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Très critiquée, la loi « anti-Huawei » pour sécuriser la 5G est désormais une réalité,
Mais elle ne discrimine pas un équipementier en particulier

Le , par Stan Adkens

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L’urgence de la transition vers la technologie 5G et l’inquiétude liée aux risques potentiels de sécurité que pourraient poser les équipements de certains constructeurs, en l’occurrence le géant Huawei, ont motivé l’émergence d’un texte de loi en France. C’est ainsi qu’un nouveau projet de loi, initié à l’Assemblée nationale en avril dernier et visant à sécuriser cette nouvelle technologie ultra-rapide, a été publié par le gouvernement au Journal officiel vendredi.

Les réseaux 5G introduisent la rapidité dans les secteurs stratégiques tels que le domaine de mobilité, e-santé, industrie, robotique, et bien d’autres domaines. Mais les suspicions autour d’un des acteurs majeurs de cette technologie, le chinois Huawei, ont poussé plusieurs pays à prendre des mesures dans l’intérêt de la sécurité nationale. C’est dans ce contexte que la France a adopté une loi qui s’étend à tous les fournisseurs d’équipements 5G, mais qui a parfois été présentée comme une loi anti-Huawei, pour contraindre le seul équipementier chinois à entrer dans une moule réglementaire plus stricte afin de protéger le pays, si les accusations d’espionnage dont fait l’objet Huawei s’avèrent exactes.


Les Etats-Unis ont lancé en novembre dernier une campagne de sensibilisation, pour tenter de persuader les fournisseurs d'accès à Internet sans fil des pays alliés d'éviter les équipements de télécommunication provenant de Huawei, évoquant des préoccupations de sécurité nationale. Par ailleurs, dans une demande plus explicite adressée à l’Allemagne concernant Huawei, le gouvernement américain a demandé à son allié d'abandonner la société chinoise dans ses projets ou de risquer de perdre l'accès à certaines données des services de renseignement américains, a rapporté le Wall Street Journal en mars dernier.

Sous cette pression américaine, certains alliés ont retiré le géant chinois de leur processus de transition vers la 5G. Après la mise sur « la liste noire » américaine de Huawei, ce fut le tour de certains opérateurs américains et étrangers de couper tous liens avec l’entreprise. Néanmoins, certains pays ont déjà commencé le processus d’octroi de la 5G, sans avoir banni l’équipementier Huawei. C’est le cas de l’Allemagne qui a lancé, le mardi 19 mars dernier, une vente aux enchères de plusieurs semaines pour les fréquences 5G, après avoir proposé des règles de sécurité plus strictes pour les réseaux de données plutôt que de faire blocage à Huawei.

C’est ce qu’a fait également la France, qui verra ces premiers réseaux 5G arriver en 2020. « Notre niveau d’exposition aux risques devient un peu plus important. Il faut donc faire évoluer le périmètre pour s’assurer que les usages puissent se dérouler dans de bonnes conditions », avait dit le député LaREM, Eric Bothorel, lors de l’initiation du projet de loi à l’Assemblée nationale en avril. Mais la loi française dont « Le but étant de valider le choix de l'équipementier réseau 5G des opérateurs » est taxée de vouloir écarter le géant des télécommunications chinois Huawei de la compétition pour le déploiement du 5G en France.

Mais, selon le directeur de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information, le texte évite de discriminer une entreprise en particulier. Si des doutes sont plus ou moins saillants d’un industriel à l’autre, pour Guillaume Poupard, « Se focaliser sur un seul équipementier, c’est une erreur, très clairement ». D’après lui, un acte d’espionnage et de piratage peut tout aussi bien se passer sur un autre matériel, indépendamment de sa provenance.

Concrètement, la loi couvre tous les appareils installés depuis le 1er février 2019 en France et prévoit un « régime d’autorisation préalable, fondé sur des motifs de défense et sécurité nationale, des équipements de réseaux ». Éclairé par ses services spécialisés, le Premier ministre dira « s’il existe un risque sérieux d’atteinte aux intérêts de la défense et de la sécurité nationale » avec tel équipement ou tel logiciel.

La proposition de loi « 5G » a finalement été adoptée en commission mixte paritaire mercredi dernier, un vote dont se réjouit la sénatrice Catherine Procaccia qui n’est pas aussi d’accord avec l’idée que la loi « 5G » soit seulement dirigée contre Huawei. En répondant à une question d’un site Web, elle a expliqué :

« Justement, je ne suis pas d'accord. C'est évidemment lié à Huawei, sans aucun doute. Les critiques américaines interpellent forcément. Mais ce n'est pas une loi « anti Huawei » comme j'ai pu le lire dans de nombreux médias. Historiquement, les premiers connus pour nous avoir espionnés sont les Américains... Alors Américains, Chinois, Coréens... qu'importe, c'est le même combat... La loi vise à sécuriser la 5G française contre tout ce qui pourrait compromettre sa sécurité, pas seulement contre Huawei ».


La loi prévoit également que, chaque année à partir du 1er juillet 2020, le gouvernement remettra au parlement un rapport sur l’application du régime d’autorisation préalable. Le rapport en question analysera les effets de ce régime sur les opérateurs, et le rythme et le coût du déploiement des équipements en 4G et 5G en France. Il évaluera aussi le nombre d’appareils n’ayant pas pu être installés ou ayant dû être retirés à la suite d’une décision de refus.

Que reproche-t-on au géant chinois Huawei ?

Depuis déjà quelques mois la multinationale Huawei, fondée par Ren Zhengfei, ancien officier de l’Armée de libération du peuple, essuie beaucoup de reproches. Les discussions lors d’une réunion, qui avait regroupé les représentants des pays tels que l'Australie, le Canada, la Nouvelle-Zélande, le Royaume-Uni et les États-Unis en juillet 2018, ont porté sur les capacités de la Chine en matière de cyber espionnage et sur l'expansion militaire croissante. Il faut noter aussi que des responsables américains ont publiquement déclaré que leur plus gros souci était que Pékin puisse contraindre Huawei à utiliser ses connaissances en matière de matériel pour espionner ou saboter des réseaux de télécommunications étrangers. Ces inquiétudes proviennent du fait que Huawei ait fait l’objet d’un examen minutieux de ses liens présumés avec les services de renseignement chinois.

L'article 7 de la loi de 2017 sur le renseignement de la Chine brandi par Danielle Cave de l'Australian Strategic Policy Institute (ASPI) renforce les suspicions autour de Huawei. Le passage de la loi qui montre l’ampleur de l'emprise du Parti communiste chinois sur des entreprises chinoises stipule que « Toutes les organisations et tous les citoyens doivent, conformément à la loi, soutenir, coopérer et collaborer au travail de renseignement national et garder le secret du travail de renseignement national dont ils ont connaissance[...]. L'État protégera les individus et les organisations qui soutiennent, coopèrent et collaborent dans le travail de renseignement national ».

Les pays qui travaillent avec Huawei devraient également se préoccuper des risques de niveau logiciel et des pratiques d’ingénierie du chinois Huawei. En effet, le rapport Huawei Cyber Security Evaluation Centre (HCSEC) Oversight Board 2019 publié en mars par le Comité de surveillance du HCSEC, a averti que Huawei n’avait pas apporté les modifications promises depuis longtemps au niveau de son logiciel et de ses pratiques d’ingénierie, des modifications pourtant indispensables à l’amélioration de la sécurité. Un précédent rapport du gouvernement britannique publié en juillet 2018 avait révélé que des problèmes techniques, affectant la chaîne d’approvisionnement des équipements du groupe chinois et qui avaient exposé les réseaux de télécoms nationaux à de nouveaux risques de sécurité, existaient.

La loi « 5G » française ne fait pas l’unanimité sur le fond et la forme

Même si la loi « 5G » de la France n’est pas anti-Huawei et qu’elle devra s’appliquer à l’ensemble des télécoms, la démarche législative qui a conduit à son adoption ne fait pas l’approbation de tous. En effet, en plus de l’absence d’étude d’impact et d’avis du Conseil d’État, il est reproché au texte de faire plus ou moins doublon avec des dispositions qui existent déjà, notamment dans le Code de la défense.

Au-delà des préoccupations de démarche législative, des opérateurs craignent à la fois des obstacles dans le déploiement de la 5G et des coûts supplémentaires à supporter pour respecter les exigences du législateur. Les concurrents européens de Huawei, qui devraient se satisfaire du champ libre que leur offre la loi en France, sont aussi en désaccord avec la nouvelle loi.
Les réseaux 5G sont attendus en France pour 2020. Pour l’heure, seuls quelques sites 5G expérimentaux sont actifs et les opérateurs tels qu’Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free Mobile n’attendent que l’attribution des fréquences pour commencer la transition vers la technologie 5G.

Source : Legifrance

Et vous ?

Que pensez-vous de la loi « 5G » française maintenant publiée ?
Pensez-vous aussi qu’elle pourrait priver Huawei des partenariats français ?
Selon le directeur de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information, cette loi n’est pas focalisée seulement sur Huawei. Quels commentaires en faites-vous ?
Pensez-vous que la loi adoptée écartera tous les risques liés aux matériels ?

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Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 14/09/2019 à 15:18
Les activités liées aux appareils de Huawei ont rapporté 11 milliards de yuans au premier semestre 2019,
soit 1,55 milliard de dollars malgré la pression des États-Unis

Alors que la guerre économique entre les États-Unis et la Chine continue de faire de Huawei une des principales victimes, l’entreprise classée premier constructeur mondial des équipements de télécommunication et deuxième producteur mondial de smartphones annonce un bénéfice de 11 milliards de yuans soit 1,55 milliard de dollars au premier semestre de cette année. Fondé en 1987, Huawei est l'un des principaux fournisseurs d'infrastructures de technologies de l'information et de la communication (TIC) et de dispositifs intelligents dans le monde. Avec près de 188 000 employés dans plus de 170 pays, l’entreprise s’est positionnée comme l’un des piliers dans le domaine technologique au monde.

Plutôt cette année, l'administration Trump avait interdit aux entreprises américaines de traiter avec Huawei, sous le motif que cette société entretiendrait des liens étroits avec le gouvernement chinois et pourrait être utilisé par celui-ci, comme outil d'espionnage. Une interdiction qui empêche des sociétés américaines telles que Google d’Alphabet de traiter avec Huawei.


Lors d'une récente sortie, l’entreprise a indiqué que, même si l'impact des restrictions était plus faible que prévu, le chiffre d'affaires de son produit smartphone pourrait connaître une baisse d'environ 10 milliards de dollars au cours de l’année. Elle a également déclaré que les livraisons de smartphones au cours du premier semestre de l'année avaient augmenté de 24 %, pour atteindre 118 millions d'unités. Huawei a publié les nouveaux chiffres des bénéfices réalisés par Huawei Investment, la société mère de Huawei. Les bénéfices de Huawei Device Ltd, une section à part entière de la société mère ont été de 11,2 milliards de yuans au premier semestre de 2019, pour un chiffre d'affaires de 211 milliards de yuans. Huawei Device a gagné le même montant d'argent en 2018 pour un chiffre d'affaires de 329 milliards de yuans. « Nos résultats commerciaux pour ce premier semestre sont assez bons », s’est prudemment félicité Liang Hua, président de Huawei.

Malgré les sanctions américaines imposées à l’entreprise chinoise, Huawei a conservé sa place de numéro 2 de l'industrie du smartphone au monde, devant Apple. Elle a réalisé également un bénéfice net de 30,27 milliards de yuans et un chiffre d'affaires de 353 milliards de yuans au premier semestre de 2019. « Huawei a surpris tout le monde avec une croissance annuelle de 8 % sur les ventes de ces smartphones », a déclaré Neil Mawston, directeur de Strategy Analytics. « Ils ont notamment progressé sur leur marché domestique ce trimestre. Ils cherchent à compenser les incertitudes en termes de régulation dans d'autres régions, comme l'Amérique du Nord et l'Europe », a-t-il ajouté.

Pour obtenir ces résultats, le numéro un mondial des ventes des équipements de télécommunication a, notamment, pu compter sur la ferveur nationale de ses compatriotes après l’annonce des sanctions à son encontre par les États-Unis. Il a enregistré des augmentations de ses marges brutes dans les trois activités des réseaux d’opérateurs, des particuliers et des entreprises au cours de la période. La contribution des recettes de la Chine à 58,12 % au premier semestre est passée à 52,02 % pour l’ensemble de l’année 2018.

Source : Reuters

Et vous ?

Quel est votre avis sur le sujet ?

Selon vous, Huawei réussira-t-elle à résister à la pression américaine ?

Voir aussi :

Le chiffre d'affaires de Huawei est en hausse de 23 % au premier semestre de 2019, malgré la répression américaine

Les USA ont-ils sous-estimé la capacité de Huawei à surmonter leur sanction ? Cela ne va-t-il pas encourager des alternatives à Play Store ?

Huawei se prépare à une baisse de 40 % à 60 % des ventes internationales de smartphones, malgré le lancement de Honor 20, selon un rapport

Huawei prévoit le lancement de son prochain téléphone sans les applications populaires de Google, notamment Maps et YouTube, le smartphone n'aura pas non plus accès à Google Play
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Le 31/08/2019 à 8:07
Huawei prévoit le lancement de son prochain téléphone sans les applications populaires de Google, notamment Maps et YouTube,
Le smartphone n'aura pas non plus accès à Google Play

Malgré l’interdiction américaine qui a privé Huawei d’importantes licences, le géant chinois des télécommunications veut progresser dans ces activités smartphone. Huawei prévoit le lancement de nouveaux smartphones haut de gamme en Europe, même s’ils ne pourront pas être alimentés par le système d'exploitation officiel Android de Google et des applications populaires telles que Google Maps et YouTube en raison de l’interdiction américaine, selon Reuters.

Un porte-parole de Google a confirmé à Reuters que le Mate 30 ne peut pas être vendu avec des applications et services Google sous licence en raison de l'interdiction américaine des ventes à Huawei. Un sursis temporaire annoncé par le gouvernement américain la semaine dernière ne s'appliquant pas aux nouveaux produits tels que le Mate 30, selon le porte-parole.

En effet, la première période de sursis qui a expiré le 19 août dernier a été renouvelée pour 90 jours supplémentaires. Pendant cette période, le Département américain du Commerce permet à Huawei de continuer d'acheter des produits de fabrication américaine. Cette décision a pour but de permettre au fabricant d’équipement de télécommunication de soutenir des clients existants dans le secteur des téléphones intelligents et de l'infrastructure cellulaire afin de réduire au minimum les perturbations liées à l’interdiction. Mais cette exemption ne s’applique pas au nouveau Huawei Mate 30.


Le Mate 30, conçu pour fonctionner sur les nouveaux réseaux mobiles 5G, est le premier smartphone phare de Huawei depuis que l'administration du président américain Donald Trump l'a effectivement mis sur liste noire à la mi-mai, alléguant qu'elle est impliquée dans des activités qui compromettent la sécurité nationale américaine, une accusation que la société nie. Selon une source familière avec le sujet, le géant chinois va présenter sa nouvelle gamme de téléphones Mate 30 le 18 septembre à Munich.

Google pouvait demander la permission d'offrir ses applications à Huawei, mais Reuters ne dit pas s’il l’a fait. Toutefois, aucune des plus de 130 demandes de licences reçues par le Département américain du Commerce de la part des entreprises pour vendre des marchandises américaines à Huawei n'a été accordée, selon Reuters. Cela signifie également que le prochain téléphone Huawei n'aura pas accès au magasin d'applications Google Play, ce qui pourrait laisser les clients sans accès à d'autres applications populaires.

Bien que Huawei ait été ajouté à la liste noire en réponse à des préoccupations sécuritaires, l'incertitude qui entoure le Mate 30 ne pourrait être levée que si un accord est trouvé dans le cadre de la guerre commerciale qui fait rage entre Pékin et Washington depuis plusieurs mois – le président Trump avait indiqué cela par le passé.
Selon Reuters, Huawei a dit dans une déclaration : « Huawei continuera à utiliser l'OS et l'écosystème Android si le gouvernement américain nous y autorise. Sinon, nous continuerons à développer notre propre système d'exploitation et écosystème. »

L’entreprise a mis en ligne un site Web nommé « Huawei Answers » pour répondre aux préoccupations des consommateurs concernant la relation de l'entreprise avec Android. On peut lire sur ce site ce qui suit :

« Tous les smartphones, tablettes et ordinateurs Huawei continueront de recevoir les correctifs de sécurité, les mises à jour Android et le support technique de Microsoft.

« Quiconque a déjà acheté ou est sur le point d'acheter un smartphone Huawei peut continuer à accéder au monde des applications comme ils l'ont toujours fait. Tous les appareils continuent d'être couverts par la garantie de notre fabricant et bénéficieront d'une assistance technique complète en conséquence ».

Huawei, qui est seulement à quelques semaines du premier lancement majeur de smartphone depuis l'application des restrictions américaines en mai dernier, compte également sur les autres équipements du nouveau téléphone. Selon Reuters, le cerveau de la ligne Mate 30, le chipset Kirin 990, sera officiellement dévoilé le 6 septembre par Richard Yu, le plus haut responsable des consommateurs de Huawei, lorsqu'il prononcera le discours d'ouverture du salon IFA à Berlin. Le Kirin 990 a été développé par HiSilicon, l'unité des puces de Huawei, à partir des plans du designer britannique ARM Holdings.

ARM fait partie des entreprises qui ont suspendu leurs activités avec Huawei après l'interdiction américaine parce que ses conceptions contiennent des technologies d'origine américaine. Mais selon Reuters, Huawei a déclaré la semaine dernière qu'il est propriétaire perpétuel de la licence ARMv8 et que les puces basées sur cette licence, y compris le Kirin 990, ne seraient pas affectées par cette interdiction.

ARM n’a pas répondu à une demande de commentaire de Reuters concernant sa relation avec Huawei. La société s’est contentée de dire que « ARM continue de se conformer aux dernières restrictions du Département du Commerce américain et nous nous conformons aux directives relatives aux types spécifiques de conversations autorisées, techniques ou autres ».

Huawei pourra-t-il vendre sa ligne Mate 30 sans Google Services ?

Huawei peut toutefois utiliser une version open source d'Android sans enfreindre l'interdiction de vente des États-Unis. Mais les applications de Google ne peuvent être utilisées en Europe que sous une licence payante du géant de la recherche.


Selon les analystes, le lancement sans les applications de Google en Europe sera un coup dur. « Sans Google Services, personne n'achètera l'appareil », a déclaré l'analyste indépendant Richard Windsor.

En effet, les consommateurs s'attendent à avoir accès à toutes les principales applications auxquelles ils sont habitués, y compris Maps et YouTube. Sans elles, les téléphones de Huawei sembleront beaucoup moins attrayants. Et ne pas accéder au Play Store signifie que Huawei devra fournir aux clients un autre moyen d'accéder à d'autres applications populaires telles que Facebook, Twitter et WhatsApp.

Ces dernières années, Huawei s'est rapidement hissée au sommet de l'industrie mondiale des smartphones grâce à son matériel de haute qualité, et l'Europe a été un marché clé. Mais l'interdiction américaine a eu un impact négatif sur la part de marché de Huawei en Europe qui est passée de 24,9 % au premier trimestre 2019 à 19,3 % au deuxième trimestre, selon les chiffres de Counterpoint Research.

Huawei a également annoncé plus tôt ce mois-ci son propre système d'exploitation mobile, baptisé Harmony OS. Mais les analystes et les dirigeants de Huawei sont sceptiques quant au fait qu'il s'agit d'une alternative viable à Android.

Lancer un produit majeur en Europe sans les applications Google sera un véritable défi pour Huawei. Quel avenir est réservé à la ligne Mate 30 de Huawei sans le magasin de jeu en ligne ?

Sources : Reuters, Huawei Answers

Et vous ?

Qu’en pensez-vous ?
Quel commentaire faites-vous du lancement de Mate 30 sans les services Google ?
« Tous les smartphones, tablettes et ordinateurs Huawei continueront de recevoir les correctifs de sécurité, les mises à jour Android … ». Qu’en pensez-vous ?
Quel avenir prévoyez-vous pour la branche smartphone de Huawei avec Harmony OS ?

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Avatar de Bill Fassinou
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 20/09/2019 à 14:06
Huawei lance ses smartphones Mate 30 et Mate 30 Pro sans les applications Google
mais pilotés par EMUI 10 basé sur Android 10

Huawei a officiellement lancé hier ses nouveaux smartphones de la série Mate 30. Le constructeur chinois a lancé ses derniers smartphones sans la plupart des applications habituellement préinstallées sur les téléphones Android à cause de sa présence sur la liste noire des États-Unis. Les Mate 30 et Mate 30 Pro sont des téléphones sans Google Apps, c’est-à-dire sans aucune application Google, mais qui sont pilotés par EMUI 10 qui est basé sur Android 10. Toutefois, Huawei a précisé que les utilisateurs pourront installer par eux-mêmes les applications Google s’ils le désirent.

Le lancement des Mate 30 et Mate 30 Pro hier constitue le premier grand lancement de la société chinoise depuis qu’elle a été mise sur liste noire par les États-Unis, lui interdisant de faire affaire avec les entreprises américaines et de commercialiser ses produits dans le pays. Huawei est donc interdit d’utiliser la version d’Android fournit par Google et les services qu’il fournit par défaut. Par conséquent, les nouveaux téléphones de Huawei ont été lancés sans la plupart des applications généralement préinstallées sur les smartphones Android.

Le Mate 30 et le Mate 30 Pro de Huawei n’utiliseront pas les services et les applications Google (Services Google Play), mais une alternative que la société a nommée « Huawei Mobile Services (HMS) ». En effet, ce service n’est pas totalement nouveau, car il s’agit de son écosystème d’applications qu’il utilise en Chine, Google Play n'étant pas disponible sur son territoire. Désormais, cet écosystème devra s'établir en Europe et ailleurs dans le monde. Toutefois, les utilisateurs non chinois de Huawei pourraient se montrer réticents face à ce changement brusque.


Les nouveaux téléphones de la série Mate 30 ne disposent pas de YouTube, de Google Maps et de Gmail, entre autres. Ils ne disposent pas non plus du Play Store de Google, qui est la méthode habituelle utilisée par les utilisateurs situés en dehors de la Chine pour installer des logiciels tiers sur les téléphones Android. Le HMS a permis à Huawei de précharger de nouvelles applications alternatives à la place. Les utilisateurs pourront télécharger les applications telles que Whatsapp, Facebook ou Instagram à partir de « Huawei App Gallery », qui représente le magasin d’applications de Huawei.

« Vous savez, aujourd'hui, en raison de l'interdiction américaine, ce téléphone ne peut pas préinstaller le noyau GMS (Google Mobile Services). Cela nous a forcés à utiliser le noyau HMS », a expliqué Richard Yu, responsable des appareils grand public de l'entreprise. Il a ajouté que la société avait mis de côté 1 milliard de dollars US (801 millions de livres sterling) pour encourager les développeurs à rendre leurs applications compatibles, et que plus de 45 000 applications avaient déjà intégré la technologie de la société. Mais il n'en a nommé aucun.

Le Mate 30 Pro a un design standard avec une large encoche et un écran incurvé sur les côtés comme certains téléphones récents. C’est un nouveau type d’écran baptisé « waterfall », signifiant "chute d'eau" en français. C'est un écran encore plus incurvé que ce qui est proposé actuellement, avec une courbure qui va jusqu'au dos du boîtier pour un effet de finesse renforcé. L'encoche du téléphone est large et contient des capteurs pour la reconnaissance faciale avec un réseau infrarouge et une caméra 3D « depth-sensing », en plus de la caméra selfie de 32 Mo.

Il y a une troisième caméra « capteur de geste » dans l'encoche, qui vous permet de faire défiler ou de fermer votre main pour prendre une capture d'écran. Google s'apprêterait également à apporter une telle fonctionnalité pour le Pixel 4, en utilisant un radar au lieu d'une caméra. Le mode « AI Auto Rotate » du Mate 30 Pro utilise la caméra avant pour suivre votre visage, en s'assurant que l'écran tourne correctement par rapport à votre visage, plutôt que par rapport au sol. À l’arrière, le téléphone possède quatre caméras.

Le dos du Mate 30 Pro est équipé de quatre appareils photo :

  • un appareil photo « super-sensing » ou « super détection » de 40 mégapixels (MP) avec un capteur plus grand que la normale pour un combiné. Cela lui permet de capturer plus de lumière et donc de photographier en basse lumière ;
  • un appareil photo 8 MP avec un zoom optique 3x, ce qui signifie que l'utilisateur peut se rapprocher d'un sujet sans compromettre la résolution ;
  • une caméra cinéma de 40 MP, dédiée à la vidéo. Huawei a précisé qu’il a un capteur de rapport plus large que les autres. Le capteur offre également une meilleure sensibilité vidéo en basse lumière et un effet de ralenti plus lent, fournissant jusqu'à 7 680 images par seconde ;
  • une caméra 3D « depth-sensing », qui fournit des données pouvant être utilisées pour appliquer un effet de flou plus réaliste aux photos et aux arrière-plans vidéo.

Alors que l'approche de Google en matière de photographie mobile est principalement basée sur des logiciels, Huawei adopte l'approche complètement opposée et utilise des capteurs d'appareils photo de très grande taille. Toutes les caméras arrière des appareils sont fixées dans un cercle noir. La société chinoise espère bien que les caractéristiques citées pour les téléphones vont encourager ses utilisateurs à ne pas tenir compte des inconvénients auxquels ils pourraient être confrontés à cause de la sanction américaine. Le Mate 30 Pro est disponible en six couleurs au total, y compris deux options de cuir végétalien : vert et orange.

Les autres couleurs comprennent l'argent, le vert, le violet et le noir. Le modèle standard de la série, le Mate 30, est équipé de la même caméra « super-sensing », ainsi que d'une version grand-angle de 16 mégapixels et d'un téléobjectif de 8 mégapixels pour les portraits. Les écrans des deux appareils sont légèrement différents. Le Mate 30 Pro possède un écran de 6,53 pouces qui contourne les bords de l'appareil, tandis que le Mate 30 standard dispose d'un écran plat plus traditionnel et qui est légèrement plus grand (6,62 pouces).

La puissance de la batterie varie également d’un téléphone à l’autre. Le Mate 30 Pro dispose d’une batterie plus grande de 4 500 mAh contre 4 200 mAh pour le Mate 30. Les deux téléphones peuvent prendre une charge rapide jusqu’à 40W avec un câble ou à 27W en mode sans fil. Les Mate 30 et Mate 30 Pro sont disponibles en version 4G et 5G, et la 5G est fournie par le puce Kirin de Huawei. La puce est la première de Huawei à inclure un modem 5G intégré. Huawei a expliqué que pour le modem 5G, le téléphone comprend 14 antennes pour la 5G, et 21 antennes au total.

Les nouveaux téléphones de Huawei fonctionnent sous EMUI 10 qui est une fork d’Android 10. Le Huawei Mate 30 sera disponible avec 8 Go de RAM et 128 Go de stockage. Il démarrera à 799 €, tandis que le Mate 30 Pro augmente la capacité de stockage interne à 256 Go et démarre à 1 099 € pour le modèle 4G ou à 1 199 € pour le modèle 5G. Il existe également une nouvelle édition nommée Porsche Design du Mate 30, qui utilise une finition en cuir à l'arrière de l'appareil.

La Porsche Design Huawei Mate 30 RS est disponible en rouge et en noir, et évite la bosse de caméra circulaire à l'arrière au profit d’un réseau de quatre capteurs plus intégré. Enfin, l'édition Porsche Design débutera à 2 095 € et viendra avec 12 Go de RAM et 512 Go de stockage interne. Selon certains, le matériel est très impressionnant, mais ils craignent que les ventes du chinois Huawei ne s’effondrent en dehors de la Chine. « Le matériel est très impressionnant et montre les points forts de Huawei », a déclaré Bryan Ma du cabinet d’études de marché IDC.

« Mais ce n'est pas suffisant pour compenser le manque de services Google sauf pour quelques clients très durs qui auront la patience d'écarter et de tolérer d'éventuels problèmes. Peut-être qu'ils essaient juste de s'en sortir dans l'espoir d'avoir accès à ces services Google plus tard », a-t-il ajouté. Huawei a expliqué que les utilisateurs peuvent installer plus tard les applications Google s’ils le désiraient. Un porte-parole de l’entreprise a déclaré qu’ il y a un moyen de charger latéralement les applications de Google et que le personnel de Huawei conseillera les clients sur la façon de le faire.

Cependant, il a également mentionné qu'elles pourraient ne pas fonctionner aussi bien que d'habitude. D’ailleurs, à ce sujet, un invité au lancement a tweeté des vidéos montrant deux des services de Google refusant de travailler sur le Mate 30. Malgré les efforts de Huawei et les fonctionnalités impressionnantes intégrées aux Mate 30 et Mate 30 Pro, certains pensent que le marché de Huawei en dehors de la Chine, en Europe et ailleurs, risque de chuter considérablement, en raison de la réticence que pourraient avoir certains consommateurs sur le produit.


Richard Yu a déclaré que l'entreprise a connu une croissance de 26 % de la demande pour ses smartphones au cours de la période de janvier à août, par rapport aux mêmes huit mois en 2018. Il n'a pas précisé si le chiffre faisait référence aux ventes ou aux expéditions. Cependant, les analystes suggèrent que les ventes ont commencé à souffrir en Europe après que les États-Unis aient ajouté Huawei à une liste noire qui empêche de nombreuses entreprises de fournir leur dernière technologie à la société chinoise.

La question que tout le monde se pose, c’est de savoir si les gens seront prêts à acheter un téléphone sans Google Play, Gmail, Google Maps et YouTube. Combien d’applications ne fonctionneront plus sans Google Play Services ? L’on estime que cela peut constituer une proposition effrayante pour les consommateurs. La société penserait également que l’offre ne passera pas du premier coup et s'attend donc à une baisse de 10 milliards de dollars de ses ventes d'appareils grand public cette année, à cause de l'interdiction des exportations.

Source : BBC

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Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 11/10/2019 à 4:52
Les États-Unis envisageraient de subventionner les concurrents européens de Huawei,
le pays aurait envisagé de porter son soutien aux européens Ericsson ou Nokia

Même si Huawei ne parle presque plus de ses déboires avec l’administration Trump et semble déterminé à survivre après la rupture de ses rapports commerciaux avec les entreprises américaines, Washington n’a peut-être pas encore fini avec sa campagne de boycott qu’il a entamé vis-à-vis de l’entreprise chinoise. Selon des informations rapportées par le média britannique Financial Times, les États-Unis envisageraient de subventionner les concurrents européens de Huawei à l'instar du finlandais Nokia et du suédois Ericsson.

Donald Trump et son administration ont accusé le chinois Huawei de fabriquer des équipements qui pourraient permettre à la Chine d’espionner les autres gouvernements dans le monde et d’autres systèmes sensibles. Résultat, le président américain a signé un décret en mai dernier qui a placé l’entreprise chinoise sur une liste noire. Elle est interdite, du moins jusqu’à nouvel ordre, de nouer des partenariats commerciaux avec les entreprises américaines, une situation qui a eu pour effet de déclencher une guerre commerciale entre Pékin et Washington.

Le président américain a voulu étendre sa campagne de boycott vis-à-vis de Huawei vers le reste du monde, notamment vers l’Europe en prévenant sur les dangers que représente l’utilisation des équipements du chinois, mais plusieurs pays européens comme l’Allemagne, la France et la Grande-Bretagne ont refusé de suivre les USA dans leur décision. Néanmoins, Trump et son administration semblent déterminés à poursuivre la guerre contre Huawei, cette fois en donnant du soutien et du poids à certaines entreprises européennes qu'ils jugent capables de concurrencer Huawei.

À en croire les récentes informations rapportées par le quotidien londonien Financial Times, l’administration Trump pourrait envisager de subventionner (à travers des crédits) les concurrents de Huawei, à savoir le suédois Ericsson et le finlandais Nokia (qui a avalé le franco-américain Alcatel-Lucent) pour les rendre plus attractifs auprès des opérateurs télécom. Selon les analyses du journal, ce geste revient à admettre que Huawei est clairement le moins cher. Cela pourrait aussi signifier que malgré la position actuelle délicate de Huawei, bon nombre d’opérateurs télécom dans le monde ont tout de même du mal à le concurrencer.


Selon le Financial Times, Washington serait prêt à délivrer des crédits à Ericsson et Nokia pour leur permettre de mieux résister au géant chinois. Parallèlement, les États-Unis tentent de convaincre des sociétés américaines de se lancer sur le marché des équipements 5G. Le Financial Times a expliqué que l'objectif de Washington est de permettre à ces entreprises de s'aligner commercialement avec Huawei qui propose des conditions de financement généreuses (grâce au soutien des banques de Pékin) à ses clients et des délais de paiement plus longs.

Washington s’est-il rendu compte de son échec dans sa campagne de boycott des équipements de Huawei ? Si la démarche annoncée par le Financial Times s’avère être vraie, cela pourrait signifier que les USA n’ont pas pu évincer Huawei de sa position de leader mondial sur le marché des équipements 5G, ce malgré la panoplie de barrières commerciales dirigées contre l’entreprise. Si l’on doit se référer à certaines bouches indiscrètes proches du dossier, cela représente une préoccupation majeure à l’heure actuelle de la Maison-Blanche.

« C’est l’une des grandes préoccupations du gouvernement à l’heure actuelle. Tout le monde, du département de la Défense au département du Commerce en passant par le département de la Sécurité intérieure, examine la question », a déclaré au Financial Times une source proche du dossier. La Maison-Blanche a toutefois refusé de commenter le sujet. D’autres sources ont également indiqué qu’une autre alternative évoquée par Washington serait la création d'un champion local. Mais la tâche s’avère plus compliquée qu’on pourrait le croire.

Pour certains, on ne s'improvise pas équipementier 5G, un domaine ultra-technique et très coûteux, en seulement quelques mois. Il est bien trop tard pour réagir, d'ailleurs d’autres acteurs concernés comme Oracle ou Cisco auraient poliment décliné. Nokia et Ericsson ont refusé de commenter l'article du Financial Times. Par contre, interrogé par BFM Business sur la question, le président de la branche française d’Ericsson a réfuté les dires selon lesquels Huawei aurait deux ans d'avance sur ses concurrents en 5G. Selon lui, il n’y a aucune évidence pour affirmer cela.

« Nous avons signé 47 accords de partenariats avec des opérateurs dont 26 sont déployés ou sont en cours de déploiements et 19 sont allumés sur les quatre continents, ce qui représente la moitié des réseaux 5G ouverts commercialement dans le monde », a déclaré Franck Bouétard, PDG d’Ericsson France. En juillet dernier, Huawei revendiquait 50 accords. Franck Bouétard a aussi ajouté qu'Ericsson est leader en matière de contributions de brevets (49.000), « il n'y a donc pas d'évidence que Huawei a deux ans d'avance sur ses concurrents en 5G ».

Un coup de pouce de l'administration américaine serait-il inutile ? Les opérateurs télécom restent pragmatiques. Le déploiement rapide de la 5G à coûts maîtrisés est stratégique. Une étude a montré cette année que sans les fournisseurs chinois, les déploiements coûteront 62 milliards d'euros de plus et provoquerait un retard de 18 mois en Europe. « Si nous concentrons nos efforts sur deux acteurs, je pense que c'est une position malsaine, non seulement pour nous en tant qu'industrie, mais également pour l'infrastructure nationale du pays », avait déclaré Nick Read, PDG de Vodafone en février dernier.

Sources : BFM Business, Financial Times

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Avatar de yahiko
Rédacteur/Modérateur https://www.developpez.com
Le 11/10/2019 à 7:59
Subventionner Ericsson et Nokia ? Pourquoi pas, à condition que l'argent aille dans la R&D (les ingénieurs) et pas dans la poche des dirigeants et des commerciaux...
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Avatar de Jon Shannow
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 11/10/2019 à 9:24
Citation Envoyé par pboulanger Voir le message
Subventionner des entreprises privées, ce n'est pas interdit par l'OMC? Les US ont bien fait condamner Airbus pour ça récemment, non?
Trump la loi c'est seulement quand ça l'arrange...
Pour une fois, je dirais que Trump est dans la même ligne que ses prédécesseurs. Les lois internationales ne sont valables pour les USA que si ça les arrange.
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Avatar de pboulanger
Membre confirmé https://www.developpez.com
Le 11/10/2019 à 8:58
Subventionner des entreprises privées, ce n'est pas interdit par l'OMC? Les US ont bien fait condamner Airbus pour ça récemment, non?
Trump la loi c'est seulement quand ça l'arrange...
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Avatar de Stan Adkens
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 20/10/2019 à 20:48
Huawei affirme que des entreprises américaines ont manifesté leur intérêt pour l'octroi de licence pour sa technologie 5G,
Alors que la firme demeure sur a liste noire américaine, selon un rapport

Alors que le géant chinois de la technologie Huawei est toujours sous le coup des sanctions américaines, la firme serait actuellement engagée dans des pourparlers préliminaires avec certains opérateurs de télécommunications américains au sujet de l'octroi d'une licence pour sa technologie de réseau de cinquième génération (5G), a révélé un nouveau rapport de Reuters. Le géant mondial des télécommunications, qui avait annoncé qu’il continuerait à développer sa technologie malgré les difficultés, a parié ses chances de succès aux Etats-Unis sur l'octroi d'une licence pour sa technologie de réseau 5G à des opérateurs télécom américains.

Selon Reuters, Vincent Pang, vice-président sénior et directeur du conseil d'administration de l'entreprise, a déclaré que certaines entreprises américaines avaient exprimé leur intérêt pour une opération à long terme ou un transfert unique, sans donner plus de détails sur les noms ni le nombre des sociétés concernées. Lors d’une visite à Washington plus tôt cette semaine, M. Pang a déclaré ceci :

« Il y a des entreprises qui nous parlent, mais il faudrait un long voyage pour vraiment tout finaliser ». « Ils ont montré de l'intérêt », a-t-il ajouté. M. Pang a aussi indiqué que les conversations ne datent que de quelques semaines et n'ont pas encore atteint un niveau détaillé.


Les entreprises auraient entamé des discussions avec Huawei alors que la société chinoise est toujours sur la liste noire commerciale américaine. En mai dernier, le ministère américain du Commerce a ajouté le plus grand fournisseur mondial d'équipement de télécommunications et 70 autres entreprises alliées sur cette liste, les interdisant de faire affaire avec les entreprises américaines sans licence spéciale. Les raisons évoquées étaient d’ordre de la sécurité nationale, Huawei étant soupçonné d’être en lien avec les autorités, l’armée, le renseignement chinois, et le gouvernement américain craignant que l'équipement Huawei puisse être utilisé à des fins d’espionnage.

Washington a également porté des accusations criminelles contre l'entreprise, alléguant des fraudes bancaires, des violations des sanctions américaines contre l'Iran et des vols de secrets commerciaux. Huawei a plusieurs à plusieurs reprises nié ces accusations, mais cela n’a rien changé jusqu’à présent. Selon Reuters, les règles qui devaient être publiées par le ministère du Commerce au début de ce mois devraient effectivement bannir l'entreprise de la chaîne d'approvisionnement des télécommunications aux États-Unis.

Le gouvernement américain a mené une campagne en fin de l’année dernière pour convaincre ses alliés d’interdire Huawei du processus de mise en place de leurs réseaux 5G. Mais alors que le président américain Donald Trump a annoncé en avril que la course à la 5G est ouverte et que l'Amérique doit gagner, le fait est qu'il n'y a actuellement aucun fournisseur américain de réseaux 5G. Outre Huawei, les seuls autres fournisseurs 5G sont les sociétés européennes Nokia et Ericsson, qui pratiquent des prix beaucoup plus élevés que Huawei, selon Reuters.

Les sanctions ont impacté durement les activités internationales de Huawei, mais les firmes américaines en souffrent aussi. Selon un rapport du New York Times qui date de juin, les entreprises américaines de technologie contournaient l’interdiction du gouvernement américain pour continuer de vendre des composants au géant chinois des télécommunications. De nouvelles entreprises d’intelligence artificielle chinoises, clients des sociétés américaines, ont également été ajoutées à la liste noire plus tôt ce mois, pour sanctionner Pékin pour son mauvais traitement des minorités musulmanes, a rapporté Reuters.

Huawei avait proposé de concéder sous licence sa technologie 5G à des sociétés américaines

Ce nouveau développement est intervenu dans l’affaire après que Ren Zhengfei, PDG et fondateur de la société, ait proposé le mois dernier, lors d'une interview accordée au New York Times, de concéder sous licence sa technologie 5G à des sociétés américaines afin qu'elles puissent développer leur propre industrie 5G. En effet, M. Zhengfei a proposé cette offre, permettant de concéder sous licence sa technologie avec une redevance unique comprenant l'accès au brevet 5G de Huawei, les licences, le code et le support.

Dans l’interview, M. Zhengfei avait dit qu’ « Il n'y a aucune restriction sur ce dont nous serions prêts à discuter avec le ministère de la Justice ». « Huawei est ouvert à partager nos technologies et techniques 5G avec des entreprises américaines afin qu'elles puissent développer leur propre industrie 5G. Cela créerait une situation équilibrée entre la Chine, les États-Unis et l'Europe », a-t-il ajouté.


Cette offre pourrait permettre à l'acheteur de modifier le code source, ce qui signifie que ni Huawei ni le gouvernement chinois n'auraient le contrôle d'aucune infrastructure de télécommunications construite à l'aide des équipements produits par la nouvelle société. Pourtant, aux Etats-Unis, une telle idée sera impopulaire étant donné la guerre commerciale qui fait rage entre Washington et Pékin depuis plusieurs mois déjà, et les problèmes avec Huawei. Dans une interview accordée à Reuters le mois dernier, un représentant du département d'État a exprimé son scepticisme à l'égard de l'offre du fondateur de Huawei.

« Il n'est tout simplement pas réaliste que les opérateurs adoptent cet équipement et gèrent ensuite tous les logiciels et le matériel eux-mêmes », a déclaré la personne. « S'il y a des bogues logiciels qui sont intégrés au logiciel initial, il n'y a aucun moyen de savoir s'ils sont présents et ils pourraient être activés à tout moment, même si le code logiciel est remis aux opérateurs mobiles », a ajouté le responsable.

Plus tôt cette année, l’opérateur de télécommunication britannique Vodafone avait constaté que des vulnérabilités étaient présentes dans les équipements Huawei depuis un bon bout de temps et pourraient permettre, entre temps, au fournisseur d’avoir accès à certaines installations de Vodafone en Italie et dans d'autres pays d'Europe. Vodafone avait interrompu le déploiement de l'équipement Huawei dans ses réseaux centraux en janvier, en attendant que les gouvernements occidentaux accordent à l'entreprise chinoise une autorisation de sécurité complète. Ces failles de sécurité avaient été constatées pour la première fois dans les équipements fournis par la société chinoise à l’activité italienne de Vodafone en 2011.

Bien que M. Zhengfei ait fait une offre exceptionnellement généreuse pour sortir de l'impasse avec les États-Unis et que les opérateurs de télécommunications américains aient exprimé leur intérêt, il est toujours possible que les pourparlers préliminaires s'enlisent pour plusieurs autres raisons, étant donné le contexte actuel. M. Pang n’a pas non plus voulu prédire si un éventuel accord pourrait être signé. Toutefois, il a averti que l'investissement en recherche et développement nécessaire pour améliorer continuellement la plateforme après un transfert unique de Huawei serait très coûteux pour les entreprises. Cependant, l’offre de Huawei n’est-elle pas une meilleure option pour les opérateurs américains ?

Source : Reuters

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Avatar de yahiko
Rédacteur/Modérateur https://www.developpez.com
Le 31/08/2019 à 8:48
Je suis très curieux de voir comment le Mate 30 va se vendre sans accès au Play Store.

On pourrait se dire que même si les parts de marché de Huawei vont continuer à dégringoler en Europe, la marque peut se maintenir en Asie et notamment en Chine, patriotisme économique oblige.
Ce qui pourrait lui donner du temps pour développer un écosystème alternatif à celui de Google.

Néanmoins, je doute que d'autres constructeurs de smartphones, comme Samsung par exemple, soient enclins à adopter l'OS et le store d'un de leur concurrent...
Pour que la sauce prenne, il faudrait que Huawei puisse rallier d'autres constructeurs.

Maintenant, quand on regarde l'état du marché, à part Apple (US) et Samsung (Corée), on peut constater que les autres principaux constructeurs sont chinois : Xiaomi, vivo et Oppo.
La partie pourrait ne pas être perdue donc, avec un effet boomerang qui serait de contribuer à l'émergence d'une réelle alternative aux Etats-Unis dans le domaine de la tech.
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Avatar de rawsrc
Modérateur https://www.developpez.com
Le 07/08/2019 à 10:31
Citation Envoyé par CoderInTheDark Voir le message
Huawei devrait rappelé tous les coups tordus de la NSA et de Cisco et des autres sociétés et états.
Tu m'étonnes quand tu vois la liste des backdoors dans les équipements Cisco, c'est à mourir de rire. Même les matériels professionnels avec VPN de Cisco sont compromis.
J'ai deux clients où Cisco est carrément blacklisté depuis des lustres.
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