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Oracle révèle que des enquêteurs du Congrès et du gouvernement lui ont demandé des informations sur Google
Dans le cadre de la vaste enquête antitrust qui se prépare contre les GAFA aux USA

Le , par Christian Olivier

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Oracle, qui est déjà engagé dans un litige commercial avec la filiale d’Alphabet Google et connaît bien les activités publicitaires de Google, a reçu des demandes émanant d’investigateurs mandatés par le Congrès et l’État américain enquêtant sur des allégations selon lesquelles Google viole la loi antitrust.


À ce propos, Ken Glueck, un responsable de haut rang chez Oracle à Washington, a confirmé que son groupe a bien reçu des demandes d’information émanant du bureau du procureur général du Texas et de la Commission judiciaire de la Chambre des représentants. Cette dernière aurait formulé des demandes similaires à des dizaines d’entreprises susceptibles d’avoir subi des dommages causés par des géants de la technologie, selon une source proche de l’enquête.

Le comité décidera s’il y a lieu d’émettre des assignations à comparaître en fonction des réponses et du nombre d’entreprises qui se manifesteront volontairement. Selon la source, certaines entreprises estiment qu’elles sont moins susceptibles de faire l’objet de représailles de la part des géants si elles sont contraintes de partager des informations.

Les entreprises technologiques qui étaient autrefois reconnues comme une source d’innovation qui stimulait l’efficacité et la croissance économique se heurtent aux États-Unis et dans le monde entier, à la réaction des concurrents, des législateurs et des associations de défense des consommateurs qui craignent que ces entreprises technologiques n’acquièrent trop de pouvoir et que leurs activités ne nuisent aux utilisateurs et à la concurrence.


Depuis juin, les agences fédérales américaines préparent une vaste enquête antitrust contre les GAFA afin de déterminer si les activités de ces géants américains de l’industrie technologique respectent les lois de la concurrence. La Federal Trade Commission (FTC) et le ministère de la Justice qui appliquent les lois antitrust aux États-Unis se sont partagés l’examen de ces quatre sociétés, ont déclaré deux sources (Amazon et Facebook étant sous la surveillance de la FTC, tandis que Google et Apple sont sous celle du ministère de la Justice). La Commission judiciaire de la Chambre se penchera également sur le cas des GAFA, tandis que des groupes réunissant des procureurs généraux des États se sont formés pour se concentrer sur Facebook et Google.

Source : Reuters

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Avatar de Stéphane le calme
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 15/07/2020 à 19:59
L'enquête antitrust américaine contre Google se rapproche à grands pas,
pour déterminer si l'entreprise fait un usage abusif de son énorme pouvoir sur le marché de la recherche

Des enquêtes sur la concurrence sont en cours contre les GAFA aux États-Unis et les PDG de ces sociétés devraient être entendus par la Chambre des représentants plus tard ce mois-ci via une réunion en ligne. Certains éléments indiquent que le cas contre Google ouvrira le bal.

Le contrôle des pratiques commerciales de l’entreprise s’est accéléré depuis. Politico a rapporté la semaine dernière que la Californie, qui avait suspendu une enquête menée par 48 procureurs généraux, se préparait à lancer sa propre enquête sur les pratiques de Google en matière de concurrence. Comme le notait Leah Nylen dans ce rapport : « L'Alabama est désormais le seul État à ne pas enquêter sur l'entreprise ».

De nombreux concurrents de Google se sont plaints du fait que Google mette ses services, ainsi que ceux de ses partenaires, en premier plan dans le domaine de la recherche, érodant ainsi leur trafic organique. Après avoir noté que les consommateurs ne sont tout simplement plus satisfaits des 10 liens bleus des jours passés, Google a rétorqué que, malgré les changements, il continue d'envoyer une quantité considérable de trafic vers ces sites Web.

Ailleurs, le Wall Street Journal a rapporté mardi que la recherche de vidéos sur Google plaçait celles publiées sur sa plateforme YouTube plus haut que celles publiées sur les plateformes rivales, même lorsque ces vidéos avaient été publiées avant sur Facebook, Dailymotion et d'autres plateformes ou même si elles avaient obtenu plus de vues sur ces plateformes (Google a indiqué ne pas prendre en considération le nombre de vues qu'une vidéo reçoit lors du classement dans la recherche)

Sam Schechner, Kirsten Grind et John West du Wall Street Journal indiquent que :

« Les ingénieurs de Google ont apporté des modifications qui préfèrent effectivement YouTube à d'autres sources vidéo, selon des personnes familières avec le sujet. Au cours des dernières années, les dirigeants de Google ont décidé de donner la priorité à YouTube sur la première page des résultats de recherche, en partie pour générer du trafic vers YouTube plutôt que vers les plateformes des concurrents, et également pour donner à YouTube plus de poids dans les accords commerciaux avec les fournisseurs de contenu qui recherchent du trafic pour leurs vidéos, selon les dires d'une de ces sources. [...]

Une porte-parole de Google, Lara Levin, a déclaré qu'aucune préférence n'était accordée à YouTube ou à tout autre fournisseur de vidéos dans la recherche Google : « Nos systèmes utilisent un certain nombre de signaux provenant du Web pour comprendre quels résultats les gens trouvent les plus pertinents et utiles pour une requête donnée. Pour garantir que ces signaux sont utilisés de manière égale et équitable pour tous les sites, nous utilisons des signaux qui ne sont pas spécifiques à un site ou à une plateforme. Par conséquent, le nombre de vues, de "j'aime" ou de commentaires qu'une vidéo a reçus sur une plateforme donnée n'est pas un facteur dans nos systèmes de classement. Nos systèmes de classement vidéo utilisent les signaux de toutes les sources vidéo de la même manière - aucune préférence n'est accordée à YouTube ou à tout autre fournisseur de vidéos. »


Et pourtant, malgré l'utilisation de tous ces signaux, YouTube reste le plus souvent le gagnant. Google parle souvent des résultats de recherche comme s'il s'agissait de phénomènes naturels, comme la gravité, plutôt que du résultat d'une prise de décision insufflée dans un algorithme.

La question sous-jacente ici est de savoir dans quelle mesure Google devrait être autorisé à présenter les résultats de recherche comme bon lui semble, quel que soit le coût pour les autres entreprises. L'Union européenne a infligé une amende à la société à trois reprises au fil des ans pour avoir agi d'une manière qui, selon elle, a nui à la concurrence.

Jusqu'à présent, le gouvernement américain ne s'est pas officiellement prononcé sur son cas, mais il est difficile d'examiner la recherche Google en 2020 et de conclure qu'elle s'est avérée d'une utilité concluante pour la concurrence. Quels que soient les signaux que les algorithmes de l'entreprise pourraient prendre en compte lors du classement des résultats de recherche, c'est toujours Google qui arrive en tête.

Notons que le mois dernier, des sources ont indiqué que des procureurs généraux d'États américains, qui enquêtent sur Google à la recherche d’éventuelles violations des lois antitrust, planchaient vers une incitation à la dissolution de son activité publicitaire.

« Les tribunaux sont très préoccupés par le fait que le démantèlement d’une entreprise puisse nuire aux consommateurs et aggraver la situation pour les personnes qui n’ont pas l’expertise pour le faire », a déclaré Stephen Houck, conseiller de Google qui a été l’un des avocats du gouvernement dans l’affaire antitrust de Microsoft il y a deux décennies.

Pour la défense de Google, un porte-parole de l'entreprise a déclaré dans un communiqué : « nous continuons de participer aux enquêtes en cours menées par le ministère de la Justice et le procureur général Paxton, et nous n’avons aucune mise à jour ou commentaire sur la spéculation. Les faits sont clairs. Nos produits de publicité rivalisent dans une industrie surpeuplée avec des centaines de concurrents et de technologies, et ont contribué à réduire les coûts pour les annonceurs et les consommateurs ».

Source : Politico, Wall Street Journal
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Avatar de Stéphane le calme
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 24/07/2020 à 11:18
Trois législateurs chargés d'interroger les GAFA sur leur abus supposé de position dominante,
disposent de milliers de dollars d'actions dans ces entreprises

Le gouvernement américain enquête pour savoir si Amazon, Apple, Facebook et Google font un usage abusif de leur énorme pouvoir de marché pour étouffer la concurrence. La Federal Trade Commission et le ministère de la Justice, qui appliquent les lois antitrust aux États-Unis, se sont partagé l’examen de ces quatre sociétés ; Amazon et Facebook étant sous la surveillance de la FTC, et Apple et Google sous celle du ministère de la Justice.

Une fois la juridiction établie, l'étape suivante consiste pour les deux agences fédérales à décider si elles souhaitent ouvrir des enquêtes formelles.

Mais en attendant, trois des législateurs menant cette vaste enquête antitrust détiennent également des actions dans une ou plusieurs de ces sociétés, ce qui crée des conflits d'intérêts potentiels alors que l'enquête approche d'une étape importante, notamment avec les témoignages des PDG (Jeff Bezos d'Amazon, Tim Cook d'Apple, Mark Zuckerberg de Facebook et Sundar Pichai d'Alphabet, société mère de Google) qui doivent commencer lundi devant le comité judiciaire de la Chambre.

Mais le représentant Jim Sensenbrenner (du sous-comité antitrust de la Chambre) et les représentants. Zoe Lofgren et Steve Chabot possèdent également des actions dans ces sociétés, selon leurs dernières informations financières. Les trois membres du comité judiciaire de la Chambre seront chargés d'interroger les PDG de la technologie lundi.

Il n'est pas illégal pour les législateurs de détenir des actions dans des entreprises, même lorsqu'une enquête sur ces entreprises est en cours. Mais les avoirs pourraient créer des conflits d'intérêts potentiels ou miner la confiance du public dans l'enquête.

Sensenbrenner, un républicain du Wisconsin et le principal représentant du Parti républicain au sein du comité antitrust, possède plus de 98 000 $ d'actions dans les quatre sociétés réunies. Il possède 26 658 $ chez Apple, 27 035 $ sur Amazon, 37 384 $ dans Alphabet et 7 341 $ sur Facebook, selon ses derniers états financiers.

Lofgren, une démocrate californienne, détient entre 1 000 et 15 000 dollars d'actions Facebook, Apple et Alphabet chacune, selon ses plus récents états financiers. Elle a indiqué qu'elle avait vendu certaines de ces actions de chaque société au cours de la dernière année, sans toutefois préciser le montant exact qui avait été vendu.

Chabot, un républicain de l'Ohio, possède entre 15 000 et 50 000 dollars d'actions Facebook, selon ses plus récents états financiers.


Un porte-parole de Sensenbrenner a déclaré que les actions du membre du Congrès se trouvaient dans une fiducie créée par le défunt père de Sensenbrenner et qu'il ne gérait pas activement le portefeuille. Un porte-parole de Lofgren a déclaré que ses actions faisaient l'objet d'un roulement IRA géré par son mari et qu'elle ne gérait pas les avoirs.

Ce ne sont pas les premiers législateurs à attirer l'attention sur leurs possessions d'actions de sociétés sur lesquelles ils sont chargés d'enquêter. Stat News a rapporté lundi que les représentants Joe Kennedy et Michael Burgess sont membres d'un comité de la Chambre qui interrogera les sociétés pharmaceutiques sur la recherche sur le COVID-19, malgré le fait que les deux représentants détiennent des actions de ces sociétés.

Un abus de pouvoir qui étouffe la concurrence ?

Google

De nombreux concurrents de Google se sont plaints du fait que Google mette ses services, ainsi que ceux de ses partenaires, en premier plan dans le domaine de la recherche, érodant ainsi leur trafic organique. Après avoir noté que les consommateurs ne sont tout simplement plus satisfaits des 10 liens bleus des jours passés, Google a rétorqué que, malgré les changements, il continue d'envoyer une quantité considérable de trafic vers ces sites Web.

Pourtant, le Wall Street Journal a rapporté que la recherche de vidéos sur Google plaçait celles publiées sur sa plateforme YouTube plus haut que celles publiées sur les plateformes rivales, même lorsque ces vidéos avaient été publiées avant sur Facebook, Dailymotion et d'autres plateformes ou même si elles avaient obtenu plus de vues sur ces plateformes (Google a indiqué ne pas prendre en considération le nombre de vues qu'une vidéo reçoit lors du classement dans la recherche)

Sam Schechner, Kirsten Grind et John West du Wall Street Journal indiquent que :

« Les ingénieurs de Google ont apporté des modifications qui préfèrent effectivement YouTube à d'autres sources vidéo, selon des personnes familières avec le sujet. Au cours des dernières années, les dirigeants de Google ont décidé de donner la priorité à YouTube sur la première page des résultats de recherche, en partie pour générer du trafic vers YouTube plutôt que vers les plateformes des concurrents, et également pour donner à YouTube plus de poids dans les accords commerciaux avec les fournisseurs de contenu qui recherchent du trafic pour leurs vidéos, selon les dires d'une de ces sources. [...]


Une porte-parole de Google, Lara Levin, a déclaré qu'aucune préférence n'était accordée à YouTube ou à tout autre fournisseur de vidéos dans la recherche Google : « Nos systèmes utilisent un certain nombre de signaux provenant du Web pour comprendre quels résultats les gens trouvent les plus pertinents et utiles pour une requête donnée. Pour garantir que ces signaux sont utilisés de manière égale et équitable pour tous les sites, nous utilisons des signaux qui ne sont pas spécifiques à un site ou à une plateforme. Par conséquent, le nombre de vues, de "j'aime" ou de commentaires qu'une vidéo a reçus sur une plateforme donnée n'est pas un facteur dans nos systèmes de classement. Nos systèmes de classement vidéo utilisent les signaux de toutes les sources vidéo de la même manière - aucune préférence n'est accordée à YouTube ou à tout autre fournisseur de vidéos. »

La question sous-jacente ici est de savoir dans quelle mesure Google devrait être autorisé à présenter les résultats de recherche comme bon lui semble, quel que soit le coût pour les autres entreprises

Jusqu'à présent, le gouvernement américain ne s'est pas officiellement prononcé sur son cas, mais il est difficile d'examiner la recherche Google en 2020 et de conclure qu'elle s'est avérée d'une utilité concluante pour la concurrence. Quels que soient les signaux que les algorithmes de l'entreprise pourraient prendre en compte lors du classement des résultats de recherche, c'est toujours Google qui arrive en tête.

Apple

Il en va de même pour les autres GAFA. Le bras de fer entre Apple et le service d’e-mail Hey a levé le voile sur les règles qu'Apple applique à la tête du client. Avant cette année, Apple avait autorisé de nombreuses applications avec des modèles commerciaux similaires à Hey sur l'App Store et il n'était pas nécessaire que ces applications incluent des options d'achat intégrées. La société a également fait des exemptions célèbres pour de grands rivaux, comme Amazon et Netflix, qui ont soit désactivé la possibilité d'acheter des abonnements ou du contenu dans leur application ou ont, dans certains cas, dirigé les utilisateurs vers un navigateur pour ce faire.

La controverse a soulevé d'importantes questions sur la gestion par Apple de l'App Store et si le fabricant d'iPhone exerce un avantage anticoncurrentiel sur les services concurrents de développeurs tiers par le biais de sa taxe de 30 % et son application incohérente des règles de l'App Store.


Apple fait face à plusieurs problèmes, entre autres :
  • Match Group, le parent de Tinder, s'est prononcé cette semaine en disant qu'il n'était pas d'accord avec ses politiques, tout comme le créateur de Fortnite Epic Games.
  • Spotify, qui a déposé une plainte qui a contribué au lancement d’une enquête européenne antitrust, a également exprimé clairement son désaccord.

Apple est également critiqué pour empêcher les ateliers de réparations indépendants d'apporter des réparations à ses produits. Malgré le lancement de son programme de Réparation Indépendante qui est né après une bataille contre les organismes de défense des consommateurs qui a duré plusieurs années Gay Gordon-Byrne, directeur exécutif de Repair.org, qui travaille à l’adoption du projet Right To Repair, a estimé que « Ce geste est encore un écran de fumée » : « Ils vont simplement conserver le contrôle total du monopole de la réparation dans plus d'endroits ». En effet, le programme proposé par Apple a ses limites : pour adhérer au programme, le contrat stipule que les ateliers de réparation indépendants doivent accepter des audits et inspections inopinés par Apple, qui visent, au moins en partie, à rechercher et à identifier l'utilisation de pièces de rechange « interdites », et Apple se réserve le droit d'imposer des amendes au cas où il en découvrirait. Si les ateliers quittent le programme, Apple se réserve le droit de continuer à inspecter les ateliers de réparation sur une période de cinq ans. Apple exige également que les ateliers de réparation du programme partagent des informations sur leurs clients à sa demande, notamment les noms, numéros de téléphone et adresses personnelles.

Apple a également tenté de faire d'un atelier indépendant en Norvège un exemple pour décourager les réparateurs européens qui utilisent des pièces de rechange n'ayant pas été fournies par Apple pour réparer ses dispositifs.

Source : état des finances (Sensenbrenner, Logfren -1, 2 -, Chatbot), Stat News

Et vous ?

Pensez-vous qu'il soit possible de juger objectivement les activités d'une société dans laquelle nous détenons des actions ? Pourquoi ?
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Le 15/11/2019 à 9:39
USA : l'enquête visant à déterminer si Google abuse de sa position dominante dans le secteur de la publicité
pourrait s'élargir et englober la recherche et Android

Début juin, des sources proches du dossier ont déclaré à Reuters que le gouvernement américain se préparait à enquêter pour savoir si Amazon, Apple, Facebook et Google font un usage abusif de leur énorme pouvoir de marché. La Federal Trade Commission et le ministère de la Justice, qui appliquent les lois antitrust aux États-Unis, se sont partagées l’examen de ces quatre sociétés, ont déclaré deux sources, Amazon et Facebook étant sous la surveillance de la FTC, et Apple et Google sous celle du ministère de la Justice.

Cette dernière enquête annoncée ne consistera pas à examiner les infractions potentielles individuelles de ces entreprises, mais portera sur « la question de savoir si et comment les plateformes en ligne, leaders sur le marché, ont acquis un pouvoir de marché et se livrent à des pratiques qui ont réduit la concurrence, étouffé l'innovation ou causé d'autres préjudices aux consommateurs », a déclaré le ministère de la Justice dans un communiqué.

C'est finalement en septembre qu'ont débuté officiellement les enquêtes. À ce titre, Oracle et des dizaines d’entreprises susceptibles d’avoir subi des dommages causés par ces grandes enseignes technologiques, ont reçu des demandes d’information émanant du bureau du procureur général du Texas et de la Commission judiciaire de la Chambre des représentants. Le comité va décider s’il y a lieu d’émettre des assignations à comparaître en fonction des réponses et du nombre d’entreprises qui se manifesteront volontairement.


Une enquête qui pourrait s'élargir au-delà du secteur de la publicité chez Google

Les 50 procureurs généraux qui enquêtent sur Google se préparent à élargir leur enquête antitrust au-delà du secteur de la publicité de la société afin de plonger plus profondément dans ses activités de recherche et Android, ont déclaré à CNBC des personnes familiarisées avec le sujet.

Jusqu'à présent, l'enquête s'est explicitement concentrée sur le secteur de la publicité de Google. En effet, le procureur général du Texas, Ken Paxton, qui dirige l'enquête, a annoncé en septembre l'ouverture d'une enquête lors d'une conférence de presse durant laquelle il avait souligné la domination de Google sur le marché de la publicité et l'utilisation des données relatives aux consommateurs.

L’État a déjà fourni à Google des demandes d'enquêtes civiles (Civil Investigative Demands - CID) pour obtenir plus d’informations sur l’activité publicitaire de la société. Les CID sont des outils que les États et les autorités fédérales utilisent pour collecter des informations qu'ils peuvent utiliser pour poursuivre en justice des prestataires de soins de santé et d'autres entreprises soupçonnées de violer la loi. À ce propos, Alphabet (maison mère de Google) a déclaré : « le 30 août 2019, Alphabet a reçu du DOJ une demande d'enquête civile demandant des informations et des documents concernant nos enquêtes antitrust antérieures aux États-Unis et ailleurs. Nous nous attendons à recevoir à l'avenir des demandes d'enquête similaires de la part des procureurs généraux des États. Nous continuons de coopérer avec le ministère de la Justice, les régulateurs fédéraux aux États-Unis et avec d'autres régulateurs dans le monde ».


Mais lors d’une récente réunion de plusieurs procureurs généraux participant à l’enquête, Paxton a exprimé son soutien à l’extension de la portée de l’enquête dans les activités de recherche de Google et Android. D'autres États vont mener également des enquêtes sur les activités de recherche et Android, ont déclaré les sources, sans toutefois préciser les noms des États en question.

Un porte-parole du procureur général du Texas, interrogé sur l'étendue de l'enquête, a évoqué un commentaire émis par CNBC début octobre: ​​« À ce stade, l'enquête multi-État se concentre sur la publicité en ligne. Cependant, comme toujours, les faits que nous découvrons au fil de l’enquête détermineront l’avenir de l’enquête ».

La société mère de Google, Alphabet, a une capitalisation boursière de plus de 900 milliards de dollars, ce qui en fait l’une des sociétés les plus rentables au monde. Comme une grande partie de ses offres sont gratuites pour l'utilisateur, il peut être difficile de prouver des violations des lois antitrust, qui se traduisent généralement par un impact clair sur les prix. Makan Delrahim, chef du Département de la justice du Département de la justice, a indiqué dans des discours publics que la qualité, l’innovation et d’autres facteurs pourraient être pris en compte.

Une situation qui fait beaucoup parler au sein de la classe politique

Les politiciens démocrates et républicains ainsi que des acteurs de l'industrie s'inquiètent de plus en plus de la taille des plus grandes entreprises technologiques et de leur pouvoir de marché. La sénatrice, Elizabeth Warren, candidate démocrate à la présidence, a appelé à la dissolution d'entreprises comme Amazon, Apple, Google et Facebook et au dénouement d'acquisitions antérieures.

La sénatrice est convaincue que les pratiques de ces grandes entreprises influencent la concurrence en faisant pencher la balance de leur côté. « Les géants n'ont pas le droit de racheter la compétition. La compétition a besoin d'avoir l'occasion de s'épanouir et de grandir », a-t-elle dit en mars dernier. Le discours de Warren a eu l’approbation de certaines personnes.

Parmi ces personnes, il y a Tim Wu, professeur de droit, de science et de technologie à la Columbia Law School, qui a mis en garde contre une économie dominée par quelques grandes entreprises, et la sénatrice de l'État de New York, Julia Salazar qui a déclaré : « Je suis heureuse de voir les dangers d'un pouvoir monopolistique sur le marché pris au sérieux par une candidate aux élections présidentielles de premier plan ».

Les préoccupations concernant la domination des grandes entreprises de technologie et leur rôle dans le déplacement ou l'absorption d'entreprises existantes sont examinées par les principaux organes législatifs des États-Unis depuis l'an dernier. « Les investisseurs en capital-risque et les jeunes entreprises s'accordent de plus en plus à dire qu'il existe une zone d'exclusion autour de Google, Amazon, Facebook et Apple qui empêche les nouvelles entreprises d'entrer sur le marché avec des produits et services innovants pour défier ces entreprises en place », a déclaré le représentant David Cicilline, un démocrate qui dirige le sous-comité.

Rappelons que la Commission européenne a, pendant ces cinq dernières années, infligé trois lourdes amendes à Google pour abus de position dominante relatif à son système d’exploitation pour smartphone Android (4,34 milliards d’euros, un record), son comparateur de prix Google Shopping (2,42 milliards d’euros) et sa régie publicitaire AdSense (1,49 milliard d’euros).

Source : CNBC, CID Alphabet

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Avatar de sirthie
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 30/07/2020 à 15:28
Citation Envoyé par brulain Voir le message
Cela s'apparente clairement à du harcèlement envers ces entreprises qui veulent simplement rendre le monde meilleur, avec une éthique et une transparence qui forcent l'admiration.
Heuuu... tu fais de l'humour, là, hein ?
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Avatar de eldran64
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 21/11/2019 à 8:37
"Mais si les services de réparation ne sont pas rentables pour le fabricant, pourquoi ne laisse-t-il pas les tiers s’en occuper ?"
C'est extrêmement simple: un appareil trop cher à être réparé, c'est un nouvel appareil de vendu.
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Avatar de SQLpro
Rédacteur https://www.developpez.com
Le 01/10/2019 à 16:38
Le pire n'est pas le Trust américain dont la Loi a été votée il y a fort longtemps contre John Dadidson Rockfeller et son empire, la Standard Oil…
Le pire, c'est la lutte que mènent les états unis d'Amérique pour acquérir de façon détournée toutes les entreprises concurrentes de tous les pays non US…

En gros la technique consiste à provoquer un procès envers une entreprise qui a un quelconque contrat concernant un américain, ou le sol américain et qui commet une faute n'importe ou sur la planète (même ne concernant pas les intérêts américains) a être condamnés aux états unis à des peines gigantesques, sauf à négocier….
"
Depuis 1993, le secrétariat au Commerce a créé un Trade Promotion Coordinating Committee et un Advocy Center, directement relié aux agences de Renseignement.

"
Extrait de http://www.wikistrike.com/2019/02/le...-economie.html

Un exemple est la société Thomson et l'affaire des centrale d'énergie finalement "racheté" (je devrais dire racketté) par General Electric son principal concurrent mondial, mais pas français… Américain !

Le livre de Frédéric Pierrucci, la victime, est stupéfiant.
https://www.amazon.fr/piège-américai...dp/2709664070/

Imaginez vous un jour allez au USA et être emprisonné à votre descente d'avion parce que l'entreprise pour laquelle vous travaillez a commis un soi-disant délit (et que vous n'y êtes strictement pour rien) et que l'on vous donne le choix suivant :
trente ans de prison (le temps de faire votre procès…., peut être réduit si vous êtes millionnaire)
espionner votre propre entreprise pour trouver des documents capable de l'accabler pour étayer la procédure américaine

Avec au final, si tout cela est étayé, une amende sans aucune commune mesure avec l'infraction, de manière à soit conduire l'entreprise à la faillite, soit la faire vendre à son principal concurrent américain…

C'est ce qui est arrivé à Alstom Energie.
https://www.marianne.net/economie/al...s-dun-scandale

C'est ce qui est arrivé il y a déjà très longtemps à Gemalto….
"en 2000 Gemplus International transfert son siège social à Luxembourg, à la suite de la prise de contrôle controversée de son actionnaire Texas Pacific Group, fortement soupçonné d'opérer pour le compte des services secrets américains."
Extrait de https://fr.wikipedia.org/wiki/Gemalto

En fait les US ont pillé technologiquement GEMALTO

A +
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Avatar de rawsrc
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 22/11/2019 à 11:02
l'impossibilité à réparer est due à :
  • la miniaturisation
  • l'étanchéité (les colles sont telles qu'il est impossible d'ouvrir les appareils sans casser, même en chauffant)
  • politique commerciale (toutes les grandes marques sont concernées)
  • obsolescence programmée
  • pénurie de pièces détachées
  • outillage spécifique (hein Apple...)
  • prix
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Avatar de olaxius
Membre averti https://www.developpez.com
Le 12/02/2020 à 14:25
Pensez-vous qu’une saine concurrence est encore possible entre les grandes plateformes et les plus petites dans le milieu de la technologie ?
De part leurs tailles ces entreprises sont l'essence même de l'anticoncurrence . C'est une Hydre à 5 têtes qui est devenue totalement incontrôlable et imperméables aux diverses (ridicules) sanctions émises à son encontre .
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Avatar de Sodium
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 17/05/2020 à 18:01
Non, je ne pense pas qu'il y ait d'équivalent à Google en tant que mastodonte. Ils contrôlent le web et décident donc si un site aura des visiteurs ou non. Et ça ce n'est que le web, après on peut rajouter la majorité des smartphones, leurs services de géolocalisation etc.
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Avatar de Ryu2000
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 21/11/2019 à 9:48
Citation Envoyé par eldran64 Voir le message
un appareil trop cher à être réparé, c'est un nouvel appareil de vendu.
C'est clair :
Citation Envoyé par Stan Adkens Voir le message
En octobre 2018, une enquête en caméra cachée de CBC News a suggéré qu’Apple ferait de la surenchère lorsqu'il faut réparer l'un de ses dispositifs. L’enquête a révélé que le fabricant n’hésite pas à saler la facture de réparation d’iPhone. L’entreprise menacerait même les réparateurs tiers qui sont prêts à effectuer les mêmes réparations pour une fraction du prix. Mettant à jour sa fiche de tarification des réparations hors assurance en 2018, toute réparation d’un iPhone Xs coûtait 549 dollars US.
Apple se donne du mal pour limiter l’espérance de vie de ses appareils ce n'est pas pour qu'ils se fassent réparer pour pas cher
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