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Un projet de loi visant à interdire la vente des loot box aux mineurs fait pression sur les studios de jeux vidéo aux USA
Avec un soutien bipartite

Le , par Bill Fassinou

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5  0 
Aux USA, le sénateur républicain Josh David Hawley, avec le soutien des sénateurs démocrates Ed Markey et Richard Blumenthal, a déposé à l’étude son projet de loi sur l’interdiction aux éditeurs de jeux vidéo de vendre des loot box aux mineurs, annoncé un peu plus tôt ce mois. La législation bipartite déposée officiellement hier par les trois sénateurs interdit ce qu’ils appellent l’exploitation des enfants par le biais du principe « pay-to-win » ou « payer-pour-gagner », les pratiques de monétisation de l'industrie du jeu vidéo. Le sénateur Josh Hawley voit la loi comme une nouvelle approche pour accentuer la protection des enfants, car elle vise à éliminer les pratiques de monétisation exploitantes des jeux vidéo joués par des enfants.

Les loot box ou les boîtes à surprises constituent une stratégie utilisée par les éditeurs de jeux vidéo pour gagner de l’argent avec leurs jeux. Dans l’industrie des jeux vidéo aujourd’hui, les éditeurs proposent des modèles de monétisation qui favorisent les achats compulsifs par les consommateurs en leur proposant, dans les jeux, des éléments de conception « manipulateurs » qui les incitent, entre autres, à dépenser de l'argent afin de progresser rapidement dans les étapes difficiles des jeux. Toutefois, cette stratégie de gain qui profite de la vulnérabilité de certains joueurs est peut-être en voie de disparition aux États-Unis d’après ce que propose Josh Hawley.

Le sénateur républicain Josh Hawley a annoncé en début de ce mois son intention d'introduire la « Loi sur la protection des enfants contre les jeux abusifs », qui viserait « l'exploitation des enfants par le biais de pratiques de monétisation « loot box » et « pay-to-win » (payer-pour-gagner) de l'industrie du jeu vidéo, selon un résumé publié par le bureau du sénateur. La loi, désormais déposée officiellement, interdira, si elle est adoptée, la vente de loot box dans les jeux destinés aux enfants de moins de 18 ans.


Josh Hawley

« Seule l’économie de la toxicomanie pourrait produire un modèle commercial reposant sur le fait de placer un casino entre les mains de tous les enfants américains, dans le but de les accrocher désespérément. Je suis fier de présenter ce projet de loi bipartite historique pour mettre fin à ces pratiques d'exploitation », a déclaré ce jeudi le sénateur Josh Hawley. Il est soutenu par le sénateur démocrate Ed Markey qui considère la loi comme étant juste, car, a-t-il expliqué, l’écosystème actuel du divertissement est un défi en ligne pour les enfants. Ce dernier dénonce les fonctionnalités de jeu intrinsèquement manipulatrices qui tirent parti des enfants et transforment le temps de jeu en temps de paiement.

« Cela devrait être interdit », a-t-il suggéré, tout en se disant fier de collaborer avec le sénateur Hawley et le sénateur Blumenthal sur cet important projet de loi, car les bénéfices des entreprises ne doivent jamais précéder le bien-être des enfants. « Je suis fier de parrainer cette législation bipartite destinée à protéger les enfants des applications de jeu prédateurs et à demander des comptes aux mauvais acteurs pour leurs pratiques répréhensibles. Le Congrès doit envoyer un avertissement clair aux développeurs d'applications et aux entreprises de technologie : les enfants ne sont pas des vaches à lait à exploiter à des fins lucratives », a-t-il conclu par la suite.

Dans la FAQ sur la loi proposée par le sénateur Hawley, on y lit que la loi sur l’interdiction des boîtes à surprises concerne deux catégories de jeux : ceux orientés vers les mineurs et ceux qui sont destinés à un public général. Dans la première catégorie, Hawley explique que la loi est définie à l’aide d’un cadre inspiré de la célèbre loi sur la protection de la vie privée des enfants en ligne et de la récente mise à jour proposée par les sénateurs Hawley et Markey. Le public cible d’un jeu serait déterminé en fonction d’un certain nombre de facteurs, notamment le sujet, le contenu visuel, l’utilisation de personnages animés, le matériel publicitaire et d’autres indicateurs.

Dans la deuxième catégorie, l'interdiction s'appliquerait aux jeux vidéo si les développeurs et les distributeurs ont une connaissance constructive du fait que certains utilisateurs ont moins de 18 ans. Autrement dit, dans ce deuxième cas, un nombre important des jeux accessibles à un grand public pourraient également être pénalisés par des organismes de réglementation comme la Federal Trade Commission si les entreprises permettent sciemment aux enfants d'acheter ces pochettes-surprises. Alors, comment les développeurs sauront-ils dans quels jeux pourrait-on inclure des boîtes à surprises ?

À cette question, le sénateur a répondu que seuls les jeux destinés aux adultes pourraient inclurent ces fonctionnalités. Néanmoins, il reconnaît qu’il n’est pas aisé de distinguer quel joueur est mineur ou non, mais selon lui, les développeurs doivent faire tous leurs possibles pour parvenir à dissuader les enfants de jouer aux jeux adressés aux adultes. « Il incombe aux développeurs de dissuader les enfants de consommer des produits qui favorisent le jeu et des comportements d'achat compulsifs similaires, comme dans d'autres industries qui limitent l'accès à certains types de produits et de divertissements aux consommateurs adultes », a-t-il expliqué.

À l'instar des deux sénateurs démocrates, des groupes de pression, notamment Focus on the family, Common Sense Media, le Conseil de télévision pour les parents et la Campagne pour une enfance sans publicité, ont apporté leur soutien au projet de loi du sénateur Josh Hawley à travers un communiqué. L’un d’entre eux, Jim Steyer, le PDG de Common Sense a déclaré qu’inciter les enfants à dépenser de l'argent pendant qu'ils jouent à des jeux est inacceptable et devrait être illégal. Il a félicité le sénateur Hawley d'avoir tenu tête à ces entreprises qui exploitent les enfants. D’après ce qu’il dit, les leaders de l’industrie devraient soutenir la création d’une législation et encourager leurs collègues à concevoir des produits réellement bénéfiques pour le bien-être des enfants et de leurs familles.

Cela dit, il semblerait que l’on ait mal pris la nouvelle de la loi dans le rang des développeurs et des éditeurs de jeux vidéo. Stanley Pierre-Louis, le PDG de Entertainment Software Association voit la loi comme une législation imparfaite et semée d’inexactitudes. Il estime que cette législation ne reflète pas le fonctionnement des jeux vidéo ni la manière dont l’industrie du jeu s'efforce de fournir des expériences de divertissement innovantes et convaincantes au public. Selon lui, l’impact de ce projet de loi serait considérable et aurait en fin de compte des conséquences néfastes sur l’expérience des joueurs, sans parler des plus de 220 000 Américains employés par l’industrie du jeu vidéo. « Nous encourageons les coauteurs du projet de loi à collaborer avec nous pour mieux faire connaître les outils et les informations en place permettant de garder le contrôle du jeu vidéo et des dépenses associées au jeu entre les mains des parents plutôt que du gouvernement », a-t-il conclu pour finir.

Le projet de loi (pdf)

Source : Josh Hawley

Et vous ?

Quel est votre avis sur le sujet ?
Êtes-vous pour ou contre le système de loot box dans les jeux vidéo pour les mineurs ? Pourquoi ?
Ce projet de loi vous semble-t-il convenable pour lutter contre cette pratique ?
Quelles autres solutions proposeriez-vous ?

Voir aussi

Les studios de jeux seraient interdits de vendre des loot box aux mineurs, en vertu du nouveau projet de loi des États-Unis

Des sénateurs américains souhaitent que les dirigeants de Facebook soient personnellement mis en cause, en cas d'abus commis par l'entreprise

Un sénateur US propose des règles strictes de Do Not Track dans un nouveau projet de loi « les gens en ont assez des violations de la vie privée »

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Avatar de Kikuts
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 20/06/2019 à 14:32
"Non, nous ne prenons pas les gens pour des cons. On préfère le terme personne à capacité moindre"

La mauvaise foi dans toute sa splendeur...
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Avatar de Nancy Rey
Chroniqueuse Actualités https://www.developpez.com
Le 09/06/2020 à 10:14
Le gouvernement britannique demande un examen plus approfondi des loot boxes
et pourrait les reclasser en tant que jeux de hasard pour protéger les enfants

L'année dernière, un rapport parlementaire britannique a demandé que les loot boxes soient réglementées par les lois sur les jeux d'argent, que leur vente aux enfants soit interdite et qu'une taxe soit prélevée auprès de l'industrie pour financer des recherches indépendantes sur les effets à long terme des jeux d'argent. Un certain nombre d'organisations de protection de l'enfance ont averti que cette pratique expose les enfants à des habitudes de jeu et peut les rendre dépendants plus tard dans la vie.

En réponse, le gouvernement britannique a annoncé son intention de demander des preuves que les loot boxes dans les jeux vidéo correspondent au système des jeux de hasard et donc nécessitent une réglementation en conséquence. Le ministère du numérique, de la culture, des médias et des sports supervisera la collecte des preuves. Collecte qui devrait commencer dans le courant de l'année. Au minimum, la réglementation pourrait exiger des entreprises qu'elles obtiennent une licence de jeu.


Rappelons que dans le monde des jeux vidéo, une loot box (qui peut être traduit par « coffre à butin ») est un objet virtuel, généralement présenté sous forme de coffre, contenant un ou plusieurs objets virtuels, offrant au joueur des améliorations dans le jeu, pouvant aller de la simple personnalisation d'un personnage, à l'acquisition de nouvelles fonctionnalités. Cette loot box peut être gratuite ou payante. Dans ce dernier cas, elle fait partie de la stratégie commerciale des éditeurs de jeux vidéo, leur permettant, via une somme modique généralement, de faire payer aux joueurs des évolutions qui leur auraient demandé des heures de jeu en temps normal.

La ministre britannique du numérique et de la culture, Caroline Dinenage, a précisé qu'il était de plus en plus important de comprendre la question des loot boxes en raison des effets de la pandémie du Covid-19. « Pendant la pandémie du nouveau coronavirus, nous avons vu plus de gens que jamais se tourner vers les jeux vidéo et la technologie immersive pour se divertir et rester en contact avec leurs amis et leur famille. Ces innovations peuvent cependant présenter des défis aussi bien que des opportunités, c'est pourquoi nous prenons les mesures nécessaires pour protéger les utilisateurs et promouvoir le plaisir en toute sécurité de cette industrie dynamique », a-t-elle déclaré dans un communiqué.

L'enquête sur les loot boxes s'inscrit dans le cadre d'un réexamen plus approfondi par le gouvernement britannique de la loi sur les jeux de hasard de la région. Un texte législatif de 2005 qui visait à garantir que les jeux de hasard soient « organisés de manière équitable et ouverte » et à « protéger les enfants et autres personnes vulnérables contre les préjudices ou l'exploitation des jeux de hasard ». La révision de la loi fait partie d'un manifeste présenté par le parti conservateur britannique lors des élections générales de 2019.


Cette mise à jour s'inscrit dans le cadre d'une discussion plus large sur les loot boxes dans les jeux vidéo. Ces dernières années, cette pratique a fait l'objet d'une surveillance accrue de la part de plusieurs organismes. En 2018, l'Association internationale des développeurs de jeux vidéo (IGA) a appelé à une action de l'ensemble du secteur sur les loot boxes, de peur que les organismes gouvernementaux ne s'en mêlent. Les avertissements n'ont toutefois pas été entendus et depuis lors, la Federal Trade Commission américaine s'est intéressée aux loot boxes et un sénateur du Missouri a proposé un projet de loi visant à les interdire totalement.

Ailleurs, en avril 2018, le gouvernement belge a classé les loot boxes comme une forme de jeu de hasard dans le pays, les soumettant ainsi à une réglementation. En septembre suivant, EA a défié la décision et n'a pas retiré les loot boxes de FIFA 18, ouvrant ainsi la voie à un éventuel procès contre la société. Cependant, EA a fini par céder à la décision.

Pour sa part, le développeur Psyonix a retiré les loot boxes du populaire titre Esports Rocket League l'année dernière, un geste qui a eu lieu quelques mois après le rachat de la société par Epic Games. Blizzard et Valve se sont également penchés sur la question des loot boxes, les Heroes of the Storm et Dota 2 ayant tous deux bénéficié l'an dernier d'une révision importante de leurs systèmes de microtransaction.

Les microtransactions sont devenues un élément de base du commerce des jeux, les services en direct en dépendant pour leur durabilité, et les expériences de jeu libre ont construit un empire sur une telle base. Ce n'est pas un problème lorsque les microtransactions sont transparentes et que les consommateurs savent ce qu'ils achètent. En revanche, lorsque des loot boxes fermés entrent en jeu, la pratique peut donner l'impression d'être prédatrice, comme si les développeurs tiraient profit d'une éventuelle dépendance.

Comme l'a dit l'IGDA dans le passé, l'intervention du gouvernement, comme ce qui se passe au Royaume-Uni, est la prochaine étape inévitable lorsque l'industrie des jeux ne s'autoréglemente pas. Si les développeurs et les éditeurs ne mettent pas volontairement fin aux pratiques prédatrices, le gouvernement le fera à leur place.

Source : GOV.UK

Et vous ?

Pensez-vous que les éditeurs de jeux souhaitent délibérément amener les joueurs à plus dépenser dans ces loot boxes ?
Doit-on interdire les loot boxes aux enfants et réglementer les dépenses dans les jeux selon vous ?
Êtes-vous joueurs de ces genres de jeux avec système de microtransactions et loot boxes ?
Quel commentaire faites-vous sur la répression contre les loot boxes ?
Environ 400 000 personnes ont un sérieux problème de jeu en Angleterre. Que pensez-vous de ces chiffres ?

Voir aussi :

Les députés britanniques passent à l'offensive et proposent d'interdire les loot box aux enfants, et de réglementer les dépenses dans les jeux

Un projet de loi visant à interdire la vente des loot box aux mineurs fait pression sur les studios de jeux vidéo aux USA, avec un soutien bipartite

Loot box : une source de revenus attrayante pour les développeurs de jeux freemium, son interdiction pourrait-elle menacer l'essor de ce marché ?

Les loot box des jeux vidéo sont illégales et exposeraient les joueurs vulnérables à la dépendance, estime la justice belge
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Avatar de Nancy Rey
Chroniqueuse Actualités https://www.developpez.com
Le 14/06/2020 à 11:30
Une plainte déposée contre Apple accuse la société de « se livrer à des pratiques prédatrices »
et de promouvoir les jeux payants via les loot boxes dans les jeux disponibles sur l'App Store

Vendredi dernier, Apple a reçu une proposition de recours collectif visant les loot boxes des jeux et des applications, un mécanisme généralement caractérisé par des achats dans l'application qui offrent aux acheteurs des récompenses numériques aléatoires.

Une plainte déposée auprès du tribunal de district américain, pour le district nord de la Californie, allègue que Apple est complice de la promotion du jeu et des comportements de dépendance en permettant aux développeurs de commercialiser des applications et des jeux avec des loot boxes sur l'App Store.

« Tout comme la campagne publicitaire de Big Tobacco "Joe Camel", Apple s'appuie sur la création de comportements de dépendance chez les enfants pour générer d'énormes profits pour la société. Au cours des quatre dernières années, les jeux de l'App Store de la partie adverse ont rapporté des milliards de dollars, même si la grande majorité des jeux sont gratuits », peut-on lire dans la plainte.


Précisons que la loot box est un système qui permet à un joueur d’acheter un ou plusieurs coffrets virtuels dont il ignore manifestement le contenu. Il sait juste que ces coffrets renferment des objets qui pourraient, dans une certaine mesure, contribuer à améliorer son expérience de jeu. Les objets en question peuvent être des récompenses rares ou banales. Cette loot box peut être gratuite ou payante. Dans ce dernier cas, elle fait partie de la stratégie commerciale des éditeurs de jeux vidéo, leur permettant, via une somme modique généralement, de faire payer aux joueurs des évolutions qui leur auraient demandé des heures de jeu en temps normal. Le joueur qui utilise ce système espère gagner des items rares qui sont en général plus difficiles à obtenir en jouant de façon classique, mais il faut habituellement acheter un grand nombre de ces coffrets trésor pour avoir la chance de tomber sur un item rare.

Apple est visé par la plainte parce que l'entreprise tire profit des achats effectués dans l'application.

« Un pourcentage important des revenus de Apple, provenant des jeux sur l'App Store, est conséquent des achats effectués dans le jeu de ce que l'on appelle dans l'industrie du jeu loot* boxes : c’est-à-dire "des boîtes ou des caisses à butin". "Des dizaines (voire des centaines) de jeux App Store reposent sur une forme de loot box ou de mécanisme de jeu similaire pour générer des milliards de dollars, dont une grande partie provient des enfants, allègue la plainte.

La plaignante Rebecca Taylor prétend que son fils, "C.T.", a dépensé au moins 25 dollars en cartes cadeau iTunes et l'argent de ses parents en coffres-forts pour le jeu Brawl Stars de Supercell. C.T. continue d'avoir accès à l'iPhone et à l'iPad sur lesquels sont installés Brawl Stars et d'autres jeux freemium. La plainte ne porte pas sur le contrôle parental de Apple ni sur les fonctionnalités de l'App Store qui empêchent les mineurs d'acheter du contenu numérique sans l'autorisation d'un parent.

La plainte mentionne également Mario Kart Tour, FIFA Soccer et Roblox, qui, avec Brawl Stars, constituent certains des jeux les plus populaires sur iOS.

Apple est également critiqué pour ne pas avoir explicitement mentionné l'inclusion de loot boxes dans les descriptions de l'App Store et pour avoir permis aux développeurs d'évaluer leurs propres produits en fonction de leur âge.

« Ainsi, il n'y a pas d'avis, aucune obligation d'avis par Apple, au parent ou à l'enfant qu'un jeu contient des loot boxes ou d'autres mécanismes de jeu », peut-on lire dans la plainte.

En résumé, les plaignants concluent que les loot boxes constituent des jeux de hasard et sont donc en violation de la loi californienne. Les plaignants demandent le recours à l'action collective, la restitution et le reversement des revenus indûment conservés à la suite du comportement présumé fautif Apple, une injonction contre d'autres violations et des frais de justice.

Ce procès aux États-Unis est le dernier développement d'un débat de longue date sur les loot boxes, les achats dans le jeu et les microtransactions. En 2019, une proposition de loi du Sénat intitulée "Protecting Children From Abusive Games Act" visait à interdire les loot boxes. La Chine, quant à elle, a limité le nombre de coffres que les joueurs peuvent ouvrir chaque jour. La Suède et la Grande-Bretagne, de leur côté, ont ouvert des enquêtes sur ces loot boxes. En Belgique, par contre, il est formellement interdit de vendre des jeux contenant des loot boxes.

Source : Plainte

Et vous ?

Êtes-vous en accord avec l’affirmation selon laquelle les loot boxes constituent un moyen malhonnête pour les éditeurs de se faire de l’argent ?

Quel commentaire faites-vous de l’argumentaire de la plaignante dans le cadre de cette plainte ?

Voir aussi :

Le gouvernement britannique demande un examen plus approfondi des loot boxes, et pourrait les reclasser en tant que jeux de hasard pour protéger les enfants

Les loot box poussent les enfants à jouer, selon la directrice de la santé mentale du NHS en Angleterre, qui appelle à l'interdiction de la vente de ces objets virtuels aux enfants

Epic Games, l'éditeur de Fornite, sous le coup d'un recours en action collective, à cause de loot box jugés « agressifs »

Loot box : une source de revenus attrayante pour les développeurs de jeux freemium, son interdiction pourrait-elle menacer l'essor de ce marché ?
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Avatar de walfrat
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 20/06/2019 à 14:00
"Mécanique de surprise", bonjour la mauvaise foi.

Beaucoup de joueurs achète les loot box avec une idée en tête de ce qu'il veule, ce qui en fait donc un jeu de hasard puisque tu n'est pas certain de l'avoir.
5  1 
Avatar de phil995511
Membre averti https://www.developpez.com
Le 22/01/2020 à 10:41
Ils n'ont qu'à les interdire, depuis le temps qu'on en parle et que rien ne se fait...
4  0 
Avatar de Demky
Membre régulier https://www.developpez.com
Le 09/06/2020 à 13:52
les Héros de la tempête
je trouve ça pathétique.
Le jeu se nomme heroes of the storm.

Pour rappel dans le titre de l'article il y a les mots "loot boxes"...
4  0 
Avatar de walfrat
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 09/06/2020 à 15:26
Citation Envoyé par Jesus63 Voir le message
Le problème avec les lootboxes n'est pas leur existence même, c'est surtout l'usage qui en est fait par l’éditeur qui est une ignominie.

Si les lootboxes payantes contiennent des objets nécessaires à la progression (Star Wars Battlefield), je ne pense pas avoir besoin de préciser que c'est intolérable.
Si les lootboxes payantes contiennent des objets cosmétiques et autres, c'est contre le principe même de jouer; Les objets cosmétiques sont habituellement présents pour récompenser un joueur ayant fait un tour de force, ou un évènement. C'est un token d'accomplissement, pas un simple jet de RNG payant.

D'autant plus que la nature même d'une lootbox payante est contraire au principe de rétractation. Si on couple à ceci le biais d'investissement/surconfiance, ça n'est pas étonnant que cela entraîne des comportements proches de l'addiction.
Mais ce que je déplore le plus, c'est l'utilisation de ce genre de méthode pour garder un joueur actif, alors que l'usage d'autres manières telles que l'accomplissement d'un "haut-fait" est bien plus logique en terme de fidélisation du joueur.

A condition que le jeu propose une réelle expérience, et pas simplement chercher à se vendre comme un produit consommable, bien sûr.
Ils ont le droit de vendre quoi avec toi du coup ? Sachant que la plupart de ces jeux ne sont pas à abonnement (enfin, pas directement mais c'est une autre histoire).

Alors faisons un petit rappel sur certains termes :
  • Pay to Fast : Payer pour progressez plus vite, cependant un joueur qui joue régulièrement (oui sur certain jeu ça demande plusieurs mois et c'est normal) arrivera aussi à obtenir le même résultat. Si c'est bien fait, le jeu reste quand même équilibré
  • Pay to Win : Obtenir tous les éléments maximum est basiquement proche de l'impossible (RNG avec faible proba et nécessité de réussir successivement par exemple). Jeu absolument déséquilibré.
  • Vanity : désigne tout ce qui est apparence de personnage, décoration de maisons, rien d'essentiel à la progression du jeu....


Le Pay to Fast, bien qu'étant un peu agaçant pour certain, permet à d'autres joueurs qui ont moins de temps à investir dans le jeu de profiter du contenu end game et de s'amuser aussi, au lieu de peiner à suivre, surtout lorsqu'ils commencent sur le jeu après les autres.
Le vanity n'étant pas une nécessité peut très bien être en boutique. Idéalement, les éléments de vanity qui sont présent en récompense de défi dans le jeu ne sont pas vendus en boutique, ou alors bien plus tard quand le contenu est "périmé".

Le Pay To Win est bien le plus gros problème du moment car généralement celui-ci repose sur une utilisation abusive (et addictive ?) de la RNG :
  • Quand tu dois améliorer ton équipement tu as une chance que cela fail. Et ça peut même le faire régresser ou le détruire. Cependant une option pay-to-win te permet d'augmenter les chances ou d'assurer une non regression/non destruction.
  • Certains objets très difficiles à avoir sont proposé en boutique mais pas directement, seulement via un coffre qui donne aléatoirement des choses et dont très rarement l'objet désiré. Tu dois donc mitiger la RNG en prenant les coffres par paquet de 50 ou 100.
  • Tu peux même acheter les objets en boutique qui te permet d'augmenter tes objets, mais ça peut tout de même fail. 6€ dépensé pour une résultat non garanti. Ceci évidemment implique qu'il faudra débourser facilement plus de 1000€ pour le stuff "Pay to Win".


Enfin il ne faut pas oublier, s'il y a de la demande, il y a de l'offre. Donc si certain sont près à dépenser 10€ dans un skin, il n'y a aucune raison pour que l'entreprise s'en prive.

Si on peut critiquer le P2W, le reste peut être bien gérer et donne un jeu viable là ou certain on du temps à dépenser faute d'argent et d'autre l'inverse.

Que ce soit clair, je suis bien contre la lootboxes, mais les raisons que tu avances sont mauvaises, car le problème n'est pas le fait qu'elles permettent de progresser, mais que le résultat n'est pas garantie, comme certains autres objets directement vendus en boutique, merci RNJesus.

Il faut donc plutôt s'attaquer à l'usage abusive de la RNG quelque soit ces formes.
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Avatar de sinople
Membre chevronné https://www.developpez.com
Le 20/06/2019 à 15:50
Sa ressemble plus à un distributeur automatiques de jouets en capsules.
On paye pour un jouet, mais on sait pas lequel on aura.
Quand ton distributeur automatique à jouets se met à distribuer des "capsules" selon une distribution basée sur la rareté; qu'on met une plateforme unique d'échange (marché secondaire) sur lequel des frais s'appliquent; ou que les gains apportent un avantage compétitif dans un système ça s'éloigne franchement de ton distributeur...
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Avatar de Ecthelion2
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 27/05/2019 à 8:35
Citation Envoyé par Madmac Voir le message

Il y a des enfants qui ''empruntent'' la carte de crédit de leur parents figure-toi. Les parent ne se baladent pas toujours avec leur porte-feuilles, Quelque fois, ils se lavent..
Oui enfin, au pire cela arrive une fois, tu engueules le gamin, et après tu planques ta carte. Si cela arrive régulièrement, il y a un soucis d'éducation quelque part...

Citation Envoyé par Madmac Voir le message

Mais il n'y a pas que les parent qui sont baisés par ces arnaques. Dans le dernier jeux de EA. Anthem, l'algorithme utilisé pour faire des équipes favorisaient des combinaisons où les moins forts se retrouvaient avec des joueurs beaucoup plus forts. Ce que avait pour conséquences d'encourager les moins forts à acheter des armes. Alors que tu as déjà cracher 60$ pour un jeu qui est frustrant, l'achat devient logique.
Euh non.

J'ai Anthem, et à 95% du temps, j'étais groupé avec des gens de même niveau / même équipement, les seuls cas où j'étais avec des gens mieux équipés, c'est quand je montais volontairement le niveau de difficulté des missions . Et je n'ai jamais foutu un centime de plus dans le jeu. Faut arrêter de toujours se planquer derrière les "algorithmes" et les "IA" pour justifier le fait que les gens ne sont pas foutus de se contrôler et veulent tout avoir tout de suite.

D'autant plus que dans Anthem, comme dans beaucoup d'autres jeux, ce qui peut s'acheter est essentiellement voir exclusivement cosmétique, donc rien qui ne te rend plus fort.

Faut arrêter de parler sans savoir...
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Avatar de e101mk2
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 20/06/2019 à 14:41
Citation Envoyé par Kulvar Voir le message
Le deuxième cas non, c'est proche du bandit-manchot de casino.
Sa ressemble plus à un distributeur automatiques de jouets en capsules.
On paye pour un jouet, mais on sait pas lequel on aura.
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