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Facebook doit faire face à une poursuite de 35 milliards de dollars pour sa reconnaissance faciale,
à la suite d'une dernière décision judiciaire

Le , par Stan Adkens

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11  0 
Facebook a essuyé un autre échec dans sa tentative de mettre fin à un recours collectif de 35 milliards de dollars concernant une présumée utilisation abusive des données de reconnaissance faciale en Illinois. Le vendredi dernier, à San Francisco, la Cour d'appel du 9e circuit des États-Unis, qui auraient pu faire cesser le recours, a rejeté la demande de Facebook pour une audience en formation plénière dans cette affaire. L'affaire va maintenant être jugée à moins que la Cour suprême n'intervienne.

Facebook avait demandé une audience en formation plénière pour en appeler de la décision rendue en août par le 9e circuit, dans laquelle le tribunal avait déterminé que les demandeurs avaient qualité pour intenter une poursuite, même si les actions alléguées de Facebook ne leur avaient causé aucun préjudice financier quantifiable. En effet, en début du mois dernier, un jury de trois juges a rejeté la requête en irrecevabilité de Facebook et l'appel interjeté contre la certification de l’action de classe des plaignants. L'un de ces juges avait déclaré qu'il « semble probable » que les données de reconnaissance faciale de Facebook puissent être utilisées pour les identifier dans des séquences de surveillance ou même pour déverrouiller un téléphone cellulaire biométriquement sécurisé.


Depuis 2015, trois résidents de l'Illinois ont porté plainte contre Facebook pour sa technologie de reconnaissance faciale. Les poursuites, qui ont finalement été regroupées en une seule plainte de recours collectif, stipulent que la fonction « Tag Suggestions » de Facebook, utilisant une technologie de reconnaissance faciale, viole une loi de l'Illinois adoptée en 2008 – la BIPA (Biometric Information Privacy Act). De plus, le réseau social utiliserait cette fonctionnalité sans l'approbation de ses utilisateurs puisqu'elle était activée par défaut. Le juge James Donato chargé de l'affaire a déclaré en avril 2018 : « un recours collectif est clairement supérieur aux procédures individuelles dans ce type de cas. »

Pour rappel, l'outil de « tags suggestions » de Facebook identifie les utilisateurs dans les photos téléchargées et suggère le marquage automatique par les amis. Il fonctionne globalement en quatre étapes : le logiciel essaie de détecter les visages dans les photos téléchargées. Une fois un visage détecté, Facebook calcule une « signature », une série de chiffres qui « représente une image particulière d'un visage » basée sur une photo et une base de données « visage » que le système utilise pour rechercher des signatures pour une correspondance. Si la signature correspond, Facebook suggère alors l'étiquette. Facebook a dit ne pas stocker les signatures faciales et ne conserver que les modèles de visages.

Le 5 août dernier, une cour d’appel fédérale a rejeté un premier appel de Facebook, affirmant qu’elle avait collecté et stocké illégalement des données biométriques de millions d’utilisateurs sans leur consentement. Lors d'un entretien, Shawn Williams, l’avocat des demandeurs dans le recours collectif, a déclaré que « Ces données biométriques sont si sensibles que si elles sont compromises, il n'y a tout simplement aucun recours ». « Ce n’est pas comme une carte de sécurité sociale ou un numéro de carte de crédit où vous pouvez changer le numéro. Vous ne pouvez pas changer de visage », a-t-il ajouté.

Nicholas Iovino, un reporter fédéral qui couvre la cour fédérale de San Francisco, a partagé la décision judiciaire de vendredi sur Twitter. Un porte-parole de Facebook, en donnant son avis sur la décision, a déclaré : « Facebook a toujours parlé aux gens de son utilisation de la technologie de reconnaissance faciale et leur a donné le contrôle sur l'utilisation qui en est faite. Nous sommes en train de revoir nos options et nous continuerons à nous défendre vigoureusement ».


Maintenant que le recours collectif peut aller de l'avant, Facebook serait passible d'une amende pouvant aller jusqu'à 5 000 dollars pour chaque violation délibérée de la loi de l'Illinois, si l'affaire est effectivement portée en justice et que l'entreprise perd. Soit une amende totale d’environ 35 milliards de dollars, puisqu’il y a environ 7 millions d'utilisateurs de Facebook dans l'Illinois.

La reconnaissance faciale aussi décriée pour ses faux positifs

Pendant que le géant des réseaux sociaux pourrait payer 35 milliards de dollars dans un procès contre sa technologie de reconnaissance faciale qui fait très bien ce qu’elle est censée faire, une autre application de la reconnaissance faciale fait face à des critiques à cause de ses faux positifs.

L'American Civil Liberties Union (la branche du Massachusetts) a actualisé le test que l’organisation effectue sur le logiciel Rekognition d'Amazon et a publié les résultats le lundi. Lors du test, l’ACLU de Massachusetts a comparé par erreur de nombreux athlètes professionnels de Nouvelle-Angleterre à des photos d'agresseurs tirées d'une base de données. L'ACLU a comparé les images de 188 athlètes des équipes des Bruins de Boston, des Celtics de Boston, des Red Sox de Boston et des New England Patriots avec une base de données d'environ 20 000 photos des personnes arrêtées. L'ACLU a constaté que 27 des athlètes de haut niveau, soit plus de 14 %, étaient faussement identifiés parmi les photos.

Le test fait partie de la campagne d'éducation publique dénommée Press Pause on Face Surveillance de l'ACLU. Ce n’est pas la première fois que Rekognition fait parler de ses faux positifs. La section de Californie du Nord de l'ACLU a effectué un test similaire en juillet 2018, au cours duquel Rekognition a incorrectement identifié 28 membres du Congrès dans une base de données de photos d'identité de criminels. 40 % des correspondances erronées lors du test de l’ACLU à l’époque étaient des personnes de couleur, alors que les personnes de couleur ne représentent que 20 % du Congrès.

Bien avant ce test, dans une lettre à Jeff Bezos, Black Caucus du Congrès avait exprimé son inquiétude à propos des « graves conséquences néfastes inattendues » que Rekognition pourrait avoir pour les Noirs, les immigrants sans papiers et les manifestants. Les faux positifs de Rekognition continuent d’inquiéter d’autant plus qu’Amazon a activement courtisé des partenariats avec les services de police pour étendre l'utilisation de Rekognition par les forces de l'ordre, ainsi par les agences fédérales frontalières. Au cours des deux dernières années, l'entreprise a également élargi sa collaboration avec les services de police afin de vendre ses sonnettes à caméras Ring ainsi que des produits de surveillance à domicile.

C’est pour toutes ces raisons que des employés et des actionnaires d’Amazon, une coalition de presque 70 associations de défense des libertés civiles, plus de 400 membres de la communauté universitaire et plus de 150 000 citoyens ont élevé leurs voix pour exiger d’Amazon qu’elle arrête de fournir sa technologie de reconnaissance faciale au gouvernement. Ils demandent également au Congrès de prendre les dangers découlant de la reconnaissance faciale au sérieux et d’empêcher cette technologie d’être utilisée jusqu’à ce que les éventuelles conséquences néfastes soient examinées de fond en comble de manière à ne pas pouvoir fragiliser des communautés déjà vulnérables.

Mais en dépit de ces nombreuses protestations, Amazon a réaffirmé, en mai dernier, sa ferme intention de continuer à vendre son application de reconnaissance facile aux forces de l'ordre et au service de contrôle de l'immigration et des douanes (CED) des États-Unis.

Pour rappel, l'ACLU avait attiré l'attention en 2018 sur le dépôt d'un brevet d’Amazon qui permettrait d’intégrer Rekognition dans les caméras Ring. Ed Markey, sénateur du Massachusetts au Congrès des États-Unis, a insisté pour que la société explique en détail ce nouveau brevet plus tôt cette année. Dans un tweet publié mardi, M. Markey est revenu sur les dérives de la technologie de reconnaissance faciale d’Amazon en déclarant : « L'amateur de sport moyen serait probablement plus à même d'identifier ces athlètes que la technologie Rekognition d'Amazon ». « Les forces de l'ordre ne devraient pas se fier à cette technologie potentiellement discriminatoire », a-t-il ajouté.


Sources : ACLU, Tweets (1 & 2)

Et vous ?

Que pensez-vous du dernier rebondissement dans l’affaire reconnaissance faciale de Facebook ?
Quel commentaire faites-vous des derniers faux positifs de Rekognition d’Amazon ?

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Avatar de Stéphane le calme
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 02/03/2021 à 19:43
Facebook va payer 650 millions de dollars à des utilisateurs de sa plateforme pour avoir utilisé une fonction de reconnaissance faciale
sans leur accord

En 2015, Nimesh Patel, un utilisateur de Facebook résidant dans l’Illinois, a porté plainte en recours collectif contre le numéro un des réseaux sociaux, alléguant que l’utilisation de la société de la technologie de reconnaissance faciale viole une loi de l'Illinois adoptée en 2008. La BIPA (Biometric Information Privacy Act) définit les limites quant à la façon dont les entreprises peuvent stocker et utiliser les identificateurs biométriques des personnes, que la loi définit comme étant des empreintes digitales, des empreintes vocales, des analyses de la rétine ou de l'iris et des scans de géométrie de la main ou du visage. L’ouverture du procès est prévue pour le mois d’octobre et des poursuites similaires sont en cours dans l’Illinois contre Google et Snapchat.

Notons que, dans les circonscriptions qu’elle établit, la BIPA n’évoque pas les réseaux sociaux, mais s’intéresse plutôt à une utilisation potentielle d’identités biométriques dans les transactions financières tout en rappelant que ces identifiants sont plus radicaux qu’un mot de passe ou un code PIN : si un client voit son identité biométrique volée, de nouvelles empreintes ou un nouveau visage ne sauront pas lui être attribués. Dans le cas d'espèce, le recours collectif n’attaque pas les institutions financières, plutôt les entreprises technologiques.

Pour Patel, lorsque Facebook collecte des informations sur lui cela est normal jusqu’à un certain niveau. Cependant, la plainte assure « qu’en fin de 2010, Facebook a commencé à mettre en œuvre sa fonctionnalité “suggestion de tag”, qui s’appuie sur un logiciel sophistiqué de reconnaissance faciale pour faire correspondre automatiquement des images avec des noms. Le logiciel de Facebook collecte, analyse et compare des marqueurs faciaux sur les photos téléchargées par l'utilisateur et enregistre ce que l'on appelle un “template de visage” dans une base de données Facebook. Lorsqu'un utilisateur télécharge une photo, la fonctionnalité suggestions de tag compare les visages de n'importe quel individu sur cette photo aux templates de visage dans la base de données de Facebook. S'il y a une correspondance, Facebook suggère que l'utilisateur “tag” la personne sur la photo avec le nom approprié ».

La plainte assure qu’il s’agit d’une violation directe de la BIPA étant donné que Facebook collecte, enregistre et se sert des informations biométriques de ses utilisateurs (plus d’un milliard) sans même les en informer ou obtenir leur consentement. « Au lieu de cela, Facebook a annoncé qu'il allait collecter ces données seulement APRÈS avoir déjà commencé à le faire. De plus, Facebook n'a jamais reçu une communication écrite de ses membres autorisant la collecte, le stockage et l'utilisation de leurs informations biométriques. En effet, les membres de Facebook n’ont même pas l’opportunité de donner leur avis étant donné que Facebook a activé par défaut les suggestions de tag sur les comptes des utilisateurs ». Notons que l'entreprise a arrêté de s'en servir en Europe en 2012 à cause des problèmes relatifs à la vie privée.

Sous BIPA, les entreprises privées sont tenues d’élaborer des politiques écrites indiquant combien de temps elles conserveront les informations biométriques des personnes et quand elles détruiront définitivement ces données. « D'une certaine manière, il s'agit d'une loi modeste », a estimé Claire Gartland, avocate qui travaille sur les questions de confidentialité des consommateurs à EPIC, Electronic Privacy Information Center. « Il suffit d'un avertissement au consommateur ».
En maintenant une base de données des templates de visages des utilisateurs sans pour autant avoir une politique écrite mise en place, la plainte estime que Facebook a violé la loi. À l'époque, un porte-parole de Facebook a refusé de répondre aux questions sur cette plainte, mais a expliqué que les utilisateurs pouvaient facilement désactiver cette fonctionnalité de leurs comptes.

Fin 2015, Facebook a déposé une motion d’annulation en se basant sur son interprétation de la liste des identificateurs biométriques du BIPA, qui inclut des scans du visage et de ses géométries, mais exclut explicitement les photographies et les descriptions physiques. Facebook a fait valoir que la loi se réfère uniquement aux scanners qui créent des enregistrements biométriques basés sur le visage physique. Mais la cour a estimé que l'argument de Facebook était « peu convaincant » , affirmant que la loi était destinée à traiter toutes les technologies biométriques émergentes. La cour a donc rejeté la motion de Facebook.

Néanmoins, la juge Sandra Ikuta a déclaré que les utilisateurs de l’Illinois pouvaient intenter un procès en groupe, rejetant ainsi l’argument de Facebook selon lequel leurs revendications étaient uniques et nécessitaient des poursuites individuelles.


La décision de justice

Si Facebook risquait potentiellement de payer 35 milliards de dollars en réparation de préjudice (la loi de l'Illinois autorise des paiements de 1 000 ou 5000 dollars par violation, selon la gravité de la violation), l'entreprise est parvenue a un accord de 650 millions de dollars en août après avoir proposé de payer 550 millions de dollars en janvier 2020 qu'un juge a estimé insuffisants.

Ce n'est que vendredi 26 février 2021 qu'un juge a donné son approbation finale à cette proposition. Les 1,6 million de membres de Facebook dans l'Illinois ont demandé à être payés « aussi rapidement que possible ».

Les trois plaignants nommés dans la poursuite recevront chacun 5000 $ et les autres dans le groupe recevront au moins 345 $ chacun, selon l'ordonnance du juge James Donato du district nord de la Californie. Donato a déclaré que le règlement était un « résultat historique » et une « victoire majeure pour les consommateurs dans le domaine très controversé de la confidentialité numérique ».

« Nous sommes heureux d'avoir conclu un règlement afin de pouvoir passer outre cette question, ce qui est dans le meilleur intérêt de notre communauté et de nos actionnaires », a déclaré Facebook dans un communiqué.

« Cette affaire devrait servir de piqûre de rappel aux entreprises pour leur indiquer que les consommateurs se soucient profondément de leurs droits à la vie privée et que, s'ils sont poussés, ils se battront pour ces droits jusqu'à la Cour suprême, puis jusqu'à ce qu'ils soient justement indemnisés », a déclaré Paul Geller, le responsable de la branche protection des consommateurs du cabinet d'avocats Robbins Geller.

Facebook est connu pour être impliqué régulièrement dans les affaires de données privées des utilisateurs. Par exemple, la société est poursuivie pour avoir prétendument collecté les données biométriques d'utilisateurs d'Instagram ou de personnes qui apparaissent sur des photos sur la plateforme sans leur consentement.

La nouvelle plainte stipule qu'Instagram, propriété de Facebook, se sert d’un outil de marquage de visage qui utilise la reconnaissance faciale pour créer des « modèles de visage », qui sont ensuite stockés dans les bases de données Facebook. Elle ajoute qu'Instagram utilise cet outil automatiquement sans obtenir le consentement d'un utilisateur, même si les personnes figurant sur les images n'ont pas elles-mêmes de compte Instagram et n’acceptent donc pas les conditions d’utilisation. La plainte, déposée en août 2020 devant un tribunal de l'État de Redwood City, en Californie, concerne plus de 100 millions d'utilisateurs d'Instagram.

Source : décision de justice

Et vous ?

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Avatar de MRSizok
Membre averti https://www.developpez.com
Le 03/02/2020 à 16:39
« n'est pas que nous soyons aimés, mais que nous soyons compris »

A fond, continue, j'adore.
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Avatar de Mingolito
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 24/10/2019 à 16:18
La reconnaissance faciale c'est un progrès pour la sécurité, dommage que la justice face obstruction au progrès
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