Vous êtes nouveau sur Developpez.com ? Créez votre compte ou connectez-vous afin de pouvoir participer !

Vous devez avoir un compte Developpez.com et être connecté pour pouvoir participer aux discussions.

Vous n'avez pas encore de compte Developpez.com ? Créez-en un en quelques instants, c'est entièrement gratuit !

Si vous disposez déjà d'un compte et qu'il est bien activé, connectez-vous à l'aide du formulaire ci-dessous.

Identifiez-vous
Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ?
Créer un compte

L'inscription est gratuite et ne vous prendra que quelques instants !

Je m'inscris !

Des astronomes appellent à une action en justice contre la pollution lumineuse de SpaceX,
Craignant que l'afflux de satellites sur l'orbite terrestre ne rende les observations plus difficiles au sol

Le , par Stan Adkens

127PARTAGES

12  0 
Dans le cadre de sa constellation Starlink pour fournir l’Internet moins coûteux aux endroits où l’accès est peu fiable ou totalement inexistant, l’entreprise SpaceX d’Elon Musk a déjà obtenu l’autorisation du lancement de 12 000 satellites Starlink et attend encore une autorisation pour 30 000 engins supplémentaires. Mais à peine a-t-elle commencé à positionner les premiers satellites dans l’orbite terrestre que la pollution lumineuse engendrée par les engins brillants suscite la polémique dans le milieu des astronomes.

SpaceX a déjà lancé 240 satellites, dont deux lancements de 60 satellites chacun pour seulement le mois de janvier. Mais un groupe de trois astronomes italiens veut l’empêcher de continuer cette mission, craignant que l'afflux de satellites sur l'orbite terrestre ne rende les observations plus difficiles au sol. Dans un article publié sur arXiv, les trois astronomes italiens des Observatoires astronomies de Rome, Brera et Trieste se dressent contre « la menace d’empêcher l’accès à la pleine connaissance du cosmos et [contre] la perte d’une richesse intangible d’une valeur incommensurable pour l’humanité ».


Dans leur article, ils appellent la communauté internationale des astronomes à attaquer en justice l’État américain. En effet, des projets de constellations de satellites privés, autorisés par le régulateur américain, se multiplient, et les astronomes ont commencé à se plaindre, dès le lancement des 60 premiers satellites Starlink, des trainées de lumière qui dégradent considérablement le ciel nocturne, empêchant l’observation de nombre d’entre eux. Plusieurs entreprises, notamment OneWeb et Amazon veulent également placer chacun plusieurs milliers d’engins en orbite pour proposer leur propre offre Internet.

Le trio d'astronomes tente de mobiliser des soutiens en faveur d'une action en justice pour empêcher SpaceX de lancer davantage de ses satellites de communication à haute visibilité, tout en cherchant à maintenir en attente le déploiement des autres constellations. Pour eux, le déploiement complet de ces constellations de satellites particulièrement brillants perturberait, non seulement, le travail des astronomes et scientifiques étudiant le cosmos depuis la Terre, « puisque les satellites Starlink peuvent changer d’orbite de façon autonome, il est impossible de programmer des observations qui les éviteraient », écrivent-ils. Mais également, ces constellations géantes de satellites perturberaient également la radioastronomie, les ondes émises par les satellites polluant complètement ce qui pourrait nous parvenir de l’espace profond.

« L'idéal serait d'arrêter le déploiement de ce genre de satellites jusqu'à ce que le problème soit très bien étudié. Nous devons comprendre quel est l'impact sur le ciel », a déclaré Michele Maris, de l'Observatoire astronomique de Trieste en Italie, qui fait partie du groupe demandant des poursuites judiciaires.

Les dommages que pourrait occasionner le déploiement des constellations géantes de satellites

Il y a actuellement 1500 satellites actifs en orbite autour de la Terre. Les experts de l'espace craignent que la multiplication des satellites de communication sur une orbite terrestre basse déjà surpeuplée ne rende plus probables les collisions entre satellites. Selon les astronomes, cela pourrait rendre l'hypothèse de l'astronome Donald Kessler, également connue sous le nom de "syndrome de Kessler", une réelle possibilité et pourrait créer un scénario astro-apocalyptique dans lequel une collision de satellites crée un effet de cascade provoquant d'autres collisions. La pollution spatiale qui en résulterait pourrait créer un nuage impénétrable de débris spatiaux et, par conséquent, tenir l'humanité en otage sur Terre.

Les chercheurs ont également souligné que ces perturbations auront un coût économique, à commencer par le manque à gagner pour l’argent investi dans la recherche rendue caduque par la pollution du ciel. Les dommages seront également culturels et humains par la privation définitive et surtout omniprésente du ciel tel que des millions de générations de terriens avaient pu le contempler avant ce besoin grandissant de donner l’Internet à tous sur à partir de l’espace, ont estimé les chercheurs.


Dans son commentaire adressé au magazine scientifique New Scientist, Chris Johnson, conseiller en droit spatial pour le Secure World Foundation a dit : « Il est temps pour la communauté spatiale élargie de se demander ce qui a le plus d’importance : la possibilité de pratiquer l’astronomie depuis la Terre et la vue traditionnelle du ciel nocturne, ou un Internet moins cher accessible depuis l’espace ».

Pour éviter que la constellation Starlink mette en péril les conditions d'observation des observatoires astronomiques terrestres du monde entier, qui dépendent d'un ciel obscurci pour faire des observations sur l'univers, les astronomes avaient déjà lancé l’alerte en juin 2019, puis mis en ligne une pétition en janvier 2020, signée par déjà plus de 1 500 de leurs pairs. Mais la seule réaction, à ce jour, fut la décision de SpaceX de tester un nouveau revêtement expérimental un peu moins lumineux sur les parties les plus exposées d’un de ses satellites. Les astronomes préconisent donc de passer à la vitesse supérieure, en passant par la procédure judiciaire.

« Comprenant le risque pour la communauté astronomique, une série d'actions sont proposées dans ce document pour atténuer et contenir les effets les plus dangereux découlant de tels changements dans la population des petits satellites », écrivent les astronomes dans leur document de 16 pages.

Appel à une action en justice contre l’État américain

Le groupe affirme que pour stopper les mégaconstellations, une affaire pourrait être portée devant la Cour internationale de justice pour faire valoir que le ciel nocturne est un droit humain partagé en vertu de la Convention du patrimoine mondial. « Le préjudice ici est l'atteinte à notre patrimoine culturel, le ciel nocturne, et les dommages monétaires dus à la perte de la radio et d'autres types d'astronomie », écrivent les astronomes. Ou bien un procès pourrait être intenté contre la Commission fédérale des communications (FCC) aux États-Unis pour avoir accordé une licence à Starlink, qui, selon le groupe, pourrait avoir enfreint la loi sur la politique environnementale nationale (NEPA).

« Il serait souhaitable d'adopter des résolutions contingentes et limitatives à ratifier en tant que règles internationales communes », écrivent les astronomes. Ils suggèrent que les États, directement victimes de cette pollution lumineuse en devenir via leurs projets de recherche ou leurs sites d’observatoires terrestres, portent eux-mêmes l’affaire en justice. « Il est essentiel qu’un gouvernement, comme le Chili, l’Italie ou la France, poursuive les États-Unis devant la Cour internationale de justice », écrivent-ils. Ils suggèrent également qu'en attendant, toutes les mégaconstellations soient mises en attente.

« S'il n'est pas possible de laisser une meilleure planète aux générations futures, nous pouvons au moins essayer de ne pas l'empirer », a déclaré Stefano Gallozzi, membre du groupe à l'Observatoire astronomique de Rome en Italie.

Cette proposition de procès survient quelques semaines après les allégations selon lesquelles la FCC aurait illégalement approuvé les plans de SpaceX pour le déploiement de la mégaconstellation. Cependant, l’agence fédérale américaine a déclaré dans un communiqué qu'elle « rejetait fermement » toute allégation de violation de la NEPA et que son approbation de Starlink était « tout à fait légale ».

Pendant ce temps, SpaceX va de l’avant avec sa mission Starlink. Les lancements sont en cours, et la société devrait envoyer 1500 satellites Starlink en 2020. Le projet a été approuvé par les autorités réglementaires australiennes avant son dernier lancement de janvier. Il n’est pas clair que OneWeb et Amazon de Jeff Bezos ont l’intention de modifier leur plan pour leur projet d’Internet accessible depuis l’espace.

Avec la pollution lumineuse ne figurant pas vraiment au sommet des priorités géopolitiques mondiales, on ne sait pas si les chercheurs pourront être entendus. Cependant, pour Chris Johnson, malgré les minces chances de succès d'une action en justice, un argument pourrait être avancé.

Source : Appel des astronomes

Et vous ?

Que pensez-vous de l’appel des astronomes ?
Pensez-vous que l’appel sera entendu par la communauté mondiale des astronomes et que chaque pays portera plainte contre les États-Unis ?
Pensez-vous qu’une action en justice contre la FCC mettra fin ou modifiera la mission Starlink de SpaceX ?

Lire aussi

SpaceX annonce qu'il déploiera le haut débit par satellite à travers les États-Unis plus rapidement que prévu, et demande le feu vert des autorités
SpaceX teste un satellite noir pour réduire la menace de la "mégaconstellation" pour l'astronomie, pendant que les astronomes se penchent sur le problème
SpaceX travaille sur la correction des satellites Starlink pour qu'ils ne perturbent pas l'astronomie, en appliquant un revêtement spécial sur le fond des engins
SpaceX d'Elon Musk fait un grand pas en avant vers la fourniture d'Internet en Australie à travers Starlink, et son vaste réseau de satellites interconnectés

Une erreur dans cette actualité ? Signalez-le nous !

Avatar de eldran64
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 06/02/2020 à 8:44
C'est le pot de terre contre le pot de fleur.
Je ne suis pas partisan de l'internet via les satellites.

Si on oublie le coût monstrueux d'autant de lancement, c'est surtout la pollution environnementale générée pour le lancement de tout ces satellites qui me préoccupe le plus.
Pour la partie pollution lumineuse, elle aura probablement des impacts sur les animaux diurnes (il faudrait faire des études là dessus).

Bref l'environnement d'un côté et le fric de l'autre pour moi la messe est dite.
12  2 
Avatar de Stéphane le calme
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 16/06/2020 à 11:01
La FCC émet des réserves sur la capacité du projet Starlink de SpaceX à fournir un service internet à faible latence,
l’entreprise pourrait ne pas pouvoir postuler pour un financement fédéral

Starlink est un projet d'accès à internet par satellite proposé par le constructeur aérospatial américain SpaceX reposant sur le déploiement d'une constellation de plusieurs milliers de satellites de télécommunications positionnés sur une orbite terrestre basse. Starlink a pour mission de transmettre aux consommateurs du monde entier une connexion internet haut débit qui n'est pas onéreuse.

La Federal Communications Commission (FCC) a déclaré avoir de « sérieux doutes » que SpaceX sera en mesure de fournir un service internet avec une latence inférieure à 100 millisecondes. Cette remise en question coïncide avec une vente aux enchères visant à distribuer 16 milliards de dollars de fonds fédéraux pour soutenir l’accès à internet en milieu rural. Si les informations de la FCC se confirment, SpaceX pourrait être désavantagée lors de cette vente aux enchères et surtout ne tiendrait pas sa promesse envers les futurs utilisateurs.

Dans un rapport sur la vente aux enchères de phase I pour le fonds d'opportunité numérique rurale (RDOF - rural digital opportunity fund), la FCC a admis que Starlink et d'autres fournisseurs LEO (low-Earth orbit, orbite terrestre basse) ont des avantages par rapport aux satellites géostationnaires qui fonctionnent à des altitudes beaucoup plus élevées. Cependant, la Commission est sceptique sur le fait que la latence puisse être déterminée uniquement par l'altitude orbitale, affirmant qu'elle peut également être affectée par des facteurs tels que « le traitement, l'acheminement et le transport du trafic vers sa destination » :

« Nous autoriserons cependant les candidats proposant d'utiliser un réseau à satellite à orbite terrestre basse à postuler pour offrir des services à faible latence basés sur les avantages intrinsèques des satellites à orbite terrestre basse qui peuvent fournir des services à latence plus faible que les satellites géostationnaires et à orbite terrestre moyenne. Les satellites en orbite terrestre basse ne sont pas soumis aux mêmes limitations de latence de propagation que les satellites en orbite supérieure. Nous ne connaissons toutefois aucun réseau en orbite terrestre basse capable de fournir aux consommateurs résidentiels un service à large bande susceptible de répondre aux exigences de latence aller-retour de 100 ms de la Commission. En l’absence d’un tel exemple de performance dans le monde réel, le personnel de la Commission n’a pas pu conclure pour l’instant qu’un demandeur dans cette catégorie est raisonnablement capable de répondre aux exigences de faible latence de la Commission. Nous doutons donc sérieusement que tout réseau en orbite terrestre basse sera en mesure de répondre aux exigences des candidatures pour les appels d'offres dans le niveau de faible latence.

« Les fournisseurs de services qui ont l'intention d'utiliser des satellites en orbite terrestre basse affirment que la latence de leur technologie est "dictée par les lois de la physique" en raison de l'altitude de l'orbite du satellite. Nous restons sceptiques quant au fait que l’altitude de l’orbite d’un satellite est le SEUL facteur déterminant de la capacité d’un demandeur de satellite à satisfaire aux exigences de performances de faible latence de la Commission. Comme l'ont expliqué les commentateurs, la latence subie par les clients d'une technologie spécifique n'est pas simplement une question de physique d'un lien dans la transmission. Le retard de propagation dans un réseau de satellites ne tient pas uniquement compte de la latence dans d'autres parties du réseau telles que le traitement, le routage et le transport du trafic vers sa destination ».

SpaceX a fait valoir que les doutes de la FCC ne sont pas fondés et que Starlink « franchira facilement le seuil de 100 millisecondes fixé par la Commission pour les services à faible latence, même en incluant son ‘temps de traitement’ dans les pires scénarios irréalistes ». En fait, avec des altitudes de 539 à 570 kilomètres (contre 3492 kilomètres pour les systèmes géostationnaires), SpaceX vise une latence inférieure à 20 millisecondes qui s’alignerait avec l’internet par câble. C’est d’ailleurs ce qu’a rappelé Elon Musk sur twitter.


Cela pourrait s'avérer, mais SpaceX est dans une situation délicate. La FCC a écrit qu'elle avait « de sérieux doutes que tout réseau en orbite terrestre basse serait en mesure de répondre aux exigences des candidatures abrégées pour les appels d'offres dans le niveau à faible latence ». En d'autres termes, SpaceX a peut-être raison sur ses allégations de latence, mais sans un réseau fonctionnel, il ne sera pas en mesure de le prouver à temps pour se qualifier pour le financement maximal.

Cela ne signifierait pas que SpaceX serait complètement écarté. Il peut toujours prétendre à un financement en dehors du niveau de faible latence, mais cela pourrait réduire les sommes qu'il serait éligible à recevoir.

SpaceX compte actuellement 480 satellites, mais aucun service grand public pour le moment, et il a exactement un mois pour soumettre une demande pour participer aux enchères. La société prévoit de déployer des services dans le nord des États-Unis et au Canada cette année, mais il serait probablement trop tard.


En mars, Elon Musk avait déjà fait valoir que Starlink proposerait une assez bonne expérience « car la latence sera très faible » avant d’ajouter : « Nous visons une latence inférieure à 20 millisecondes afin que chacun puisse jouer à un jeu vidéo fluide à un niveau compétitif, comme s’il s’agissait d’un seuil pour la latence ». D’après ce dernier, « la quantité de bande passante disponible sera suffisante pour permettre une utilisation typique d’internet, au moins dans les zones rurales », ce qui implique de pouvoir regarder des films en HD ou de jouer à des jeux vidéo dématérialisés probablement en HD aussi sans se soucier de la connexion.

Actuellement, plusieurs autres entreprises sont à différentes phases de planification et de lancement de leur constellation de satellites positionnés en basse altitude, notamment OneWeb, Telesat, Space Norway, Facebook et Amazon. Soulignant que « le monde semble avoir un appétit insatiable pour la bande passante » en ce moment, Elon Musk a précisé que sa société est prête à lancer les satellites d’autres entreprises technologiques dans l’espace même si ces dernières sont en concurrence avec Starlink.

Sources : Elon Musk, FCC

Et vous ?

Que pensez-vous des réserves de la FCC ? Du timing de leur communication ?
Que pensez-vous des propos d’Elon Musk et des ambitions qu’il affiche pour Starlink ?
Pensez-vous qu’une latence maximale de 20 ms soit un objectif réalisable pour le service que souhaite proposer SpaceX via son réseau de satellites en orbite basse ?
Les entreprises de télécoms n’auraient-elles du souci à se faire, si SpaceX parvenait à concrétiser son projet Starlink ?
7  0 
Avatar de Jipété
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 07/02/2020 à 10:11
Citation Envoyé par eldran64 Voir le message
[…] il serait de bon ton que des scientifiques spécialisés en faune et en flore prennent le temps de se pencher sur la question histoire de trancher efficacement.
Et comment ? En allant trouver les bestioles au fond des campagnes à trois heures du matin pour leur demander leur avis ?

Citation Envoyé par eldran64 Voir le message
Pour ce qui est de l'observation du ciel par les hommes au sol pour étudier le cosmos (je ne parle pas de tata micheline qui admire les étoiles mais des observatoires),
Mais peut-être que tata micheline aimerait avoir au-dessus de ses yeux un ciel comme elle l'a toujours connu… En tout cas, c'est mon souhait : quelle merveille ce ciel d'un noir pur constellé de points brillants, par les froides nuits d'hiver sans lune, quel bonheur pour les yeux.
Et ils vont nous pourrir aussi ça !
Bientôt le ciel va ressembler à une fête foraine, du grand nawak,

Citation Envoyé par eldran64 Voir le message
En fait, je n'ai pas trop envie qu'on limite l'avancée de la science (en gênant les observations) pour que tata micheline puisse regarder des chatons en 4K au fin fond du Vercors.
On est d'accord.
6  0 
Avatar de Jipété
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 07/02/2020 à 10:53
Citation Envoyé par MarieKisSlaJoue Voir le message
Bah qu'on nous rende alors la Voie lactée. Le ciel nocturne est déjà pollué par les activités au sol. Pourquoi les michel et micheline ne se manifestent que maintenant ?
Ils se manifestaient, avant, mais on ne les entendait pas.

Et puis là, maintenant, ça prend une autre dimension : avant, il "aurait suffi" de ralentir les activités au sol, on peut y aller à pied, alors qu'envoyer des machins "là-haut" ça a une dimension d'inaccessible et d'éternel (parce que, oui, si un engin tombe en panne, on peut compter sur eux pour en envoyer 10 à la place…), sans aucun pouvoir là-dessus donc.
7  1 
Avatar de Nancy Rey
Chroniqueuse Actualités https://www.developpez.com
Le 23/04/2020 à 14:08
SpaceX lance avec succès le dernier lot de 60 satellites en orbite
La constellation compte désormais 420 satellites

SpaceX poursuit son initiative « internet depuis l'espace », en lançant mercredi dernier, un autre lot de 60 satellites à large bande en orbite depuis la Floride. C'est le septième lancement de l'entreprise pour son ambitieux projet Internet, connu sous le nom de Starlink. En cas de succès, SpaceX aura mis en orbite plus de 420 des quelque 12 000 satellites prévus.

Avec une constellation aussi massive en orbite, SpaceX espère pouvoir fournir une couverture internet mondiale depuis l'espace. Une fois qu'un nombre suffisant de satellites aura été lancé, la société prévoit de vendre des terminaux d'utilisateurs aux clients qui leur permettront de se connecter au réseau de satellites. Pour l'instant, il est prévu d'étendre une couverture partielle au Canada et au nord des États-Unis dans le courant de l'année, la couverture mondiale pouvant être disponible en 2021.

Elon Musk, PDG de SpaceX, a déclaré que la société n'a besoin que de 400 satellites pour fournir une « capacité opérationnelle initiale », puis de 800 satellites pour passer à une « capacité opérationnelle significative ». Cela signifie qu'après ce lancement, SpaceX aura le nombre minimum de satellites que Musk dit nécessaire pour faire démarrer Starlink.


Le dernier lancement de Starlink par la société ne s'est pas déroulé aussi bien que les autres. Lors de ce lancement en mars, l'un des principaux moteurs de la fusée Falcon 9 de SpaceX s'est éteint dès que le véhicule est monté dans l'espace, avec ses 60 satellites à sa remorque. La fusée a quand même réussi à mettre les satellites en orbite. De plus, le Falcon 9 n'a pas réussi à atterrir, manquant le vaisseau drone qu'il visait dans l'océan Atlantique. Les atterrissages de SpaceX ne font pas partie de la mission principale, qui consiste à mettre les satellites en orbite, mais un atterrissage raté est rare pour la société de nos jours. Et c'est le deuxième atterrissage raté de SpaceX cette année.

L'entreprise est à un peu plus d'un mois du lancement de ses premiers astronautes dans l'espace à bord de la fusée Falcon 9 pour la NASA. L'agence spatiale a travaillé avec SpaceX pour enquêter sur la panne de moteur du mois de mars afin de s'assurer qu'il ne s'agit pas d'un problème majeur avant que les astronautes ne montent à bord de la fusée. Un lancement en douceur va être nécessaire pour que SpaceX puisse maintenir la date de lancement prévue pour son vol de la NASA le 27 mai prochain.

Pour ce vol, SpaceX fait voler l'une de ses fusées Falcon 9 qui a déjà fait trois allers et retours dans l'espace. Une partie de la coque a également volé dans l'espace lors d'une mission précédente. Après le décollage, le Falcon 9 tentera d'atterrir une troisième fois sur l'un des drones autonomes de SpaceX dans l'océan Atlantique. SpaceX tentera également d'attraper les deux moitiés de sa coiffe, ou carénage de la charge utile, en utilisant deux des bateaux de la société équipés de filets géants. Jusqu'à présent, SpaceX n'a pas encore réussi à attraper ces deux moitiés de carénage et à faire atterrir une fusée sur le même vol.

Le projet Starlink est sous le feu des critiques à cause de la pollution lumineuse qu’il engendre. Les appareils brillent à cause de leur proximité avec la Terre et aussi de leurs grands panneaux solaires qui reflètent la lumière. Ce qui génère des inquiétudes chez les astronomes qui craignent que leurs observations du ciel soient gênées par la constellation Starlink.

Suite à la réflexion d’un internaute sur Twitter, concernant l’éclat plus intense des satellites Starlink et du fait de leur réflexion des rayons du Soleil, Elon Musk a précisé que cette brillance accrue vient de l’angle particulier du panneau solaire lors de la phase ascensionnelle pour atteindre l’orbite adéquate. « Nous corrigeons ça dès à présent », a assuré l’entrepreneur. « Nous prenons des mesures importantes pour réduire la luminosité des satellites. Elle devrait être beaucoup moins visible lors de la remontée de l'orbite en changeant l'angle du panneau solaire et tous les satellites seront équipés de pare-soleil à partir du lancement 9 », a-t-il ajouté.

Sources : Twitter, SpaceX

Et vous ?

Quel est votre avis sur le sujet ?

Voir aussi :

SpaceX travaille sur la correction des satellites Starlink pour qu'ils ne perturbent pas l'astronomie, en appliquant un revêtement spécial sur le fond des engins
SpaceX lance 60 autres satellites dans le cadre de son projet Starlink, portant la flotte de satellites à 180, et devient le plus grand opérateur de satellites au monde
Les 60 premiers satellites de Starlink, le projet d'Elon Musk pour fournir Internet depuis l'espace, sont lancés en orbite, après deux tentatives
La latence et la bande passante de Starlink seront suffisantes pour permettre un usage typique d'Internet, incluant le Cloud gaming et le visionnage de films en HD, d'après Elon Musk
7  1 
Avatar de Bill Fassinou
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 04/06/2020 à 11:18
SpaceX Starlink a maintenant son propre système autonome avec un numéro ASN (Autonomous System Number)
et est présent au Seattle Internet Exchange

Chaque jour qui passe, SpaceX avance un peu plus dans sa mission qui est de transmettre aux consommateurs du monde entier une connexion Internet haut débit qui n'est pas onéreuse. Avec une constellation aussi massive en orbite, SpaceX espère pouvoir fournir une couverture Internet mondiale depuis l'espace. Une fois qu'un nombre suffisant de satellites aura été lancé, la société prévoit de vendre des terminaux d'utilisateurs aux clients qui leur permettront de se connecter au réseau de satellites. Pour l'instant, il est prévu d'étendre une couverture partielle au Canada et au nord des États-Unis dans le courant de l'année, la couverture mondiale pouvant être disponible en 2021.

SpaceX Starlink a maintenant son propre système autonome, un ensemble de réseaux informatiques IP intégrés à Internet et dont la politique de routage interne est cohérente, avec un numéro ASN (Autonomous System Number). L'entreprise est donc officiellement considérée comme un fournisseur d'accès à Internet et présent au Seattle Internet Exchange, un point d'échange Internet à Seattle. Hier, la fusée Falcon 9 de SpaceX a décollé avec succès et a déployé 60 autres satellites en orbite. La fusée a également atterri sur le drone de la compagnie dans l'Atlantique après le lancement, marquant la cinquième fois que cette fusée particulière a été récupérée après une mission.


SpaceX a donc lancé environ 480 satellites Starlink en orbite. Cela ne représente qu'une petite fraction des 12 000 satellites Starlink que la société est autorisée à lancer. L'objectif de ce projet massif est de fournir une couverture Internet mondiale depuis l'espace. Les satellites sont conçus pour acheminer la connectivité à large bande jusqu'à la Terre, les clients exploitant le système via des terminaux d'utilisateurs personnels. Ce lancement comprend un satellite légèrement différent du reste. Falcon 9 a une visière – ou un pare-soleil – qu'il a déployé dans l'espace. La visière est conçue pour bloquer la lumière du soleil, l'empêchant de se refléter sur les parties les plus brillantes du satellite, notamment leurs antennes. De cette façon, le satellite apparaît moins brillant dans le ciel.

Ce parasol est la dernière tentative de SpaceX pour atténuer la luminosité de ses satellites, qui apparaissent particulièrement brillants dans le ciel au lever et au coucher du soleil sur Terre. Le mois dernier, Elon Musk, PDG de SpaceX, a déclaré que la société n'a besoin que de 400 satellites pour fournir une « capacité opérationnelle initiale », puis de 800 satellites pour passer à une « capacité opérationnelle significative ». Cela signifie donc que SpaceX a le nombre minimum de satellites que Musk dit nécessaire pour faire démarrer Starlink.

La société a réussi à obtenir en mars dernier une licence gouvernementale, la Commission fédérale des communications (FCC) autorisant SpaceX à commencer à déployer jusqu'à un million d'antennes terrestres dont la société aura besoin pour connecter les utilisateurs à son offre de service Internet depuis l’espace, a rapporté CNBC en citant des documents fédéraux. Une version bêta publique pourrait commencer plus tard cette année pour certains utilisateurs dans le nord des États-Unis, vers le 14e lancement. Hier, c'était le 7e lancement des satellites v1.

SpaceX espère faire plus de deux lancements par mois, mais n'a pas encore atteint ce rythme. Les récepteurs au sol sont des antennes matricielles plates qui n'ont pas besoin d'être pointées avec précision comme c'est le cas des antennes paraboliques. Les antennes utilisateur sont susceptibles d'être assez chères au début (plusieurs milliers de dollars). La réduction des coûts des antennes utilisateur est le plus grand obstacle auquel Starlink doit actuellement faire face. Personne ne sait encore combien SpaceX facturera pour l'antenne ou le service.

Rappelons que le but principal de Musk, PDG de SpaceX, est de mettre des satellites en orbite afin de créer un vaste « Internet spatial » dont l’objectif serait d’accélérer la vitesse du trafic sur le Web, en plus de fournir une connexion à moindre coût aux 4,3 milliards de personnes jugées encore dépourvues, selon les statistiques d’une étude des Nations-Unies. Il espère même que son système sera utilisé un jour pour connecter à Internet des personnes vivant sur Mars, selon ses ambitions affichées en 2015.

Sources : PeeringDB, vidéo

Et vous ?

Qu'en pensez-vous ?

Voir aussi

SpaceX veut apporter aux consommateurs du monde entier une connexion Internet haut débit qui n'est pas chère. Baptisé Starlink, ce projet pourrait modifier le paysage de l'industrie des télécoms

Le vaisseau cargo spatial Crew Dragon de SpaceX s'est amarré avec succès sur l'ISS. Ses ordinateurs tournent sur Linux et les commandes sont gérées par écrans tactiles

La FCC approuve le déploiement par SpaceX de jusqu'à 1 million de petites antennes pour le réseau Internet Starlink, selon des documents fédéraux

SpaceX lance avec succès le dernier lot de 60 satellites en orbite, la constellation compte désormais 420 satellites

Les offres internet par satellite d'Amazon, SpaceX, OneWeb et d'autres entreprises pourraient faire économiser des milliards de dollars aux consommateurs dans le monde
6  0 
Avatar de spyserver
Membre confirmé https://www.developpez.com
Le 06/02/2020 à 9:09
Starlink est une catastrophe et c'est que le début ... c'est l'inverse de ce qu'il faut faire ..! Il trompe déjà les observatoires ... arrêter de foutre ces objets dans le ciel juste pour pouvoir aller sur Facebook dans le désert australien !!!
8  3 
Avatar de seedbarrett
Membre averti https://www.developpez.com
Le 07/02/2020 à 17:48
Attention, ça c'est pas l'ISS mais des tie-fighters je suis formel
4  0 
Avatar de Uther
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 08/02/2020 à 14:00
Citation Envoyé par eldran64 Voir le message
C'est le pot de terre contre le pot de fleur.
Je ne suis pas partisan de l'internet via les satellites.

Si on oublie le coût monstrueux d'autant de lancement, c'est surtout la pollution environnementale générée pour le lancement de tout ces satellites qui me préoccupe le plus.
Il faut voir les coûts totaux : l’installation de câbles, qu'ils soient sous-marins ou souterrains à aussi un coût environnemental très important. Ca serait intéressant d'avoir une étude complète comparant les deux solutions sur leur cycle de vie complet.

Citation Envoyé par Citrax Voir le message
Malheureusement il faut déjà être hyper réaliste, il n'y a absolument aucune règle ni aucune loi qui régit l'espace et l'univers.
corrigez-moi si je me trompe ?
Il y a pas de cour de justice spatiale formelle, mais si il y a bien des traités internationaux : https://fr.wikipedia.org/wiki/Droit_de_l%27espace
De plus il y a pas mal de règlements et de de bonne pratiques (notamment sur les choix d'orbite) établie et forcée par les états pour éviter de faire absolument n'importe quoi. Même si il y a eu quand même pas mal de conneries déjà faites comme l'explosion de satellites pour faire des démonstrations de force.
4  0 
Avatar de Jipété
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 25/04/2020 à 18:29
Citation Envoyé par phil995511 Voir le message
On devrait lui faire prépayer le nettoyage des déchets spatiaux […]
Oui, bonne idée, mais à combien l'estimer ?

Plus le fait que l'humanité n'a jamais été fichue de gérer correctement ses déchets… Alors là, les gérer dans l'espace, avec toutes les complications que ça induit, laisse tomber !

Il n'aurait jamais fallu autoriser ce délire mais, comme partout, le pognon est roi et "après moi le déluge !"
4  0