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Très critiquée, la loi « anti-Huawei » pour sécuriser la 5G est désormais une réalité,
Mais elle ne discrimine pas un équipementier en particulier

Le , par Stan Adkens

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L’urgence de la transition vers la technologie 5G et l’inquiétude liée aux risques potentiels de sécurité que pourraient poser les équipements de certains constructeurs, en l’occurrence le géant Huawei, ont motivé l’émergence d’un texte de loi en France. C’est ainsi qu’un nouveau projet de loi, initié à l’Assemblée nationale en avril dernier et visant à sécuriser cette nouvelle technologie ultra-rapide, a été publié par le gouvernement au Journal officiel vendredi.

Les réseaux 5G introduisent la rapidité dans les secteurs stratégiques tels que le domaine de mobilité, e-santé, industrie, robotique, et bien d’autres domaines. Mais les suspicions autour d’un des acteurs majeurs de cette technologie, le chinois Huawei, ont poussé plusieurs pays à prendre des mesures dans l’intérêt de la sécurité nationale. C’est dans ce contexte que la France a adopté une loi qui s’étend à tous les fournisseurs d’équipements 5G, mais qui a parfois été présentée comme une loi anti-Huawei, pour contraindre le seul équipementier chinois à entrer dans une moule réglementaire plus stricte afin de protéger le pays, si les accusations d’espionnage dont fait l’objet Huawei s’avèrent exactes.


Les Etats-Unis ont lancé en novembre dernier une campagne de sensibilisation, pour tenter de persuader les fournisseurs d'accès à Internet sans fil des pays alliés d'éviter les équipements de télécommunication provenant de Huawei, évoquant des préoccupations de sécurité nationale. Par ailleurs, dans une demande plus explicite adressée à l’Allemagne concernant Huawei, le gouvernement américain a demandé à son allié d'abandonner la société chinoise dans ses projets ou de risquer de perdre l'accès à certaines données des services de renseignement américains, a rapporté le Wall Street Journal en mars dernier.

Sous cette pression américaine, certains alliés ont retiré le géant chinois de leur processus de transition vers la 5G. Après la mise sur « la liste noire » américaine de Huawei, ce fut le tour de certains opérateurs américains et étrangers de couper tous liens avec l’entreprise. Néanmoins, certains pays ont déjà commencé le processus d’octroi de la 5G, sans avoir banni l’équipementier Huawei. C’est le cas de l’Allemagne qui a lancé, le mardi 19 mars dernier, une vente aux enchères de plusieurs semaines pour les fréquences 5G, après avoir proposé des règles de sécurité plus strictes pour les réseaux de données plutôt que de faire blocage à Huawei.

C’est ce qu’a fait également la France, qui verra ces premiers réseaux 5G arriver en 2020. « Notre niveau d’exposition aux risques devient un peu plus important. Il faut donc faire évoluer le périmètre pour s’assurer que les usages puissent se dérouler dans de bonnes conditions », avait dit le député LaREM, Eric Bothorel, lors de l’initiation du projet de loi à l’Assemblée nationale en avril. Mais la loi française dont « Le but étant de valider le choix de l'équipementier réseau 5G des opérateurs » est taxée de vouloir écarter le géant des télécommunications chinois Huawei de la compétition pour le déploiement du 5G en France.

Mais, selon le directeur de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information, le texte évite de discriminer une entreprise en particulier. Si des doutes sont plus ou moins saillants d’un industriel à l’autre, pour Guillaume Poupard, « Se focaliser sur un seul équipementier, c’est une erreur, très clairement ». D’après lui, un acte d’espionnage et de piratage peut tout aussi bien se passer sur un autre matériel, indépendamment de sa provenance.

Concrètement, la loi couvre tous les appareils installés depuis le 1er février 2019 en France et prévoit un « régime d’autorisation préalable, fondé sur des motifs de défense et sécurité nationale, des équipements de réseaux ». Éclairé par ses services spécialisés, le Premier ministre dira « s’il existe un risque sérieux d’atteinte aux intérêts de la défense et de la sécurité nationale » avec tel équipement ou tel logiciel.

La proposition de loi « 5G » a finalement été adoptée en commission mixte paritaire mercredi dernier, un vote dont se réjouit la sénatrice Catherine Procaccia qui n’est pas aussi d’accord avec l’idée que la loi « 5G » soit seulement dirigée contre Huawei. En répondant à une question d’un site Web, elle a expliqué :

« Justement, je ne suis pas d'accord. C'est évidemment lié à Huawei, sans aucun doute. Les critiques américaines interpellent forcément. Mais ce n'est pas une loi « anti Huawei » comme j'ai pu le lire dans de nombreux médias. Historiquement, les premiers connus pour nous avoir espionnés sont les Américains... Alors Américains, Chinois, Coréens... qu'importe, c'est le même combat... La loi vise à sécuriser la 5G française contre tout ce qui pourrait compromettre sa sécurité, pas seulement contre Huawei ».


La loi prévoit également que, chaque année à partir du 1er juillet 2020, le gouvernement remettra au parlement un rapport sur l’application du régime d’autorisation préalable. Le rapport en question analysera les effets de ce régime sur les opérateurs, et le rythme et le coût du déploiement des équipements en 4G et 5G en France. Il évaluera aussi le nombre d’appareils n’ayant pas pu être installés ou ayant dû être retirés à la suite d’une décision de refus.

Que reproche-t-on au géant chinois Huawei ?

Depuis déjà quelques mois la multinationale Huawei, fondée par Ren Zhengfei, ancien officier de l’Armée de libération du peuple, essuie beaucoup de reproches. Les discussions lors d’une réunion, qui avait regroupé les représentants des pays tels que l'Australie, le Canada, la Nouvelle-Zélande, le Royaume-Uni et les États-Unis en juillet 2018, ont porté sur les capacités de la Chine en matière de cyber espionnage et sur l'expansion militaire croissante. Il faut noter aussi que des responsables américains ont publiquement déclaré que leur plus gros souci était que Pékin puisse contraindre Huawei à utiliser ses connaissances en matière de matériel pour espionner ou saboter des réseaux de télécommunications étrangers. Ces inquiétudes proviennent du fait que Huawei ait fait l’objet d’un examen minutieux de ses liens présumés avec les services de renseignement chinois.

L'article 7 de la loi de 2017 sur le renseignement de la Chine brandi par Danielle Cave de l'Australian Strategic Policy Institute (ASPI) renforce les suspicions autour de Huawei. Le passage de la loi qui montre l’ampleur de l'emprise du Parti communiste chinois sur des entreprises chinoises stipule que « Toutes les organisations et tous les citoyens doivent, conformément à la loi, soutenir, coopérer et collaborer au travail de renseignement national et garder le secret du travail de renseignement national dont ils ont connaissance[...]. L'État protégera les individus et les organisations qui soutiennent, coopèrent et collaborent dans le travail de renseignement national ».

Les pays qui travaillent avec Huawei devraient également se préoccuper des risques de niveau logiciel et des pratiques d’ingénierie du chinois Huawei. En effet, le rapport Huawei Cyber Security Evaluation Centre (HCSEC) Oversight Board 2019 publié en mars par le Comité de surveillance du HCSEC, a averti que Huawei n’avait pas apporté les modifications promises depuis longtemps au niveau de son logiciel et de ses pratiques d’ingénierie, des modifications pourtant indispensables à l’amélioration de la sécurité. Un précédent rapport du gouvernement britannique publié en juillet 2018 avait révélé que des problèmes techniques, affectant la chaîne d’approvisionnement des équipements du groupe chinois et qui avaient exposé les réseaux de télécoms nationaux à de nouveaux risques de sécurité, existaient.

La loi « 5G » française ne fait pas l’unanimité sur le fond et la forme

Même si la loi « 5G » de la France n’est pas anti-Huawei et qu’elle devra s’appliquer à l’ensemble des télécoms, la démarche législative qui a conduit à son adoption ne fait pas l’approbation de tous. En effet, en plus de l’absence d’étude d’impact et d’avis du Conseil d’État, il est reproché au texte de faire plus ou moins doublon avec des dispositions qui existent déjà, notamment dans le Code de la défense.

Au-delà des préoccupations de démarche législative, des opérateurs craignent à la fois des obstacles dans le déploiement de la 5G et des coûts supplémentaires à supporter pour respecter les exigences du législateur. Les concurrents européens de Huawei, qui devraient se satisfaire du champ libre que leur offre la loi en France, sont aussi en désaccord avec la nouvelle loi.
Les réseaux 5G sont attendus en France pour 2020. Pour l’heure, seuls quelques sites 5G expérimentaux sont actifs et les opérateurs tels qu’Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free Mobile n’attendent que l’attribution des fréquences pour commencer la transition vers la technologie 5G.

Source : Legifrance

Et vous ?

Que pensez-vous de la loi « 5G » française maintenant publiée ?
Pensez-vous aussi qu’elle pourrait priver Huawei des partenariats français ?
Selon le directeur de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information, cette loi n’est pas focalisée seulement sur Huawei. Quels commentaires en faites-vous ?
Pensez-vous que la loi adoptée écartera tous les risques liés aux matériels ?

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Avatar de Bruno
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 14/09/2019 à 15:18
Les activités liées aux appareils de Huawei ont rapporté 11 milliards de yuans au premier semestre 2019,
soit 1,55 milliard de dollars malgré la pression des États-Unis

Alors que la guerre économique entre les États-Unis et la Chine continue de faire de Huawei une des principales victimes, l’entreprise classée premier constructeur mondial des équipements de télécommunication et deuxième producteur mondial de smartphones annonce un bénéfice de 11 milliards de yuans soit 1,55 milliard de dollars au premier semestre de cette année. Fondé en 1987, Huawei est l'un des principaux fournisseurs d'infrastructures de technologies de l'information et de la communication (TIC) et de dispositifs intelligents dans le monde. Avec près de 188 000 employés dans plus de 170 pays, l’entreprise s’est positionnée comme l’un des piliers dans le domaine technologique au monde.

Plutôt cette année, l'administration Trump avait interdit aux entreprises américaines de traiter avec Huawei, sous le motif que cette société entretiendrait des liens étroits avec le gouvernement chinois et pourrait être utilisé par celui-ci, comme outil d'espionnage. Une interdiction qui empêche des sociétés américaines telles que Google d’Alphabet de traiter avec Huawei.


Lors d'une récente sortie, l’entreprise a indiqué que, même si l'impact des restrictions était plus faible que prévu, le chiffre d'affaires de son produit smartphone pourrait connaître une baisse d'environ 10 milliards de dollars au cours de l’année. Elle a également déclaré que les livraisons de smartphones au cours du premier semestre de l'année avaient augmenté de 24 %, pour atteindre 118 millions d'unités. Huawei a publié les nouveaux chiffres des bénéfices réalisés par Huawei Investment, la société mère de Huawei. Les bénéfices de Huawei Device Ltd, une section à part entière de la société mère ont été de 11,2 milliards de yuans au premier semestre de 2019, pour un chiffre d'affaires de 211 milliards de yuans. Huawei Device a gagné le même montant d'argent en 2018 pour un chiffre d'affaires de 329 milliards de yuans. « Nos résultats commerciaux pour ce premier semestre sont assez bons », s’est prudemment félicité Liang Hua, président de Huawei.

Malgré les sanctions américaines imposées à l’entreprise chinoise, Huawei a conservé sa place de numéro 2 de l'industrie du smartphone au monde, devant Apple. Elle a réalisé également un bénéfice net de 30,27 milliards de yuans et un chiffre d'affaires de 353 milliards de yuans au premier semestre de 2019. « Huawei a surpris tout le monde avec une croissance annuelle de 8 % sur les ventes de ces smartphones », a déclaré Neil Mawston, directeur de Strategy Analytics. « Ils ont notamment progressé sur leur marché domestique ce trimestre. Ils cherchent à compenser les incertitudes en termes de régulation dans d'autres régions, comme l'Amérique du Nord et l'Europe », a-t-il ajouté.

Pour obtenir ces résultats, le numéro un mondial des ventes des équipements de télécommunication a, notamment, pu compter sur la ferveur nationale de ses compatriotes après l’annonce des sanctions à son encontre par les États-Unis. Il a enregistré des augmentations de ses marges brutes dans les trois activités des réseaux d’opérateurs, des particuliers et des entreprises au cours de la période. La contribution des recettes de la Chine à 58,12 % au premier semestre est passée à 52,02 % pour l’ensemble de l’année 2018.

Source : Reuters

Et vous ?

Quel est votre avis sur le sujet ?

Selon vous, Huawei réussira-t-elle à résister à la pression américaine ?

Voir aussi :

Le chiffre d'affaires de Huawei est en hausse de 23 % au premier semestre de 2019, malgré la répression américaine

Les USA ont-ils sous-estimé la capacité de Huawei à surmonter leur sanction ? Cela ne va-t-il pas encourager des alternatives à Play Store ?

Huawei se prépare à une baisse de 40 % à 60 % des ventes internationales de smartphones, malgré le lancement de Honor 20, selon un rapport

Huawei prévoit le lancement de son prochain téléphone sans les applications populaires de Google, notamment Maps et YouTube, le smartphone n'aura pas non plus accès à Google Play
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Avatar de Stan Adkens
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 31/08/2019 à 8:07
Huawei prévoit le lancement de son prochain téléphone sans les applications populaires de Google, notamment Maps et YouTube,
Le smartphone n'aura pas non plus accès à Google Play

Malgré l’interdiction américaine qui a privé Huawei d’importantes licences, le géant chinois des télécommunications veut progresser dans ces activités smartphone. Huawei prévoit le lancement de nouveaux smartphones haut de gamme en Europe, même s’ils ne pourront pas être alimentés par le système d'exploitation officiel Android de Google et des applications populaires telles que Google Maps et YouTube en raison de l’interdiction américaine, selon Reuters.

Un porte-parole de Google a confirmé à Reuters que le Mate 30 ne peut pas être vendu avec des applications et services Google sous licence en raison de l'interdiction américaine des ventes à Huawei. Un sursis temporaire annoncé par le gouvernement américain la semaine dernière ne s'appliquant pas aux nouveaux produits tels que le Mate 30, selon le porte-parole.

En effet, la première période de sursis qui a expiré le 19 août dernier a été renouvelée pour 90 jours supplémentaires. Pendant cette période, le Département américain du Commerce permet à Huawei de continuer d'acheter des produits de fabrication américaine. Cette décision a pour but de permettre au fabricant d’équipement de télécommunication de soutenir des clients existants dans le secteur des téléphones intelligents et de l'infrastructure cellulaire afin de réduire au minimum les perturbations liées à l’interdiction. Mais cette exemption ne s’applique pas au nouveau Huawei Mate 30.


Le Mate 30, conçu pour fonctionner sur les nouveaux réseaux mobiles 5G, est le premier smartphone phare de Huawei depuis que l'administration du président américain Donald Trump l'a effectivement mis sur liste noire à la mi-mai, alléguant qu'elle est impliquée dans des activités qui compromettent la sécurité nationale américaine, une accusation que la société nie. Selon une source familière avec le sujet, le géant chinois va présenter sa nouvelle gamme de téléphones Mate 30 le 18 septembre à Munich.

Google pouvait demander la permission d'offrir ses applications à Huawei, mais Reuters ne dit pas s’il l’a fait. Toutefois, aucune des plus de 130 demandes de licences reçues par le Département américain du Commerce de la part des entreprises pour vendre des marchandises américaines à Huawei n'a été accordée, selon Reuters. Cela signifie également que le prochain téléphone Huawei n'aura pas accès au magasin d'applications Google Play, ce qui pourrait laisser les clients sans accès à d'autres applications populaires.

Bien que Huawei ait été ajouté à la liste noire en réponse à des préoccupations sécuritaires, l'incertitude qui entoure le Mate 30 ne pourrait être levée que si un accord est trouvé dans le cadre de la guerre commerciale qui fait rage entre Pékin et Washington depuis plusieurs mois – le président Trump avait indiqué cela par le passé.
Selon Reuters, Huawei a dit dans une déclaration : « Huawei continuera à utiliser l'OS et l'écosystème Android si le gouvernement américain nous y autorise. Sinon, nous continuerons à développer notre propre système d'exploitation et écosystème. »

L’entreprise a mis en ligne un site Web nommé « Huawei Answers » pour répondre aux préoccupations des consommateurs concernant la relation de l'entreprise avec Android. On peut lire sur ce site ce qui suit :

« Tous les smartphones, tablettes et ordinateurs Huawei continueront de recevoir les correctifs de sécurité, les mises à jour Android et le support technique de Microsoft.

« Quiconque a déjà acheté ou est sur le point d'acheter un smartphone Huawei peut continuer à accéder au monde des applications comme ils l'ont toujours fait. Tous les appareils continuent d'être couverts par la garantie de notre fabricant et bénéficieront d'une assistance technique complète en conséquence ».

Huawei, qui est seulement à quelques semaines du premier lancement majeur de smartphone depuis l'application des restrictions américaines en mai dernier, compte également sur les autres équipements du nouveau téléphone. Selon Reuters, le cerveau de la ligne Mate 30, le chipset Kirin 990, sera officiellement dévoilé le 6 septembre par Richard Yu, le plus haut responsable des consommateurs de Huawei, lorsqu'il prononcera le discours d'ouverture du salon IFA à Berlin. Le Kirin 990 a été développé par HiSilicon, l'unité des puces de Huawei, à partir des plans du designer britannique ARM Holdings.

ARM fait partie des entreprises qui ont suspendu leurs activités avec Huawei après l'interdiction américaine parce que ses conceptions contiennent des technologies d'origine américaine. Mais selon Reuters, Huawei a déclaré la semaine dernière qu'il est propriétaire perpétuel de la licence ARMv8 et que les puces basées sur cette licence, y compris le Kirin 990, ne seraient pas affectées par cette interdiction.

ARM n’a pas répondu à une demande de commentaire de Reuters concernant sa relation avec Huawei. La société s’est contentée de dire que « ARM continue de se conformer aux dernières restrictions du Département du Commerce américain et nous nous conformons aux directives relatives aux types spécifiques de conversations autorisées, techniques ou autres ».

Huawei pourra-t-il vendre sa ligne Mate 30 sans Google Services ?

Huawei peut toutefois utiliser une version open source d'Android sans enfreindre l'interdiction de vente des États-Unis. Mais les applications de Google ne peuvent être utilisées en Europe que sous une licence payante du géant de la recherche.


Selon les analystes, le lancement sans les applications de Google en Europe sera un coup dur. « Sans Google Services, personne n'achètera l'appareil », a déclaré l'analyste indépendant Richard Windsor.

En effet, les consommateurs s'attendent à avoir accès à toutes les principales applications auxquelles ils sont habitués, y compris Maps et YouTube. Sans elles, les téléphones de Huawei sembleront beaucoup moins attrayants. Et ne pas accéder au Play Store signifie que Huawei devra fournir aux clients un autre moyen d'accéder à d'autres applications populaires telles que Facebook, Twitter et WhatsApp.

Ces dernières années, Huawei s'est rapidement hissée au sommet de l'industrie mondiale des smartphones grâce à son matériel de haute qualité, et l'Europe a été un marché clé. Mais l'interdiction américaine a eu un impact négatif sur la part de marché de Huawei en Europe qui est passée de 24,9 % au premier trimestre 2019 à 19,3 % au deuxième trimestre, selon les chiffres de Counterpoint Research.

Huawei a également annoncé plus tôt ce mois-ci son propre système d'exploitation mobile, baptisé Harmony OS. Mais les analystes et les dirigeants de Huawei sont sceptiques quant au fait qu'il s'agit d'une alternative viable à Android.

Lancer un produit majeur en Europe sans les applications Google sera un véritable défi pour Huawei. Quel avenir est réservé à la ligne Mate 30 de Huawei sans le magasin de jeu en ligne ?

Sources : Reuters, Huawei Answers

Et vous ?

Qu’en pensez-vous ?
Quel commentaire faites-vous du lancement de Mate 30 sans les services Google ?
« Tous les smartphones, tablettes et ordinateurs Huawei continueront de recevoir les correctifs de sécurité, les mises à jour Android … ». Qu’en pensez-vous ?
Quel avenir prévoyez-vous pour la branche smartphone de Huawei avec Harmony OS ?

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Avatar de yahiko
Rédacteur/Modérateur https://www.developpez.com
Le 31/08/2019 à 8:48
Je suis très curieux de voir comment le Mate 30 va se vendre sans accès au Play Store.

On pourrait se dire que même si les parts de marché de Huawei vont continuer à dégringoler en Europe, la marque peut se maintenir en Asie et notamment en Chine, patriotisme économique oblige.
Ce qui pourrait lui donner du temps pour développer un écosystème alternatif à celui de Google.

Néanmoins, je doute que d'autres constructeurs de smartphones, comme Samsung par exemple, soient enclins à adopter l'OS et le store d'un de leur concurrent...
Pour que la sauce prenne, il faudrait que Huawei puisse rallier d'autres constructeurs.

Maintenant, quand on regarde l'état du marché, à part Apple (US) et Samsung (Corée), on peut constater que les autres principaux constructeurs sont chinois : Xiaomi, vivo et Oppo.
La partie pourrait ne pas être perdue donc, avec un effet boomerang qui serait de contribuer à l'émergence d'une réelle alternative aux Etats-Unis dans le domaine de la tech.
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Avatar de rawsrc
Modérateur https://www.developpez.com
Le 07/08/2019 à 10:31
Citation Envoyé par CoderInTheDark Voir le message
Huawei devrait rappelé tous les coups tordus de la NSA et de Cisco et des autres sociétés et états.
Tu m'étonnes quand tu vois la liste des backdoors dans les équipements Cisco, c'est à mourir de rire. Même les matériels professionnels avec VPN de Cisco sont compromis.
J'ai deux clients où Cisco est carrément blacklisté depuis des lustres.
4  1 
Avatar de CoderInTheDark
Membre chevronné https://www.developpez.com
Le 20/08/2019 à 18:04
<world compagny name="Mr Sylvestre" >
Faut pas déconner !*
On fait du buisness
Faut écouler les stocks
veuahhhhh
Pardon aux familles tout ça
</world compagny>

Et les entreprises européennes et le monde entier ils ont droit de vendre aussi ?
2  0 
Avatar de bk417
Membre régulier https://www.developpez.com
Le 31/08/2019 à 17:03
On a compris ton point de vue, mais tu n'expliques pas pourquoi.
Citer un produit n'est pas interdit à ce que je sache.
2  0 
Avatar de CoderInTheDark
Membre chevronné https://www.developpez.com
Le 07/08/2019 à 5:19
Huawei devrait rappelé tous les coups tordus de la NSA et de Cisco et des autres sociétés et états.
1  0 
Avatar de bk417
Membre régulier https://www.developpez.com
Le 31/08/2019 à 12:33
Huawei peut laisser à l'utilisateur le soin d'installer le Play Store lui-même.
En indiquant la procédure dans la notice par exemple.
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Avatar de Ryu2000
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 02/09/2019 à 15:47
Citation Envoyé par tanaka59 Voir le message
C'est pas les marques qui manquent en Chine . Remplacer de la merde par de la merde en somme ...
En Chine on produit aussi du haut de gamme. (Les iPhones peuvent être fabriqué en Chine et certains modèles dépassent les 1200€)

Avant on pensait que les chinois n'étaient bon qu'à copier, alors que maintenant on voit qu'ils peuvent innover.
Des chinois vont peut-être développer un OS mobile qui remplacera Android, peut-être qu'ils vont réussir à faire mieux que Google Maps.

En tout cas aujourd'hui, dans le domaine des smartphones, les fabricants chinois dépassent les étasuniens et les coréens. Huawei + Xiaomi + Oppo + Vivo représentent une plus grosse part du marché que Samsung + Apple.
Les USA ont des raisons d'être inquiets...
L'action Apple se porte encore très bien pour le moment, mais ce ne sera pas éternellement le cas.
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Avatar de spyserver
Membre averti https://www.developpez.com
Le 07/08/2019 à 15:22
Les chinois c'est un peu les Etats-Unis de l'Orient il se prennent pour des Dieux et tu dois pas leur mettre de batons dans les roues.
"Bon écoute on sait que ça craint, mais c'est pas grave accepte nos produits, ta pas ton mot à dire de toute façon ..."
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