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Craig Wright, le prétendu inventeur du Bitcoin, est accusé d'avoir volé 1 million de bitcoin
Et falsifié des preuves

Le , par Bill Fassinou

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Craig Wright, le prétendu inventeur du Bitcoin, a, semble-t-il, des problèmes avec la justice américaine. Craig Wright a été invité devant le tribunal du district de West Palm Beach, en Floride, pour répondre d’accusations portant sur la falsification de nombreux documents et du vol d’un million de Bitcoins que lui et un de ses associés avaient extrait ensemble, soit une fortune d’une valeur avoisinant les dix milliards de dollars. L'homme qui se présente comme étant Satoshi Nakamoto a nié avoir falsifié les documents dont il est question. Cependant, l'avocat de son ancien partenaire commercial n’a pas cessé de l’accuser du sort de la fortune perdue de Bitcoin.

Depuis trois ans, Craig Wright, un informaticien australien, n’a pas cessé d’affirmer qu’il est Satoshi Nakamoto, l’inventeur du Bitcoin. Bien évidemment, tout le monde n’est pas d’accord avec cette affirmation et la plupart des critiques traitent Wright de voleur et de menteur. Ces allégations ne sont pas passées inaperçues aux yeux de l'intéressé, car Wright a décidé le mois passé de poursuivre tous ses détracteurs en justice pour diffamation. Est-il vraiment Satoshi Nakamoto ? Pour l’instant, il continue de l’affirmer. Craig Wright affirme qu'il a inventé le Bitcoin, et Dave Kleiman, décédé en 2013, l'aurait aidé.

Mais l'année dernière, la succession de Kleiman a affirmé que Wright avait frauduleusement transféré environ un million de Bitcoins que lui et Kleiman avaient extraits ensemble (environ 10 milliards de dollars). Le 28 juin passé, Wright a été invité à comparaître devant le tribunal du district de West Palm Beach, en Floride. En plus des accusations sur la disparition mystérieuse du million de Bitcoin, Wright devait répondre également d’accusations portant sur la falsification de documents liés à certaines transactions du Bitcoin. Selon le média britannique Decrypt, il aurait été confronté à un contre-interrogatoire difficile et se serait trompé sur certains points.

En effet, Wright a passé une grande partie de l'année avec des avocats. Il se défend actuellement contre une plainte devant un tribunal américain, accusé d’avoir fraudé la succession de Dave Kleiman, un ancien partenaire commercial décédé en 2013. Les deux parties reconnaissent Wright comme étant le créateur du Bitcoin, mais Wright est accusé d'avoir volé des Bitcoins que lui et Kleiman ont exploités ensemble il y a environ 10 ans. Un juge fédéral avait ordonné à Wright de soumettre des documents sur ses premiers avoirs en Bitcoin (des avoirs qui avaient été scellés). Selon Decrypt, la déposition de Wright a introduit un certain nombre de détails discordants.


Craig Wright

Wright a été convoqué en Floride dans le cadre de l'action civile afin d'expliquer pourquoi il n'avait pas abandonné les adresses des Bitcoins perdus de Satoshi, auxquelles il dit qu'il pourrait ne jamais avoir accès. Pour se défendre, Wright a déclaré qu’il ne pouvait pas accéder aux pièces, car elles étaient détenues dans une fiducie aveugle protégée par un mécanisme de cryptage labyrinthique et empêtrée dans un réseau d'accords juridiques complexes rédigés par une succession d'avocats. Ce dernier a également déclaré qu'il ne souhaitait pas accéder aux pièces, car elles le porteraient sous le pseudonyme de Satoshi Nakamoto.

Aux yeux de nombreuses autres personnes, cette affirmation de Wright est totalement ridicule si l'on tient compte du fait qu’il réclame la paternité du Bitcoin. Ceci n’est pas le seul fait qui pourrait nuire à Wright dans cette affaire. L’accusation a essayé de démontrer devant la Cour de West Palm Beach que les documents fournis par Wright à la demande du juge peu de temps avant cette séance sont tous falsifiés. L’accusation a allégué que plusieurs courriels prétendument datant de 2011 et 2012 portaient des « métadonnées » les indiquant beaucoup plus récemment. Et une police protégée par un droit d'auteur en 2015 est apparue sur un autre courrier supposé avoir été envoyé en 2011.

Wright a bien sûr nié toutes ces allégations, témoignant que les documents qui sont dans leur grande majorité des PDF, sont logés sur un serveur qui a peut-être été compromis. Selon lui, ces documents constituent des copies légitimes. « Lorsque quelqu'un modifie un fichier sur un serveur compromis qui a été piraté et que l'on sait qu'il l'a été, toutes sortes de choses amusantes se produisent », a-t-il déclaré. Selon l’accusation, Wright aurait fait usage d’une société-écran pour transférer la fiducie sans droit de regard. « Une entreprise que vous n'avez pas achetée jusqu'en 2014 est répertoriée comme bénéficiaire d'un document de confiance que vous avez prétendument rédigé en 2012 ? », a déclaré l’avocat de l’accusation.

La Cour a voulu avoir le cœur net sur la qualité des documents présentés par Wright comme preuve en lui demandant si ces derniers étaient de faux documents. « Euh, je ne sais pas », a répondu Wright à la question. Wright a par la suite joué la carte du regret, parlant de la création du Bitcoin. Il a exprimé ses regrets pour sa prétendue invention qui, selon lui, aurait été gâchée par le crime. Il a indiqué qu'il avait initialement voulu détruire l'énorme fortune et n'avait confié les clés à Kleiman qu'après beaucoup de convictions convaincantes. « Dave m'a dissuadé de le détruire complètement. Si je l’avais su, j'aurais mis un marteau à travers le disque dur qui contenait ceux-ci », a-t-il déclaré.

D’après Decrypt, Wright aurait énuméré à plusieurs reprises des caractéristiques qui ne sont pas celles du Bitcoin. Il a expliqué que la principale raison pour laquelle il ne peut pas accéder aux pièces est qu'il lui manque certaines parties de la clé détenues par Kleiman. Ces parties doivent lui revenir l’année prochaine. Selon lui, si ces parties de la clé ne lui sont pas passées, il ne pourra peut-être jamais accéder aux pièces. Wright est impliqué dans plusieurs autres procès avec des personnes qui prétendent qu'il n'est pas l'inventeur de Bitcoin. Parmi eux, on retrouve le podcasteur Peter McCormack à qui il réclame 100 000 livres (129 000 $) de dommages et intérêts.

Daniel Miessler, un expert en cybersécurité et auteur du livre « The Real Internet of Things », est l’un de ceux qui pensent que Craig Wright est un vulgaire usurpateur. Dans un billet en date du samedi dernier, il a présenté les arguments lui permettant d’affirmer que Wright n’est pas le créateur légitime du Bitcoin. Selon ces propos, il connaissait bien Craig Wright pour avoir échangé sur quelques sujets avec lui sur le Bitcoin. Miessler refuse l’idée que Craig Wright soit Satoshi, avançant cet argument : « Craig cherche à attirer l'attention, alors que Satoshi l'évitait».

Voici décrite ci-dessous la manière dont Daniel Miessler voit les deux personnages :

Craig Wright

  • Craig a parlé de lui constamment ;
  • Craig a constamment recherché l'attention ;
  • Craig aimait débattre publiquement avec les gens ;
  • Craig aimait se vanter de ses réalisations ;
  • on dirait qu'il a parlé de diplômes qu'il n'avait pas encore ;
  • il ferait des choses comme poster des photos de lui travaillant sur un rameur.

Satoshi Nakamoto

  • brillant ;
  • introverti ;
  • veut faire le bien dans le monde ;
  • ne veut pas un peu du crédit ;
  • préfère rester anonyme si possible.

Après son analyse, Miessler a indiqué qu’il pourrait bien se tromper, mais la probabilité est très mince (3 % de chance selon lui) pour que Craig et Satoshi soient le même personnage. « Je n'ai aucune preuve cryptographique que Satoshi est quelqu'un d'autre, ou que Craig ne soit pas lui. Mais tout ce que je sais sur les humains, et en particulier les egos masculins, me dit que Craig est presque le contraire du vrai Satoshi. Si Craig est vraiment en train de commettre un crime ici, j'aimerais qu'il arrête. Et s'il est vraiment Satoshi et que je me trompe, eh bien, j'espère qu'il me pardonnera cette analyse », a-t-il déclaré. Certains observateurs ont également suggéré que, si l'audience en Floride soulevait suffisamment de doutes sur ces affirmations, ce serait assez suffisant pour que les nombreuses poursuites entreprises par Wright pour diffamation à l’encontre de ces détracteurs soient rejetées.

Sources : Decrypt, Daniel Miessler

Et vous ?

Qu'en pensez-vous ?

Voir aussi

Craig Wright s'attribue toujours la paternité du Bitcoin et poursuit ceux qui doutent de lui pour diffamation

Bitcoin : Elon Musk pourrait être Satoshi Nakamoto, réflexions d'un ancien stagiaire chez SpaceX

Environ 3,8 millions de bitcoins y compris ceux de Satoshi Nakamoto, l'inventeur du bitcoin, seraient définitivement perdus, papporte Chainanalysis

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Avatar de Bruno
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 27/04/2021 à 0:35
Craig Wright est-il Satoshi Nakamoto, le créateur du bitcoin ?
une nouvelle action en justice pourrait le déterminer

La Haute Cour de Londres a ouvert la voie à une affaire qui pourrait obliger ses juges à se prononcer sur l'identité de l'inventeur du bitcoin. Avec ce procès pour violation du droit d'auteur intenté par Craig Steven Wright (CSW), informaticien australien qui prétend avoir créé le bitcoin. L'homme qui a prétendu être Satoshi Nakamoto, le pseudonyme utilisé par le créateur du bitcoin pourrait enfin mettre un terme au mystère qui dure depuis des années quant à l'identité de l'inventeur de la cryptomonnaie qui vaut des milliards de dollars.

En effet, le succès de l'action en justice dépendrait probablement de la capacité de Wright à prouver qu'il est bien l'auteur du livre blanc qui a initialement présenté la technologie du bitcoin. Selon certains analystes, l'affaire pourrait obliger le tribunal britannique à se prononcer sur la question de savoir si Wright est ou non le véritable inventeur du bitcoin.

Le tribunal a autorisé Craig Wright, à porter plainte pour violation du droit d'auteur contre l'opérateur et l'éditeur du site bitcoin.org, qui se fait appeler Cobra, sur Twitter. Avec cette autorisation, Wright peut désormais tenter de poursuivre son affaire intitulée : Wright contre personne(s) inconnue(s). En réalité, Wright accuse bitcoin.org de violation du droit d'auteur pour avoir affiché une copie du célèbre livre blanc sur le bitcoin, qu'il affirme avoir écrit en 2008 pour expliquer ce qu'est le bitcoin et comment il fonctionne. Il demande au tribunal d'obliger bitcoin.org à retirer le livre blanc de son site web.


Rappelons que l’expert en cryptomonnaie, Craig Wright, affirme depuis quelques années être l’homme derrière le pseudonyme Satoshi Nakamoto, qui est considéré comme étant à l’origine de la création du Bitcoin. Il faut dire que, fin 2015, l’entrepreneur de 44 ans était déjà fortement soupçonné d’être le père du Bitcoin, situation notamment mise en exergue par les magazines Wired et Gizmodo.

Dans un billet de blog, il a expliqué sur les grandes lignes certains mécanismes sur lesquels repose le système Bitcoin, notamment le processus de vérification de clés, les fonctions de hash, le processus de signature numérique et la vérification de signature. L’objectif était de fournir un maximum d’informations pour permettre la vérification d’un élément qui permettrait au plus grand nombre parmi les communautés de professionnels de l’informatique de vérifier son assertion.

Un porte-parole de Craig Wright a fait savoir que « le Docteur Wright va effectuer une signature de messages sur son blog … ils seront signés avec la clé associée au Bloc 9, la seule clé définitivement connue comme étant associée au pseudonyme Satoshi, qui a servi à envoyer des bitcoins à Hal Finney, l’un des pionniers et le premier développeur identifié après Satoshi Nakamoto en 2009 ».

Il a décidé de révéler son identité à trois médias le temps d’une interview axée sur la démonstration annoncée un peu plus tôt, notamment la BBC, The Economist et GQ. La BBC avance que, comme prévu, il a signé numériquement des messages lors de l’entretien en se servant des clés de chiffrement qui ont été créées durant les premiers jours du développement du Bitcoin. « Les clés sont liées de manière inextricable aux blocs de bitcoins qui sont connus comme ayant été créés ou "minés" par Satoshi Nakamoto », a expliqué le quotidien.

Pendant cette séance de démonstration, Craig Wright a rappelé que « ce sont là les blocs qui ont servi à envoyer 10 bitcoins à Hal Finney en janvier (2009) en tant que première transaction ». D’ailleurs il va expliquer que Finney est l’un des premiers ingénieurs à avoir participé à matérialiser son idée dans la création d’un protocole : « j’étais la pièce maîtresse, mais d’autres personnes m’ont aidé », va-t-il déclarer.


Les menaces de l'autoproclamé Satoshi Nakamoto, Craig Wright, ont fait que l'un des sites a retiré ce qu'il prétend être "son" livre blanc Bitcoin. Mais le second refuse d'abandonner aussi facilement. Maintenant la communauté Bitcoin débat de la mesure dans laquelle les développeurs et les mainteneurs de Bitcoin Core devraient assumer la charge symbolique de l'hébergement de ce livre blanc, en particulier lorsque cela pourrait inutilement leur faire perdre du temps et de l'argent.

Comme annoncé le 21 janvier, Bitcoin.org ainsi qu'un autre site Web, Bitcoincore.org, avaient reçu des allégations de violation des droits d'auteur de la part des avocats de Craig Wright. Les avocats auraient affirmé que Wright, en tant qu'inventeur de Bitcoin, Satoshi Nakamoto, était le détenteur légal des droits d'auteur du livre blanc de Bitcoin, qu'il était propriétaire du nom et de la marque Bitcoin, ainsi que des deux sites Web mentionnés ci-dessus. L'annonce précisait :

« Hier, Bitcoin.org et Bitcoincore.org ont reçu des allégations de violation des droits d'auteur du livre blanc Bitcoin par les avocats représentant Craig Steven Wright. Dans cette lettre, ils affirment que Craig possède les droits d'auteur du livre blanc, le nom Bitcoin, et la propriété de bitcoin.org. Ils affirment également qu'il est Satoshi Nakamoto, le créateur pseudonyme de Bitcoin, et le propriétaire initial de bitcoin.org. Bitcoin.org et Bitcoincore.org ont tous deux été invités à retirer le livre blanc. Nous pensons que ces affirmations sont sans fondement et refusons de le faire », ont déclaré les responsables de Bitcoin.org.

Mais alors que le propriétaire de Bitcoin.org (un développeur pseudonyme connu sous le nom de Cobra) a déclaré son refus d'être intimidé par la menace de ce qu'il a appelé des "fausses allégations", le propriétaire de Bitcoincore.org a déjà jeté l'éponge. Selon Cobra, leur coaccusé chez Bitcoincore.org a acquiescé aux demandes des avocats de Craig Wright presque immédiatement.

« Malheureusement, sans nous consulter, les développeurs de Bitcoin Core se sont empressés de retirer le livre blanc Bitcoin de bitcoincore.org, en réponse à ces allégations de violation des droits d'auteur, donnant ainsi du crédit à ces fausses allégations. Le site Web de Bitcoin Core a été modifié pour supprimer les références au livre blanc, leur copie locale du PDF du livre blanc a été supprimée et, après moins de deux heures d'examen public, ce changement a été intégré. En se rendant de cette manière, le projet Bitcoin Core a donné des munitions aux ennemis de Bitcoin, s'est engagé dans l'autocensure et a compromis son intégrité. Cette reddition sera sans aucun doute utilisée comme une arme pour faire de nouvelles fausses déclarations, comme celle selon laquelle les développeurs de Bitcoin Core "savent" que Craig Steven Wright est Satoshi Nakamoto et c'est pourquoi ils ont agi de cette manière » ont-ils ajouté.

Wright, qui réside en Grande-Bretagne et prétend avoir les preuves de ses affirmations, accuse Cobra de contrôler indûment le site bitcoin.org et lui a demandé de retirer le livre blanc. « L'affaire dépendra de la question de savoir si le tribunal est convaincu que le Dr Wright est bien l'auteur du livre blanc et qu'il en détient les droits d'auteur – et, par conséquent, qu'il est Satoshi Nakamoto », a déclaré Simon Cohen, avocat chez Ontier, qui représente Wright. Une déclaration publiée sur bitcoin.org le 21 janvier a rejeté les allégations comme étant sans fondement.

Source : London's High Court

Et vous ?

Au sujet de la paternité du Bitcoin, êtes-vous pour ou contre les allégations de Craig Wright ?

Voir aussi :

Satoshi Nakamoto, le créateur du Bitcoin, serait-il un Australien du nom de Craig Wright ? La preuve dans la signature numérique des messages

Bitcoincore.org retire le livre blanc de Satoshi du site Web après les menaces de Craig Wright, les développeurs de Bitcoin pesant le coût d'un procès pour revendication de droits d'auteur

Craig Wright craque et se rétracte, expliquant qu'il n'a pas le courage, d'apporter la « preuve extraordinaire » qu'il est le créateur du Bitcoin

Craig Wright s'attribue toujours la paternité du Bitcoin et poursuit ceux qui doutent de lui, pour diffamation
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Avatar de Stéphane le calme
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 20/01/2022 à 17:27
L'autoproclamé inventeur du Bitcoin poursuit des développeurs pour les forcer à lui donner accès à des Bitcoin SV qu'il « possède, mais auxquels il ne peut pas accéder »
suite à un piratage de son ordinateur en février 2020

Wright estime que les accusés, tous développeurs de systèmes de cryptomonnaies, ont le devoir de réécrire le logiciel pour lui permettre de récupérer des clefs privées de cryptage pour des jetons d'une valeur de 4,5 milliards de dollars (3,96 milliards d'euros) qui, selon lui, ont été supprimées après avoir vraisemblablement été copiées par des pirates. Les accusés nient avoir une telle obligation. Tous sauf un contestent une ordonnance du tribunal autorisant la signification des demandes anglaises hors de la juridiction.

Les accusés demandent une garantie pour les frais de cette procédure (que leurs frais d'avocats soient pris en charge au cas où Wright perd le procès), affirmant qu'ils ont des raisons de croire que Tulip Trading ne sera pas en mesure de payer s'il lui est ordonné de le faire.

Dans son témoignage, Wright a déclaré qu'il avait de fortes chances de pouvoir bientôt retrouver l'accès à certains des bitcoins d'une valeur de 17 millions d'euros.

Le juge a estimé que cela n'était pas suffisant, car la propriété des jetons numériques est en cause dans la réclamation et que la garantie est maintenant requise.


Craig Wright est un entrepreneur australien et un expert en cryptomonnaie. En 2016, il a affirmé être l’homme derrière le pseudonyme Satoshi Nakamoto qui est considéré comme étant à l’origine de la création du Bitcoin (la monnaie cryptographique et le système de paiement peer-to-peer). Il faut dire que déjà fin 2015, l’entrepreneur était déjà fortement soupçonné d’être le père du Bitcoin.

Dans un billet de blog, il a expliqué certains mécanismes sur lesquels repose le système Bitcoin, notamment le processus de vérification de clefs, les fonctions de hash, le processus de signature numérique et la vérification de signature. L’objectif était de fournir un maximum d’informations pour permettre la vérification d’un élément qui permettrait au plus grand nombre parmi les communautés de professionnels de l’informatique de vérifier son assertion. Laquelle ? Un porte-parole de Craig Wright avait fait savoir que le Docteur Wright va effectuer une signature de messages sur son blog … ils seront signés avec la clef associée au Bloc 9. Il s’agit de la seule clef définitivement connue comme étant associée au pseudonyme Satoshi, qui a servi à envoyer des bitcoins à Hal Finney, l’un des pionniers et le premier développeur identifié après Satoshi Nakamoto en 2009.

Une démonstration qui n’a pas eu le mérite de convaincre toute la communauté des experts. Si certains, à l’instar de Gavin Andresen, directeur scientifique à la Bitcoin Foundation, ont manifesté leur soutien à Craig Steven, d’autres, comme l’expert en sécurité Dan Kaminsky ont émis de sérieuses réserves sur les conclusions qui pouvaient être tirées de ladite preuve.

Quoi qu'il en soit, il a déclaré que ses clefs privées de 17 millions d'euros de Bitcoin SV ont été supprimées par des pirates en 2020 et maintenant il poursuit les développeurs pour que la justice les contraigne à lui remettre l'accès aux jetons qu'il « possède, mais auxquels il ne peut pas accéder ».


Craig Wright

Les développeurs poursuivis en justice

Craig Wright poursuit donc 15 personnes et une entreprise suisse dans l'espoir de les forcer à « réécrire ou modifier le code logiciel sous-jacent » afin que Wright puisse mettre la main sur une grande quantité de Bitcoin SV.

La Haute Cour d'Angleterre et du Pays de Galles a récemment ordonné à Wright de payer la caution du tribunal pour les frais en cas de perte, le jugement qui en a résulté faisant la lumière sur encore plus de litiges anglais impliquant Wright et Bitcoin.

Maître Clark, le juge de procédure, a résumé l'affaire principale comme suit :

« Le demandeur prétend être le propriétaire d'environ 4,5 milliards de dollars d'actifs numériques ("le Bitcoin"), qui ont été consultés et contrôlés par le Dr Wright à partir de son ordinateur et de son réseau en Angleterre. Pour ce faire, le Dr Wright a utilisé des "clefs privées" sécurisées. Ces clefs privées ont été supprimées (vraisemblablement après avoir été copiées) par des pirates qui ont accédé à l'ordinateur du Dr Wright en février 2020 ».

Wright affirme que les défendeurs « ont des obligations fiduciaires et délictuelles » pour « réécrire ou modifier le code logiciel sous-jacent pour permettre à [Tulip Trading] d'accéder au Bitcoin ». Il semble que le juge ait confondu Bitcoin avec Bitcoin SV.

Le Bitcoin SV, ou Bitcoin Satoshi Vision, est une cryptomonnaie dérivée de la blockchain Bitcoin Cash ; cette dernière étant elle-même dérivée de la blockchain du Bitcoin (BTC), la toute première cryptomonnaie mise en circulation. Cette dérivation, appelée hard fork dans le milieu des cryptoactifs, a eu lieu le 15 novembre 2018. Elle résulte d'une divergence majeure au sein de la communauté du Bitcoin Cash, concernant la nécessité ou non de modifier le protocole de la blockchain de manière récurrente.

À la date du hard fork, les détenteurs de BTC étaient en droit d'obtenir la quantité correspondante en BSV (Bitcoin Satoshi Vision), ou en BCH (Bitcoin Cash).

Le Bitcoin SV a pour vocation de correspondre à la vision originelle supposée de Satoshi Nakamoto, créateur du Bitcoin en 2009.

Tulip Trading Ltd de Wrighr a perdu son offre pour éviter d'avoir à payer une garantie pour les coûts. Il s'agit d'une procédure judiciaire dans laquelle, si un juge estime qu'un demandeur n'a peut-être pas, dans la juridiction, d'actifs pouvant être utilisés pour payer les frais de justice de l'autre partie s'il gagne, le demandeur doit payer une somme substantielle au tribunal, qui la transmet aux défendeurs à la fin de l'affaire ou la renvoie. Si le demandeur ne paie pas, le dossier est suspendu.

Les 15 accusés incluent le vlogger Bitcoin Roger Ver, la société suisse Bitcoin Association for BSV, et une liste d'autres passionnés de cryptomonnaie, qui, selon Wright, sont tous des développeurs impliqués dans Bitcoin Core et Bitcoin Cash ABC, quoi que ce soit.

Ils ont tous refusé les demandes de Wright, bien qu'une entreprise appelée nChain Ltd « travaille sur une modification du logiciel client BSV existant, qui permettrait à quelqu'un qui possède mais ne peut pas accéder au BSV d'en reprendre le contrôle ».

Le juge a donc rejeté un argument selon lequel l'incapacité de Wright à accéder à au moins certains des bitcoins contestés est le résultat des actions du défendeur. Une offre de Wright de transférer une partie des bitcoins à un tiers de confiance en attendant l'issue du procès obligerait les accusés à écrire un nouveau logiciel. Même si cela pouvait être réalisé, a noté le juge, « il n'y a aucune base légale... pour exiger qu'un défendeur dépense son temps et son argent afin de produire lui-même ses frais en toute sécurité ».

Recherchant la sécurité au motif d'impécuniosité, le tribunal a appris que Tulip Trading est une société holding pour les bitcoins au centre du litige, qu'elle n'a pas de compte bancaire et ne dépose pas de comptes ni de déclarations de revenus.

Un porte-parole de la société internationale Ontier, un spécialiste de la blockchain qui agit pour Wright, a déclaré que Tulip Trading Ltd se conformera à toute commande passée.

Les tours devant les tribunaux s'enchaînent

Les tours devant les tribunaux s'enchaînent pour Wright, qui prétend être l'individu derrière le pseudonyme Satoshi Nakamoto, le fondateur de Bitcoin. Le mois dernier, un jury américain l'a sommé de payer 100 millions de dollars de dommages et intérêts pour avoir trompé un ami décédé au sujet de la propriété intellectuelle de la cryptomonnaie.

En 2013, Dave Kleiman, un ancien partenaire de Wright est décédé.

Craig Wright a été poursuivi en justice par la famille de Dave Kleiman, affirmant que les deux avaient travaillé ensemble pour développer et lancer le Bitcoin en 2008 et 2009. Wright a nié tout partenariat avec Dave Kleiman et réfuté également l'argument selon lequel Dave Kleiman avait un droit de propriété sur le Bitcoin. Wright a affirmé également que Dave Kleiman lui aurait transféré tous les droits qu’il avait dans le Bitcoin et la propriété intellectuelle en échange d’une participation dans une société qui a finalement échoué. Le juge Reinhart a invité Kleiman à présenter une demande de remboursement des frais d’avocat dans l’affaire. Et surtout, il a statué que tous les bitcoins minés par Wright avant 2013 étaient la propriété commune de Wright et de Kleiman.

En plus de cette plainte, en 2018, la succession de Kleiman a affirmé que Wright avait frauduleusement transféré environ un million de bitcoins que lui et Kleiman avaient minés ensemble (soit environ 10 milliards de dollars à l'époque).

Le 28 juin 2019, Wright a été invité à comparaître devant le tribunal du district de West Palm Beach, en Floride, pour répondre d’accusations portant sur la falsification de nombreux documents et du vol d’un million de bitcoins. Craig Wright a nié avoir falsifié les documents en question.

Les deux parties reconnaissent Wright comme étant le créateur du Bitcoin, mais Wright est accusé d'avoir volé des Bitcoins que lui et Kleiman ont exploités ensemble des années auparavant. Un juge fédéral avait alors ordonné à Wright de soumettre des documents sur ses premiers avoirs en Bitcoin (des avoirs qui avaient été scellés).

Ira Kleiman, le frère de Dave Kleiman, a allégué que le défunt homme de Floride avait travaillé avec Wright pour créer et exploiter Bitcoin au cours de ses premières années. En conséquence, les plaignants ont affirmé que la succession avait droit à la moitié d'une cache de 1,1 million de Bitcoins d'une valeur d'environ 70 milliards de dollars, qui seraient détenus par Satoshi.

Un jury de Floride a conclu que Wright ne devait pas la moitié de 1,1 million de bitcoins à la famille de David Kleiman. Le jury a accordé 100 millions de dollars de droits de propriété intellectuelle à une coentreprise entre les deux hommes, une fraction de ce que les avocats de Kleiman demandaient au procès.

Source : Tulip Trading Ltd v Bitcoin Association for BSV
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Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 07/01/2022 à 6:15
L'autoproclamé inventeur de Bitcoin Craig Wright fera face à des allégations de contrefaçon sur sa preuve qu'il est Satoshi Nakamoto,
estime la Haute Cour d'Angleterre

Un homme qui prétend être l'inventeur secret de Bitcoin a échoué dans une tentative légale de rejeter un procès devant la Haute Cour et sera accusé d'avoir falsifié la preuve qu'il est Satoshi Nakamoto.

Craig Wright est un entrepreneur australien et un expert en cryptomonnaie. En 2016, il a affirmé être l’homme derrière le pseudonyme Satoshi Nakamoto qui est considéré comme étant à l’origine de la création du Bitcoin (la monnaie cryptographique et le système de paiement peer-to-peer). Il faut dire que déjà fin 2015, l’entrepreneur de 44 ans était déjà fortement soupçonné d’être le père du Bitcoin.

Dans un billet de blog, il a expliqué certains mécanismes sur lesquels repose le système Bitcoin, notamment le processus de vérification de clés, les fonctions de hash, le processus de signature numérique et la vérification de signature. L’objectif était de fournir un maximum d’informations pour permettre la vérification d’un élément qui permettrait au plus grand nombre parmi les communautés de professionnels de l’informatique de vérifier son assertion. Laquelle ? Un porte-parole de Craig Wright avait fait savoir que le Docteur Wright va effectuer une signature de messages sur son blog … ils seront signés avec la clé associée au Bloc 9. Il s’agit de la seule clé définitivement connue comme étant associée au pseudonyme Satoshi, qui a servi à envoyer des bitcoins à Hal Finney, l’un des pionniers et le premier développeur identifié après Satoshi Nakamoto en 2009.

Une démonstration qui n’a pas eu le mérite de convaincre toute la communauté des experts. Si certains, à l’instar de Gavin Andresen, directeur scientifique à la Bitcoin Foundation, ont manifesté leur soutien à Craig Steven, d’autres, comme l’expert en sécurité Dan Kaminsky ont émis de sérieuses réserves sur les conclusions qui pouvaient être tirées de ladite preuve.

Malgré la situation, en janvier 2021, Wright a menacé de poursuites judiciaires les propriétaires de deux sites Web de Bitcoin qu'il a accusés d'avoir volé son livre blanc et d'autres propriétés intellectuelles. Les menaces légales de l'autoproclamé Satoshi Nakamoto, Craig Wright, ont fait que l'un des sites a retiré ce qu'il prétend être « son » livre blanc Bitcoin. Mais le second a refusé d'abandonner aussi facilement. La communauté Bitcoin a alors débattu de la mesure dans laquelle les développeurs et les mainteneurs de Bitcoin Core devraient assumer la charge symbolique de l'hébergement de ce livre blanc, en particulier lorsque cela pourrait inutilement leur faire perdre du temps et de l'argent.

Intervient alors la Crypto Open Patent Alliance

Qu'elles soient exactes ou non, les réclamations légales prennent du temps, de l'énergie et, surtout, des finances à contester. La Cryptocurrency Open Patent Alliance (COPA) est intervenue au nom de la communauté pour protéger ces petits partis, en particulier les développeurs Bitcoin, qui sont essentiels à la communauté, mais n'ont pas une tonne de ressources, selon un porte-parole du conseil d'administration de la COPA proche du dossier.

Il faut dire qu'au-delà de demander de retirer le livre blanc, fin février, Wright a également déposé une plainte exigeant que les développeurs de Bitcoin lui donnent accès aux fonds volés de Mt. Gox. Pourtant, même si les contributeurs de Bitcoin Core n'ont aucun contrôle sur les portefeuilles du réseau, Wright voulait que les développeurs de Bitcoin lui remettent les clefs.

En avril, la Cryptocurrency Open Patent Alliance (COPA) a intenté une action en justice contre Wright au Royaume-Uni pour ses revendications de droit d'auteur sur le livre blanc Bitcoin. L'Alliance a été formée en septembre 2020 et fondée par Square pour mettre en commun les brevets et préserver l'esprit open source de l'industrie. Parmi ses membres figurent Coinbase et une douzaine d'autres sociétés de cryptomonnaie, selon le site Web de la COPA.


Les représentants de Wright ont envoyé à Square un avis de cessation et d'abstention daté du 21 janvier 2021, exigeant que Square cesse d'héberger le livre blanc sur son site. À l'époque, la COPA avait renvoyé une réponse juridique au nom de Square, qui se résumait à ceci : prouvez que vous êtes d'abord Satoshi Nakamoto, le créateur du livre blanc.

Il ne semble pas que Wright ait répondu avec la preuve demandée avant la date limite du 19 février 2021 fixée par la COPA.

« La COPA vise à vraiment responsabiliser la communauté cryptographique avec l'innovation et à éliminer les obstacles à l'innovation », a déclaré un porte-parole au nom du conseil d'administration de la COPA. « Ce n'est pas la dernière chose que nous allons entreprendre au nom de la communauté ».

La plainte demande au tribunal de résoudre la question de savoir si Craig Wright détient les droits d'auteur sur le livre blanc Bitcoin.

Craig Wright n'a pas réussi à faire radier certaines parties de l'affaire de la Crypto Open Patent Alliance (COPA), ce qui signifie le procès (qui le traite essentiellement de menteur pour avoir dit qu'il est le pseudonyme créateur de Bitcoin) ira de l'avant dans son intégralité.

« Depuis environ 2016, le défendeur a déclaré publiquement être Satoshi Nakamoto. Cette demande a été déposée afin de tester ces affirmations », a déclaré Son Honneur le juge Paul Matthews, rendant sa décision fin décembre 2021.

L'identité de Nakamoto est inconnue ; après avoir écrit le livre blanc fondateur de Bitcoin, il a disparu dans l'obscurité vers 2011, bien que les 1,1 million de Bitcoins qu'il a personnellement minés soient toujours visibles sur la blockchain, le registre public des transactions Bitcoin.

La COPA a déclaré :

« … à plusieurs reprises, lorsque Wright a cherché à prouver qu'il était Satoshi au moyen de preuves documentaires, il a été démontré que les documents sur lesquels il se fonde ne sont pas ce qu'il prétend être… Le demandeur établira au procès de cette affaire au moyen d'une preuve informatique que les documents ci-dessus (c'est-à-dire ceux référencés aux paragraphes 28-29, 66 et 66A) ont été, en fait, falsifiés ou autrement falsifiés ».

Une partie du dossier de la COPA contre Wright est ce qu'on appelle le message Sartre, un incident de 2016 où Wright a déclaré aux journalistes qu'il avait la clé privée des Bitcoins « exploitée dans le bloc 9 de la blockchain Bitcoin ». Pour tenter de le prouver, il leur a montré un message qu'il a dit avoir été créé avec la même clef. Le juge Matthews l'a résumé en disant que Wright avait montré à la presse le message, « un hachage du message, et une signature du hachage sous la forme du texte d'un discours de Jean-Paul Sartre ».

La défense de Wright est que la COPA a confondu une interview de presse d'avril 2016 avec un article de mai 2016 sur son blog, admettant que l'article du blog de mai « se rapportait à une signature accessible au public plutôt qu'à une signature privée ».

Malheureusement pour Wright, le juge était sceptique quant à son affirmation selon laquelle la COPA était confuse, écrivant :

« Si la signature fournie était une signature publiquement disponible dans la blockchain, plutôt qu'une qui correspondait à la clé privée associée au bloc neuf de la blockchain Bitcoin, alors elle n'aurait pas pu être fournie comme preuve que le défendeur était Satoshi (qui était ce qui a été avancé) mais ne pouvait être qu'une contrefaçon d'une telle signature. Que cela ait été avancé comme preuve d'être Satoshi Nakamoto est une question à juger. Ainsi, la contrefaçon est en cause ».

Le procès devant la Haute Cour déterminera également si un e-mail de 2008 que Wright aurait envoyé à son partenaire commercial Dave Kleiman est un message authentique ou un faux. La COPA affirme que le domaine information-defense[.]com utilisé dans une copie de l'e-mail déposé comme preuve n'a été créé qu'en 2009. Wright dit que le message a été migré d'un serveur Exchange à un autre, perdant son domaine d'origine dans le processus.

Wright avait précédemment perdu l'opportunité de lancer un procès devant la Haute Cour en 2020 lorsqu'il a poursuivi un YouTuber qui l'avait traité de menteur à propos de sa prétention à être Satoshi, bien qu'au motif qu'il aurait dû poursuivre le YouTuber aux États-Unis plutôt qu'en Grande-Bretagne – ce qui signifie que les juges ont décliné leur compétence. Plus récemment, il a gagné un procès contre la famille de Kleiman. La famille de Kleiman, décédée en 2013, a affirmé que le couple avait collaboré à la création de Bitcoin.

Si la famille avait gagné, Wright aurait dû leur remettre la moitié des 1,1 million de Bitcoins (d'une valeur de dizaines de milliards de dollars au taux de change de cette heure). Heureusement pour l'Australien, il a gagné. Un jury de Floride a conclu que Wright ne devait pas la moitié de 1,1 million de bitcoins à la famille de David Kleiman. Le jury a accordé 100 millions de dollars de droits de propriété intellectuelle à une coentreprise entre les deux hommes, une fraction de ce que les avocats de Kleiman demandaient au procès.

Wright a déclaré après le verdict : « Je n'ai jamais été aussi soulagé de ma vie ». Il a dit qu'il ne ferait pas appel.

Il a également déclaré qu'il se sentait justifié et que le verdict prouve qu'il est le créateur de Bitcoin.

« Le jury a évidemment trouvé que je le suis parce qu'il n'y aurait pas eu de prix autrement », a-t-il déclaré. « Et je suis ».

L'affaire sera jugée en temps voulu. Cela pourrait être cette année ou des retards liés à la pandémie dans le système judiciaire pourraient la repousser à 2023.

Source : décision de justice
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Avatar de kain_tn
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 27/04/2021 à 9:52
Citation Envoyé par Bruno Voir le message
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Au sujet de la paternité du Bitcoin, êtes-vous pour ou contre les allégations de Craig Wright ?
Ça fait quelques années déjà (au moins 5 ans) que le gars essaye de se faire passer pour Satoshi Nakamoto: c'est un personnage louche, qui a l'air d'avoir pas mal de soucis avec la justice.

Ce qui est amusant, c'est qu'à priori, un message disant que c'est un escroc aurait été signé avec la clé privée d'une des adresses que Wright dit posséder:
"Craig Steven Wright is a liar and a fraud. He doesn't have the keys used to sign this message. The Lightning Network is a significant achievement. However, we need to continue work on improving on-chain capacity. Unfortunately, the solution is not to just change a constant in the code or to allow powerful participants to force out others. We are all Satoshi."
Ce type est très probablement un menteur, ou alors il s'amuse à signer des messages contre lui-même dans son sommeil?
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Avatar de Jeff_67
Membre expérimenté https://www.developpez.com
Le 27/04/2021 à 13:21
Une manière simple pour prouver ses dires consisterait à transférer les bitcoins de Satoshi Nakamoto vers un de ses portefeuilles. Je sais pas pourquoi, mais ça n'arrivera certainement jamais.
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Avatar de Stéphane le calme
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 13/12/2021 à 21:36
Craig Wright, qui prétend être l'inventeur du Bitcoin, n'aura pas à donner des milliards de dollars à la famille de son associé décédé.
Mais l'identité du créateur du Bitcoin est encore mystérieuse

L'informaticien australien qui prétend avoir inventé Bitcoin s'est fait dire par un jury américain de payer 100 millions de dollars de dommages et intérêts pour avoir trompé un ami décédé au sujet de la propriété intellectuelle de la cryptomonnaie. La famille du regretté a réclamé la moitié de 1,1 million de bitcoins, notant au passage que le défunt a largement contribué à la naissance de cette cryptomonnaie. Les jurés du tribunal fédéral de Miami ont mis environ une semaine pour rendre le verdict, après environ trois semaines de procès. Le jury a rejeté la plupart des réclamations contre Craig Wright et le résultat ne résoudra probablement pas le débat sur la question de savoir si Wright est le créateur mythique de la monnaie peer-to-peer, Satoshi Nakamoto.

Craig Wright est un entrepreneur australien et un expert en cryptomonnaie. En 2016, il a affirmé être l’homme derrière le pseudonyme Satoshi Nakamoto qui est considéré comme étant à l’origine de la création du Bitcoin (la monnaie cryptographique et le système de paiement peer-to-peer). Il faut dire que déjà fin 2015, l’entrepreneur de 44 ans était déjà fortement soupçonné d’être le père du Bitcoin.

Dans un billet de blog, il a expliqué certains mécanismes sur lesquels repose le système Bitcoin, notamment le processus de vérification de clés, les fonctions de hash, le processus de signature numérique et la vérification de signature. L’objectif était de fournir un maximum d’informations pour permettre la vérification d’un élément qui permettrait au plus grand nombre parmi les communautés de professionnels de l’informatique de vérifier son assertion. Laquelle ? Un porte-parole de Craig Wright avait fait savoir que le Docteur Wright va effectuer une signature de messages sur son blog … ils seront signés avec la clé associée au Bloc 9. Il s’agit de la seule clé définitivement connue comme étant associée au pseudonyme Satoshi, qui a servi à envoyer des bitcoins à Hal Finney, l’un des pionniers et le premier développeur identifié après Satoshi Nakamoto en 2009.

Une démonstration qui n’a pas eu le mérite de convaincre toute la communauté des experts. Si certains, à l’instar de Gavin Andresen, directeur scientifique à la Bitcoin Foundation, ont manifesté leur soutien à Craig Steven, d’autres, comme l’expert en sécurité Dan Kaminsky ont émis de sérieuses réserves sur les conclusions qui pouvaient être tirées de ladite preuve.

Des poursuites judiciaires qui s'enchaînent

En 2013, Dave Kleiman, un ancien partenaire de Wright est décédé.

Craig Wright a été poursuivi en justice par la famille de Dave Kleiman, affirmant que les deux avaient travaillé ensemble pour développer et lancer le Bitcoin en 2008 et 2009. Wright a nié tout partenariat avec Dave Kleiman et réfuté également l'argument selon lequel Dave Kleiman avait un droit de propriété sur le Bitcoin. Wright a affirmé également que Dave Kleiman lui aurait transféré tous les droits qu’il avait dans le Bitcoin et la propriété intellectuelle en échange d’une participation dans une société qui a finalement échoué. Le juge Reinhart a invité Kleiman à présenter une demande de remboursement des frais d’avocat dans l’affaire. Et surtout, il a statué que tous les bitcoins minés par Wright avant 2013 étaient la propriété commune de Wright et de Kleiman.

En plus de cette plainte, en 2018, la succession de Kleiman a affirmé que Wright avait frauduleusement transféré environ un million de bitcoins que lui et Kleiman avaient minés ensemble (soit environ 10 milliards de dollars à l'époque).

Le 28 juin 2019, Wright a été invité à comparaître devant le tribunal du district de West Palm Beach, en Floride, pour répondre d’accusations portant sur la falsification de nombreux documents et du vol d’un million de bitcoins. Craig Wright a nié avoir falsifié les documents en question.

Les deux parties reconnaissent Wright comme étant le créateur du Bitcoin, mais Wright est accusé d'avoir volé des Bitcoins que lui et Kleiman ont exploités ensemble des années auparavant. Un juge fédéral avait alors ordonné à Wright de soumettre des documents sur ses premiers avoirs en Bitcoin (des avoirs qui avaient été scellés).

La décision de justice

Ira Kleiman, le frère de Dave Kleiman, a allégué que le défunt homme de Floride avait travaillé avec Wright pour créer et exploiter Bitcoin au cours de ses premières années. En conséquence, les plaignants ont affirmé que la succession avait droit à la moitié d'une cache de 1,1 million de Bitcoins d'une valeur d'environ 70 milliards de dollars, qui seraient détenus par Satoshi.

Un jury de Floride a conclu que Wright ne devait pas la moitié de 1,1 million de bitcoins à la famille de David Kleiman. Le jury a accordé 100 millions de dollars de droits de propriété intellectuelle à une coentreprise entre les deux hommes, une fraction de ce que les avocats de Kleiman demandaient au procès.

Wright a déclaré après le verdict : « Je n'ai jamais été aussi soulagé de ma vie ». Il a dit qu'il ne ferait pas appel.

Il a également déclaré qu'il se sentait justifié et que le verdict prouve qu'il est le créateur de Bitcoin.

« Le jury a évidemment trouvé que je le suis parce qu'il n'y aurait pas eu de prix autrement », a-t-il déclaré. « Et je suis ».

Certains investisseurs en cryptomonnaie considèrent Wright comme un menteur, et un litige de plusieurs années en Floride n'a pas fait grand-chose pour calmer les sceptiques. Wright a déclaré à plusieurs reprises devant le tribunal qu'il avait inventé le Bitcoin, comme il l'avait déjà fait dans des interviews de presse. Si le verdict du jury avait été contre Wright, cela l'aurait obligé à produire la fortune de Satoshi. Pour certains observateurs, cela aurait été le vrai test.

Un avocat de la succession Kleiman, Devin Freedman, a salué le verdict comme « un précédent historique dans l'industrie innovante et transformatrice de la cryptomonnaie et de la blockchain ».

« Il y a de nombreuses années, Craig Wright a déclaré à la famille Kleiman que lui et Dave Kleiman avaient développé une propriété intellectuelle révolutionnaire basée sur Bitcoin », a-t-il déclaré dans un communiqué. « Malgré ces aveux, Wright a refusé de donner aux Kleimans leur juste part de ce que Dave a aidé à créer ».

Le jury a déclaré Wright responsable de la conversion (la prise illégale de propriété) et a accordé des dommages et intérêts à W&K Info Defence Research LLC, l'entité par l'intermédiaire de laquelle Kleiman et Wright sont censés avoir travaillé ensemble.

Dans ses plaidoiries finales devant le jury, Freedman a déclaré que Wright avait comploté et était de connivence pour « voler son meilleur ami décédé avec de la falsification et des mensonges ».

La plainte a affirmé qu'en plus du minage de Bitcoin que les amis ont fait ensemble, Kleiman a aidé Wright à créer la propriété intellectuelle derrière la première technologie de blockchain d'une valeur de 252 milliards de dollars.

Wright a soutenu que les affirmations du frère de Dave Kleiman, Ira, étaient fabriquées. Il a témoigné que son ami ne l'avait pas aidé à lancer la cryptomonnaie et a fait valoir qu'il n'y avait aucune trace écrite montrant qu'ils avaient un partenariat.

Le communiqué des avocats

Andres Rivero, l'avocat de Wright, a décrit le verdict comme une victoire complète pour son client.

« Les plaignants réclamaient 600 milliards de dollars plus des sanctions », a-t-il déclaré lors d'un entretien téléphonique après le verdict. « C'est l'une des victoires les plus éclatantes jamais remportées dans le contentieux américain. Nous les avions écrasés. Leur résultat est inférieur à toute offre de règlement que nous ne leur ayons jamais faite. C'est une perte totale pour l'autre partie ».

Dans un communiqué, les avocats du Dr Wright ont déclaré :

« La décision prise par le jury aujourd'hui renforce ce que nous savions déjà être la vérité : le Dr Craig Wright est Satoshi Nakamoto, le seul créateur de Bitcoin et de la technologie de la chaîne de blocs, et Craig Wright n'a pas formé de partenariat avec David Kleiman pour exploiter Bitcoin.

Heureusement, le jury a reconnu les preuves accablantes - que le Dr Wright détient 3 208 brevets liés à la technologie Bitcoin et blockchain, il a beaucoup écrit sur Bitcoin et son code sous-jacent, et a restauré le protocole bitcoin d'origine dans Bitcoin Satoshi's Vision (BSV).

Maintenant que cette affaire a confirmé les origines de la création de Bitcoin, le Dr Wright prévoit de tenir sa promesse d'autonomiser les groupes marginalisés grâce au plus grand égaliseur financier de l'ère moderne : la vision de Bitcoin Satoshi permettra aux gens de faire progressivement partie du monde capitaliste mondial. – commencer à vendre, échanger, construire eux-mêmes, non pas parce qu'ils doivent recevoir des aumônes du gouvernement, mais parce qu'ils peuvent travailler avec dignité pour eux-mêmes.

Le Dr Wright prévoit de faire de Bitcoin Satoshi's Vision quelque chose de durable ».

Dans un tweet, les avocats d'Ira Kleiman ont déclaré : « Mise à jour de Kleiman contre Wright : nous sommes extrêmement heureux que le jury ait découvert que Craig Wright doit payer à notre client, W&K, 100 000 000 $ pour les actifs liés au bitcoin qu'il a volés. C'est une grande victoire pour notre client. et pour la justice ! »


Satoshi, vraiment ?

Maintenant, la communauté des cryptomonnaies cherchera à voir si Wright tient sa promesse de prouver qu'il est le propriétaire du bitcoin. Cela donnerait du crédit à l'affirmation de Wright, faite pour la première fois en 2016, selon laquelle il est Nakamoto.

L'affaire jugée devant le tribunal fédéral de Miami était très technique, le jury écoutant des explications sur le fonctionnement complexe des cryptomonnaies ainsi que sur les origines troubles de la naissance du bitcoin. Les jurés ont mis une semaine entière pour délibérer, posant à plusieurs reprises des questions aux avocats des deux côtés ainsi qu'au juge sur le fonctionnement des cryptomonnaies ainsi que sur les relations commerciales entre les deux hommes. À un moment donné, les jurés ont signalé au juge qu'ils étaient dans l'impasse.

Les origines de Bitcoin ont toujours été un peu mystérieuses. En octobre 2008, au plus fort de la crise financière, une personne ou un groupe de personnes du nom de « Satoshi Nakamoto » a publié un document définissant le cadre d'une monnaie numérique qui ne serait liée à aucune autorité légale ou souveraine. Le minage de la monnaie, qui implique des ordinateurs résolvant des équations mathématiques, a commencé quelques mois plus tard.

Le nom Nakamoto, traduit approximativement du japonais pour signifier « au centre de », n'a jamais été considéré comme le vrai nom du créateur de Bitcoin.

Au cours du procès, Wright et d'autres experts en cryptomonnaie ont témoigné sous serment que Wright était propriétaire des bitcoins en question. Wright a déclaré qu'il prouverait sa propriété s'il gagnait au procès.

Les avocats de W&K Information Defence Research LLC, la joint-venture entre les deux hommes, se sont dits « satisfaits » que le jury ait attribué les 100 millions de dollars de droits de propriété intellectuelle à la société, qui a développé un logiciel qui a posé les bases technologiques des premières blockchain et cryptomonnaie.

« Wright a refusé de donner aux Kleiman leur juste part de ce que (David Kleinman) a aidé à créer et a plutôt pris ces actifs pour lui-même », ont déclaré Vel Freedman et Kyle Roche de Roche Freedman LLP et Andrew Brenner, associé chez Boies Schiller Flexner, dans une déclaration commune.

Wright a déclaré qu'il prévoyait de faire don d'une grande partie de la fortune du bitcoin à une œuvre caritative s'il gagnait au procès. Dans une interview, l'avocat de Wright, Rivero, a reconfirmé le projet de Wright de faire don d'une grande partie de sa fortune en bitcoins.

Source : décision de justice

Et vous ?

Quelle lecture en faites-vous ?
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Avatar de yahiko
Rédacteur/Modérateur https://www.developpez.com
Le 20/01/2022 à 17:38
S'il y a des personnes qui sont sûres d'y gagner quelque chose dans cette histoire, ce sont bien les avocats.
Reste à savoir s'ils acceptent d'être payés en crypto-monnaies.
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Avatar de kain_tn
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 21/01/2022 à 9:23
Citation Envoyé par Aiekick Voir le message
je piges pas bien, comment peut t'il demontrer etre propriétaire de ses bitcoins si'l ne peut pas y acceder ?
Il ne peut pas. C'est un escroc et il essaye depuis plusieurs années avec des preuves bancales.
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Avatar de trollator
Membre à l'essai https://www.developpez.com
Le 27/04/2021 à 21:11
Satoshi Nakamoto est probablement mort depuis longtemps sans avoir vu sa technologie conquérir le monde...
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Avatar de guidefgui
Futur Membre du Club https://www.developpez.com
Le 01/05/2021 à 12:35
Un des principes fondateurs était l’anonymat non ?
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