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Les actionnaires de Facebook forcent un vote pour évincer Mark Zuckerberg du poste de président
Et imposer une nouvelle gouvernance du réseau social

Le , par Stan Adkens

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C’est bientôt mai, et plus d’un se demande si Zuckerberg pourra encore cette fois compter sur son pouvoir spécial pour faire échouer les nouvelles propositions des actionnaires activistes de Facebook. Attendons la fin du mois prochain pour le savoir, toutefois, pour l’heure, l’entreprise a déposé vendredi un document à la SEC (Securities and Exchange Commission), annonçant son assemblée annuelle des actionnaires du 30 mai et confirmant les propositions des investisseurs qui seront soumises au vote pendant l'événement. En effet, certains investisseurs reviennent à la charge pour tenter à nouveau de démettre Zuckerberg du poste de président du groupe, renverser la structure à deux catégories d'actions de Facebook et imposer une nouvelle gouvernance sur le réseau social.

Le document déposé le vendredi dernier, contient huit propositions des actionnaires de Facebook, selon Business Insider, y compris deux qui sont bien connues des internautes du fait qu’elles ont déjà fait la une des médias en ligne à plusieurs reprises. Les investisseurs veulent, non seulement, évincer Zuckerberg en tant que président du conseil d'administration de Facebook en faveur de l'embauche d'un dirigeant indépendant, mais aussi instaurer de nouveaux « mécanismes équitables et appropriés permettant d'éliminer les droits disproportionnés des actionnaires de catégorie B ».

Pour rappel, en 2017, l’un des gros investisseurs de Facebook, Trillium Asset Management, a été à l’origine d’une proposition visant à obtenir un président indépendant. Mais cette résolution a connu d’importantes oppositions parmi les investisseurs. D’autres gros investisseurs tels que les fonds Vanguard Total Stock Market Index et Fidelity Contrafund avaient voté contre la proposition de 2017.


En octobre 2018, quatre grands fonds publics américains investisseurs de Facebook ont proposé, à nouveau, de démettre Mark Zuckerberg en tant que président-directeur général au profit d’un président indépendant. Ils avaient justifié leur proposition par la série de scandales notoires qui ont émaillé la vie du réseau social depuis un certain temps et avaient espèrent obtenir le soutien de grands gestionnaires d'actifs. La chute régulière des actions depuis le début des problèmes de Facebook a aussi été citée comme un autre motif de leur résolution.

En novembre 2018, suite à la publication d’un rapport selon lequel Facebook aurait embauché une entreprise de relations publiques pour lutter contre les critiques dirigés contre la société, des investisseurs ont réitéré leur proposition de mettre fin à la fonction de président du conseil d’administration qu’exerce Mark Zuckerberg en plus de son poste de directeur général du groupe. Toutefois, la position du réseau social sur la question de création d’une présidence indépendante est très bien connue. Selon Facebook, un président indépendant pourrait « créer de l'incertitude, de la confusion et de l'inefficacité dans les fonctions et les relations du conseil d'administration et de la direction».

Cependant, les efforts continuent. Des investisseurs militants qui contrôlent plus de 3 milliards de dollars d'actions font pression pour évincer Mark Zuckerberg du poste de président du conseil d'administration de Facebook. Bien d'autres changements dans la gouvernance de l’entreprise sont également prévus à condition que le vote soit favorable pour ces investisseurs activistes le 30 mai prochain.

Les actionnaires voteront pour pousser Zuckerberg à se retirer de la présidence du conseil d’administration

L’une des propositions qui feront l'objet d'un vote le 30 mai obligerait M. Zuckerberg à se retirer et à nommer un président indépendant pour aider à diriger Facebook après que plusieurs scandales majeurs, depuis l’année dernière, aient mis l'entreprise sous un jour de plus en plus négatif. Facebook, pour sa part, a dit à ses actionnaires qu'ils devraient voter contre les propositions contenues dans le dépôt auprès de la SEC.

La firme a déclaré :

« Nous croyons que notre conseil d'administration fonctionne efficacement dans sa structure actuelle et que la structure actuelle offre une protection appropriée en matière de surveillance ». « Nous ne croyons pas que le fait d'exiger que le président du conseil soit indépendant améliorera sensiblement l'orientation et le rendement, et pourrait plutôt entraîner une inefficacité dans les fonctions et les relations du conseil et de la direction », a-t-elle ajouté.

Les investisseurs veulent instaurer de nouveaux « mécanismes équitables et appropriés permettant d'éliminer les droits disproportionnés des actionnaires de catégorie B »

La structure de l’actionnariat actuelle de Facebook comporte deux classes d'actions, selon Business Insider. Les actions de catégorie B offrent 10 fois plus de droits de vote que les actions de catégorie A, et il se trouve que Zuckerberg possède plus de 75 % des actions de catégorie B. Ce qui signifie qu'il a plus de la moitié des droits de vote sur Facebook, d’après Business Insider. C’est ce pouvoir absolu de vote détenu par Zuckerberg que les actionnaires activistes veulent abolir lors de l'assemblée annuelle des investisseurs en mai par le vote.

Selon Busines Insider, la proposition des actionnaires dit ceci :

« Fausses nouvelles, ingérence électorale et menaces pour notre démocratie - les actionnaires ont besoin de plus que de nier, de détourner et de retarder. Nous exhortons les actionnaires à voter EN FAVEUR d'un plan de recapitalisation pour toutes les actions en circulation afin d'obtenir un vote par action. »

L'argument des actionnaires est que Facebook est actuellement incroyablement scandaleux. Il suffit de penser au rocambolesque scandale Cambridge Analytica qui a affecté les données personnelles de plus 87 millions de personnes, à la manipulation des élections par des agents russes, aux publicités discriminatoires, au rôle de Facebook dans le nettoyage ethnique du Myanmar et aux énormes cyberattaques dont certaines ont affecté jusqu’à 50 millions de comptes Facebook.

Le trésorier de l'État de l'Illinois, Michael Frerichs, a déclaré en octobre dernier :

« La structure de gouvernance de Facebook continue de mettre ses investisseurs en danger. C'est maintenant le temps du changement ». « Mark Zuckerberg doit davantage rendre compte au conseil d'administration afin de rétablir la confiance des investisseurs et de protéger la valeur pour les actionnaires. »

Le problème, c'est que la structure de partage de Facebook rend ce type d'action totalement dépourvu de sens. Bien que la proposition des actionnaires soit soutenue par des investisseurs qui contrôlent environ 3 milliards de dollars d'actions Facebook, avec des actions de classe B de Facebook détenues par Zuckerberg et bien d’autres initiés, la résolution ne prospérera probablement pas. Comme aux précédentes assemblées annuelles, Facebook a demandé une fois de plus que ses actionnaires rejettent la proposition. « Nous croyons que notre structure du capital est dans le meilleur intérêt de nos actionnaires et que notre structure de gouvernance actuelle est saine et efficace. »

Toutefois, ces actions répétées des investisseurs mettent davantage en lumière des scandales à répétition dans lesquelles est impliquée la société et la structure des actions de l’entreprise qui donne trop de pouvoir à Zuckerberg.

Source : Business Insider

Et vous ?

Que pensez-vous de cette nouvelles proposition des actionnaires ?
Quelle issue prévoyez-vous pour le vote du 30 mai ?

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Le 18/04/2019 à 14:21
Facebook déclare avoir téléchargé par erreur les contacts de 1,5 million d'utilisateurs,
au moment de la création d'un nouveau compte

Facebook a déclaré mercredi soir s’être rendu compte que les adresses email des contacts d’une partie de ses utilisateurs avaient été téléchargées accidentellement par le réseau social depuis mai 2016 au moment de la création d’un compte par ces utilisateurs.

C’est un chercheur en sécurité informatique qui s’en est aperçu. Il a constaté que Facebook demandait à certains utilisateurs d’entrer le mot de passe de la boîte mail rattachée à leur compte Facebook, au moment où ils s’inscrivaient. Le but était, d’après l’entreprise, de vérifier leurs identités.

De nombreux sites demandent à vérifier votre identité lors d’une inscription. En général, ils envoient plutôt un email de confirmation, avec un lien sur lequel il faut cliquer pour valider le compte, ou un code à chiffres par SMS.


Business Insider a remarqué que lorsque les internautes entraient le mot de passe de leur boîte mail sur Facebook, une fenêtre pop-up apparaissait. Elle indiquait que Facebook était en train d’importer les contacts de la boîte mail. Le problème est qu’à aucun moment, les utilisateurs n’ont pu donner leur permission ou au contraire refuser l’importation de leurs contacts. Cette fonctionnalité existait avant mai 2016, a précisé Facebook, mais les utilisateurs pouvaient choisir de l’activer ou non. Cela n’a plus été le cas à partir de cette date. En mars 2019, l’authentification par boîte mail a été supprimée par Facebook.


D’ailleurs, un porte-parole du réseau social a déclaré :

« Le mois dernier, nous avons cessé d'offrir la vérification de mot de passe de messagerie comme une option de vérification d’identité pour les personnes qui en sont à leur première inscription sur Facebook. Lorsque nous avons examiné les étapes suivies par les utilisateurs pour vérifier leurs comptes, nous avons constaté que, dans certains cas, leurs contacts de messagerie ont également été téléchargés involontairement sur Facebook lors de la création de leur compte.

« Nous estimons que près de 1,5 million de contacts de messagerie ont été téléchargés. Ces contacts n'ont été partagés avec personne. Nous les supprimons. Nous avons corrigé le problème sous-jacent et avertissons les personnes dont les contacts ont été importés. Les utilisateurs peuvent également consulter et gérer les contacts qu'ils partagent avec Facebook dans leurs paramètres ».

Un certain nombre de problèmes liés à la protection de la vie privée ont récemment frappé Facebook, notamment un problème informatique qui exposait à ses employés les mots de passe de millions d'utilisateurs enregistrés dans un format lisible au sein de ses systèmes internes.

L’année dernière, la société a été critiquée à la suite de révélations selon lesquelles Cambridge Analytica, un cabinet de conseil politique britannique, avait obtenu les données personnelles de profils de millions de personnes sur Facebook sans leur consentement.

Des documents internes ont affirmé que le PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, a supervisé les plans visant à consolider le pouvoir du réseau social et à contrôler ses concurrents en traitant les données de ses utilisateurs comme une monnaie d'échange, tout en proclamant publiquement qu'il protégeait ces données.

Les documents, qui comprennent des courriels, des webchats, des présentations, des feuilles de calcul et des résumés de réunion, montrent comment Zuckerberg, ainsi que son conseil d'administration et son équipe de direction, ont trouvé des moyens d'exploiter les données de l'utilisateur, telles que des informations sur les amis, les relations et les photos, comme levier entreprises partenaires.

Dans certains cas, Facebook récompenserait les entreprises favorisées en leur donnant accès aux données de ses utilisateurs. Dans d'autres cas, Facebook empêchait l'accès aux données utilisateur à des entreprises ou des applications concurrentes.

Par exemple, Facebook a donné à Amazon un accès étendu aux données des utilisateurs, car l’entreprise dépensait de l’argent pour la publicité sur Facebook et s’était associée au réseau social pour le lancement de son smartphone Fire. Dans un autre cas, Facebook a discuté de la suppression de l'accès aux données utilisateur pour une application de messagerie devenue trop populaire et considérée comme un concurrent, selon les documents.

Pendant ce temps, Facebook élaborait une stratégie pour définir publiquement ces changements comme un moyen de protéger la confidentialité des utilisateurs.

Quoiqu’il en soit, Facebook a été prié de veiller à ce que sa plateforme de médias sociaux ne soit pas utilisée à des fins politiques ou pour diffuser de la désinformation pendant les élections.

Source : BI

Et vous ?

Avez-vous créé un compte Facebook dans ce laps de temps ?
Si oui, avez-vous noté que vos contacts avaient été téléchargé par Facebook ?

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Avatar de Stéphane le calme
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Le 11/11/2019 à 14:39
Brian Acton, le cofondateur de WhatsApp, maintient qu'il faut quitter Facebook !
Il reste sceptique quant à l’engagement de Mark Zuckerberg en matière de chiffrement

En 2009, Jan Koum et Brian Acton, deux anciens ingénieurs de Yahoo, ont fondé l’entreprise WhatsApp, responsable du développement et de la maintenance de l’application de messagerie du même nom. L’application a connu un tel succès qu’elle n’a pas manqué d’attirer la convoitise de Facebook qui se l’est appropriée en février 2014 pour un montant de 19 milliards de dollars dont une grande partie a été versée sous forme d’actions Facebook et une autre payée en cash. L'accord prévoyait le versement de la somme de 3 milliards de dollars en actions sous réserve du bouclage du rachat. Cette dernière somme a été versée aux fondateurs et salariés de l'application de messagerie.

La popularité de WhatsApp n’a eu de cesse de croître, en 2016, l’application était utilisée par un milliard de personnes dans le monde chaque mois. En juillet 2017, elle a annoncé qu’elle était utilisée par un milliard de personnes dans le monde… chaque jour.

Mais Brian Acton n'a pas apprécié l’évolution de ce mariage entre Facebook et WhatsApp. Le jumelage Facebook-WhatsApp a été un casse-tête chinois dès le départ. Facebook possède l’un des plus grands réseaux publicitaires au monde ; les fondateurs de WhatsApp détestaient les publicités. La valeur ajoutée de Facebook pour les annonceurs est ce qu’il sait de ses utilisateurs ; les fondateurs de WhatsApp étaient des zélotes pro-vie privée qui estimaient que leur chiffrement tant vanté avait été essentiel à leur croissance mondiale presque sans précédent.

Il n'a d'ailleurs pas hésité à faire savoir son mécontentement après la succession de scandales qui ont éclaboussé Facebook depuis l'affaire Cambridge Analytica. Son message était clair : « il est temps. #deletefacebook ».


Le cofondateur de WhatsApp est revenu à la charge. Durant le sommet Wired, une conférence qui a pour but d'explorer les idées et de parler des innovations technologiques pour construire un meilleur avenir, il a maintenu sa déclaration. « Si vous voulez être sur Facebook et que vous voulez avoir des annonces dynamiques devant vous, allez en ville », a-t-il ajouté.

Le journaliste Steven Levy a demandé à Acton pourquoi il avait décidé de faire part au public de sa perspective. « À l'époque, Facebook était sous pression », a expliqué Acton. « Je me suis dit, peut-être que le moment est venu. Mais ensuite, je me suis rendu compte que Facebook avait un défaut fatal: ils n’ont pas de pierres tombales. Quand tu disparais, tu disparais. J'ai donc laissé ma pierre tombale sur Twitter. Mon cri de cœur était beaucoup plus public et visible ».

Acton est loin d'être le premier dirigeant de Facebook à dénoncer la société après son départ. En 2017, Chamath Palihapitiya, ancien responsable de la croissance, a fait des vagues en déclarant : « Nous avons créé des outils qui déchirent le fonctionnement du tissu social ».

Acton est devenu le président de la Signal Foundation en 2018 après l'avoir financé à hauteur de 50 millions de dollars. Signal est l’application de messagerie chiffrée qui a contribué à démocratiser le chiffrement de bout en bout. L’objectif annoncé de cette fondation est de « soutenir, accélérer et agrandir la mission de Signal, qui souhaite rendre les conversations privées accessibles et omniprésentes ». La fondation aura pour mission d’évangéliser sur les bienfaits de Signal et du chiffrement des communications, de recruter une équipe de développeurs pour enrichir l’application. En tant que fondation au sens américain, Signal pourra ainsi recevoir des dons et continuer à servir l’intérêt du public sans se compromettre.


Logo Signal

D'ailleurs, le fondateur de Signal, Moxie Marlinspike a expliqué :

« Bien avant que nous sachions qu'il s'appellerait Signal, nous savions ce que nous voulions qu'il soit. Au lieu d'enseigner la cryptographie au reste du monde, nous voulions voir si nous pouvions développer une cryptographie qui fonctionnerait pour le reste du monde. À l'époque, le consensus de l'industrie était largement que le chiffrement et la cryptographie resteraient inutilisables, mais nous avons commencé Signal avec l'idée que la communication privée pourrait être simple.

« Depuis lors, nous avons fait des progrès. Nous avons développé un service utilisé par des millions et des logiciels utilisés par des milliards. Les histoires qui nous reviennent et nous font vivre sont les histoires de gens qui se découvrent dans des moments où ils ont pu parler librement sur Signal, de gens qui tombent amoureux de Signal, de gens qui organisent des projets ambitieux sur Signal. Lorsque nous demandons à des amis qui, sur leur lieu de travail, sont sur Signal et qu'ils répondent "tous les cadres ainsi que le personnel de cuisine”. Lorsque nous recevons une assignation pour les données d'utilisateur et n'avons rien à renvoyer en dehors d’une feuille de papier vierge. Lorsque nous apercevons le "Signal bleu" sur le téléphone d'un banlieusard, nous sourions.

« Cependant, nous avons toujours voulu faire beaucoup plus, et nos limites se sont souvent transformées en défis. Au cours de la durée de vie du projet, il n'y a eu en moyenne que 2,3 développeurs de logiciels à plein temps et l'équipe Signal n'a jamais compté plus de 7 personnes. Avec trois plateformes client à développer, un service à construire et à exécuter, une liste croissante d'intégrations et des millions d'utilisateurs à supporter, cela nous a souvent laissés sur le carreau.

« Malgré tout, Signal n'a jamais pris de financement par capital-risque ni cherché à investir, car nous estimions que placer le profit au premier plan serait incompatible avec la construction d'un projet durable qui accorderait la priorité aux utilisateurs. En conséquence, Signal a parfois souffert de notre manque de ressources ou de capacité à court terme, mais nous avons toujours pensé que ces valeurs mèneraient à la meilleure expérience possible à long terme ».

Acton reste sceptique quant à l’engagement de Mark Zuckerberg en matière de chiffrement, mais a précisé à Levy: « s’il veut y arriver, il le fera. Toutefois, c'est un champion pour ce qui concerne le changement d'avis ».

La société subit déjà la pression de politiciens inquiets des conséquences du chiffrement des applications Facebook pour la sécurité nationale. Le mois dernier, le procureur général William Barr a envoyé une lettre à Mark Zuckerberg lui demandant de suspendre ses projets de chiffrement, évoquant des préoccupations relatives à la sécurité nationale.

Citant ces difficultés, Acton a déclaré que Zuckerberg était confronté à une bataille difficile.

Source : conférence Wired
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Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 17/04/2019 à 13:36
Facebook a exploité les données de ses utilisateurs pour combattre la concurrence et aider ses « amis »,
selon une fuite de documents

Le PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, a supervisé les plans visant à consolider le pouvoir du réseau social et à contrôler ses concurrents en traitant les données de ses utilisateurs comme une monnaie d'échange, tout en proclamant publiquement qu'il protégeait ces données, selon environ 4 000 pages de documents d'entreprise divulgués couvrant une grande partie de 2011 à 2015. obtenu par NBC News.

Environ 400 des 4 000 pages de documents avaient déjà été rapportées par d'autres médias, ainsi que par un membre du Parlement britannique qui enquêtait sur les pratiques de Facebook en matière de confidentialité des données à la suite du scandale Cambridge Analytica. Cependant, ce cache représente l’image la plus claire et la plus complète des activités de Facebook pendant une période critique, alors que la société avait du mal à s’adapter à la montée en puissance des smartphones après ses débuts difficiles en tant que société publique.

Les milliers de documents récemment partagés ont été divulgués anonymement au journaliste d'investigation britannique Duncan Campbell, qui les a partagés avec une poignée d'organisations de médias parmi lesquels NBC News et Süddeutsche Zeitung. Campbell, membre fondateur du Consortium international des journalistes d'investigation, est un expert en criminalistique informatique qui a travaillé sur des enquêtes internationales, notamment sur les activités bancaires offshore et le grand tabac. Les documents semblent être les mêmes que ceux obtenus par le Parlement à la fin de 2018 dans le cadre d'une enquête sur Facebook. Facebook n'a pas remis en question l'authenticité des documents obtenus par NBC News.

Les documents, qui comprennent des courriels, des webchats, des présentations, des feuilles de calcul et des résumés de réunion, montrent comment Zuckerberg, ainsi que son conseil d'administration et son équipe de direction, ont trouvé des moyens d'exploiter les données de l'utilisateur, telles que des informations sur les amis, les relations et les photos, comme levier entreprises partenaires.


Dans certains cas, Facebook récompenserait les entreprises favorisées en leur donnant accès aux données de ses utilisateurs. Dans d'autres cas, Facebook empêchait l'accès aux données utilisateur à des entreprises ou des applications concurrentes.

Par exemple, Facebook a donné à Amazon un accès étendu aux données des utilisateurs, car l’entreprise dépensait de l’argent pour la publicité sur Facebook et s’était associée au réseau social pour le lancement de son smartphone Fire. Dans un autre cas, Facebook a discuté de la suppression de l'accès aux données utilisateur pour une application de messagerie devenue trop populaire et considérée comme un concurrent, selon les documents.

Pendant ce temps, Facebook élaborait une stratégie pour définir publiquement ces changements comme un moyen de protéger la confidentialité des utilisateurs.

La communication privée entre les utilisateurs est « de plus en plus importante », a déclaré Zuckerberg dans un entretien accordé au New York Times en 2014. « Tout ce que nous pouvons faire pour que les gens se sentent plus à l'aise est une bonne chose ».

Mais les documents montrent que, dans les coulisses, contrairement aux déclarations publiques de Facebook, la société a proposé de nombreuses manières d'imposer aux applications tierces d'indemniser Facebook pour l'accès aux données de ses utilisateurs, notamment les paiements directs, les dépenses publicitaires et des arrangements sur le partage de données. Il n’est pas inhabituel que des entreprises collaborant partagent des informations sur leurs clients, mais Facebook a accès à des données sensibles que de nombreuses autres entreprises ne possèdent pas.

Facebook a finalement décidé de ne pas vendre les données directement, mais plutôt de les distribuer aux développeurs d'applications considérées comme des « amis » personnels de Zuckerberg ou ayant dépensé de l'argent sur Facebook et partageant leurs propres précieuses données, selon les mêmes documents.

Facebook a nié avoir accordé un traitement préférentiel aux développeurs ou aux partenaires en raison de leurs dépenses publicitaires ou de leurs relations avec les dirigeants. Il faut préciser que la société n'a pas été accusée d'avoir enfreint la loi.

Une vague de démissions chez Facebook

Mi-mars, Facebook a été confronté au départ de deux de ses plus importants cadres. Chris Cox, le responsable des produits chez Facebook et Chris Daniel ont quitté la direction de l’entreprise. Selon le New York Times, leur départ est étroitement lié à la très controversée idée de Mark Zuckerberg de vouloir unifier les trois principales plateformes du groupe notamment Facebook Messenger, Whatsapp et Instagram. Depuis un peu plus d'un an maintenant, les démissions se succèdent au sein de l’entreprise. On pourrait les illustrer en partant par exemple de la démission de Brian Acton et de Jan Koum, les deux cofondateurs de Whatsapp, respectivement en 2017 et 2018. Toujours en 2018, les deux cofondateurs d’Instagram ont également quitté la société. D'autres responsables, notamment le responsable des communications et des politiques de Facebook et le responsable de la sécurité, ont également quitté leurs fonctions.


Beaucoup d’explications à propos de ses vagues de démission laissent entendre que ces cadres sont partis à la suite de malversations entre ces derniers et Mark Zuckerberg concernant la façon dont le PDG de Facebook dirige l'entreprise. Des spéculations lient certains de ces départs au scandale qui a tant faire parler de lui, celui du Cambridge Analytica. Est-ce vrai ? On ne saurait y répondre avec certitude puisqu’à ce jour, aucun commentaire de la part de Facebook n’existe à ce propos. Si depuis l’explosion du scandale de Cambridge Analytica, Facebook a toujours nié être au courant de l’utilisation finale des données collectées et traitées par l’entreprise britannique, les récentes accusations à l’encontre de la société en disent totalement le contraire. D’après des révélations faites par l’hebdomadaire britannique The Observer en mars, Facebook aurait dissimulé depuis le début de cette histoire des preuves qui prouvent son implication directe dans l’affaire dite de Cambridge Analytica.

En effet, pour l’affaire qu’on cite et d’après les propos de The Observer relayés par The Guardian, au moins un membre du conseil d’administration de Facebook était au courant du but réel et permanent de la collecte de données litigieuse plusieurs années avant l’explosion du scandale. Facebook aurait-il menti jusque là en soutenant qu’il a appris de la presse ce à quoi les données collectées par Cambridge Analytica devraient servir ? C’est que ressortent les récentes affirmations de l’hebdomadaire britannique. « Des personnes de la Silicon Valley ont témoigné que Marc Andreessen, membre du conseil d'administration de Facebook, le fondateur de la société de capital-risque Andreessen Horowitz et l'une des personnes les plus influentes de la Silicon Valley, ont assisté à une réunion avec Christopher Wylie qui s'est tenue dans le bureau d'Andreessen Horowitz deux ans avant que Wylie ne se présente comme dénonciateur », a indiqué The Observer.

Les actionnaires de Facebook forcent un vote pour évincer Mark Zuckerberg du poste de président

Facebook a déposé vendredi un document à la SEC (Securities and Exchange Commission), annonçant son assemblée annuelle des actionnaires du 30 mai et confirmant les propositions des investisseurs qui seront soumises au vote pendant l'événement. En effet, certains investisseurs reviennent à la charge pour tenter à nouveau de démettre Zuckerberg du poste de président du groupe, renverser la structure à deux catégories d'actions de Facebook et imposer une nouvelle gouvernance sur le réseau social.

Le document déposé le vendredi dernier, contient huit propositions des actionnaires de Facebook, selon Business Insider, y compris deux qui sont bien connues des internautes du fait qu’elles ont déjà fait la une des médias en ligne à plusieurs reprises. Les investisseurs veulent, non seulement, évincer Zuckerberg en tant que président du conseil d'administration de Facebook en faveur de l'embauche d'un dirigeant indépendant, mais aussi instaurer de nouveaux « mécanismes équitables et appropriés permettant d'éliminer les droits disproportionnés des actionnaires de catégorie B ».

Pour rappel, en 2017, l’un des gros investisseurs de Facebook, Trillium Asset Management, a été à l’origine d’une proposition visant à obtenir un président indépendant. Mais cette résolution a connu d’importantes oppositions parmi les investisseurs. D’autres gros investisseurs tels que les fonds Vanguard Total Stock Market Index et Fidelity Contrafund avaient voté contre la proposition de 2017.


En octobre 2018, quatre grands fonds publics américains investisseurs de Facebook ont proposé, à nouveau, de démettre Mark Zuckerberg en tant que président-directeur général au profit d’un président indépendant. Ils avaient justifié leur proposition par la série de scandales notoires qui ont émaillé la vie du réseau social depuis un certain temps et avaient espèrent obtenir le soutien de grands gestionnaires d'actifs. La chute régulière des actions depuis le début des problèmes de Facebook a aussi été citée comme un autre motif de leur résolution.

En novembre 2018, suite à la publication d’un rapport selon lequel Facebook aurait embauché une entreprise de relations publiques pour lutter contre les critiques dirigés contre la société, des investisseurs ont réitéré leur proposition de mettre fin à la fonction de président du conseil d’administration qu’exerce Mark Zuckerberg en plus de son poste de directeur général du groupe. Toutefois, la position du réseau social sur la question de création d’une présidence indépendante est très bien connue. Selon Facebook, un président indépendant pourrait « créer de l'incertitude, de la confusion et de l'inefficacité dans les fonctions et les relations du conseil d'administration et de la direction».

Cependant, les efforts continuent. Des investisseurs militants qui contrôlent plus de 3 milliards de dollars d'actions font pression pour évincer Mark Zuckerberg du poste de président du conseil d'administration de Facebook. Bien d'autres changements dans la gouvernance de l’entreprise sont également prévus à condition que le vote soit favorable pour ces investisseurs activistes le 30 mai prochain.

Source : NBC News

Voir aussi :

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14  0 
Avatar de Neckara
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 18/04/2019 à 14:59
Cela arrive à tout le monde, y'a pas de quoi en faire un drame.

Tiens, pas plus tard que la semaine dernière, je me baladais tranquillement au centre-ville, et paf ! Je braque une banque par erreur.
Cela m'arrive tout le temps, je suis vraiment tête en l'air.
15  1 
Avatar de Stan Adkens
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 25/04/2019 à 10:55
Facebook met de côté 3 milliards de dollars d’avance sur l'amende record de la FTC
Pour violation de la vie privée

Facebook recommence à regagner du terrain après de nombreuses difficultés d’ordre financier et d’effectif d’utilisateurs vécues suite à de nombreuses attaques contre sa plateforme occasionnant des violations des données utilisateur, mais aussi suite au rocambolesque scandale Cambridge Analytca qui a affecté la vie privée de plus de 87 millions de personnes dans le monde entier. C’est d’ailleurs ce scandale qui est à l’origine d’une amende qui fait l’objet de négociation depuis plusieurs mois entre Facebook et les responsables de la Federal Trade Commission des États-Unis et dont le montant a été estimé par washington Post pour la première fois en février dernier à plusieurs milliards de dollars.

En effet, la FTC a enquêté sur des révélations selon lesquelles Facebook aurait partagé de manière inappropriée des informations appartenant à plusieurs dizaines de millions d’utilisateurs avec la société de conseil politique britannique Cambridge Analytica aujourd’hui disparue. L'enquête consistait à vérifier si le partage des données et d'autres litiges ont transgressé un accord conclu en 2011 avec la FTC pour protéger la vie privée des utilisateurs. En 2011, Facebook a signé un décret de consentement avec la FTC, acceptant de ne plus tromper ses utilisateurs en leur disant que certaines informations de leurs profils resteraient confidentielles. Si Facebook et la FTC ne parviennent pas à un accord sur l'amende, l'agence pourrait choisir de poursuivre Facebook en justice pour sa négligence passée en matière de confidentialité des utilisateurs.


Toutefois, ces difficultés n’ont pas entamé la détermination du plus grand réseau social du monde. La société a publié le mercredi ses résultats du premier trimestre 2019 qui ont dépassé les estimations de bénéfices de Wall Street. L’entreprise a aussi profité de l’occasion pour annoncer qu’elle a mis de côté 3 milliards de dollars afin de couvrir le règlement avec la FTC, mettant ainsi fin aux inquiétudes de ses investisseurs concernant le résultat de l’enquête fédérale. Le trimestre a été marqué également par la poursuite de l'augmentation mensuelle et quotidienne du nombre d'utilisateurs actifs de Facebook.

Facebook a annoncé une augmentation de 26 % de son chiffre d'affaires d'une année sur l'autre, représentant une hausse de 15,1 milliards dollars, contre 12,0 milliards de dollars au cours de la même période l'an dernier. Ces résultats ont ainsi dépassé l'estimation moyenne des analystes qui s'établit à 15,0 milliards, selon Reuters. Les 3 milliards de dollars que Facebook a décidé de mettre de coté pour l’amande des régulateurs qui pourrait intervenir plus tard cette année représente 6 % de son encaisse et de ses titres négociables disponibles.

Facebook a écrit à ce sujet dans son état des résultats :

« Au premier trimestre de 2019, nous avons raisonnablement estimé une perte probable et comptabilisé une charge à payer de 3 milliards de dollars relativement à l'enquête de la FTC sur notre plateforme et nos pratiques en matière de données utilisateur, laquelle charge est incluse dans les charges à payer et autres passifs à court terme de notre bilan consolidé résumé ». « Nous estimons que les pertes dans ce problème se situent entre 3 et 5 milliards de dollars. La question n'est toujours pas résolue, et il n'y a aucune garantie quant au moment ou aux modalités de tout résultat final »,a-t-il ajouté.

Cette provision relative à l’amande a eu un impact négatif considérable sur le bénéfice du premier trimestre de Facebook. Après déduction, le bénéfice est, non seulement, largement inférieur à celui de la même période de l'an dernier, mais a également une incidence négative sur le bénéfice par action de la société. Toutefois, le géant des réseaux sociaux continue de croître et a, par ailleurs, surpassé toutes les attentes des analystes si elle n'avait pas mis de l'argent de côté pour l'amende.

Le succès trimestriel de l’entreprise n’est pas seulement financier. Selon les données de Facebook, la plateforme est en train de renouer avec la confiance des utilisateurs. Le nombre de personnes qui ont consulté Facebook quotidiennement, au premier trimestre, a augmenté de 8 % par rapport à la même période l'an dernier, pour atteindre 1,56 milliard. Le nombre mensuel de visiteurs de la plateforme a connu également une augmentation de 8 %, représentant 2,38 milliards de visiteurs.

Une part importe de l’activité de Facebook repose actuellement sur le mobile, a affirmé la société qui soutient que 93 % de ses revenus publicitaires proviennent de sa collection d'applications mobiles. Facebook n’a pas manqué de publier le nombre de personnes qui utilisent au moins une application de l’ensemble de ses plateformes numériques. « Environ 2,7 milliards de personnes utilisent Facebook, WhatsApp, Instagram ou Messenger chaque mois », a-t-il expliqué. « En moyenne, plus de 2,1 milliards de personnes utilisent un de nos services chaque jour ».

Les autres défis dont Facebook devra faire face

Facebook s’apprête à faire face à une amende civile record jamais perçue par la FTC dont le montant pourrait atteindre 5 milliards de dollars. David Vladeck, un ancien fonctionnaire de la FTC qui est maintenant professeur à la Georgetown Law School a déclaré : « Tout le monde s'attendait à ce qu'il y ait une sanction civile substantielle dans cette affaire ». « Il ne fait aucun doute que Facebook va devoir régler cette affaire. Les investisseurs attendent ça d’eux. »

Cependant, même une fois l'enquête FTC résolue, Facebook devra faire face à d'autres défis qui existent déjà.

Reuters rapporte que le nombre d'utilisateurs de Facebook a stagné aux États-Unis, au Canada et en Europe, indiquant une saturation dans les marchés les plus lucratifs de l'entreprise. C’est maintenant en Asie que sa base d'utilisateurs la plus importante et dont la croissance est la plus rapide se trouve. Selon Reuters, en Asie, le nombre mensuel d'utilisateurs actifs a fait un bond de 12,4 % par rapport à l'an dernier et la région représente désormais près de la moitié de l'ensemble des utilisateurs de Facebook. Le problème est que cette base d’utilisateurs la plus importante a rapporté à l’entreprise moins d'un cinquième de son revenu. Selon Reuters, ce changement géographique, conjugué à la lenteur des annonceurs à adopter de nouveaux services comme Stories, a entraîné une baisse de 4 % du prix moyen par annonce au cours du premier trimestre.

Facebook fait également face à la perspective d'une action de la part des législateurs, selon Reuters. Certains réclament une réglementation fédérale en matière de protection de la vie privée et des mesures antitrust pour démanteler les grandes entreprises technologiques comme Facebook.

Reuters rapporte que le représentant David Cicilline, qui préside le sous-comité de la Commission judiciaire de la Chambre des représentants des États-Unis sur les questions antitrust, a déclaré sur Twitter que Facebook était « un récidiviste » et a appelé à une réponse de la FTC « suffisamment forte pour prévenir de futures violations ».

Facebook, qui travaille à unifier ses différentes plateformes, fait également face à la menace de démantèlement de la part des potentiels futurs présidents des Etats-Unis. La candidate démocrate à l’élection présidentielle américaine 2020, Elizabeth Warren, s’est engagée à démanteler des entreprises comme Facebook une fois qu’elle sera élue présidente des Etats-Unis. Selon elle, il est grand temps de s'attaquer à la domination croissante des plus grandes entreprises technologiques des États-Unis qui ne permettent pas aux petites et aux nouvelles entreprises de s’épanouir sur un marché déjà conditionné par leur influence.

Pete Buttigieg, un autre candidat démocrate à l'élection présidentielle américaine de 2020, a déclaré publiquement qu'il souhaitait que la FTC soit plus agressive dans sa lutte contre les monopoles technologiques. Un professeur de l'université de New York, Scott Galloway, a également appelé au démantèlement des géants de la technologie, car ils sont devenus beaucoup trop puissants.

Toutefois, même si l’amende en préparation par les régulateurs atteignait 5 milliards de dollars, empêcherait-elle Facebook de continuer ses pratiques de données utilisateur ? En effet, malgré la colère des utilisateurs et des organisations de protection de vie privée, malgré l’enquête de la FTC et les appels au démantèlement, Facebook continue de croître en nombre d’utilisateurs et financièrement. L'entreprise vient de réaliser un bénéfice de 2,4 milliards de dollars pour le premier trimestre et s’apprête déjà à régler l’amende grâce à l'argent mis de côté. Rien ne devrait empêcher Mark Zuckerberg de reprendre ses activités comme d'habitude.

Par ailleurs, Facebook a annoncé qu’il travaille à unifier ses plateformes de messagerie Facebook, Instagram et WhatsApp et prévoit mettre l'accent sur les communications privées, même s’il n'a pas encore précisé comment il adaptera son modèle d'affaires axé sur la publicité. Reuters rapporte que la société a également lancé le mois dernier un système de vente qui permet aux utilisateurs d'acheter des produits directement sur Instagram et serait en train de tester actuellement un système de paiement WhatsApp en Inde qu'elle prévoit de déployer dans d'autres pays, d’après son PDG.

Source : Reuters

Et vous ?

Que pensez-vous de la croissance de Facebook malgré ses problèmes de vie privée ?
Pensez-vous que l’amande de la FTC mettra fin aux pratiques de données utilisateurs de Facebook ?

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Le 26/04/2019 à 15:42
Le procureur général de New York va enquêter sur Facebook,
pour avoir récupéré sans permission les contacts de 1,5 million de nouveaux utilisateurs

La semaine dernière, Facebook a déclaré s’être rendu compte que les adresses e-mail des contacts d’une partie de ses utilisateurs avaient été téléchargées accidentellement par le réseau social depuis mai 2016 au moment de la création d’un compte par ces utilisateurs.

C’est un chercheur en sécurité informatique qui s’en est aperçu. Il a constaté que Facebook demandait à certains utilisateurs d’entrer le mot de passe de la boîte mail rattachée à leur compte Facebook, au moment où ils s’inscrivaient. Le but était, d’après l’entreprise, de vérifier leurs identités.

De nombreux sites demandent à vérifier votre identité lors d’une inscription. En général, ils envoient plutôt un email de confirmation, avec un lien sur lequel il faut cliquer pour valider le compte, ou un code à chiffres par SMS.

Business Insider a remarqué que lorsque les internautes entraient le mot de passe de leur boîte mail sur Facebook, une fenêtre pop-up apparaissait. Elle indiquait que Facebook était en train d’importer les contacts de la boîte mail. Le problème est qu’à aucun moment, les utilisateurs n’ont pu donner leur permission ou au contraire refuser l’importation de leurs contacts. Cette fonctionnalité existait avant mai 2016, a précisé Facebook, mais les utilisateurs pouvaient choisir de l’activer ou non. Cela n’a plus été le cas à partir de cette date. En mars 2019, l’authentification par boîte mail a été supprimée par Facebook.


D’ailleurs, un porte-parole du réseau social a déclaré :

« Le mois dernier, nous avons cessé d'offrir la vérification de mot de passe de messagerie comme une option de vérification d’identité pour les personnes qui en sont à leur première inscription sur Facebook. Lorsque nous avons examiné les étapes suivies par les utilisateurs pour vérifier leurs comptes, nous avons constaté que, dans certains cas, leurs contacts de messagerie ont également été téléchargés involontairement sur Facebook lors de la création de leur compte.

« Nous estimons que près de 1,5 million de contacts de messagerie ont été téléchargés. Ces contacts n'ont été partagés avec personne. Nous les supprimons. Nous avons corrigé le problème sous-jacent et avertissons les personnes dont les contacts ont été importés. Les utilisateurs peuvent également consulter et gérer les contacts qu'ils partagent avec Facebook dans leurs paramètres ».

New York passe à l’assaut

Suite à cela, le procureur général de New York a décidé d’ouvrir une enquête.

La récolte de courriels pourrait avoir exposé des centaines de millions de personnes à une publicité ciblée de la part de la société de médias sociaux en crise, a annoncé jeudi le procureur général de New York, Letitia James, dans un communiqué.

Le procureur général Letitia James a déclaré qu'il était « temps que Facebook soit tenu pour responsable de la gestion des informations personnelles des consommateurs ».

James a déclaré que « Facebook a maintes fois fait preuve d'un manque de respect pour les informations des consommateurs tout en tirant profit de l'exploitation de ces données ». Ce n'est que le dernier d'une longue série de scandales liés à la protection de la vie privée qui ont frappé la société de réseaux sociaux.

Comme rapporté par le New York Times, l'enquête portera sur la manière dont l'incident s'est produit et sur la question de savoir si la collecte de contacts par courrier électronique était réellement plus répandue que ce qui a été rapporté jusqu'à présent.

Le procureur général Letitia James a annoncé l'enquête sur Twitter:


Dans un communiqué, son bureau a avancé que :

« La vérification de courrier électronique est une pratique courante pour les services en ligne tels que Facebook. Généralement, lorsqu'un consommateur s'inscrit à un nouveau service, il lui est demandé de fournir une adresse électronique. Il reçoit ensuite un courrier électronique avec un lien lui permettant de vérifier que le compte de messagerie lui appartient. La procédure de Facebook a demandé à certains utilisateurs de confier leur mot de passe à leur compte de messagerie personnel. En outre, des rapports indiquent que Facebook a ensuite accédé aux contacts de ces utilisateurs et les a téléchargés sur Facebook afin de les utiliser pour des publicités ciblées. Alors que Facebook a admis que 1,5 million d’utilisateurs ont vu leurs contacts récoltés directement, le nombre total de personnes dont les informations de contact ont été obtenues de manière incorrecte par Facebook peut atteindre des centaines de millions, car des centaines de contacts peuvent être stockés dans leur base de données de contacts.

« Le bureau avait précédemment appliqué les lois de protection des consommateurs de New York contre les sites Web de réseaux sociaux qui détournaient les listes de contacts des utilisateurs. En janvier 2019, le procureur général James a annoncé l'ouverture d'une enquête sur Apple pour son refus d'avertir les consommateurs du bogue FaceTime, qui mettait en péril la vie privée des consommateurs à New York en permettant aux utilisateurs de recevoir le flux audio et vidéo de l'appareil avant même que la personne qu'ils appelaient n’accepte ou ne rejette l'appel. En mars 2018, le bureau du procureur général a ouvert une enquête sur Facebook pour utilisation abusive de données d’utilisateur par Cambridge Analytica ».

La réaction de Facebook

Un porte-parole de Facebook a déclaré : « Nous sommes en contact avec le bureau du procureur général de l'État de New York et répondons à leurs questions à ce sujet ».

Facebook s’efforce de répondre aux préoccupations des législateurs et des organismes de réglementation concernant la protection des données des utilisateurs. Mercredi, Facebook estimait qu'il pourrait en coûter jusqu'à 5 milliards de dollars pour résoudre une enquête de la Federal Trade Commission déclenchée par Cambridge Analytica, un cabinet de conseil politique britannique aujourd'hui disparu qui avait des liens avec la campagne présidentielle de Donald Trump, a obtenu les données de millions d'utilisateurs de Facebook sans leur consentement.

À ce sujet, Facebook a affirmé dans ses états :

« Au premier trimestre de 2019, nous avons raisonnablement estimé une perte probable et comptabilisé une charge à payer de 3 milliards de dollars relativement à l'enquête de la FTC sur notre plateforme et nos pratiques en matière de données utilisateur, laquelle charge est incluse dans les charges à payer et autres passifs à court terme de notre bilan consolidé résumé ». « Nous estimons que les pertes dans ce problème se situent entre 3 et 5 milliards de dollars. La question n'est toujours pas résolue, et il n'y a aucune garantie quant au moment ou aux modalités de tout résultat final »

Séparément, Facebook est en pourparlers avancés avec un groupe d’États pour résoudre des enquêtes sur le point de savoir si l’incident de Cambridge Analytica a enfreint les lois locales sur la protection des consommateurs, ont déclaré des personnes familiarisées avec le sujet.

Source : déclaration du bureau du procureur, tweet du procureur, New York Times
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Le 18/04/2019 à 18:30
Les actionnaires de Facebook en ont assez de Marc Zuckerberg, mais ne peuvent rien faire contre lui
En voici les raisons

La semaine dernière la société américaine Facebook a publié une déclaration de procuration dans laquelle il apparaissait clairement que les actionnaires de la société commencent à en avoir marre du leadership de Mark Zuckerberg qui est à la fois le cofondateur, président du conseil et directeur général de la société. Ces actionnaires estiment que le conseil d'administration est enfermé dans une structure de gouvernance obsolète qui réduit la responsabilité du conseil envers les actionnaires. Dans le but d'améliorer les choses, ils ont fait quatre propositions qu'ils ont soumises au vote visant à réduire l'autorité de Marc Zuckerberg sur Facebook.

La première des quatre propositions serait celle de créer un poste de président de la société qui serait indépendant, ce qui empêchera Marc Zuckerberg d'occuper à la fois ce poste et celui de directeur général. La deuxième proposition consiste à exiger la majorité des votes des administrateurs de la société de sorte qu'aucune décision ne puisse être adoptée en se basant uniquement sur l'avis de Zuckerberg. La troisième proposition exige que toutes les actions, qu’elles soient de classe A ou de classe B, disposent d’un droit de vote unique. La dernière proposition quant à elle invite le conseil à examiner des alternatives stratégiques, y compris une scission de la société.

Pour rappel, dans le domaine de la finance, une action de classe A, B ou C désigne une catégorie d'actions ordinaires ou privilégiées qui s'accompagne d'avantages accrus, tels que des droits de vote. Mais il faut savoir que les actions de classe A donnent droit à des avantages plus importants que ceux des classes B et C. Malgré le ressenti des actionnaires vis-à-vis de la gestion que Zuckerberg fait de Facebook, ils sont dans l'incapacité de faire grand-chose contre cela et l'échec de ces propositions lors du vote n'a rien de bien difficile à comprendre.


Zuckerberg détient à lui tout seul 88,1 % des actions de classe B de Facebook, qui disposent chacune de 10 voix en cas de vote à l'assemblée annuelle des actionnaires, soit 3,98 milliards de voix au total. En ce qui concerne les actions de classe A, il y en a que 2,4 milliards pouvant être acquises par des investisseurs ordinaires et chacune de ces actions disposent également de 10 voix à l'assemblée annuelle des actionnaires. Ce qui laisse donc comprendre que, quelle que soit la proposition qui sera soumise au vote de l'assemblée, si celle-ci n'est pas approuvée par Zuckerberg, il est très probable qu'elle ne puisse pas être adoptée.

C'est donc de cette même façon que toutes les propositions similaires à celles-ci ont abouti jusqu'à présent et à chaque fois on a l'impression que cela résulte de la volonté de la majorité des membres du conseil, alors que la réalité est toute autre. Selon certaines indications, la plupart des actionnaires extérieurs souhaiteraient voir un changement dans la structure de gestion de l'entreprise, mais cela ne risque pas d'arriver de si tôt. En fait, le contrôle inattaquable de Facebook par Zuckerberg est en place avant même son offre publique initiale en 2012 et l’office de la propriété intellectuelle a simplement intégré ce contrôle dans les règlements au moment de son introduction en bourse.

Ces actionnaires savaient très bien où ils mettaient les pieds lorsqu'ils achetaient des actions Facebook. Les premières années ont été assez fructueuses, mais après une certaine période, les préoccupations ont commencé à naître suite aux différents scandales qui ont entaché la société. Des préoccupations sur des questions managériales se sont faites ressentir, mais comme pour cette fois encore, c'est Marc Zuckerberg qui a toujours eu le dernier mot.

Source : Los Angeles Times

Et vous ?

Qu'en pensez-vous ?
Que pensez-vous de la gestion actuelle de Facebook ?
Êtes-vous du même avis que ceux qui souhaitent le départ de Zuckerberg ? Pourquoi ?

Voir aussi :

L'audition de Mark Zuckerberg devant le Congrès américain a révélé un PDG déconcerté le patron de Facebook aurait-il trompé les élus américains ?
Les sénateurs veulent savoir quand Zuckerberg a appris que Facebook piégeait les enfants pour les faire dépenser l'argent de leurs parents
Zuckerberg en passe d'être le milliardaire qui a le plus perdu en 2018 : sa fortune s'effrite de 23 milliards qui équivalent à la fortune d'Elon Musk
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Le 30/10/2019 à 15:14
Cambridge Analytica : un an après l'avoir contestée, Facebook accepte enfin de payer l'amende de 500 000 £ au Royaume-Uni,
mais ne s'estime pas coupable pour autant

Facebook est sous le coup de plusieurs enquêtes concernant le détournement des données personnelles de quelque 87 millions d’utilisateurs par la société de marketing politique Cambridge Analytica et son PDG, Mark Zuckerberg, a été auditionné par des parlementaires américains et européens. Cambridge Analytica a travaillé pour la campagne du président Donald Trump en 2016, mais a nié avoir utilisé pour cela des données personnelles d’utilisateurs de Facebook. La société a reconnu avoir fait acte de candidature pour assister le mouvement pro-Brexit Leave.EU lors du référendum britannique de 2016 sur le maintien ou non dans l’Union européenne, mais sans obtenir le marché.

C’est le Royaume-Uni qui a ouvert le bal des amendes à Facebook suite à cette affaire. En juillet 2018, Elizabeth Denham, la commissaire britannique à l’information (ICO - Information Commissioner), a déclaré que Facebook avait enfreint la loi par son incapacité à protéger les informations des utilisateurs et n’avait pas été transparent sur la manière dont les données ont été récoltées par des tiers sur sa plateforme. « Les nouvelles technologies qui utilisent l’analyse de données pour cibler les personnes donnent la possibilité aux sociétés de marketing politique de toucher des électeurs individuels. Mais cela ne peut se faire au détriment de la transparence, de l’équité et du respect de la loi », a-t-elle déclaré dans un communiqué.

La régulatrice britannique de l’information a ce même mois son intention d’infliger une amende de 500 000 livres (565 000 euros) à Facebook pour violation de la loi sur la protection des données à la suite du scandale Cambridge Analytica. L’amende de 500 000 livres qui est le maximum autorisé par la loi britannique sur la protection des données, « envoie un signal clair que je considère cela comme un problème important si l'on considère l'impact de la violation de données », a noté l’ICO.

En réponse, via un communiqué de Erin Egan, directrice de la protection de la vie privée chez Facebook, le réseau social a expliqué que « Comme nous l’avons déjà dit, nous aurions dû faire davantage pour enquêter sur Cambridge Analytica et prendre des mesures en 2015 ». « Nous travaillons en étroite collaboration avec le Bureau de la commissaire à l’information concernant son enquête sur Cambridge Analytica, tout comme nous le faisons avec les autorités américaines et celles d’autres pays », pour ensuite assurer que « Nous examinons le rapport et répondrons bientôt à l'ICO ».


Facebook a déclaré dans un premier temps ne pas vouloir payer cette amende

Il a fallu attendre fin novembre 2018 pour que la plateforme indique son intention de ne pas payer cette amende. Le réseau social affirmait que, puisque le régulateur n'a trouvé aucune preuve que les données personnelles des utilisateurs britanniques ont été partagées de manière inappropriée, la pénalité de 500 000 £ était injustifiée. Facebook estimait que cette sanction « remet en cause certains des principes de base sur la manière dont les personnes devraient être autorisées à partager des informations en ligne ». Facebook a déclaré que sa contestation de l’amende ne signifiait pas qu’il avait commis des erreurs dans l’affaire Cambridge Analytica, mais qu’il avait la possibilité de défendre ce qu’il considérait comme une question de principe devant les tribunaux.

« Nous avions déjà exprimé notre souhait de faire plus pour enquêter sur les allégations concernant Cambridge Analytica en 2015. Nous avons apporté des modifications majeures à notre plateforme à l'époque et avons également considérablement restreint l'information à laquelle les développeurs d'applications peuvent accéder. Et nous étudions toutes les applications historiques qui avaient accès à de grandes quantités d'informations avant la modification des règles de confidentialité de notre plateforme en 2014 », a déclaré Anna Benckert, avocate générale adjointe de Facebook en Europe.

« L'enquête de l'ICO a pour origine des préoccupations selon lesquelles Cambridge Analytica aurait pu avoir une incidence sur les données des citoyens britanniques. Mais ils ont maintenant confirmé qu'ils n'avaient trouvé aucune preuve suggérant que les informations concernant les utilisateurs de Facebook au Royaume-Uni avaient été partagées par Dr. Kogan avec Cambridge Analytica, ou utilisé par ses affiliés lors du référendum sur le Brexit », a déclaré Benckert. « Par conséquent, l'essentiel de l'argumentation de l'ICO ne concerne plus les événements impliquant Cambridge Analytica. Au lieu de cela, leur raisonnement remet en cause certains des principes de base sur la manière dont les personnes devraient être autorisées à partager des informations en ligne, avec des implications qui vont bien au-delà de Facebook, raison pour laquelle nous avons choisi de faire appel », a expliqué Benckert

Toutefois Rachel Coldicutt, directrice générale de Doteveryone, un groupe de réflexion indépendant qui examine en quoi la technologie transforme la société, a déclaré que Facebook avait la responsabilité de protéger en permanence les données de tous les utilisateurs. « Que ces données aient ou non été utilisées pour influencer l'issue du référendum est un fiasco - et franchement, Facebook devrait payer l'amende et se concentrer pour avoir l'air d'une entreprise mature et digne de confiance », a-t-elle déclaré. Un porte-parole de l'ICO reconnait que Facebook a le droit de faire appel de la décision devant le tribunal de première instance. Cependant, « le tribunal ne nous a pas encore notifié qu'un appel avait été reçu », a-t-il indiqué.


Elizabeth Denham, commissaire britannique à l'information

Un an plus tard, Facebook se ravise et se dit disposer à payer

Facebook a accepté de payer une amende de 500 000 livres pour violation de la loi sur la protection des données relative à la collecte de données par le cabinet de conseil Cambridge Analytica, a annoncé mercredi le régulateur britannique des droits à l'information. Si l’amende peut être faible pour une entreprise qui pèse 540 milliards de dollars, il faut rappeler que c’est le maximum que le Commissariat à l’information puisse émettre. D'ailleurs, cette amende représente la première action d’un organisme de réglementation visant à punir Facebook pour le scandale Cambridge Analytica. L’ICO a publié l’amende l’année dernière après avoir déclaré que les données d’au moins un million d’utilisateurs britanniques avaient été recueillies par le chercheur et utilisées à des fins politiques.

L'ICO a noté mercredi qu'en abandonnant son recours et en acceptant de payer l'amende, Facebook n'avait pas reconnu sa responsabilité.

« La principale préoccupation de l’ICO était que les données des citoyens britanniques soient exposées à un risque sérieux de préjudice. La protection des informations personnelles et de la vie privée revêt une importance fondamentale », a déclaré James Dipple-Johnstone, sous-commissaire de l'ICO. « Nous sommes ravis d'apprendre que Facebook a pris et continuera de prendre des mesures importantes pour se conformer aux principes fondamentaux de la protection des données ».

Les législateurs britanniques ont critiqué la réaction de Facebook au scandale des données et le refus de Zuckerberg de comparaître et de répondre aux questions du Royaume-Uni au sujet de ses protections et de sa publicité politique. Ils ont également exprimé des inquiétudes quant à l’utilisation des médias sociaux lors du référendum britannique de 2016 sur la sortie de l’Union européenne.

Rappelons qu'en juillet 2019, la Commission fédérale du commerce a annoncé la signature d'un accord avec Facebook de 5 milliards de dollars sur des allégations relatives à la protection de la vie privée des utilisateurs. L'amende est élevée et le règlement exige une surveillance accrue de la vie privée au sein de l'entreprise. Mais ce que ne fait pas l’accord, c’est de trouver qui que ce soit, y compris le PDG Mark Zuckerberg, personnellement responsable. Il n’exige pas non plus d’énormes changements à la façon dont Facebook collecte les données, mais uniquement à la manière dont il divulgue les informations et honore les paramètres des utilisateurs.

Dans l’arrêté de la FTC, la commission note qu’à plusieurs reprises Facebook a « subverti les choix des utilisateurs en matière de confidentialité pour servir ses propres intérêts commerciaux ». Les actions de la société ont violé un règlement antérieur exigeant que Facebook respecte certaines directives de confidentialité.

Trois membres sur les cinq de la commission se sont prononcés en faveur de ce règlement. Les démocrates Rebecca Kelly Slaughter et Rohit Chopra, les membres qui ont voté contre l’adoption de ce règlement, ont déclaré que celui-ci n’allait pas assez loin, laissant ainsi à Facebook une marge de manoeuvre suffisante pour faire face à des méfaits à l’avenir.


Facebook ne doit pas se considérer comme étant un « gangster numérique » qui est au-dessus des lois

En février 2019, un rapport parlementaire publié par le Royaume-Uni a laissé entendre que Facebook ne devrait plus être autorisé à se gouverner et que le moment était venu pour le gouvernement d'agir en tant que policier.

La commission restreinte du Parlement britannique au numérique, à la culture, aux médias et aux sports a publié son rapport final après plus de 18 mois d’enquête sur Facebook et ses pratiques en matière de protection de la vie privée. Des députés ont demandé que les entreprises de médias sociaux soient tenues de supprimer les contenus « préjudiciables » ou « illégaux » de leurs plateformes et d'en être tenues responsables en vertu d'un code de déontologie obligatoire, une politique qui a été vivement contestée dans les médias américains.

Ce rapport a posé les bases d'une législation ultérieure susceptible de codifier officiellement ces demandes. « Notre enquête de l'année dernière a identifié trois grandes menaces pour notre société », a déclaré Damian Collins, président du conseil d'administration de DCMS, qui a dirigé cette enquête. « Le défi pour l’année à venir est de commencer à les réparer, nous ne pouvons plus tarder ».

Le même mois, les législateurs britanniques ont accusé Facebook d’avoir « violé intentionnellement et sciemment les lois sur la protection des données et la concurrence » dans le pays, et ont appelé à des enquêtes sur les pratiques commerciales du géant des médias sociaux. « Des entreprises comme Facebook ne devraient pas être autorisées à se comporter comme des "gangsters numériques" dans le monde en ligne », ont déclaré les législateurs britanniques dans leur rapport, « estimant être à l'avant-garde et au-dessus de la loi »

Citant des documents autrefois secrets obtenus au cours de l'enquête, les dirigeants du Royaume-Uni ont affirmé que Facebook était disposé depuis des années à « passer outre les paramètres de confidentialité de ses utilisateurs » dans le cadre d'une campagne plus vaste visant à maximiser les revenus générés par des informations aussi sensibles.

Au cours du processus, ont déclaré des députés, Facebook a délibérément désavantagé ses concurrents en limitant l'accès au site et aux précieuses données des utilisateurs. Les législateurs ont décidé que le gouvernement britannique devrait enquêter sur la question de savoir si « Facebook utilise injustement sa position dominante sur le marché des médias sociaux pour décider quelles entreprises doivent réussir ou échouer », selon le rapport.

Source : Reuters
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Le 14/05/2019 à 7:29
Facebook pourrait conclure un accord avec la FTC qui le placerait sous une surveillance de 20 ans,
quant à ses pratiques en matière de protection de la vie privée

Facebook, le numéro un des réseaux sociaux, est sur le point de conclure un accord avec le gouvernement américain sur ses politiques et pratiques en matière de protection de la vie privée, qui le placerait sous une surveillance de 20 ans, selon une source bien informée des discussions.

Cet accord permettrait de résoudre le problème de savoir si l'entreprise avait violé un pacte de consentement similaire conclu en 2011.

Il fallait s’attendre à un accord imminent après que Facebook ait mis de côté 3 milliards de dollars pour payer ce qui, selon elle, serait une amende comprise dans une fourchette de 3 à 5 milliards de dollars. Deux sources ont toutefois indiqué lundi qu'aucun accord n'était attendu cette semaine.

Une des sources a déclaré que l'annonce d'un règlement avec la Federal Trade Commission pourrait être annoncée dans un mois.

Plusieurs législateurs américains ont critiqué certains aspects d’un éventuel accord entre la FTC et Facebook qui renforcerait la surveillance des politiques et des pratiques en matière de protection de la vie privée au sein du conseil d’administration de Facebook et imposerait à la société de médias sociaux d’agir plus énergiquement contre les développeurs tiers.

Des sénateurs américains souhaitent que les dirigeants de Facebook soient personnellement mis en cause

Début mai, les sénateurs Richard Blumenthal et Josh Hawley ont critiqué le projet d’accord de la FTC (Federal Trade Commission) avec Facebook visant à limiter et sanctionner son utilisation abusive des données personnelles des consommateurs. Ces derniers ont exhorté le gouvernement à agir plus rapidement et à envisager d'imposer des sanctions sévères aux hauts dirigeants de l'entreprise.

Ces sénateurs ne sont pas les premiers à demander à ce que les dirigeants de Facebook soient personnellement tenus pour responsables des abus commis par l'entreprise. Le mois dernier, le sénateur démocrate Ron Wyden, qui est l'un des principaux défenseurs de la confidentialité numérique, avait déclaré dans une lettre adressée à la FTC, que les autorités fédérales de réglementation devraient tenir Mark Zuckerberg pour responsable des violations répétées commises par Facebook concernant la vie privée des Américains.

Le fait que ces 2 autres sénateurs se joignent à lui, n'arrange pas du tout les choses pour Facebook, surtout quand on sait que la FTC s'apprêtait à infliger à l'entreprise, une amende record estimée entre 3 et 5 milliards de dollars. Dans leur lettre adressée à la FTC, les sénateurs ont déclaré à l'agence que même avec une amende de 5 milliards de dollars, Facebook s'en tirait à bon compte. Ils ont également insisté pour que des limites à long terme soient fixées sur la manière dont Facebook collecte et utilise les informations personnelles.


Ils ont suggéré des mesures telles que la suppression des données de suivi et la limitation des pratiques publicitaires. Les deux hommes ont également demandé à ce que tout responsable de Facebook à l’origine d’une violation d’un accord ou d’un décret puisse être dénoncé. D'ailleurs dans leur lettre, ils déclarent ceci : « La Commission devrait imposer des sanctions pécuniaires dissuasives et imposer des mesures énergiques de reddition de comptes à Facebook, notamment en limitant l'utilisation des données des consommateurs, la responsabilité de la direction en cas de violation et d'autres mesures correctives structurelles pour mettre fin aux atteintes à la confiance des consommateurs ».

Un cofondateur de Facebook s’en mêle

Dans un éditorial publié dans le New York Times, l’un des cofondateurs de Facebook a appelé à la dissolution du réseau social. Chris Hughes, qui a aidé Mark Zuckerberg à lancer Facebook de son dortoir à Harvard il y a 15 ans, a déclaré que la Federal Trade Commission devrait annuler l'acquisition de WhatsApp et Instagram par Facebook afin de créer une concurrence accrue sur les marchés des médias sociaux et de la messagerie.

Hughes avance l'argument économique selon lequel Facebook est en situation de monopole, ce qui a limité la concurrence et freiné l'innovation. Il est impossible pour les utilisateurs de passer à un autre réseau social, car il n’existe aucun concurrent sérieux. Hughes affirme qu'aucun nouveau réseau social n'a été lancé depuis 2011 et que 84% des dépenses en publicités sur les médias sociaux vont directement à Facebook. Il cite la dissolution de AT&T par la FTC dans les années 1980, ainsi que la vente de Wild Oats par Whole Foods en 2009, comme un précédent quant à la manière dont cette rupture pourrait se produire.

Pour lui, le problème avec Facebook va même bien au-delà du simple problème relatif à l’économie. Hughes avances que les algorithmes des fils d’actualité dictent le contenu que des millions de personnes voient chaque jour, ses règles de contenu définissent ce qui constitue un discours de haine, et il n’existe aucun contrôle démocratique de ces processus. La propriété de Zuckerberg sur la majorité des actions de Facebook signifie qu’il n’y a aucun contrôle interne sur son pouvoir, et qu’aucune agence gouvernementale ne se consacre à la supervision d’une entreprise comme Facebook.

« L’influence de Mark est stupéfiante, bien au-delà de toute autre personne du secteur privé ou du gouvernement. Il contrôle trois plateformes de communication principales - Facebook, Instagram et WhatsApp - utilisées par des milliards de personnes chaque jour », écrit Hughes. « Le conseil d’administration de Facebook fonctionne plus comme un comité consultatif que comme un superviseur, car Mark contrôle environ 60% des actions avec droit de vote. Mark seul peut décider comment configurer les algorithmes de Facebook pour déterminer ce que les gens voient dans leurs fils d’actualités, quels paramètres de confidentialité ils peuvent utiliser et même quels messages sont livrés. Il définit les règles permettant de distinguer les discours violents et incendiaires des discours simplement offensants, et il peut choisir de bloquer un concurrent en l'acquérant, en le bloquant ou en le copiant ».

Ancienne photo de Chris Hughes et Mark Zuckerberg


« Mark est une personne bonne et gentille », a noté Hughes, « mais je suis outré que sa focalisation sur la croissance l’ait conduit à sacrifier sécurité et civilité au bénéfice des clics ». « Je suis déçu de moi-même et de la première équipe de Facebook pour ne pas avoir réfléchi davantage à la manière dont l’algorithme News Feed pourrait changer notre culture, influencer les élections et responsabiliser les dirigeants nationalistes. Et je suis inquiet que Mark se soit entouré d’une équipe qui renforce ses convictions au lieu de les défier ».

La FTC

L’accord conclu en 2011 entre Facebook et la FTC exigeait également que l’agence gouvernementale soit informée de ses pratiques en matière de protection de la vie privée depuis 20 ans.

La FTC a enquêté sur des allégations selon lesquelles Facebook aurait partagé de manière inappropriée des informations appartenant à 87 millions d'utilisateurs avec le cabinet britannique de conseil politique britannique, aujourd'hui disparu, Cambridge Analytica. L’enquête a porté sur le point de savoir si le partage de données et d’autres litiges violaient le consentement de 2011.

Cette déchéance, ainsi que la colère suscitée par le discours de haine et la désinformation sur sa plate-forme, ont suscité des appels de personnes allant du candidat à la présidentielle progressiste Sénateur Elizabeth Warren à un cofondateur de Facebook, Chris Hughes, pour que le gouvernement oblige le géant des médias sociaux à vendre Instagram, acheté en 2012, et WhatsApp, acheté en 2014.

En dépit de ses scandales, le cœur de métier de la société s’est montré résilient, Facebook ayant battu les estimations sur ses bénéfices antérieurs au cours des deux derniers trimestres.

Source : Reuters

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Avatar de Stéphane le calme
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 13/07/2019 à 12:52
L’amende que la FTC va infliger à Facebook suite à Cambridge Analytica s’élèvera à près de 5 milliards de dollars,
soit un mois de recettes

En mars 2018, la Federal Trade Commission des États-Unis a lancé une enquête sur des allégations selon lesquelles Facebook aurait partagé de manière inappropriée des informations appartenant à 87 millions d'utilisateurs avec le cabinet britannique de conseil politique Cambridge Analytica. L'objectif était de déterminer si le partage de données violait un accord de consentement de 2011 entre Facebook et le régulateur.

Pour rappel, le décret d’autorisation de 2011 exige que Facebook demande et obtienne l'autorisation expresse des utilisateurs avant de partager leurs données avec des tiers, et exige que le géant de la technologie informe la FTC dans les cas où d'autres entités utilisaient ces informations de manière abusive. Elle interdit également à Facebook de faire des déclarations trompeuses au sujet de ses pratiques en matière de protection de la vie privée.

Pour se préparer financièrement, Facebook a annoncé à ses investisseurs : « Au premier trimestre 2019, nous avons raisonnablement estimé une perte probable et comptabilisé une charge à payer de 3 milliards de dollars relative à l'enquête de la FTC sur notre plateforme et nos pratiques en matière de données utilisateur, charge déjà incluse dans les charges à payer et autres passifs à court terme de notre bilan consolidé résumé ». Et d’ajouter « Nous estimons que les pertes dans ce problème se situent entre 3 et 5 milliards de dollars. La question n'est toujours pas résolue, et il n'y a aucune garantie quant au moment ou aux modalités de tout résultat final ».

Les commissaires de la FTC, qui étaient divisés sur la sanction à appliquer à Facebook, semblent avoir trouvé un compromis. En effet, Reuters a partagé une information issue d’une source familière de la situation qui a affirmé que la FTC a décidé de frapper Facebook d’une amende de près de 5 milliards de dollars.

Une punition qui pourrait ne pas être que pécuniaire

La FTC devrait inclure dans l'accord d'autres restrictions sur la manière dont Facebook traite la vie privée des utilisateurs, selon le Wall Street Journal, qui a également assuré que la majorité républicaine était favorable à ce règlement (trois commissaires républicains ont voté en faveur de ce règlement et deux commissaires démocrates ont voté contre)

« L’affaire a été transférée à la division civile du ministère de la Justice, mais il n’y a pas d’estimation sur le temps qu’il faudra pour la finaliser », avance le Journal. « Les examens du département de la justice font partie de la procédure de la FTC, mais ne changent généralement pas l’issue de la décision de la FTC ».

Le règlement, qui doit encore être finalisé par la division civile du département américain de la Justice, serait supérieur au montant record de 22,5 millions de dollars que la FTC a imposé à Google en 2012.

Certaines associations expriment leur mécontentement

La FTC n'a pas annoncé cet accord publiquement. Cependant, plusieurs associations ainsi que des législateurs ont déjà exprimé leur mécontentement.

Robert Weissman, président de Public Citizen, un groupe de défense des droits des consommateurs, a déclaré que le règlement annoncé permettrait à Facebook de se tirer d'affaire trop facilement.

« Un règlement efficace aurait imposé non seulement une énorme amende, mais également de véritables contraintes pour la société, des réformes structurelles et des conditions essentielles pour protéger la vie privée des utilisateurs », a déclaré Weissman dans un communiqué. « La FTC aurait dû demander à Facebook d'abandonner ses projets d'intégration des services Messenger, Instagram et WhatsApp dans le cadre du règlement », a-t-il continué.

La sénatrice Elizabeth Warren a profité de l'occasion pour réitérer ses appels pour démanteler Facebook. Sur Twitter, elle a déclaré « Facebook a réalisé des bénéfices de 5 milliards de dollars au cours des trois premiers mois de l’année dernière. La société est trop grosse pour pouvoir être supervisée et cette pénalité de rétention sans équivoque le confirme. La FTC devrait démanteler Facebook, tout simplement. Trop c'est trop ».


Et d’ajouter « Soyons honnêtes: ce règlement est une victoire pour Facebook. Il suffit de regarder les marchés. Dans les 15 minutes qui ont suivi le signalement du règlement, la valeur marchande de Facebook a augmenté de plus de 5 milliards de dollars ».

La sénatrice fait des appels à démanteler des grandes enseignes de la technologie telles que Facebook, Amazon, Google et Apple l’une de ses priorités. Selon elle, ces entreprises ont trop de pouvoir sur l'économie, la société et la démocratie.

Le représentant démocrate du Rhode Island, David Cicilline, a déclaré dans une série de tweets qu'une amende de 5 milliards de dollars ne ferait pas que Facebook « réfléchisse à deux fois à leur responsabilité de protéger les données des utilisateurs ».

« La FTC vient d'offrir à Facebook un cadeau de Noël cinq mois plus tôt », a-t-il déclaré. « Il est très décevant qu'une entreprise d'une puissance aussi énorme qui se soit livrée à une faute aussi grave reçoive une simple tape sur les doigts ».

Source : Reuters, Elizabeth Warren

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