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Oracle révèle que des enquêteurs du Congrès et du gouvernement lui ont demandé des informations sur Google
Dans le cadre de la vaste enquête antitrust qui se prépare contre les GAFA aux USA

Le , par Christian Olivier

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Oracle, qui est déjà engagé dans un litige commercial avec la filiale d’Alphabet Google et connaît bien les activités publicitaires de Google, a reçu des demandes émanant d’investigateurs mandatés par le Congrès et l’État américain enquêtant sur des allégations selon lesquelles Google viole la loi antitrust.


À ce propos, Ken Glueck, un responsable de haut rang chez Oracle à Washington, a confirmé que son groupe a bien reçu des demandes d’information émanant du bureau du procureur général du Texas et de la Commission judiciaire de la Chambre des représentants. Cette dernière aurait formulé des demandes similaires à des dizaines d’entreprises susceptibles d’avoir subi des dommages causés par des géants de la technologie, selon une source proche de l’enquête.

Le comité décidera s’il y a lieu d’émettre des assignations à comparaître en fonction des réponses et du nombre d’entreprises qui se manifesteront volontairement. Selon la source, certaines entreprises estiment qu’elles sont moins susceptibles de faire l’objet de représailles de la part des géants si elles sont contraintes de partager des informations.

Les entreprises technologiques qui étaient autrefois reconnues comme une source d’innovation qui stimulait l’efficacité et la croissance économique se heurtent aux États-Unis et dans le monde entier, à la réaction des concurrents, des législateurs et des associations de défense des consommateurs qui craignent que ces entreprises technologiques n’acquièrent trop de pouvoir et que leurs activités ne nuisent aux utilisateurs et à la concurrence.


Depuis juin, les agences fédérales américaines préparent une vaste enquête antitrust contre les GAFA afin de déterminer si les activités de ces géants américains de l’industrie technologique respectent les lois de la concurrence. La Federal Trade Commission (FTC) et le ministère de la Justice qui appliquent les lois antitrust aux États-Unis se sont partagés l’examen de ces quatre sociétés, ont déclaré deux sources (Amazon et Facebook étant sous la surveillance de la FTC, tandis que Google et Apple sont sous celle du ministère de la Justice). La Commission judiciaire de la Chambre se penchera également sur le cas des GAFA, tandis que des groupes réunissant des procureurs généraux des États se sont formés pour se concentrer sur Facebook et Google.

Source : Reuters

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Avatar de Stéphane le calme
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 15/11/2019 à 9:39
USA : l'enquête visant à déterminer si Google abuse de sa position dominante dans le secteur de la publicité
pourrait s'élargir et englober la recherche et Android

Début juin, des sources proches du dossier ont déclaré à Reuters que le gouvernement américain se préparait à enquêter pour savoir si Amazon, Apple, Facebook et Google font un usage abusif de leur énorme pouvoir de marché. La Federal Trade Commission et le ministère de la Justice, qui appliquent les lois antitrust aux États-Unis, se sont partagées l’examen de ces quatre sociétés, ont déclaré deux sources, Amazon et Facebook étant sous la surveillance de la FTC, et Apple et Google sous celle du ministère de la Justice.

Cette dernière enquête annoncée ne consistera pas à examiner les infractions potentielles individuelles de ces entreprises, mais portera sur « la question de savoir si et comment les plateformes en ligne, leaders sur le marché, ont acquis un pouvoir de marché et se livrent à des pratiques qui ont réduit la concurrence, étouffé l'innovation ou causé d'autres préjudices aux consommateurs », a déclaré le ministère de la Justice dans un communiqué.

C'est finalement en septembre qu'ont débuté officiellement les enquêtes. À ce titre, Oracle et des dizaines d’entreprises susceptibles d’avoir subi des dommages causés par ces grandes enseignes technologiques, ont reçu des demandes d’information émanant du bureau du procureur général du Texas et de la Commission judiciaire de la Chambre des représentants. Le comité va décider s’il y a lieu d’émettre des assignations à comparaître en fonction des réponses et du nombre d’entreprises qui se manifesteront volontairement.


Une enquête qui pourrait s'élargir au-delà du secteur de la publicité chez Google

Les 50 procureurs généraux qui enquêtent sur Google se préparent à élargir leur enquête antitrust au-delà du secteur de la publicité de la société afin de plonger plus profondément dans ses activités de recherche et Android, ont déclaré à CNBC des personnes familiarisées avec le sujet.

Jusqu'à présent, l'enquête s'est explicitement concentrée sur le secteur de la publicité de Google. En effet, le procureur général du Texas, Ken Paxton, qui dirige l'enquête, a annoncé en septembre l'ouverture d'une enquête lors d'une conférence de presse durant laquelle il avait souligné la domination de Google sur le marché de la publicité et l'utilisation des données relatives aux consommateurs.

L’État a déjà fourni à Google des demandes d'enquêtes civiles (Civil Investigative Demands - CID) pour obtenir plus d’informations sur l’activité publicitaire de la société. Les CID sont des outils que les États et les autorités fédérales utilisent pour collecter des informations qu'ils peuvent utiliser pour poursuivre en justice des prestataires de soins de santé et d'autres entreprises soupçonnées de violer la loi. À ce propos, Alphabet (maison mère de Google) a déclaré : « le 30 août 2019, Alphabet a reçu du DOJ une demande d'enquête civile demandant des informations et des documents concernant nos enquêtes antitrust antérieures aux États-Unis et ailleurs. Nous nous attendons à recevoir à l'avenir des demandes d'enquête similaires de la part des procureurs généraux des États. Nous continuons de coopérer avec le ministère de la Justice, les régulateurs fédéraux aux États-Unis et avec d'autres régulateurs dans le monde ».


Mais lors d’une récente réunion de plusieurs procureurs généraux participant à l’enquête, Paxton a exprimé son soutien à l’extension de la portée de l’enquête dans les activités de recherche de Google et Android. D'autres États vont mener également des enquêtes sur les activités de recherche et Android, ont déclaré les sources, sans toutefois préciser les noms des États en question.

Un porte-parole du procureur général du Texas, interrogé sur l'étendue de l'enquête, a évoqué un commentaire émis par CNBC début octobre: ​​« À ce stade, l'enquête multi-État se concentre sur la publicité en ligne. Cependant, comme toujours, les faits que nous découvrons au fil de l’enquête détermineront l’avenir de l’enquête ».

La société mère de Google, Alphabet, a une capitalisation boursière de plus de 900 milliards de dollars, ce qui en fait l’une des sociétés les plus rentables au monde. Comme une grande partie de ses offres sont gratuites pour l'utilisateur, il peut être difficile de prouver des violations des lois antitrust, qui se traduisent généralement par un impact clair sur les prix. Makan Delrahim, chef du Département de la justice du Département de la justice, a indiqué dans des discours publics que la qualité, l’innovation et d’autres facteurs pourraient être pris en compte.

Une situation qui fait beaucoup parler au sein de la classe politique

Les politiciens démocrates et républicains ainsi que des acteurs de l'industrie s'inquiètent de plus en plus de la taille des plus grandes entreprises technologiques et de leur pouvoir de marché. La sénatrice, Elizabeth Warren, candidate démocrate à la présidence, a appelé à la dissolution d'entreprises comme Amazon, Apple, Google et Facebook et au dénouement d'acquisitions antérieures.

La sénatrice est convaincue que les pratiques de ces grandes entreprises influencent la concurrence en faisant pencher la balance de leur côté. « Les géants n'ont pas le droit de racheter la compétition. La compétition a besoin d'avoir l'occasion de s'épanouir et de grandir », a-t-elle dit en mars dernier. Le discours de Warren a eu l’approbation de certaines personnes.

Parmi ces personnes, il y a Tim Wu, professeur de droit, de science et de technologie à la Columbia Law School, qui a mis en garde contre une économie dominée par quelques grandes entreprises, et la sénatrice de l'État de New York, Julia Salazar qui a déclaré : « Je suis heureuse de voir les dangers d'un pouvoir monopolistique sur le marché pris au sérieux par une candidate aux élections présidentielles de premier plan ».

Les préoccupations concernant la domination des grandes entreprises de technologie et leur rôle dans le déplacement ou l'absorption d'entreprises existantes sont examinées par les principaux organes législatifs des États-Unis depuis l'an dernier. « Les investisseurs en capital-risque et les jeunes entreprises s'accordent de plus en plus à dire qu'il existe une zone d'exclusion autour de Google, Amazon, Facebook et Apple qui empêche les nouvelles entreprises d'entrer sur le marché avec des produits et services innovants pour défier ces entreprises en place », a déclaré le représentant David Cicilline, un démocrate qui dirige le sous-comité.

Rappelons que la Commission européenne a, pendant ces cinq dernières années, infligé trois lourdes amendes à Google pour abus de position dominante relatif à son système d’exploitation pour smartphone Android (4,34 milliards d’euros, un record), son comparateur de prix Google Shopping (2,42 milliards d’euros) et sa régie publicitaire AdSense (1,49 milliard d’euros).

Source : CNBC, CID Alphabet

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Avatar de SQLpro
Rédacteur https://www.developpez.com
Le 01/10/2019 à 16:38
Le pire n'est pas le Trust américain dont la Loi a été votée il y a fort longtemps contre John Dadidson Rockfeller et son empire, la Standard Oil…
Le pire, c'est la lutte que mènent les états unis d'Amérique pour acquérir de façon détournée toutes les entreprises concurrentes de tous les pays non US…

En gros la technique consiste à provoquer un procès envers une entreprise qui a un quelconque contrat concernant un américain, ou le sol américain et qui commet une faute n'importe ou sur la planète (même ne concernant pas les intérêts américains) a être condamnés aux états unis à des peines gigantesques, sauf à négocier….
"
Depuis 1993, le secrétariat au Commerce a créé un Trade Promotion Coordinating Committee et un Advocy Center, directement relié aux agences de Renseignement.

"
Extrait de http://www.wikistrike.com/2019/02/le...-economie.html

Un exemple est la société Thomson et l'affaire des centrale d'énergie finalement "racheté" (je devrais dire racketté) par General Electric son principal concurrent mondial, mais pas français… Américain !

Le livre de Frédéric Pierrucci, la victime, est stupéfiant.
https://www.amazon.fr/piège-américai...dp/2709664070/

Imaginez vous un jour allez au USA et être emprisonné à votre descente d'avion parce que l'entreprise pour laquelle vous travaillez a commis un soi-disant délit (et que vous n'y êtes strictement pour rien) et que l'on vous donne le choix suivant :
trente ans de prison (le temps de faire votre procès…., peut être réduit si vous êtes millionnaire)
espionner votre propre entreprise pour trouver des documents capable de l'accabler pour étayer la procédure américaine

Avec au final, si tout cela est étayé, une amende sans aucune commune mesure avec l'infraction, de manière à soit conduire l'entreprise à la faillite, soit la faire vendre à son principal concurrent américain…

C'est ce qui est arrivé à Alstom Energie.
https://www.marianne.net/economie/al...s-dun-scandale

C'est ce qui est arrivé il y a déjà très longtemps à Gemalto….
"en 2000 Gemplus International transfert son siège social à Luxembourg, à la suite de la prise de contrôle controversée de son actionnaire Texas Pacific Group, fortement soupçonné d'opérer pour le compte des services secrets américains."
Extrait de https://fr.wikipedia.org/wiki/Gemalto

En fait les US ont pillé technologiquement GEMALTO

A +
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Avatar de eldran64
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 21/11/2019 à 8:37
"Mais si les services de réparation ne sont pas rentables pour le fabricant, pourquoi ne laisse-t-il pas les tiers s’en occuper ?"
C'est extrêmement simple: un appareil trop cher à être réparé, c'est un nouvel appareil de vendu.
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Avatar de Ryu2000
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 21/11/2019 à 9:48
Citation Envoyé par eldran64 Voir le message
un appareil trop cher à être réparé, c'est un nouvel appareil de vendu.
C'est clair :
Citation Envoyé par Stan Adkens Voir le message
En octobre 2018, une enquête en caméra cachée de CBC News a suggéré qu’Apple ferait de la surenchère lorsqu'il faut réparer l'un de ses dispositifs. L’enquête a révélé que le fabricant n’hésite pas à saler la facture de réparation d’iPhone. L’entreprise menacerait même les réparateurs tiers qui sont prêts à effectuer les mêmes réparations pour une fraction du prix. Mettant à jour sa fiche de tarification des réparations hors assurance en 2018, toute réparation d’un iPhone Xs coûtait 549 dollars US.
Apple se donne du mal pour limiter l’espérance de vie de ses appareils ce n'est pas pour qu'ils se fassent réparer pour pas cher
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Avatar de rawsrc
Modérateur https://www.developpez.com
Le 22/11/2019 à 11:02
l'impossibilité à réparer est due à :
  • la miniaturisation
  • l'étanchéité (les colles sont telles qu'il est impossible d'ouvrir les appareils sans casser, même en chauffant)
  • politique commerciale (toutes les grandes marques sont concernées)
  • obsolescence programmée
  • pénurie de pièces détachées
  • outillage spécifique (hein Apple...)
  • prix
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Avatar de defZero
Membre averti https://www.developpez.com
Le 26/09/2019 à 20:47
Qu’en pensez-vous ?
Que ça fait bien longtemps que les entreprises US ont un Trust établi dans pas mal de domaines.
Que par conséquent, si ça le dérangeait vraiment, il y aurait encore beaucoup d'autres choses à faire en plus.
Que notre système est structurellement responsable de cet état de fait et que pour y remédier il faudrait un changement réelle et complet du dit système.
Que ça ne risque pas d'arriver de mon vivant.
Et accessoirement, que le fait que le gouvernement aille voir Oracle pour baver sur Google est une vaste blague.

...En gros
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Avatar de Sodium
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 21/11/2019 à 20:38
Peut-être que si ils étaient moins compliqués à réparer, ça coûterait moins cher ? Je dis ça je dis rien...
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Avatar de eldran64
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 22/11/2019 à 8:42
Citation Envoyé par Sodium Voir le message
Peut-être que si ils étaient moins compliqués à réparer, ça coûterait moins cher ? Je dis ça je dis rien...
Une conception permettant une réparation aisée, c'est quelque chose qu'ils savent faire. Ils ne le font pas car ce n'est pas leur objectif. Pour ceux qui se révoltent de ces pratiques, vous pouvez allez regarder du coté des fairphone (facilement démontable et réparable).
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Avatar de Ryu2000
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 22/11/2019 à 8:52
Apple veut proposer des appareils au design ultra fin donc c'est impossible qu'ils soient facilement réparable.
Par exemple, quand les téléphones étaient plus épais, on pouvait facilement enlever la batterie.
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