IdentifiantMot de passe
Loading...
Mot de passe oublié ?Je m'inscris ! (gratuit)

Vous êtes nouveau sur Developpez.com ? Créez votre compte ou connectez-vous afin de pouvoir participer !

Vous devez avoir un compte Developpez.com et être connecté pour pouvoir participer aux discussions.

Vous n'avez pas encore de compte Developpez.com ? Créez-en un en quelques instants, c'est entièrement gratuit !

Si vous disposez déjà d'un compte et qu'il est bien activé, connectez-vous à l'aide du formulaire ci-dessous.

Identifiez-vous
Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ?
Créer un compte

L'inscription est gratuite et ne vous prendra que quelques instants !

Je m'inscris !

Les studios de jeux seraient interdits de vendre des loot box aux mineurs,
En vertu du nouveau projet de loi des Etats-Unis

Le , par Stan Adkens

209PARTAGES

8  0 
Ces dernières années, l'industrie du jeu vidéo est de plus en plus basée sur des modèles de monétisation qui favorisent les achats compulsifs par les consommateurs en leur proposant, dans les jeux, des éléments de conception « manipulateurs » qui les incitent, entre autres, à dépenser de l'argent afin de progresser rapidement dans les étapes difficiles des jeux. Toutefois, cette stratégie de gain qui profite de la vulnérabilité de certains joueurs ne devrait plus prospérer encore longtemps aux Etats-Unis. Josh Hawley, sénateur républicain, a annoncé mercredi son intention d'introduire la « Loi sur la protection des enfants contre les jeux abusifs », qui viserait « l'exploitation des enfants par le biais de pratiques de monétisation « loot box » et « pay-to-win » (payer-pour-gagner) de l'industrie du jeu vidéo, selon un résumé publié par le bureau du sénateur.

Selon la publication du bureau du sénateur, cette loi interdirait la vente de loot box dans les jeux destinés aux enfants de moins de 18 ans, si elle est adoptée. En outre, les jeux accessibles par un grand public pourraient également être pénalisés par des organismes de réglementation comme la Federal Trade Commission si les entreprises permettent sciemment aux enfants d'acheter ces pochettes-surprises. Le sénateur Hawley a déclaré :

« Les médias sociaux et les jeux vidéo s'attaquent à la dépendance des utilisateurs, détournent l'attention de nos enfants du monde réel et tirent des profits de la popularisation d'habitudes compulsives ». « Quels que soient les avantages de ce modèle économique pour l'industrie technologique, une chose est claire : il n'y a aucune excuse pour exploiter les enfants par de telles pratiques », a-t-il ajouté.


Les jeux vidéo ont fortement intégré les habitudes des consommateurs depuis plusieurs années déjà et avec l’ère du streaming des jeux qui s’annonce, la dépendance aux jeux vidéo pourrait atteindre un record jamais réalisé. C’est pour cette raison que certains gouvernements ont commencé à tirer la sonnette d’alarme depuis l’année dernière en ce qui concerne la protection des joueurs les plus vulnérables, tels que les mineurs, contre les jeux qui les exploitent. Il y a plus d’un an, la justice belge a estimé que les loot box dans des jeux vidéo sont illégales et exposeraient les joueurs vulnérables à la dépendance. Il y a également plus d’un an que la sénatrice Maggie Hassan démocrate a demandé que l'industrie du jeu procède à un examen des pratiques en matière de loot box.

Selon le résumé du projet, la nouvelle loi, similaire à la COPPA (Loi sur la protection de la vie privée des enfants en ligne) déjà en vigueur, permettrait aux organismes de réglementation de déterminer si un jeu s'adresse aux mineurs. Le sujet abordé par le jeu et son contenu visuel les aideraient dans cette tâche. La FTC et les procureurs généraux des États qui seront chargés de l’application de la loi, si elle est approuvée, devraient également vérifier si un jeu contient des mécanismes dits « pay-to-win » qui manipulent le système de progression d'un jeu afin d’inciter les joueurs à dépenser de l'argent. Ou qui modifient l'équilibre concurrentiel en favorisant les joueurs qui dépensent plus dans des jeux multijoueurs.

Dans le résumé de son projet de loi, le sénateur Hawley a déclaré :

« Lorsqu'un jeu est conçu pour les enfants, les développeurs de jeux ne devraient pas être autorisés à monétiser la dépendance. Et lorsque les enfants jouent à des jeux conçus pour les adultes, ils devraient être à l'abri des microtransactions compulsives. Les développeurs de jeux qui exploitent sciemment des enfants devraient faire face à des conséquences légales. »


Les résultats d’une étude, menée par la Commission belge des jeux de hasard sur les dangers de l’implémentation des loot box au sein des jeux, a révélé que 40 % des jeux avec pochettes-surprises permettent d’échanger les objets numériques obtenus au sein de l’environnement virtuel contre des devises sur des places de marché externes – une pratique non autorisée par la législation belge. Suite à la dénonciation de loot box par la justice belge, Valve, studio américain de développement de jeux, a publié une mise à jour de Counter-Strike, son jeu de tir, et la nouvelle version applique des restrictions aux comptes des joueurs belges et néerlandais. « Les consommateurs en Belgique et au Pays-Bas n’ont plus accès aux conteneurs », avait écrit Valve après la mise à jour.

En novembre dernier, The Guardian a publié que l'éditeur de jeux Square Enix allait retirer en Belgique trois jeux parmi les plus grands titres de son portfolio de jeux pour plateformes mobiles à la suite de l'introduction d'une loi dans le pays qui interdit les loot box considérés comme forme de jeu de hasard.

Dans une déclaration suite à l’annonce de la nouvelle loi du sénateur Hawley, La Entertainment Software Association (ESA) a dit :

« De nombreux pays, dont l'Irlande, l'Allemagne, la Suède, le Danemark, l'Australie, la Nouvelle-Zélande et le Royaume-Uni, ont déterminé que les loot box ne constituent pas des jeux de hasard. Nous avons hâte de partager avec le sénateur les outils et les renseignements que l'industrie fournit déjà et qui permettent aux parents de garder le contrôle sur les dépenses en jeu. Les parents ont déjà la possibilité de limiter ou d'interdire les achats en jeu grâce à un contrôle parental facile à utiliser ».

Cette position est partagée par une publication du site spécialisé kotaku.com qui a rapporté l’an dernier les propos de l’éditeur Electronic Arts selon lesquels loot box et paris ne sont pas liés. « À l’inverse d’une machine à sous, le gamer reçoit toujours quelque chose en contrepartie », a argumenté l’éditeur de jeux.

En novembre dernier, la FTC avait promis de se pencher sur la question des pochettes-surprises pour lesquelles les gamers doivent payer, lors d’une audience du Congrès, lorsque Joseph Simmons, président de la FTC répondait aux questions de la sénatrice Maggie Hassan. M. Simons, n'a pas confirmé l'existence d'une enquête concernant les pratiques des éditeurs de jeux, mais a néanmoins dit à Hassan que la commission organiserait une série d'ateliers avec des défenseurs des consommateurs et l'industrie du jeu sur les loot box, plus tard cette année.

Cette décision de la FTC est intervenue environ neuf mois après l'envoi par Hassan d'une lettre au Entertainment Software Ratings Board, leur demandant de revoir le processus d'évaluation des loot box, d'examiner leur commercialisation auprès du public, notamment, des plus jeunes et de revoir les pratiques de développement liées à cette forme de microtransactions.

Si la nouvelle loi est approuvée, les procureurs généraux des États seraient habilités à intenter des poursuites contre les sociétés de jeux au nom des résidents de leur État sur des questions telles que la vente de loot box. Cependant, il y a encore du chemin à parcourir avant que la nouvelle loi n’arrive à cette étape, surtout qu’en dehors de cette interaction entre la FTC et la sénatrice Hassan et des ateliers prévus sur la question par la FTC pour cette année, les autorités américaines n'ont pas agi avec autant d'agressivité contre les loot box comme en Belgique où la réaction des organismes de réglementation ont conduit au retrait des loot box par les éditeurs comme Blizzard et EA.

Les efforts législatifs déployés pour contenir les boîtes aléatoires dans l'État de Washington, à Hawaii et en Indiana n'ont pas encore abouti à l'adoption de lois concrètes. Toutefois, la déclaration de M. Hawley pourrait être le signe que le gouvernement fédéral fera face dans les mois à venir au problème des pratiques abusives des éditeurs de jeux qui exploitent les joueurs les plus vulnérables.

Ce long silence des autorités fédérales américaines a permis aux éditeurs de réaliser jusqu'où ils pouvaient pousser leur système de microtransactions sans qu'il n’y ait de réplique. Ce n’est pas trop tôt, mais espérons tout de même que la nouvelle loi puisse être approuvée.

Source : Josh Hawley

Et vous ?

Qu’en pensez-vous ?
Etes-vous joueurs de ces genres de jeux avec système de microtransactions et loot box ? Quel commentaire faites-vous sur la répression contre les loot box ?
Pensez-vous que le projet de loi prospéra dans un bref délai ?

Lire aussi

L'éditeur Square Enix va retirer trois jeux de sa boutique pour gamers belges, après l'introduction d'une loi qui bannit les loot box
Epic Games, l'éditeur de Fornite, sous le coup d'un recours en action collective, à cause de loot box jugés « agressifs »
Jeux vidéo : la Federal Trade Commission américaine va se pencher sur les loot box, ces pochettes-surprises pour lesquelles les gamers doivent payer
Fortnite a généré plus de 318 millions de dollars de recette uniquement durant le mois de mai, selon les statistiques de SuperData
La FTC serait divisée sur la façon de tenir Facebook responsable de toute atteinte à la vie privée, depuis Cambridge Analytica

Une erreur dans cette actualité ? Signalez-le nous !

Avatar de Stéphane le calme
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 19/07/2022 à 13:03
Le gouvernement UK indique que les coffres-surprises de jeux vidéo ne seront pas réglementés par les lois sur les paris,
bien qu'il trouve un lien entre les paris et les coffres-surprises

L'industrie du jeu vidéo est l'une des plus grandes industries du divertissement de la planète, ayant dépassé à la fois les industries du sport et du cinéma. Bien que les revenus de l'industrie aient toujours été générés en grande partie par la vente réelle de jeux vidéo, les modèles commerciaux du secteur ont continuellement évolué. Au cours des deux dernières décennies, les achats dans le jeu - les ventes dans le jeu de produits numériques supplémentaires – sont devenus une source majeure de revenus pour l'industrie, générant plus de 15 milliards USD en 2020.

Dans le monde, plus de 2,8 milliards de consommateurs joueraient régulièrement à des jeux vidéo, y compris des enfants, des adolescents et des adultes. Selon l'organisation faîtière de l'industrie ISFE, environ la moitié de la population de l'UE, soit environ 250 millions de consommateurs, joue aux jeux vidéo. En Norvège, 86 % des 9-18 ans jouent aux jeux vidéo. Aux États-Unis, trois consommateurs sur quatre joueraient à des jeux vidéo. En d'autres termes, l'industrie du jeu vidéo est un acteur majeur qui touche un nombre important de consommateurs dans le monde. Cela implique un pouvoir énorme, mais aussi des responsabilités importantes.

Depuis le début des années 2000, la forme sous laquelle les jeux vidéo sont vendus est passée de disques ou de cartouches principalement physiques vendus sans ordonnance à des services purement numériques vendus via des vitrines en ligne telles que Microsoft Store, PlayStation Store, App Store et Steam. Dans cet environnement numérique, le consommateur paie l'accès à un jeu via la plateforme, qui est ensuite téléchargé sur un appareil où il peut être joué. Ce changement a entraîné une diminution des coûts d'expédition et de transaction pour les entreprises et a posé les bases de nouveaux modèles commerciaux et de nouvelles sources de revenus. L'un des modèles commerciaux actuellement dominants est celui des achats dans le jeu qui débloquent du contenu dans l'environnement du jeu vidéo.

Les achats in-app (dans le jeu) sont devenus un moteur commercial majeur pour l'industrie du jeu vidéo. En 2021, l'industrie a généré des revenus de 178 milliards USD, dont environ 15 milliards USD provenant de la vente de coffres-surprises et de devises dans les jeux. Les coffres-surprises sont des « packages mystères » dans les jeux vidéo où les consommateurs dépensent de l'argent réel pour recevoir du contenu aléatoire dans le jeu. Le joueur sait juste que ces coffrets renferment des objets qui pourraient, dans une certaine mesure, contribuer à améliorer son expérience de jeu. Les objets en question peuvent être des récompenses rares ou banales. Le joueur qui utilise ce système espère gagner des items rares qui sont en général plus difficiles à obtenir en jouant de façon classique, mais il faut habituellement acheter un grand nombre de ces « coffrets trésor » pour avoir la chance de tomber sur un item rare.

Ces ventes devraient dépasser 20 milliards de dollars d'ici 2025, avec 230 millions de consommateurs dans le monde dépensant de l'argent réel dans des coffres-surprises. L'industrie mondiale du jeu vaut désormais plus de 300 milliards de dollars avec un taux de croissance annuel composé (TCAC) estimé entre 2019 et 2025 de 7,2 %.

En 2021, la société de jeux vidéo Electronic Arts a réalisé plus de 1,62 milliard de dollars grâce aux achats en jeu dans le seul jeu FIFA 21, ce qui représentait 29 % de l'ensemble des revenus de l'entreprise. Activision Blizzard, une autre grande société de jeux vidéo, a déclaré plus de 1,2 milliard de dollars de revenus provenant d'achats dans le jeu entre juillet et septembre 2020.


Le rapport du Conseil des consommateurs de Norvège

Les coffres-surprises exploitent les consommateurs

La vente de coffres-surprises est sujette à la controverse depuis plus d'une décennie et a été la cible de critiques de la part des médias, des décideurs politiques et des consommateurs. Les accusations souvent portées contre les systèmes de coffres-surprises sont qu'ils sont prédateurs, favorisent la dépendance, manquent de transparence, créent des avantages injustes dans le jeu et qu'ils introduisent les enfants et les jeunes dans des mécanismes qui rappellent fortement les jeux d'argent. Malgré ces controverses, les coffres-surprises restent une caractéristique commune d'un grand pourcentage de jeux vidéo.

Bon nombre de ces problèmes sont aggravés par le fait qu'un nombre important de joueurs sont des mineurs, qui constituent un groupe particulièrement vulnérable susceptible d'être manipulé et exploité. En Norvège, une enquête réalisée en 2020 par l'Autorité norvégienne des médias a montré que 28 % des 9 à 18 ans interrogés avaient payé de l'argent pour des coffres-surprises, et jusqu'à 55 % des garçons âgés de 15 à 16 ans l'avaient fait. Une enquête menée en 2019 au Royaume-Uni a montré que 44% des 11-16 ans qui connaissaient les coffres-surprises avaient dépensé de l'argent pour ceux-ci. Il existe également de nombreux exemples d'enfants dépensant de grosses sommes d'argent dans des coffres-surprises et d'autres achats dans le jeu, causant un préjudice financier réel aux enfants et à leurs parents.

Ces problèmes ont également été reconnus par les principaux acteurs de l'industrie. Certaines entreprises ont entièrement réduit ou supprimé les coffres-surprises en réponse aux critiques des consommateurs. Cependant, les programmes d'autoréglementation de l'industrie ont été réticents à s'attaquer au problème, choisissant plutôt de s'en remettre aux organismes gouvernementaux.

Bien que les coffres-surprises soient un phénomène relativement récent dans les jeux vidéo, le concept de base n'est pas nouveau. Le fait d'acheter un pack mystère pour de l'argent réel peut être comparé à divers produits physiques, par exemple des cartes à collectionner telles que Pokémon ou Magic : The Gathering, ou d'autres boîtes mystères dont le contenu est inconnu avant l'achat. Dans les deux cas, le consommateur dépense une somme d'argent pour recevoir un mélange d'articles essentiellement aléatoires. Cependant, il existe des différences importantes qui rendent les coffres-surprises particulièrement problématiques.

Une action coordonnée pour demander une réglementation des coffres-surprises

20 groupes de consommateurs de 18 pays européens lancent une action coordonnée demandant aux autorités d'adopter une réglementation sur les coffres-surprises.

Les groupes apportent leur soutien à un nouveau rapport du Conseil norvégien des consommateurs (NCC) intitulé Insert Coin: How the Gaming Industry Exploits Consumers Using Loot Boxes.

Les groupes de consommateurs réclament un certain nombre de mesures, notamment « une interdiction de la conception trompeuse, des protections supplémentaires pour les mineurs et la transparence des transactions ». Le rapport accuse les entreprises d'exploiter les consommateurs en utilisant des mécanismes qu'il qualifie de « prédateurs » et « favorisant l'addiction ».

« Les coffres-surprises ont déjà été à l'origine de plusieurs controverses. Grâce à notre travail, nous avons établi que la vente et la présentation de coffres-surprises impliquent souvent d'exploiter les consommateurs par le biais de mécanismes prédateurs, de favoriser la dépendance, de cibler des groupes de consommateurs vulnérables et plus encore », a déclaré Finn Myrstad, directeur de la politique numérique au Conseil norvégien des consommateurs.


Les 20 organisations représentent les consommateurs en Autriche, en Bulgarie, en République tchèque, au Danemark, en France, en Allemagne, en Grèce, en Islande, en Italie, en Lettonie, aux Pays-Bas, en Pologne, au Portugal, en Slovénie, en Espagne, en Suède et en Suisse, la NCC coordonnant et menant la campagne aux côtés de l'Organisation européenne des consommateurs à Bruxelles.

La situation britannique : la loi sur les paris ne sera pas modifiée

C'est dans ce contexte que le gouvernement a choisi de demander à l'industrie du jeu vidéo de prendre des mesures pour protéger les jeunes.

Il a indiqué qu'il interviendra si les entreprises n'agissent pas et souhaitent également que les achats de coffres-surprises soient limités aux adultes, sauf s'ils sont approuvés par un parent ou un tuteur.

Un universitaire a déclaré qu'il était « consterné » par l'approche du gouvernement.

Il faut dire que le gouvernement examinait si des coffres-surprises devaient faire partie de son examen, dont les résultats n'ont pas encore été publié, de la loi de 2005 sur le jeu - mais il a décidé de ne pas y aborder le sujet.

Les éditeurs de jeux vidéo ont été informés qu'ils devaient apporter des « mesures suffisantes » pour régir la sécurité des joueurs, comme la protection des adultes vulnérables et divulguer pleinement les chances d'obtenir certains articles des coffres-surprises. « Alors que de nombreux coffres-surprises partagent certaines similitudes avec les produits de jeu traditionnels, nous considérons la possibilité de retirer légitimement les récompenses comme une distinction importante », a déclaré le gouvernement dans son rapport.

« En particulier, le prix n'a normalement pas de valeur monétaire du monde réel en dehors du jeu, et sa principale utilité est d'améliorer l'expérience en jeu. La Commission de jeu a montré qu'elle peut et prendrait des mesures lorsque le trading des articles obtenus à partir de coffres-surprises équivaut à un jeu sans licence, et elle continuera de prendre des mesures d'application robustes si nécessaire ».

Le gouvernement prévoit de lancer un framework de recherche sur les jeux vidéo plus tard cette année, dans l'espoir de travailler avec les universitaires et les personnes de l'industrie pour améliorer les données disponibles. Il a déclaré qu'il y avait « des limites dans la base de preuves concernant les coffres-surprises ».


Une comparaison « insultante » au Kinder Surprise

Certains estiment que le gouvernement n'est pas allé assez loin dans sa réponse

James Close, de l'Université de Plymouth, qui a publié des recherches sur le lien entre les coffres-surprises de jeu et la problématique des jeux de hasard, a déclaré qu'il était « consterné » par le rapport. « Je conteste une partie de la citation de la base de preuves », a-t-il déclaré. « Le rapport publié hier a montré des liens solides avec la problématique des jeux de hasard ». « Ils ont cité ces choses, mais ils ont également dit qu'il n'y avait aucune preuve de causalité ici. Ils pourraient ne pas être en mesure de soutenir la causalité, mais si les personnes à risque grave de préjudice s'engagent fortement dans cette forme de monétisation, alors cela n'a pas d'importance si les coffres-surprises provoquent les problèmes des jeux de hasard ».

Le Dr Close a également soulevé des questions sur la question de savoir si le gouvernement avait raison de dire que les prix n'avaient pas de valeur monétaire du monde réel en dehors des jeux, car certains marchés secondaires en ligne permettent aux joueurs de vendre facilement les articles acquis dans le jeu.

Ses recherches, publiées en 2021, ont conclu que les coffres-surprises « s'apparentent structurellement et psychologiquement au jeu de hasard ».

Mais l'éditeur de jeux EA s'est précédemment opposé à cette conclusion, en comparant des coffres-surprises aux jeux pour enfants Hatchimals ou Kinder Surprise.

Adrian Hon, directeur général du développeur de jeux Six To Start et auteur du prochain livre que You've Been Played (on s'est joué de vous), a appelé estimé que cette comparaison est « bien évidemment ridicule ». « Ce serait comme s'il y avait une boutique de Kinder Surprise dans votre chambre et que vous pouvez en acheter autant que vous le souhaitez », a-t-il déclaré.

Pour que les deux soient comparables, il a ajouté: « Lorsque vous les ouvrez, il y a des feux d'artifice partout. Et vous pouvez obtenir ce jouet incroyable que vous pouvez utiliser dans le jeu que vous jouez avec vos amis. Ce n'est pas un Kinder Surprise - la comparaison est insultante, vraiment ».

En France, même si des voies s'élèvent contre l'intégration des coffres-surprises dans les jeux vidéo, il n'existe pas encore une réglementation stricte qui l'interdit. En 2018, l'État de Washington, la France et 14 pays d'Europe unissaient leurs forces pour lutter contre les jeux d'argent ou paris dans les jeux vidéo. Dans une déclaration commune, ils se sont dits inquiets des « frontières floues entre les jeux d'argent et les autres formes de divertissement numérique telles que les jeux vidéo ».

Ils ont ciblé notamment les coffres-surprises, et s'inquiètent surtout de l'utilisation de contenu lié aux jeux d'argent dans les jeux vidéo à la disposition des enfants. Mais jusqu'à présent, le mouvement n'a pris aucune résolution ferme sur le sujet et semble s'être affaibli. Lors de ces deux dernières années, des dizaines de jeux intégrant des coffres-surprises ont été lancés dans ces pays et régions et aucun d'entre eux n'a été interdit.

Source : décision du gouvernement britannique

Et vous ?

Que pensez-vous de la décision du gouvernement britannique ?

Voir aussi :

Ne dites plus « lootbox » mais « coffre-surprise », préférez « haineur » ou « fauteur de haine » à « hater »,remplacez « face swap » par « substitution de visage »
Les studios de jeux seraient interdits de vendre des loot box aux mineurs, en vertu du nouveau projet de loi des Etats-Unis
Les loot box des jeux vidéo sont illégales et exposeraient les joueurs vulnérables à la dépendance, estime la justice belge
Le jeu Diablo Immortal ne sortirait pas en Belgique ou aux Pays-Bas à cause de ses coffres-surprises, selon un responsable de la communication d'Activision Blizzard
Valve désactive l'accès aux loot box pour les gamers belges et néerlandais dans le cadre d'une mise à jour de Counter-Strike : Global Offensive
14  0 
Avatar de Kikuts
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 20/06/2019 à 14:32
"Non, nous ne prenons pas les gens pour des cons. On préfère le terme personne à capacité moindre"

La mauvaise foi dans toute sa splendeur...
9  0 
Avatar de Nancy Rey
Chroniqueuse Actualités https://www.developpez.com
Le 09/06/2020 à 10:14
Le gouvernement britannique demande un examen plus approfondi des loot boxes
et pourrait les reclasser en tant que jeux de hasard pour protéger les enfants

L'année dernière, un rapport parlementaire britannique a demandé que les loot boxes soient réglementées par les lois sur les jeux d'argent, que leur vente aux enfants soit interdite et qu'une taxe soit prélevée auprès de l'industrie pour financer des recherches indépendantes sur les effets à long terme des jeux d'argent. Un certain nombre d'organisations de protection de l'enfance ont averti que cette pratique expose les enfants à des habitudes de jeu et peut les rendre dépendants plus tard dans la vie.

En réponse, le gouvernement britannique a annoncé son intention de demander des preuves que les loot boxes dans les jeux vidéo correspondent au système des jeux de hasard et donc nécessitent une réglementation en conséquence. Le ministère du numérique, de la culture, des médias et des sports supervisera la collecte des preuves. Collecte qui devrait commencer dans le courant de l'année. Au minimum, la réglementation pourrait exiger des entreprises qu'elles obtiennent une licence de jeu.


Rappelons que dans le monde des jeux vidéo, une loot box (qui peut être traduit par « coffre à butin ») est un objet virtuel, généralement présenté sous forme de coffre, contenant un ou plusieurs objets virtuels, offrant au joueur des améliorations dans le jeu, pouvant aller de la simple personnalisation d'un personnage, à l'acquisition de nouvelles fonctionnalités. Cette loot box peut être gratuite ou payante. Dans ce dernier cas, elle fait partie de la stratégie commerciale des éditeurs de jeux vidéo, leur permettant, via une somme modique généralement, de faire payer aux joueurs des évolutions qui leur auraient demandé des heures de jeu en temps normal.

La ministre britannique du numérique et de la culture, Caroline Dinenage, a précisé qu'il était de plus en plus important de comprendre la question des loot boxes en raison des effets de la pandémie du Covid-19. « Pendant la pandémie du nouveau coronavirus, nous avons vu plus de gens que jamais se tourner vers les jeux vidéo et la technologie immersive pour se divertir et rester en contact avec leurs amis et leur famille. Ces innovations peuvent cependant présenter des défis aussi bien que des opportunités, c'est pourquoi nous prenons les mesures nécessaires pour protéger les utilisateurs et promouvoir le plaisir en toute sécurité de cette industrie dynamique », a-t-elle déclaré dans un communiqué.

L'enquête sur les loot boxes s'inscrit dans le cadre d'un réexamen plus approfondi par le gouvernement britannique de la loi sur les jeux de hasard de la région. Un texte législatif de 2005 qui visait à garantir que les jeux de hasard soient « organisés de manière équitable et ouverte » et à « protéger les enfants et autres personnes vulnérables contre les préjudices ou l'exploitation des jeux de hasard ». La révision de la loi fait partie d'un manifeste présenté par le parti conservateur britannique lors des élections générales de 2019.


Cette mise à jour s'inscrit dans le cadre d'une discussion plus large sur les loot boxes dans les jeux vidéo. Ces dernières années, cette pratique a fait l'objet d'une surveillance accrue de la part de plusieurs organismes. En 2018, l'Association internationale des développeurs de jeux vidéo (IGA) a appelé à une action de l'ensemble du secteur sur les loot boxes, de peur que les organismes gouvernementaux ne s'en mêlent. Les avertissements n'ont toutefois pas été entendus et depuis lors, la Federal Trade Commission américaine s'est intéressée aux loot boxes et un sénateur du Missouri a proposé un projet de loi visant à les interdire totalement.

Ailleurs, en avril 2018, le gouvernement belge a classé les loot boxes comme une forme de jeu de hasard dans le pays, les soumettant ainsi à une réglementation. En septembre suivant, EA a défié la décision et n'a pas retiré les loot boxes de FIFA 18, ouvrant ainsi la voie à un éventuel procès contre la société. Cependant, EA a fini par céder à la décision.

Pour sa part, le développeur Psyonix a retiré les loot boxes du populaire titre Esports Rocket League l'année dernière, un geste qui a eu lieu quelques mois après le rachat de la société par Epic Games. Blizzard et Valve se sont également penchés sur la question des loot boxes, les Heroes of the Storm et Dota 2 ayant tous deux bénéficié l'an dernier d'une révision importante de leurs systèmes de microtransaction.

Les microtransactions sont devenues un élément de base du commerce des jeux, les services en direct en dépendant pour leur durabilité, et les expériences de jeu libre ont construit un empire sur une telle base. Ce n'est pas un problème lorsque les microtransactions sont transparentes et que les consommateurs savent ce qu'ils achètent. En revanche, lorsque des loot boxes fermés entrent en jeu, la pratique peut donner l'impression d'être prédatrice, comme si les développeurs tiraient profit d'une éventuelle dépendance.

Comme l'a dit l'IGDA dans le passé, l'intervention du gouvernement, comme ce qui se passe au Royaume-Uni, est la prochaine étape inévitable lorsque l'industrie des jeux ne s'autoréglemente pas. Si les développeurs et les éditeurs ne mettent pas volontairement fin aux pratiques prédatrices, le gouvernement le fera à leur place.

Source : GOV.UK

Et vous ?

Pensez-vous que les éditeurs de jeux souhaitent délibérément amener les joueurs à plus dépenser dans ces loot boxes ?
Doit-on interdire les loot boxes aux enfants et réglementer les dépenses dans les jeux selon vous ?
Êtes-vous joueurs de ces genres de jeux avec système de microtransactions et loot boxes ?
Quel commentaire faites-vous sur la répression contre les loot boxes ?
Environ 400 000 personnes ont un sérieux problème de jeu en Angleterre. Que pensez-vous de ces chiffres ?

Voir aussi :

Les députés britanniques passent à l'offensive et proposent d'interdire les loot box aux enfants, et de réglementer les dépenses dans les jeux

Un projet de loi visant à interdire la vente des loot box aux mineurs fait pression sur les studios de jeux vidéo aux USA, avec un soutien bipartite

Loot box : une source de revenus attrayante pour les développeurs de jeux freemium, son interdiction pourrait-elle menacer l'essor de ce marché ?

Les loot box des jeux vidéo sont illégales et exposeraient les joueurs vulnérables à la dépendance, estime la justice belge
8  0 
Avatar de Stéphane le calme
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 25/02/2021 à 13:10
Epic va mettre fin à des recours collectifs concernant les coffres à contenu aléatoire (loot box) avec la monnaie du jeu.
Les joueurs de Fortnite et de Rocket League recevront plus de 78 millions de dollars en produits numériques

Epic est sur le point de régler un recours collectif sur son utilisation de loot box dans le mode « Save the world » de Fortnite en payant les joueurs concernés avec de la monnaie du jeu. Les joueurs de la Rocket League qui ont déjà acheté des loot box dans ce jeu recevront également un paiement en jeu.

Bien qu'Epic n'ait jamais offert de loot box dans le mode bataille royale méga-populaire de Fortnite, l’éditeur a permis aux joueurs de "Save the World" d'acheter des « loot llama » qui étaient pleins d'objets aléatoires jusqu'au début de 2019 (au milieu d'un tollé international concernant le commerce aléatoire des loot box et sa similitude avec jeux d'argent).

D’ailleurs, le sénateur Maggie Hassan a estimé que « Les loot box sont désormais une endémie dans l'industrie du jeu vidéo et sont présentes dans tous les domaines, des jeux pour smartphones aux plus récents titres à gros budgets. Les loot box représenteront une industrie de 50 milliards de dollars d'ici 2022, selon les dernières estimations de la recherche. Les enfants peuvent être particulièrement susceptibles de se lancer dans ce type d’achats qui sont souvent considérés comme faisant partie intégrante des jeux vidéo. Pas plus tard que ce mois-ci, la commission britannique des jeux de hasard a publié un rapport selon lequel 30 % des enfants ont utilisé des loot box dans des jeux vidéo. Le rapport a également souligné que cette exposition pourrait être corrélée à une augmentation du nombre de jeunes parieurs au Royaume-Uni ».

Peu de temps après avoir mis fin à la pratique, Epic a été confronté à un recours collectif alléguant, entre autres, qu'il avait « manipulé psychologiquement ses jeunes joueurs en leur faisant croire qu'ils "auront de la chance" » :

« S'élevant au premier rang dans une industrie du jeu vidéo de plusieurs milliards de dollars, Epic a mis au point un plan prédateur par lequel l’éditeur exploite les joueurs, y compris les mineurs, en les incitant à acheter des coffres à contenu aléatoire dans le but de débloquer des options de jeu plus poussées.

« Dans le cadre de son plan, Epic offre Fortnite Save the World à un prix inférieur à celui des jeux vidéo concurrents pour amener les joueurs à commencer à jouer à son jeu puis les inciter à effectuer des microtransactions génératrices de revenus importants pour Epic.

« Parce que la progression du jeu Fortnite Save the World est inextricablement liée aux progrès en terme d'acquisition de contenus virtuels spécifiques, les joueurs sont poussés à continuer à les rechercher.

« De ce fait, Epic a conçu Fortnite Save the World pour limiter efficacement la capacité d'un joueur à progresser dans le jeu sans dépenser d'argent pour acquérir des coffres à contenu aléatoire.

« Le plan se déroule parfaitement au profit d'Epic : une fois que les joueurs ont suffisamment investi dans le jeu, l'éditeur les incite à acheter des coffres à contenu aléatoire afin d’obtenir de meilleurs objets virtuels, ce qui se traduit par des revenus énormes pour Epic.

« Epic a fait fortune sur les achats au sein de ses jeux en s'attaquant en grande partie aux mineurs particulièrement vulnérables à de telles tactiques prédatrices. Cependant, bon nombre de ces achats sont commercialisés par le biais de fausses déclarations et d'omissions matérielles qui attirent les mineurs et d'autres joueurs à faire des achats répétés sans recevoir les contenus promis »


Dans le cas de Save The World, certains coffres à contenu aléatoire ont l’aspect de lamas que l’éditeur présentent comme « hautement susceptibles de contenir des objets virtuels à même d’augmenter la puissance et la prouesse des personnages. » La plainte accuse le studio de garder le secret sur la probabilité d’obtenir un objet virtuel donné au sein d’un lama. D’après ce qui ressort de cette dernière, la probabilité de recevoir un objet virtuel donné d’un lama est quasi nulle.

« Seul Epic sait quelles sont les chances de recevoir un objet virtuel donné donné au travers d'un lama et il exploite cet avantage de façon impitoyable pour attirer les mineurs et autres acheteurs à faire des achats qu'ils ne feraient pas autrement.

« Epic fait systématiquement de la publicité en promettant que les lamas contiendront un objet virtuel attrayant et précieux. Comme avec une machine à sous, l’éditeur manipule psychologiquement les jeunes joueurs en leur faisant croire qu'ils auront de la chance. Mais ce que Epic sait – et ce que ses jeunes joueurs ne savent pas – c’est que les lamas ne contiennent presque jamais ce qu'ils sont censés contenir.

« Le consommateur qui achète des lamas croit qu'il aura de bien meilleures chances de recevoir un objet virtuel d'une valeur supérieure à celle d'un autre qu'il a obtenu dans une tentative antérieure ».

La décision préliminaire d'Epic

Dans le cadre d'un règlement proposé pour cette poursuite, qui, selon Epic, a obtenu une approbation préliminaire, tous les joueurs qui ont acheté un lama de butin à tout moment seront récompensés par 1000 V-Bucks (d'une valeur d'environ 8 $). Même s'il règle un procès américain, Epic dit que ce même accord s'appliquera à tous les joueurs Fortnite dans le monde.

Les joueurs de la Rocket League recevront de la même manière 1000 crédits (d'une valeur d'environ 9,10 $) s'ils ont acheté une caisse ou une clé d'événement aléatoire dans ce jeu avant qu'Epic ne cesse de leur offrir en octobre 2019 (quelques mois seulement après l'achat du développeur de Rocket League Psyonix). Les joueurs des deux jeux n'auront rien à faire pour réclamer l'avantage, qui apparaîtra dans leurs comptes dans les prochains jours.

Epic estime qu'environ 6,5 millions de joueurs Fortnite et 2,9 millions de joueurs de Rocket League recevront les paiements automatiques en monnaie virtuelle rien qu'aux Etats-Unis.


Le coût réel encouru par Epic pour le cadeau sera probablement beaucoup plus bas, cependant. La distribution de la monnaie purement virtuelle entraîne des coûts directs minimes pour Epic et ne pose qu'un coût indirect dans le sens où elle remplace les achats de monnaie virtuelle que ces joueurs auraient de toute façon effectués. Certains joueurs, notamment parmi les moins assidus ou ceux qui ont fini par abandonner, finiront par ne pas utiliser cette manne numérique, tandis que d'autres n'auraient pas dépensé d'argent supplémentaire dans le jeu.

D'une certaine manière, le cadeau numérique pourrait même être considéré comme une promotion efficace, attirant les joueurs vers les jeux et leur donnant le potentiel de dépenser plus pour des microtransactions supplémentaires plus tard. En ce sens, le règlement rappelle un peu une affaire de fixation de prix Nintendo que la société a réglée avec les procureurs en 1991. Le paiement y est venu sous la forme d'un coupon de 5 $ qui ne pouvait être échangé qu'en achetant des produits Nintendo supplémentaires.

En plus de la monnaie virtuelle, Epic fournira également « jusqu'à 26,5 millions de dollars en espèces et d'autres avantages aux joueurs américains de Fortnite et de Rocket League » pour régler les plaintes. Ces paiements en espèces (jusqu'à 50 $ par demandeur) ne seront disponibles que pour les joueurs qui soumettent un formulaire de réclamation actif établissant qu'ils pensent que leur achat constituait une « fraude à la consommation » ou une rupture de contrat. Les mineurs en Californie qui ont acheté une loot box « avec [leur] propre argent et sans autorisation parentale » auront également droit à un remboursement en espèces pouvant aller jusqu'à 50 $ s'ils soumettent une réclamation.

« Nous pensons que les joueurs devraient savoir à l'avance ce qu'ils paient lorsqu'ils effectuent des achats dans le jeu », a écrit Epic dans un tweet annonçant ce changement. « C'est pourquoi aujourd'hui nous ne proposons que des lamas à rayons X qui vous montrent le contenu avant de les acheter dans 'Save the World' » (et des plans transparents de la même manière dans Rocket League).

Sources : Epic, tweet Fortnite

Et vous ?

Que pensez-vous de cette décision de règlement ?
Que pensez-vous des loot box en général ?
Que pensez-vous du fait de proposer aux joueurs de voir les contenus des coffres avant de les acheter ?
6  0 
Avatar de Patrick Ruiz
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 18/07/2022 à 6:07
Le gouvernement britannique estime que l'industrie des jeux doit agir sur les loot box
Ou s’apprêter à faire face à des lois si des mesures ne sont pas prises pour la protection des joueurs

Le gouvernement britannique a déclaré que l'industrie des jeux devait faire davantage pour protéger les joueurs vulnérables contre les loot box ou coffres-surprises et qu'il n'hésiterait pas à envisager une législation si les entreprises ne prenaient pas de mesures suffisantes pour assurer la sécurité des joueurs. En effet, les jeux qui intègrent les loot box sont de plus en plus perçus par les autorités de régulation de plusieurs pays comme des jeux d’argent.

Un appel à contribution 2020 sur les loot box lancé par le ministère britannique du numérique, de la culture, des médias et du sport, a révélé que les joueurs qui achètent des loot box sont plus susceptibles de se retrouver happés par des dépendances. En sus, les développements antérieurs font état de ce que les jeunes sont les plus vulnérables. Ainsi, le gouvernement a demandé que l'achat des loot box soit interdit aux enfants et aux jeunes, sauf s'il est approuvé par un parent ou un tuteur.

« Nous voulons empêcher les enfants de dépenser sans compter en ligne sans l'accord de leurs parents, grâce à des achats au sein des jeux. Les sociétés et les plateformes de jeux doivent faire davantage pour s'assurer que des contrôles et des restrictions d'âge sont appliqués afin que les joueurs soient protégés contre les risques de dommages liés aux jeux. Les enfants devraient être libres de profiter des jeux en toute sécurité, tout en donnant aux parents et aux tuteurs la tranquillité d'esprit dont ils ont besoin », a déclaré Nadine Dorries, ministre de la culture, dans un communiqué. À date, aucune mesure officielle n'est prise dans ce pays pour renforcer les restrictions relatives aux achats numériques.

Grosso modo, le tableau ravive les débats sur les systèmes économiques autour des jeux qui incitent des personnes qui ne souhaiteraient pas dépenser de l’argent réel en jeu à le faire. Pour Diablo Immortal par exemple, un joueur doit dépenser près d’un demi million d’euros pour bénéficier d’un personnage au maximum de ses capacités.


L'une des raisons pour lesquelles le jeu fait parler de lui est son modèle de microtransaction. Diablo Immortal est un jeu gratuit et, en tant que tel, propose un certain nombre de façons dont les joueurs peuvent soutenir son développement continu. Bien que cette approche soit plutôt courante de nos jours, les concepteurs l’ont ajusté pour rendre l’évolution du personnage sans micropaiement moins aisée. De plus, le système de monétisation unique du jeu est configuré de manière à faire de l'évolution au maximum des capacités des personnages une entreprise extrêmement coûteuse.

Le nœud du problème est que Diablo Immortal permet aux joueurs d'acheter les gemmes légendaires. Ce sont l'un des trois piliers de progression des personnages aux côtés de l'équipement (qui peut être banal, rare, légendaire, avec des statistiques variées et dont on peut aussi augmenter le rang) et de l'expérience (qui permet de monter en niveau, jusqu’à 60, avant de passer au système de Parangon), et ils dictent la progression de niveau de fin de partie au-delà de ce qui est possible simplement en atteignant le niveau maximum de Diablo Immortal. Le tableau ne manque pas d’éveiller la vigilance et de renforcer l’image de jeux d’argent qui colle aux titres qui intègrent de tels modules de monétisation.

En effet, Diablo Immortal est en sus sous les projecteurs pour ses lootbox qui en font, selon certains projets de loi, un jeu d’argent dangereux pour les plus jeunes. C’est l’une des raisons pour lesquelles la Belgique et les Pays-Bas ont pris des positions beaucoup plus fermes contre les lootbox ou coffres-surprises dans les jeux vidéo. En avril 2018, la Commission belge des jeux de hasard a estimé que les coffres-surprises, tels que ceux vendus contre de l'argent réel dans le mode Ultimate Team du jeu de foot FIFA, constituaient des jeux d'argent. Cette année-là, Valve a désactivé la possibilité d'ouvrir des coffrets CS:GO afin de se conformer à la réglementation sur les jeux d'argent dans ces pays. Peu de temps après, Blizzard a supprimé les coffres-surprises payants des jeux "Overwatch" et "Heroes of the Storm" en Belgique.

En 2020, Electronic Arts a écopé d’une condamnation à une amende de 10 millions d'euros (10,8 millions de dollars) pour des coffres-surprises du jeu FIFA aux Pays-Bas, bien que cette décision ait été annulée plus tôt cette année. Plusieurs autres éditeurs de jeux ont désactivé de tels systèmes afin de rester sur le marché et ces jeux fonctionnent pour la plupart de la même manière. Par exemple, les coffres du "Lion noir" de "Guild Wars 2" sont désactivés dans les deux pays, mais cela n'empêche pas les joueurs de profiter du jeu.

En France, même si des voies s'élèvent contre l'intégration des coffres-surprises dans les jeux vidéo, il n'existe pas encore une réglementation stricte qui l'interdit. En 2018, l'État de Washington, la France et 14 pays d'Europe unissaient leurs forces pour lutter contre les jeux d'argent ou paris dans les jeux vidéo. Dans une déclaration commune, les représentants de ces pays se sont dits inquiets des « frontières floues entre les jeux d'argent et les autres formes de divertissement numérique telles que les jeux vidéo ».

Source : GOV UK

Et vous ?

Quel est votre avis sur le sujet ?

Voir aussi :

Les joueurs sont manipulés pour faire l'acquisition de coffres-surprises de jeux vidéo contre de grosses sommes d'argent, selon un rapport du Conseil des consommateurs de Norvège
Le jeu Diablo Immortal ne sortirait pas en Belgique ou aux Pays-Bas à cause de ses coffres-surprises, selon un responsable de la communication d'Activision Blizzard
18 groupes de consommateurs de pays européens ont rejoint la lutte contre les coffres-surprises et réclament certaines mesures comme des protections supplémentaires pour les mineurs
6  0 
Avatar de Nancy Rey
Chroniqueuse Actualités https://www.developpez.com
Le 14/06/2020 à 11:30
Une plainte déposée contre Apple accuse la société de « se livrer à des pratiques prédatrices »
et de promouvoir les jeux payants via les loot boxes dans les jeux disponibles sur l'App Store

Vendredi dernier, Apple a reçu une proposition de recours collectif visant les loot boxes des jeux et des applications, un mécanisme généralement caractérisé par des achats dans l'application qui offrent aux acheteurs des récompenses numériques aléatoires.

Une plainte déposée auprès du tribunal de district américain, pour le district nord de la Californie, allègue que Apple est complice de la promotion du jeu et des comportements de dépendance en permettant aux développeurs de commercialiser des applications et des jeux avec des loot boxes sur l'App Store.

« Tout comme la campagne publicitaire de Big Tobacco "Joe Camel", Apple s'appuie sur la création de comportements de dépendance chez les enfants pour générer d'énormes profits pour la société. Au cours des quatre dernières années, les jeux de l'App Store de la partie adverse ont rapporté des milliards de dollars, même si la grande majorité des jeux sont gratuits », peut-on lire dans la plainte.


Précisons que la loot box est un système qui permet à un joueur d’acheter un ou plusieurs coffrets virtuels dont il ignore manifestement le contenu. Il sait juste que ces coffrets renferment des objets qui pourraient, dans une certaine mesure, contribuer à améliorer son expérience de jeu. Les objets en question peuvent être des récompenses rares ou banales. Cette loot box peut être gratuite ou payante. Dans ce dernier cas, elle fait partie de la stratégie commerciale des éditeurs de jeux vidéo, leur permettant, via une somme modique généralement, de faire payer aux joueurs des évolutions qui leur auraient demandé des heures de jeu en temps normal. Le joueur qui utilise ce système espère gagner des items rares qui sont en général plus difficiles à obtenir en jouant de façon classique, mais il faut habituellement acheter un grand nombre de ces coffrets trésor pour avoir la chance de tomber sur un item rare.

Apple est visé par la plainte parce que l'entreprise tire profit des achats effectués dans l'application.

« Un pourcentage important des revenus de Apple, provenant des jeux sur l'App Store, est conséquent des achats effectués dans le jeu de ce que l'on appelle dans l'industrie du jeu loot* boxes : c’est-à-dire "des boîtes ou des caisses à butin". "Des dizaines (voire des centaines) de jeux App Store reposent sur une forme de loot box ou de mécanisme de jeu similaire pour générer des milliards de dollars, dont une grande partie provient des enfants, allègue la plainte.

La plaignante Rebecca Taylor prétend que son fils, "C.T.", a dépensé au moins 25 dollars en cartes cadeau iTunes et l'argent de ses parents en coffres-forts pour le jeu Brawl Stars de Supercell. C.T. continue d'avoir accès à l'iPhone et à l'iPad sur lesquels sont installés Brawl Stars et d'autres jeux freemium. La plainte ne porte pas sur le contrôle parental de Apple ni sur les fonctionnalités de l'App Store qui empêchent les mineurs d'acheter du contenu numérique sans l'autorisation d'un parent.

La plainte mentionne également Mario Kart Tour, FIFA Soccer et Roblox, qui, avec Brawl Stars, constituent certains des jeux les plus populaires sur iOS.

Apple est également critiqué pour ne pas avoir explicitement mentionné l'inclusion de loot boxes dans les descriptions de l'App Store et pour avoir permis aux développeurs d'évaluer leurs propres produits en fonction de leur âge.

« Ainsi, il n'y a pas d'avis, aucune obligation d'avis par Apple, au parent ou à l'enfant qu'un jeu contient des loot boxes ou d'autres mécanismes de jeu », peut-on lire dans la plainte.

En résumé, les plaignants concluent que les loot boxes constituent des jeux de hasard et sont donc en violation de la loi californienne. Les plaignants demandent le recours à l'action collective, la restitution et le reversement des revenus indûment conservés à la suite du comportement présumé fautif Apple, une injonction contre d'autres violations et des frais de justice.

Ce procès aux États-Unis est le dernier développement d'un débat de longue date sur les loot boxes, les achats dans le jeu et les microtransactions. En 2019, une proposition de loi du Sénat intitulée "Protecting Children From Abusive Games Act" visait à interdire les loot boxes. La Chine, quant à elle, a limité le nombre de coffres que les joueurs peuvent ouvrir chaque jour. La Suède et la Grande-Bretagne, de leur côté, ont ouvert des enquêtes sur ces loot boxes. En Belgique, par contre, il est formellement interdit de vendre des jeux contenant des loot boxes.

Source : Plainte

Et vous ?

Êtes-vous en accord avec l’affirmation selon laquelle les loot boxes constituent un moyen malhonnête pour les éditeurs de se faire de l’argent ?

Quel commentaire faites-vous de l’argumentaire de la plaignante dans le cadre de cette plainte ?

Voir aussi :

Le gouvernement britannique demande un examen plus approfondi des loot boxes, et pourrait les reclasser en tant que jeux de hasard pour protéger les enfants

Les loot box poussent les enfants à jouer, selon la directrice de la santé mentale du NHS en Angleterre, qui appelle à l'interdiction de la vente de ces objets virtuels aux enfants

Epic Games, l'éditeur de Fornite, sous le coup d'un recours en action collective, à cause de loot box jugés « agressifs »

Loot box : une source de revenus attrayante pour les développeurs de jeux freemium, son interdiction pourrait-elle menacer l'essor de ce marché ?
5  0 
Avatar de Neckara
Inactif https://www.developpez.com
Le 09/05/2019 à 14:02
Citation Envoyé par Kulvar Voir le message
L'acquisition de pochettes surprises en dépensant de la monnaie réelle (directement ou indirectement) est le seul cas qui importe ici.
Et ça rend les choses beaucoup plus simple de ne pas tout mélanger dans un gros fourre-tout juste parce que c'est aléatoire.
Vous ne répondez à aucune des problématiques que je pose...

Si vous ne vous intéressez qu'aux pochettes surprises sans tenir compte des autres éléments de jeux aléatoires, vous passez complètement à côté du problème et de ce qui constitue un jeu d'argent.

Quelle serait la différence entre une pochette surprise et un ticket pour un mini-jeux bateau de 30 seconde qui donne une récompense aléatoire ?
Quelle serait la différence entre une pochette surprise qui augmente ton arme avec une certaine probabilité et un objet de craft payant pour augmenter ton arme avec une certaine probabilité ?

Ce n'est ici que la forme et quelques points de nuances qui changent. Si vous ne vous intéressez pas à ces autres formes, vous ouvrez des solutions de contournement de la législation.
Ne pas s'y intéresser revient tout simplement à donner des coups d'épée dans l'eau.

EDIT: Ce que je veux dire c'est qu'il faut décrire la chose non pas quant à sa forme mais quant à certaines de ses propriétés/mécanismes, qui peuvent aussi se retrouver en d'autres éléments que la chose à laquelle on pense, propriétés/mécanismes qui doivent faire référence aux raisons pour laquelle on veut interdire la chose.

Par exemple, on peut interdire la vente de vins aux mineurs pour qu'ils ne consomment pas d'alcool. Si derrière on ne s'intéresse pas aux autres alcool consommables ou non, cela sera juste inefficace.
Derrière, il faut savoir que même les jus de fruits contiennent des traces d'alcool. Se pose la question de comment définir un alcool, e.g. une boisson n'est considéré comme alcool qu'à partir d'un certain degré.
Se pose aussi la question de l'alcool utilisés dans la cuisine, et non pas comme boisson. Par exemple, si les mineurs ne devraient pas consommer d'alcool, ils sont tout de même autorisés à manger de la tartiflette, mais peut-être pas de chocolats alcoolisés.

Citation Envoyé par Kulvar Voir le message
L'acquisition de pochettes surprises en dépensant de la monnaie réelle (directement ou indirectement) est le seul cas qui importe ici.
Comme je l'ai dit, il y a toute une nuance.

Une pochette surprise avec des éléments exclusifs n'est pas du tout la même chose qu'une pochette surprise avec des éléments communs.
Une pochette surprise achetable qu'avec de l'argent réel, et une pochette surprise rapidement obtenable en farmant un peu, ce n'est pas du tout la même chose.

Acheter une pochette surpris indirectement avec de l'argent réel, ce n'est pas du tout la même chose que de pouvoir acheter une pochette surprise indirectement avec de l'argent réel du fait d'un effet de bord.

Inciter le joueur à payer pour obtenir une telle pochette surprise, et permettre par effet de bord la chose d'une manière qui ne serait pas rentable pour le joueur mineur, ce n'est, idem, pas du tout la même chose.
Par exemple, la valeur de 15€ n'est pas du tout la même entre un adulte et un enfant. Un adulte peut se permettre de payer 15€ plutôt que de farm 1h, pour un enfant, c'est tout sauf rentable, mieux vaut farmer le WE (~20h de farm) que de dépenser 300€, qu'il n'a de toute manière pas. Un adulte au SMIC peut espérer gagner 6€ net par heure et se faire ~915€ par mois. Un enfant qui se fait 10€ et 50€ lors des fêtes (anniversaire, noël) par mois sera déjà content. La rareté de l'argent n'est pas du tout la même dans les deux cas de figures.

Sachant qu'il y a aussi les marchés parallèles entre joueurs à prendre en compte. Ce n'est pas parce que le jeux ne permet pas dans son système de boutique ou via ses PNJ d'acheter des lootbox/gaccha indirectement avec de l'argent réels que les joueurs ne peuvent pas s'arranger pour le faire, e.g. via des achats de comptes (souvent interdits), via des marchés parallèles (idem), ou via les systèmes d'échanges entre joueurs.

Citation Envoyé par NBoulfroy Voir le message
Dans tous les cas, cela reste une pratique discutable et qui risque de ne pas durer sur le long terme.
Les derniers gros jeux AAA à la mode ne sont pas les seuls jeux à utiliser un tel système.

Tu as plein de petits jeux (du type des anciens jeux flash) qui ont des systèmes similaires, où le cash shop n'est absolument pas nécessaire.

Tu as aussi des jeux où l'incitation n'était pas tant sur le système de gacha que sur le système de craft, qui était bien un jeu d'argent : tu achètes directement (ou indirectement en commerçant avec d'autres joueurs) un matériel requis, et soit tu gagnes, soit tu perds. Tu peux même avoir des objets payants pour augmenter ta chance dans tes loots, ou tes crafts.

Ce n'est que récemment qu'on en entend parler du fait de l'abus de certains éditeurs de jeux, mais cette pratique existe bien depuis un peu moins d'une bonne 20ène d'années.
4  0 
Avatar de walfrat
Membre chevronné https://www.developpez.com
Le 20/06/2019 à 14:00
"Mécanique de surprise", bonjour la mauvaise foi.

Beaucoup de joueurs achète les loot box avec une idée en tête de ce qu'il veule, ce qui en fait donc un jeu de hasard puisque tu n'est pas certain de l'avoir.
5  1 
Avatar de phil995511
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 22/01/2020 à 10:41
Ils n'ont qu'à les interdire, depuis le temps qu'on en parle et que rien ne se fait...
4  0 
Avatar de Demky
Membre habitué https://www.developpez.com
Le 09/06/2020 à 13:52
les Héros de la tempête
je trouve ça pathétique.
Le jeu se nomme heroes of the storm.

Pour rappel dans le titre de l'article il y a les mots "loot boxes"...
4  0