison, Hall a souligné qu'il lui fallait entre cinq et dix minutes pour installer et connecter un terminal Starlink. Et une seule personne peut installer l'un des appareils : « Cela ne nécessite pas de camion, de remorque et de nombreux autres équipements supplémentaires. J'ai passé la majeure partie de quatre ou cinq heures avec un équipement satellite pour essayer d'obtenir une bonne connexion. Donc, pour moi, c'est incroyable », a ajouté Hall.

Le centre de développement et l'usine Starlink de SpaceX se trouvent à Redmond, Washington, juste à la sortie de Seattle. La division de Hall a eu des discussions préliminaires avec SpaceX, a-t-il dit, car l'État s'efforçait « de fournir une certaine couverture rurale à certaines de nos zones tribales qui n'allaient pas bénéficier du haut débit du tout pendant un certain temps ».

À ce jour, SpaceX a lancé plus de 700 satellites Starlink, une fraction du total nécessaire à la couverture mondiale, mais suffisamment pour commencer à fournir des services dans certaines régions, notamment dans le nord-ouest des États-Unis.

L'entreprise a confirmé qu'elle a effectué un bêta test privé de Starlink avec ses employés, mais M. Hall a déclaré que le cas d'utilisation de la division d'urgence de Washington « est le fruit de discussions sans rapport auparavant ». Lorsque les incendies de Washington sont devenus de plus en plus graves en août, avec des dommages catastrophiques, Hall a vu Starlink comme une nouvelle solution pour les zones où les dommages signifiaient « qu'il n'y a pas d'autre connexion de données disponible ».

Washington a utilisé Starlink pour obtenir des communications régionales, a déclaré Hall. Il a installé des terminaux dans des zones qui ont été gravement brûlées pour fournir aux familles évacuées des appels sans fil et un accès à Internet pour déposer des demandes d'indemnisation. « J'ai même fait en sorte de permettre aux enfants de faire une partie de leur scolarité initiale aussi, car ils avançaient lentement avec une présence limitée. Nous avons couvert un grand nombre de bases. Starlink change le jeu dans la mesure de ce qui est disponible », a-t-il déclaré.

L'armée de l'air américaine a notamment effectué les premiers tests de Starlink, mais l'utilisation de Washington représente la première application du service sur plusieurs semaines. Le PDG de SpaceX, Elon Musk, a répondu lundi aux remerciements de l'État de Washington pour le soutien de Starlink. « Heureux que SpaceX ait pu nous aider ! Nous donnons la priorité aux intervenants d'urgence et aux endroits où il n'y a pas du tout de connexion Internet », a tweeté Musk.


SpaceX a envoyé à Hall les deux versions bêta et les premiers terminaux utilisateurs commerciaux Starlink. Ce dernier a déclaré que les terminaux utilisateurs sont tous de « grande qualité », les terminaux commerciaux étant « juste un peu plus élégants, un produit plus fini ». La base du terminal était à l'origine un solide poids rond, mais a été remplacée par un trépied, ce qui, selon Hall, a permis une installation plus flexible. Alors que SpaceX a dit à Hall que le terminal « nécessitait une prise de vue claire orientée vers le nord », certains endroits où il les a installés étaient «légèrement obscurcis, mais cela a quand même fonctionné comme un charme, avec de grandes vitesses ».

Un service pas encore facturé

La société de Musk permet à l'État de Washington d'utiliser gratuitement les terminaux Starlink, Hall déclarant qu'il n'y a pas encore eu de « structure tarifaire ». « L'idée est que si nous les voulons à long terme, nous reviendrons à la table des négociations pour en discuter. Moi-même et d'autres personnes de mon agence voulons commencer à en discuter parce que ces terminaux, du moins en ce qui nous concerne, sont là pour rester pour nous. Nous voulons en envoyer le plus possible dans le plus grand nombre d'endroits possible, donc il vaut mieux savoir ce que cela va coûter le plus tôt possible, a-t-il déclaré.

Hall a ajouté qu'il est conscient de l'intérêt que d'autres organisations portent à Starlink, comme le Département des ressources naturelles de Washington et l'Agence fédérale de gestion des urgences du Département de la sécurité intérieure. « Il y a beaucoup d'intérêt. Le seul problème est que nous sommes encore un peu limités sur les endroits où nous pouvons le déployer en dehors du nord-ouest du Pacifique », a déclaré Hall.

SpaceX prévoit de continuer à étendre la zone de couverture de Starlink en lançant d'autres satellites. En juillet, la société a déclaré qu'elle construisait 120 satellites par mois, ainsi que des milliers de petits terminaux que les consommateurs utiliseront pour se connecter au réseau. SpaceX prévoit de commencer un test bêta public de Starlink lorsque le test bêta privé sera terminé, dans le but d'offrir un service commercial Starlink dans le nord des États-Unis et le sud du Canada d'ici la fin de l'année. « SpaceX est très prudent en ce moment dans ce qu'ils nous promettent, mais cela n'a été que des bonnes choses », a déclaré Hall.

Source : CNBC

Et vous ?

Qu'en pensez-vous ?

Voir aussi :

Les utilisateurs de la version bêta de Starlink obtiennent des vitesses de téléchargements allant de 11 à 60 Mb/s, selon des tests effectués par Speedtest by Ookla

SpaceX accélère sa production et fabrique 120 satellites Internet Starlink par mois, un rythme sans précédent dans l'industrie spatiale

Elon Musk : la version bêta privée de Starlink commencera dans environ trois mois et la version bêta publique dans six mois, alors que SpaceX a demandé l'approbation des orbites encore plus basses

La latence et la bande passante de Starlink seront suffisantes pour permettre un usage typique d'Internet, incluant le Cloud gaming et le visionnage de films en HD, d'après Elon Musk
9  0 
Avatar de Jipété
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 19/10/2020 à 11:40
Citation Envoyé par Nancy Rey Voir le message
Et vous ?

Qu’en pensez-vous ?
C'est effarant :

Citation Envoyé par Nancy Rey Voir le message
SpaceX a reçu l'autorisation du gouvernement américain de lancer près de 12 000 satellites Starlink, mais il lui est demandé d'en lancer 30 000 autres, soit un total de près de 42 000. Dans les deux cas, SpaceX est en passe de former une "mégaconstellation" qui surpassera en nombre tous les vaisseaux spatiaux précédents jamais lancés par l'humanité. Si 3 % de la constellation Starlink prévue au maximum échoue, cela pourrait signifier 1 260 satellites morts, de la taille d'un meuble d’environ 250 kg, qui tournent sans but autour de la planète.
Comment ça, du gouvernement américain ? Il s'agit là d'un problème mondial qui concerne toute l'humanité, c'est à des instances internationales de gérer ça !

Citation Envoyé par Nancy Rey Voir le message
SpaceX affirme que ses satellites se désorbiteront naturellement, ou brûleront dans l'atmosphère terrestre, si leurs systèmes de propulsion ne fonctionnent pas. Mais ce processus peut prendre jusqu'à cinq ans, selon le site web de Starlink. Pendant ce temps, les anciens satellites tournent autour de la Terre plus vite qu'une balle tirée par un revolver, sans personne pour les éloigner des autres engins spatiaux qui pourraient se trouver sur leur chemin.

Cependant, dans les documents déposés auprès de la Commission fédérale des communications, SpaceX a minimisé le risque, déclarant qu'elle « considère comme inacceptable un taux de désorbitation des satellites de 10 ou 5 %, et même un taux de 1 % est peu probable ». Si 1 % de ses satellites tombaient en panne sans capacité d’être manœuvré, la société a déclaré : « Il y a environ 1 % de chances par décennie qu'un satellite SpaceX en panne entre en collision avec un débris tracé ». La société a également affirmé que ses pratiques « éliminent effectivement la possibilité que de tels taux se produisent un jour ».
Communication de trouducs, de la pub, quoi...

Citation Envoyé par Nancy Rey Voir le message
Ce n'est pas seulement un problème pour les vaisseaux spatiaux robotisés, mais aussi pour ceux qui transportent des personnes. Le mois dernier encore, un débris s'est détaché à moins d'un kilomètre du laboratoire spatial de la taille d'un terrain de football. Pour éviter une collision, les contrôleurs de mission ont mis à feu les propulseurs d'un vaisseau cargo russe attaché pour manœuvrer la station hors de danger possible. Les trois membres de l'équipage se sont enfermés dans un segment de l'ISS avec un vaisseau spatial Soyouz, afin de pouvoir s'échapper si les débris venaient à frapper.
On en est là. Un jour ça va arriver pour de bon et ce jour-là on pleurera les morts...
Oui, parce que le jour où il leur faudra s'échapper, il s'échapperont dans un environnement rempli de déchets, vous voyez le truc ? Ils sont un peu comme les pompiers dans leur beau camion rouge, mais cerné par les flammes immenses d'un incendie hors de contrôle. Pauvre d'eux...

Citation Envoyé par Nancy Rey Voir le message
Le simple nombre d'objets en orbite terrestre pourrait déjà avoir un effet similaire à celui du syndrome Kessler, comme l'a décrit la semaine dernière Peter Beck, le PDG de Rocket Lab. « Cela a un impact massif sur le lancement », a-t-il déclaré à CNN Business, ajoutant que les fusées « doivent essayer de se faufiler entre ces constellations de satellites ».
Hallucinant d'en arriver là, mais d'un autre côté, quelque part, qu'ils en envoient encore plus, qu'ils noient le ciel de ces cochonneries, elles s'autodétruiront.

Citation Envoyé par Nancy Rey Voir le message
L'agence spatiale européenne a déclaré qu'elle devait déplacer son satellite parce que SpaceX n'avait « aucun plan d'action ». SpaceX a déclaré qu'il avait manqué les courriels de l'agence spatiale européenne sur la question en raison d'un "bug" dans ses systèmes de communication.
Il a bon dos, le bug ! Quelle bande d'incapables, on croit rêver...
On est propres, avec des guignols pareils aux manettes.

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Et vous ?

Qu’en pensez-vous ?
C'est effarant...
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Le 16/06/2020 à 11:01
La FCC émet des réserves sur la capacité du projet Starlink de SpaceX à fournir un service internet à faible latence,
l’entreprise pourrait ne pas pouvoir postuler pour un financement fédéral

Starlink est un projet d'accès à internet par satellite proposé par le constructeur aérospatial américain SpaceX reposant sur le déploiement d'une constellation de plusieurs milliers de satellites de télécommunications positionnés sur une orbite terrestre basse. Starlink a pour mission de transmettre aux consommateurs du monde entier une connexion internet haut débit qui n'est pas onéreuse.

La Federal Communications Commission (FCC) a déclaré avoir de « sérieux doutes » que SpaceX sera en mesure de fournir un service internet avec une latence inférieure à 100 millisecondes. Cette remise en question coïncide avec une vente aux enchères visant à distribuer 16 milliards de dollars de fonds fédéraux pour soutenir l’accès à internet en milieu rural. Si les informations de la FCC se confirment, SpaceX pourrait être désavantagée lors de cette vente aux enchères et surtout ne tiendrait pas sa promesse envers les futurs utilisateurs.

Dans un rapport sur la vente aux enchères de phase I pour le fonds d'opportunité numérique rurale (RDOF - rural digital opportunity fund), la FCC a admis que Starlink et d'autres fournisseurs LEO (low-Earth orbit, orbite terrestre basse) ont des avantages par rapport aux satellites géostationnaires qui fonctionnent à des altitudes beaucoup plus élevées. Cependant, la Commission est sceptique sur le fait que la latence puisse être déterminée uniquement par l'altitude orbitale, affirmant qu'elle peut également être affectée par des facteurs tels que « le traitement, l'acheminement et le transport du trafic vers sa destination » :

« Nous autoriserons cependant les candidats proposant d'utiliser un réseau à satellite à orbite terrestre basse à postuler pour offrir des services à faible latence basés sur les avantages intrinsèques des satellites à orbite terrestre basse qui peuvent fournir des services à latence plus faible que les satellites géostationnaires et à orbite terrestre moyenne. Les satellites en orbite terrestre basse ne sont pas soumis aux mêmes limitations de latence de propagation que les satellites en orbite supérieure. Nous ne connaissons toutefois aucun réseau en orbite terrestre basse capable de fournir aux consommateurs résidentiels un service à large bande susceptible de répondre aux exigences de latence aller-retour de 100 ms de la Commission. En l’absence d’un tel exemple de performance dans le monde réel, le personnel de la Commission n’a pas pu conclure pour l’instant qu’un demandeur dans cette catégorie est raisonnablement capable de répondre aux exigences de faible latence de la Commission. Nous doutons donc sérieusement que tout réseau en orbite terrestre basse sera en mesure de répondre aux exigences des candidatures pour les appels d'offres dans le niveau de faible latence.

« Les fournisseurs de services qui ont l'intention d'utiliser des satellites en orbite terrestre basse affirment que la latence de leur technologie est "dictée par les lois de la physique" en raison de l'altitude de l'orbite du satellite. Nous restons sceptiques quant au fait que l’altitude de l’orbite d’un satellite est le SEUL facteur déterminant de la capacité d’un demandeur de satellite à satisfaire aux exigences de performances de faible latence de la Commission. Comme l'ont expliqué les commentateurs, la latence subie par les clients d'une technologie spécifique n'est pas simplement une question de physique d'un lien dans la transmission. Le retard de propagation dans un réseau de satellites ne tient pas uniquement compte de la latence dans d'autres parties du réseau telles que le traitement, le routage et le transport du trafic vers sa destination ».

SpaceX a fait valoir que les doutes de la FCC ne sont pas fondés et que Starlink « franchira facilement le seuil de 100 millisecondes fixé par la Commission pour les services à faible latence, même en incluant son ‘temps de traitement’ dans les pires scénarios irréalistes ». En fait, avec des altitudes de 539 à 570 kilomètres (contre 3492 kilomètres pour les systèmes géostationnaires), SpaceX vise une latence inférieure à 20 millisecondes qui s’alignerait avec l’internet par câble. C’est d’ailleurs ce qu’a rappelé Elon Musk sur twitter.


Cela pourrait s'avérer, mais SpaceX est dans une situation délicate. La FCC a écrit qu'elle avait « de sérieux doutes que tout réseau en orbite terrestre basse serait en mesure de répondre aux exigences des candidatures abrégées pour les appels d'offres dans le niveau à faible latence ». En d'autres termes, SpaceX a peut-être raison sur ses allégations de latence, mais sans un réseau fonctionnel, il ne sera pas en mesure de le prouver à temps pour se qualifier pour le financement maximal.

Cela ne signifierait pas que SpaceX serait complètement écarté. Il peut toujours prétendre à un financement en dehors du niveau de faible latence, mais cela pourrait réduire les sommes qu'il serait éligible à recevoir.

SpaceX compte actuellement 480 satellites, mais aucun service grand public pour le moment, et il a exactement un mois pour soumettre une demande pour participer aux enchères. La société prévoit de déployer des services dans le nord des États-Unis et au Canada cette année, mais il serait probablement trop tard.


En mars, Elon Musk avait déjà fait valoir que Starlink proposerait une assez bonne expérience « car la latence sera très faible » avant d’ajouter : « Nous visons une latence inférieure à 20 millisecondes afin que chacun puisse jouer à un jeu vidéo fluide à un niveau compétitif, comme s’il s’agissait d’un seuil pour la latence ». D’après ce dernier, « la quantité de bande passante disponible sera suffisante pour permettre une utilisation typique d’internet, au moins dans les zones rurales », ce qui implique de pouvoir regarder des films en HD ou de jouer à des jeux vidéo dématérialisés probablement en HD aussi sans se soucier de la connexion.

Actuellement, plusieurs autres entreprises sont à différentes phases de planification et de lancement de leur constellation de satellites positionnés en basse altitude, notamment OneWeb, Telesat, Space Norway, Facebook et Amazon. Soulignant que « le monde semble avoir un appétit insatiable pour la bande passante » en ce moment, Elon Musk a précisé que sa société est prête à lancer les satellites d’autres entreprises technologiques dans l’espace même si ces dernières sont en concurrence avec Starlink.

Sources : Elon Musk, FCC

Et vous ?

Que pensez-vous des réserves de la FCC ? Du timing de leur communication ?
Que pensez-vous des propos d’Elon Musk et des ambitions qu’il affiche pour Starlink ?
Pensez-vous qu’une latence maximale de 20 ms soit un objectif réalisable pour le service que souhaite proposer SpaceX via son réseau de satellites en orbite basse ?
Les entreprises de télécoms n’auraient-elles du souci à se faire, si SpaceX parvenait à concrétiser son projet Starlink ?
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Le 23/04/2020 à 14:08
SpaceX lance avec succès le dernier lot de 60 satellites en orbite
La constellation compte désormais 420 satellites

SpaceX poursuit son initiative « internet depuis l'espace », en lançant mercredi dernier, un autre lot de 60 satellites à large bande en orbite depuis la Floride. C'est le septième lancement de l'entreprise pour son ambitieux projet Internet, connu sous le nom de Starlink. En cas de succès, SpaceX aura mis en orbite plus de 420 des quelque 12 000 satellites prévus.

Avec une constellation aussi massive en orbite, SpaceX espère pouvoir fournir une couverture internet mondiale depuis l'espace. Une fois qu'un nombre suffisant de satellites aura été lancé, la société prévoit de vendre des terminaux d'utilisateurs aux clients qui leur permettront de se connecter au réseau de satellites. Pour l'instant, il est prévu d'étendre une couverture partielle au Canada et au nord des États-Unis dans le courant de l'année, la couverture mondiale pouvant être disponible en 2021.

Elon Musk, PDG de SpaceX, a déclaré que la société n'a besoin que de 400 satellites pour fournir une « capacité opérationnelle initiale », puis de 800 satellites pour passer à une « capacité opérationnelle significative ». Cela signifie qu'après ce lancement, SpaceX aura le nombre minimum de satellites que Musk dit nécessaire pour faire démarrer Starlink.


Le dernier lancement de Starlink par la société ne s'est pas déroulé aussi bien que les autres. Lors de ce lancement en mars, l'un des principaux moteurs de la fusée Falcon 9 de SpaceX s'est éteint dès que le véhicule est monté dans l'espace, avec ses 60 satellites à sa remorque. La fusée a quand même réussi à mettre les satellites en orbite. De plus, le Falcon 9 n'a pas réussi à atterrir, manquant le vaisseau drone qu'il visait dans l'océan Atlantique. Les atterrissages de SpaceX ne font pas partie de la mission principale, qui consiste à mettre les satellites en orbite, mais un atterrissage raté est rare pour la société de nos jours. Et c'est le deuxième atterrissage raté de SpaceX cette année.

L'entreprise est à un peu plus d'un mois du lancement de ses premiers astronautes dans l'espace à bord de la fusée Falcon 9 pour la NASA. L'agence spatiale a travaillé avec SpaceX pour enquêter sur la panne de moteur du mois de mars afin de s'assurer qu'il ne s'agit pas d'un problème majeur avant que les astronautes ne montent à bord de la fusée. Un lancement en douceur va être nécessaire pour que SpaceX puisse maintenir la date de lancement prévue pour son vol de la NASA le 27 mai prochain.

Pour ce vol, SpaceX fait voler l'une de ses fusées Falcon 9 qui a déjà fait trois allers et retours dans l'espace. Une partie de la coque a également volé dans l'espace lors d'une mission précédente. Après le décollage, le Falcon 9 tentera d'atterrir une troisième fois sur l'un des drones autonomes de SpaceX dans l'océan Atlantique. SpaceX tentera également d'attraper les deux moitiés de sa coiffe, ou carénage de la charge utile, en utilisant deux des bateaux de la société équipés de filets géants. Jusqu'à présent, SpaceX n'a pas encore réussi à attraper ces deux moitiés de carénage et à faire atterrir une fusée sur le même vol.

Le projet Starlink est sous le feu des critiques à cause de la pollution lumineuse qu’il engendre. Les appareils brillent à cause de leur proximité avec la Terre et aussi de leurs grands panneaux solaires qui reflètent la lumière. Ce qui génère des inquiétudes chez les astronomes qui craignent que leurs observations du ciel soient gênées par la constellation Starlink.

Suite à la réflexion d’un internaute sur Twitter, concernant l’éclat plus intense des satellites Starlink et du fait de leur réflexion des rayons du Soleil, Elon Musk a précisé que cette brillance accrue vient de l’angle particulier du panneau solaire lors de la phase ascensionnelle pour atteindre l’orbite adéquate. « Nous corrigeons ça dès à présent », a assuré l’entrepreneur. « Nous prenons des mesures importantes pour réduire la luminosité des satellites. Elle devrait être beaucoup moins visible lors de la remontée de l'orbite en changeant l'angle du panneau solaire et tous les satellites seront équipés de pare-soleil à partir du lancement 9 », a-t-il ajouté.

Sources : Twitter, SpaceX

Et vous ?

Quel est votre avis sur le sujet ?

Voir aussi :

SpaceX lance 60 autres satellites dans le cadre de son projet Starlink, portant la flotte de satellites à 180, et devient le plus grand opérateur de satellites au monde
Les 60 premiers satellites de Starlink, le projet d'Elon Musk pour fournir Internet depuis l'espace, sont lancés en orbite, après deux tentatives
La latence et la bande passante de Starlink seront suffisantes pour permettre un usage typique d'Internet, incluant le Cloud gaming et le visionnage de films en HD, d'après Elon Musk
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Avatar de Bill Fassinou
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Le 04/06/2020 à 11:18
SpaceX Starlink a maintenant son propre système autonome avec un numéro ASN (Autonomous System Number)
et est présent au Seattle Internet Exchange

Chaque jour qui passe, SpaceX avance un peu plus dans sa mission qui est de transmettre aux consommateurs du monde entier une connexion Internet haut débit qui n'est pas onéreuse. Avec une constellation aussi massive en orbite, SpaceX espère pouvoir fournir une couverture Internet mondiale depuis l'espace. Une fois qu'un nombre suffisant de satellites aura été lancé, la société prévoit de vendre des terminaux d'utilisateurs aux clients qui leur permettront de se connecter au réseau de satellites. Pour l'instant, il est prévu d'étendre une couverture partielle au Canada et au nord des États-Unis dans le courant de l'année, la couverture mondiale pouvant être disponible en 2021.

SpaceX Starlink a maintenant son propre système autonome, un ensemble de réseaux informatiques IP intégrés à Internet et dont la politique de routage interne est cohérente, avec un numéro ASN (Autonomous System Number). L'entreprise est donc officiellement considérée comme un fournisseur d'accès à Internet et présent au Seattle Internet Exchange, un point d'échange Internet à Seattle. Hier, la fusée Falcon 9 de SpaceX a décollé avec succès et a déployé 60 autres satellites en orbite. La fusée a également atterri sur le drone de la compagnie dans l'Atlantique après le lancement, marquant la cinquième fois que cette fusée particulière a été récupérée après une mission.


SpaceX a donc lancé environ 480 satellites Starlink en orbite. Cela ne représente qu'une petite fraction des 12 000 satellites Starlink que la société est autorisée à lancer. L'objectif de ce projet massif est de fournir une couverture Internet mondiale depuis l'espace. Les satellites sont conçus pour acheminer la connectivité à large bande jusqu'à la Terre, les clients exploitant le système via des terminaux d'utilisateurs personnels. Ce lancement comprend un satellite légèrement différent du reste. Falcon 9 a une visière – ou un pare-soleil – qu'il a déployé dans l'espace. La visière est conçue pour bloquer la lumière du soleil, l'empêchant de se refléter sur les parties les plus brillantes du satellite, notamment leurs antennes. De cette façon, le satellite apparaît moins brillant dans le ciel.

Ce parasol est la dernière tentative de SpaceX pour atténuer la luminosité de ses satellites, qui apparaissent particulièrement brillants dans le ciel au lever et au coucher du soleil sur Terre. Le mois dernier, Elon Musk, PDG de SpaceX, a déclaré que la société n'a besoin que de 400 satellites pour fournir une « capacité opérationnelle initiale », puis de 800 satellites pour passer à une « capacité opérationnelle significative ». Cela signifie donc que SpaceX a le nombre minimum de satellites que Musk dit nécessaire pour faire démarrer Starlink.

La société a réussi à obtenir en mars dernier une licence gouvernementale, la Commission fédérale des communications (FCC) autorisant SpaceX à commencer à déployer jusqu'à un million d'antennes terrestres dont la société aura besoin pour connecter les utilisateurs à son offre de service Internet depuis l’espace, a rapporté CNBC en citant des documents fédéraux. Une version bêta publique pourrait commencer plus tard cette année pour certains utilisateurs dans le nord des États-Unis, vers le 14e lancement. Hier, c'était le 7e lancement des satellites v1.

SpaceX espère faire plus de deux lancements par mois, mais n'a pas encore atteint ce rythme. Les récepteurs au sol sont des antennes matricielles plates qui n'ont pas besoin d'être pointées avec précision comme c'est le cas des antennes paraboliques. Les antennes utilisateur sont susceptibles d'être assez chères au début (plusieurs milliers de dollars). La réduction des coûts des antennes utilisateur est le plus grand obstacle auquel Starlink doit actuellement faire face. Personne ne sait encore combien SpaceX facturera pour l'antenne ou le service.

Rappelons que le but principal de Musk, PDG de SpaceX, est de mettre des satellites en orbite afin de créer un vaste « Internet spatial » dont l’objectif serait d’accélérer la vitesse du trafic sur le Web, en plus de fournir une connexion à moindre coût aux 4,3 milliards de personnes jugées encore dépourvues, selon les statistiques d’une étude des Nations-Unies. Il espère même que son système sera utilisé un jour pour connecter à Internet des personnes vivant sur Mars, selon ses ambitions affichées en 2015.

Sources : PeeringDB, vidéo

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Voir aussi

SpaceX veut apporter aux consommateurs du monde entier une connexion Internet haut débit qui n'est pas chère. Baptisé Starlink, ce projet pourrait modifier le paysage de l'industrie des télécoms

Le vaisseau cargo spatial Crew Dragon de SpaceX s'est amarré avec succès sur l'ISS. Ses ordinateurs tournent sur Linux et les commandes sont gérées par écrans tactiles

La FCC approuve le déploiement par SpaceX de jusqu'à 1 million de petites antennes pour le réseau Internet Starlink, selon des documents fédéraux

SpaceX lance avec succès le dernier lot de 60 satellites en orbite, la constellation compte désormais 420 satellites

Les offres internet par satellite d'Amazon, SpaceX, OneWeb et d'autres entreprises pourraient faire économiser des milliards de dollars aux consommateurs dans le monde
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Avatar de Bill Fassinou
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Le 15/07/2020 à 15:10
La FCC approuve le routeur WiFi de Starlink pour le réseau Internet de SpaceX
Le routeur supportera les normes WiFi 802.11b, 8.2.11a/g, 802.11n et 802.11ac et fonctionnera sur 2,4 GHz et 5 GHz

SpaceX a atteint cette semaine un autre point essentiel de l’aventure Starlink consistant à fournir Internet depuis l’espace. En effet, la FCC vient d’approuver l'exploitation du “routeur Starlink” pour le réseau Internet de SpaceX. Le routeur de SpaceX pour le projet Starlink supportera 2.4 GHz & 5 GHz et sera fabriqué à Taiwan. Le routeur Starlink supporte également les entrées multiples et les sorties multiples (MIMO). Tôt cette année, la société a assuré à la FCC que son réseau Internet sera opérationnel pour les clients aux États-Unis d'ici la fin de cette année.

SpaceX est en train de construire son réseau Internet à large bande Starlink qui offrira un service dans le monde entier afin de financer ses futures missions vers la lune et Mars. L'entreprise aérospatiale a déployé des satellites Starlink en orbite terrestre basse. À ce jour, 540 satellites au total sont en service dans l'espace, sur les 12 000 que SpaceX prévoit de déployer. Le prochain déploiement de 57 satellites est prévu pour ce mois-ci [date à venir]. Les responsables de la société ont déclaré que 800 satellites offriront une couverture Internet “modérée”.

Par contre, 60 satellites Starlink peuvent fournir un service à 40 000 clients en diffusant simultanément des vidéos haute définition. « Avec des performances qui dépassent celles d’Internet par satellite traditionnel et un réseau mondial sans limites d'infrastructure au sol, Starlink fournira l'Internet haut débit à des endroits où l'accès n'est pas fiable, coûteux ou totalement indisponible », lit-on sur le site Web de la société. À cette fin, Starlink vient de franchir une nouvelle étape cruciale qui témoigne du fait que SpaceX entend vraiment lancer son produit cette année.


La FCC a approuvé la demande de SpaceX pour les routeurs sans fil de Starlink. L’organisme de réglementation a publié sur son site plusieurs documents, dont l’un d’entre eux contient une photographie de l'aspect du fond de l'appareil. Cette photo montre un appareil triangulaire qui semble être un routeur de connexion Wi-Fi, et qui pourrait servir de lien entre le terminal extérieur et les appareils du client. Des détails exacts n'ont pas encore été publiés par SpaceX sur le fonctionnement du routeur Starlink ni sur son fonctionnement éventuel aux côtés du terminal.

Selon les documents de la FCC, l'appareil sera capable de recevoir et de transmettre des signaux des terminaux Starlink et des satellites. Aussi, il porte une étiquette indiquant qu'il est “Made in Taiwan”, notamment par une société nommée “Wistron NeWeb Corp”. Cette société est une usine de fabrication qui fournit des services de haute qualité pour les produits de communication. Wistron est l'un des nombreux fabricants sous contrat qui opèrent sur l'île et fournissent des installations d'assemblage et autres à des géants technologiques américains renommés tels qu'Apple Inc.

Entre autres spécifications, le routeur aura une hauteur 72,5 mm et une largeur de 38,5 mm. Ces détails relatifs à l'apparence physique du routeur ne semblent pas être limités par la confidentialité. Cela dit, le dépôt donne aussi un aperçu des plans de SpaceX pour commercialiser les routeurs auprès des consommateurs. Il a déposé deux demandes de confidentialité auprès de la FCC dans le cadre de la demande d'autorisation du routeur. La demande à court terme demande à la FCC de garder confidentielles les photos internes, externes et de configuration de test du routeur.

Cette demande de l’entreprise concerne aussi le manuel d'utilisation et cela jusqu'à 180 jours après l'autorisation afin d'éviter les fuites et le préjudice concurrentiel pour SpaceX. Cela signifie que l’entreprise devrait commencer à commercialiser ses routeurs dans les six mois suivant ce dépôt, faute de quoi elle devra demander à la Commission de prolonger le délai de cette confidentialité. Ce délai est conforme aux estimations sur la disponibilité du service Starlink pour le grand public faites au début de cette année par SpaceX. L’entreprise devrait donc respecter les délais.

Enfin, le document a également révélé les spécifications techniques de l'unité d'essai technique (ETU) que SpaceX a soumis aux tests de la FCC. Elles montrent que le routeur sera capable de supporter les Wi-Fi 802.11b, 8.2.11a/g, 802.11n et 802.11ac. Le routeur fonctionnera sur les spectres de fréquence de 2,4 GHz et 5 GHz et sur deux antennes à circuit imprimé. La transmission simultanée des fréquences sans interférence sera possible sur le routeur et l'appareil sera également capable d'une puissance de sortie maximale de 990 mW lorsqu'il fonctionnera dans la bande 2,4 GHz.

Le routeur prend aussi en charge les entrées multiples et les sorties multiples (MIMO), les tests de la FCC étant effectués à l'aide d'ordinateurs portables Dell. Ce dépôt de la demande représente une étape importante pour Starlink, et la FCC prévoit de révéler publiquement les photographies et le manuel d'utilisation du routeur Starlink au cours de la deuxième semaine de janvier 2021.

Source : Documents de la FCC

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La FCC émet des réserves sur la capacité du projet Starlink de SpaceX à fournir un service internet à faible latence, l'entreprise pourrait ne pas pouvoir postuler pour un financement fédéral

La latence et la bande passante de Starlink seront suffisantes pour permettre un usage typique d'Internet, incluant le Cloud gaming et le visionnage de films en HD, d'après Elon Musk

Elon Musk : la version bêta privée de Starlink commencera dans environ trois mois et la version bêta publique dans six mois, alors que SpaceX a demandé l'approbation des orbites encore plus basses

SpaceX Starlink a maintenant son propre système autonome avec un numéro ASN (Autonomous System Number), et est présent au Seattle Internet Exchange
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