Les actionnaires de Facebook forcent un vote pour évincer Mark Zuckerberg du poste de président
Et imposer une nouvelle gouvernance du réseau social

Le , par Stan Adkens

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C’est bientôt mai, et plus d’un se demande si Zuckerberg pourra encore cette fois compter sur son pouvoir spécial pour faire échouer les nouvelles propositions des actionnaires activistes de Facebook. Attendons la fin du mois prochain pour le savoir, toutefois, pour l’heure, l’entreprise a déposé vendredi un document à la SEC (Securities and Exchange Commission), annonçant son assemblée annuelle des actionnaires du 30 mai et confirmant les propositions des investisseurs qui seront soumises au vote pendant l'événement. En effet, certains investisseurs reviennent à la charge pour tenter à nouveau de démettre Zuckerberg du poste de président du groupe, renverser la structure à deux catégories d'actions de Facebook et imposer une nouvelle gouvernance sur le réseau social.

Le document déposé le vendredi dernier, contient huit propositions des actionnaires de Facebook, selon Business Insider, y compris deux qui sont bien connues des internautes du fait qu’elles ont déjà fait la une des médias en ligne à plusieurs reprises. Les investisseurs veulent, non seulement, évincer Zuckerberg en tant que président du conseil d'administration de Facebook en faveur de l'embauche d'un dirigeant indépendant, mais aussi instaurer de nouveaux « mécanismes équitables et appropriés permettant d'éliminer les droits disproportionnés des actionnaires de catégorie B ».

Pour rappel, en 2017, l’un des gros investisseurs de Facebook, Trillium Asset Management, a été à l’origine d’une proposition visant à obtenir un président indépendant. Mais cette résolution a connu d’importantes oppositions parmi les investisseurs. D’autres gros investisseurs tels que les fonds Vanguard Total Stock Market Index et Fidelity Contrafund avaient voté contre la proposition de 2017.


En octobre 2018, quatre grands fonds publics américains investisseurs de Facebook ont proposé, à nouveau, de démettre Mark Zuckerberg en tant que président-directeur général au profit d’un président indépendant. Ils avaient justifié leur proposition par la série de scandales notoires qui ont émaillé la vie du réseau social depuis un certain temps et avaient espèrent obtenir le soutien de grands gestionnaires d'actifs. La chute régulière des actions depuis le début des problèmes de Facebook a aussi été citée comme un autre motif de leur résolution.

En novembre 2018, suite à la publication d’un rapport selon lequel Facebook aurait embauché une entreprise de relations publiques pour lutter contre les critiques dirigés contre la société, des investisseurs ont réitéré leur proposition de mettre fin à la fonction de président du conseil d’administration qu’exerce Mark Zuckerberg en plus de son poste de directeur général du groupe. Toutefois, la position du réseau social sur la question de création d’une présidence indépendante est très bien connue. Selon Facebook, un président indépendant pourrait « créer de l'incertitude, de la confusion et de l'inefficacité dans les fonctions et les relations du conseil d'administration et de la direction».

Cependant, les efforts continuent. Des investisseurs militants qui contrôlent plus de 3 milliards de dollars d'actions font pression pour évincer Mark Zuckerberg du poste de président du conseil d'administration de Facebook. Bien d'autres changements dans la gouvernance de l’entreprise sont également prévus à condition que le vote soit favorable pour ces investisseurs activistes le 30 mai prochain.

Les actionnaires voteront pour pousser Zuckerberg à se retirer de la présidence du conseil d’administration

L’une des propositions qui feront l'objet d'un vote le 30 mai obligerait M. Zuckerberg à se retirer et à nommer un président indépendant pour aider à diriger Facebook après que plusieurs scandales majeurs, depuis l’année dernière, aient mis l'entreprise sous un jour de plus en plus négatif. Facebook, pour sa part, a dit à ses actionnaires qu'ils devraient voter contre les propositions contenues dans le dépôt auprès de la SEC.

La firme a déclaré :

« Nous croyons que notre conseil d'administration fonctionne efficacement dans sa structure actuelle et que la structure actuelle offre une protection appropriée en matière de surveillance ». « Nous ne croyons pas que le fait d'exiger que le président du conseil soit indépendant améliorera sensiblement l'orientation et le rendement, et pourrait plutôt entraîner une inefficacité dans les fonctions et les relations du conseil et de la direction », a-t-elle ajouté.

Les investisseurs veulent instaurer de nouveaux « mécanismes équitables et appropriés permettant d'éliminer les droits disproportionnés des actionnaires de catégorie B »

La structure de l’actionnariat actuelle de Facebook comporte deux classes d'actions, selon Business Insider. Les actions de catégorie B offrent 10 fois plus de droits de vote que les actions de catégorie A, et il se trouve que Zuckerberg possède plus de 75 % des actions de catégorie B. Ce qui signifie qu'il a plus de la moitié des droits de vote sur Facebook, d’après Business Insider. C’est ce pouvoir absolu de vote détenu par Zuckerberg que les actionnaires activistes veulent abolir lors de l'assemblée annuelle des investisseurs en mai par le vote.

Selon Busines Insider, la proposition des actionnaires dit ceci :

« Fausses nouvelles, ingérence électorale et menaces pour notre démocratie - les actionnaires ont besoin de plus que de nier, de détourner et de retarder. Nous exhortons les actionnaires à voter EN FAVEUR d'un plan de recapitalisation pour toutes les actions en circulation afin d'obtenir un vote par action. »

L'argument des actionnaires est que Facebook est actuellement incroyablement scandaleux. Il suffit de penser au rocambolesque scandale Cambridge Analytica qui a affecté les données personnelles de plus 87 millions de personnes, à la manipulation des élections par des agents russes, aux publicités discriminatoires, au rôle de Facebook dans le nettoyage ethnique du Myanmar et aux énormes cyberattaques dont certaines ont affecté jusqu’à 50 millions de comptes Facebook.

Le trésorier de l'État de l'Illinois, Michael Frerichs, a déclaré en octobre dernier :

« La structure de gouvernance de Facebook continue de mettre ses investisseurs en danger. C'est maintenant le temps du changement ». « Mark Zuckerberg doit davantage rendre compte au conseil d'administration afin de rétablir la confiance des investisseurs et de protéger la valeur pour les actionnaires. »

Le problème, c'est que la structure de partage de Facebook rend ce type d'action totalement dépourvu de sens. Bien que la proposition des actionnaires soit soutenue par des investisseurs qui contrôlent environ 3 milliards de dollars d'actions Facebook, avec des actions de classe B de Facebook détenues par Zuckerberg et bien d’autres initiés, la résolution ne prospérera probablement pas. Comme aux précédentes assemblées annuelles, Facebook a demandé une fois de plus que ses actionnaires rejettent la proposition. « Nous croyons que notre structure du capital est dans le meilleur intérêt de nos actionnaires et que notre structure de gouvernance actuelle est saine et efficace. »

Toutefois, ces actions répétées des investisseurs mettent davantage en lumière des scandales à répétition dans lesquelles est impliquée la société et la structure des actions de l’entreprise qui donne trop de pouvoir à Zuckerberg.

Source : Business Insider

Et vous ?

Que pensez-vous de cette nouvelles proposition des actionnaires ?
Quelle issue prévoyez-vous pour le vote du 30 mai ?

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Avatar de Stéphane le calme
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 18/04/2019 à 14:21
Facebook déclare avoir téléchargé par erreur les contacts de 1,5 million d'utilisateurs,
au moment de la création d'un nouveau compte

Facebook a déclaré mercredi soir s’être rendu compte que les adresses email des contacts d’une partie de ses utilisateurs avaient été téléchargées accidentellement par le réseau social depuis mai 2016 au moment de la création d’un compte par ces utilisateurs.

C’est un chercheur en sécurité informatique qui s’en est aperçu. Il a constaté que Facebook demandait à certains utilisateurs d’entrer le mot de passe de la boîte mail rattachée à leur compte Facebook, au moment où ils s’inscrivaient. Le but était, d’après l’entreprise, de vérifier leurs identités.

De nombreux sites demandent à vérifier votre identité lors d’une inscription. En général, ils envoient plutôt un email de confirmation, avec un lien sur lequel il faut cliquer pour valider le compte, ou un code à chiffres par SMS.


Business Insider a remarqué que lorsque les internautes entraient le mot de passe de leur boîte mail sur Facebook, une fenêtre pop-up apparaissait. Elle indiquait que Facebook était en train d’importer les contacts de la boîte mail. Le problème est qu’à aucun moment, les utilisateurs n’ont pu donner leur permission ou au contraire refuser l’importation de leurs contacts. Cette fonctionnalité existait avant mai 2016, a précisé Facebook, mais les utilisateurs pouvaient choisir de l’activer ou non. Cela n’a plus été le cas à partir de cette date. En mars 2019, l’authentification par boîte mail a été supprimée par Facebook.


D’ailleurs, un porte-parole du réseau social a déclaré :

« Le mois dernier, nous avons cessé d'offrir la vérification de mot de passe de messagerie comme une option de vérification d’identité pour les personnes qui en sont à leur première inscription sur Facebook. Lorsque nous avons examiné les étapes suivies par les utilisateurs pour vérifier leurs comptes, nous avons constaté que, dans certains cas, leurs contacts de messagerie ont également été téléchargés involontairement sur Facebook lors de la création de leur compte.

« Nous estimons que près de 1,5 million de contacts de messagerie ont été téléchargés. Ces contacts n'ont été partagés avec personne. Nous les supprimons. Nous avons corrigé le problème sous-jacent et avertissons les personnes dont les contacts ont été importés. Les utilisateurs peuvent également consulter et gérer les contacts qu'ils partagent avec Facebook dans leurs paramètres ».

Un certain nombre de problèmes liés à la protection de la vie privée ont récemment frappé Facebook, notamment un problème informatique qui exposait à ses employés les mots de passe de millions d'utilisateurs enregistrés dans un format lisible au sein de ses systèmes internes.

L’année dernière, la société a été critiquée à la suite de révélations selon lesquelles Cambridge Analytica, un cabinet de conseil politique britannique, avait obtenu les données personnelles de profils de millions de personnes sur Facebook sans leur consentement.

Des documents internes ont affirmé que le PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, a supervisé les plans visant à consolider le pouvoir du réseau social et à contrôler ses concurrents en traitant les données de ses utilisateurs comme une monnaie d'échange, tout en proclamant publiquement qu'il protégeait ces données.

Les documents, qui comprennent des courriels, des webchats, des présentations, des feuilles de calcul et des résumés de réunion, montrent comment Zuckerberg, ainsi que son conseil d'administration et son équipe de direction, ont trouvé des moyens d'exploiter les données de l'utilisateur, telles que des informations sur les amis, les relations et les photos, comme levier entreprises partenaires.

Dans certains cas, Facebook récompenserait les entreprises favorisées en leur donnant accès aux données de ses utilisateurs. Dans d'autres cas, Facebook empêchait l'accès aux données utilisateur à des entreprises ou des applications concurrentes.

Par exemple, Facebook a donné à Amazon un accès étendu aux données des utilisateurs, car l’entreprise dépensait de l’argent pour la publicité sur Facebook et s’était associée au réseau social pour le lancement de son smartphone Fire. Dans un autre cas, Facebook a discuté de la suppression de l'accès aux données utilisateur pour une application de messagerie devenue trop populaire et considérée comme un concurrent, selon les documents.

Pendant ce temps, Facebook élaborait une stratégie pour définir publiquement ces changements comme un moyen de protéger la confidentialité des utilisateurs.

Quoiqu’il en soit, Facebook a été prié de veiller à ce que sa plateforme de médias sociaux ne soit pas utilisée à des fins politiques ou pour diffuser de la désinformation pendant les élections.

Source : BI

Et vous ?

Avez-vous créé un compte Facebook dans ce laps de temps ?
Si oui, avez-vous noté que vos contacts avaient été téléchargé par Facebook ?

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Avatar de Neckara
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 18/04/2019 à 14:59
Cela arrive à tout le monde, y'a pas de quoi en faire un drame.

Tiens, pas plus tard que la semaine dernière, je me baladais tranquillement au centre-ville, et paf ! Je braque une banque par erreur.
Cela m'arrive tout le temps, je suis vraiment tête en l'air.
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Avatar de Stéphane le calme
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 17/04/2019 à 13:36
Facebook a exploité les données de ses utilisateurs pour combattre la concurrence et aider ses « amis »,
selon une fuite de documents

Le PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, a supervisé les plans visant à consolider le pouvoir du réseau social et à contrôler ses concurrents en traitant les données de ses utilisateurs comme une monnaie d'échange, tout en proclamant publiquement qu'il protégeait ces données, selon environ 4 000 pages de documents d'entreprise divulgués couvrant une grande partie de 2011 à 2015. obtenu par NBC News.

Environ 400 des 4 000 pages de documents avaient déjà été rapportées par d'autres médias, ainsi que par un membre du Parlement britannique qui enquêtait sur les pratiques de Facebook en matière de confidentialité des données à la suite du scandale Cambridge Analytica. Cependant, ce cache représente l’image la plus claire et la plus complète des activités de Facebook pendant une période critique, alors que la société avait du mal à s’adapter à la montée en puissance des smartphones après ses débuts difficiles en tant que société publique.

Les milliers de documents récemment partagés ont été divulgués anonymement au journaliste d'investigation britannique Duncan Campbell, qui les a partagés avec une poignée d'organisations de médias parmi lesquels NBC News et Süddeutsche Zeitung. Campbell, membre fondateur du Consortium international des journalistes d'investigation, est un expert en criminalistique informatique qui a travaillé sur des enquêtes internationales, notamment sur les activités bancaires offshore et le grand tabac. Les documents semblent être les mêmes que ceux obtenus par le Parlement à la fin de 2018 dans le cadre d'une enquête sur Facebook. Facebook n'a pas remis en question l'authenticité des documents obtenus par NBC News.

Les documents, qui comprennent des courriels, des webchats, des présentations, des feuilles de calcul et des résumés de réunion, montrent comment Zuckerberg, ainsi que son conseil d'administration et son équipe de direction, ont trouvé des moyens d'exploiter les données de l'utilisateur, telles que des informations sur les amis, les relations et les photos, comme levier entreprises partenaires.


Dans certains cas, Facebook récompenserait les entreprises favorisées en leur donnant accès aux données de ses utilisateurs. Dans d'autres cas, Facebook empêchait l'accès aux données utilisateur à des entreprises ou des applications concurrentes.

Par exemple, Facebook a donné à Amazon un accès étendu aux données des utilisateurs, car l’entreprise dépensait de l’argent pour la publicité sur Facebook et s’était associée au réseau social pour le lancement de son smartphone Fire. Dans un autre cas, Facebook a discuté de la suppression de l'accès aux données utilisateur pour une application de messagerie devenue trop populaire et considérée comme un concurrent, selon les documents.

Pendant ce temps, Facebook élaborait une stratégie pour définir publiquement ces changements comme un moyen de protéger la confidentialité des utilisateurs.

La communication privée entre les utilisateurs est « de plus en plus importante », a déclaré Zuckerberg dans un entretien accordé au New York Times en 2014. « Tout ce que nous pouvons faire pour que les gens se sentent plus à l'aise est une bonne chose ».

Mais les documents montrent que, dans les coulisses, contrairement aux déclarations publiques de Facebook, la société a proposé de nombreuses manières d'imposer aux applications tierces d'indemniser Facebook pour l'accès aux données de ses utilisateurs, notamment les paiements directs, les dépenses publicitaires et des arrangements sur le partage de données. Il n’est pas inhabituel que des entreprises collaborant partagent des informations sur leurs clients, mais Facebook a accès à des données sensibles que de nombreuses autres entreprises ne possèdent pas.

Facebook a finalement décidé de ne pas vendre les données directement, mais plutôt de les distribuer aux développeurs d'applications considérées comme des « amis » personnels de Zuckerberg ou ayant dépensé de l'argent sur Facebook et partageant leurs propres précieuses données, selon les mêmes documents.

Facebook a nié avoir accordé un traitement préférentiel aux développeurs ou aux partenaires en raison de leurs dépenses publicitaires ou de leurs relations avec les dirigeants. Il faut préciser que la société n'a pas été accusée d'avoir enfreint la loi.

Une vague de démissions chez Facebook

Mi-mars, Facebook a été confronté au départ de deux de ses plus importants cadres. Chris Cox, le responsable des produits chez Facebook et Chris Daniel ont quitté la direction de l’entreprise. Selon le New York Times, leur départ est étroitement lié à la très controversée idée de Mark Zuckerberg de vouloir unifier les trois principales plateformes du groupe notamment Facebook Messenger, Whatsapp et Instagram. Depuis un peu plus d'un an maintenant, les démissions se succèdent au sein de l’entreprise. On pourrait les illustrer en partant par exemple de la démission de Brian Acton et de Jan Koum, les deux cofondateurs de Whatsapp, respectivement en 2017 et 2018. Toujours en 2018, les deux cofondateurs d’Instagram ont également quitté la société. D'autres responsables, notamment le responsable des communications et des politiques de Facebook et le responsable de la sécurité, ont également quitté leurs fonctions.


Beaucoup d’explications à propos de ses vagues de démission laissent entendre que ces cadres sont partis à la suite de malversations entre ces derniers et Mark Zuckerberg concernant la façon dont le PDG de Facebook dirige l'entreprise. Des spéculations lient certains de ces départs au scandale qui a tant faire parler de lui, celui du Cambridge Analytica. Est-ce vrai ? On ne saurait y répondre avec certitude puisqu’à ce jour, aucun commentaire de la part de Facebook n’existe à ce propos. Si depuis l’explosion du scandale de Cambridge Analytica, Facebook a toujours nié être au courant de l’utilisation finale des données collectées et traitées par l’entreprise britannique, les récentes accusations à l’encontre de la société en disent totalement le contraire. D’après des révélations faites par l’hebdomadaire britannique The Observer en mars, Facebook aurait dissimulé depuis le début de cette histoire des preuves qui prouvent son implication directe dans l’affaire dite de Cambridge Analytica.

En effet, pour l’affaire qu’on cite et d’après les propos de The Observer relayés par The Guardian, au moins un membre du conseil d’administration de Facebook était au courant du but réel et permanent de la collecte de données litigieuse plusieurs années avant l’explosion du scandale. Facebook aurait-il menti jusque là en soutenant qu’il a appris de la presse ce à quoi les données collectées par Cambridge Analytica devraient servir ? C’est que ressortent les récentes affirmations de l’hebdomadaire britannique. « Des personnes de la Silicon Valley ont témoigné que Marc Andreessen, membre du conseil d'administration de Facebook, le fondateur de la société de capital-risque Andreessen Horowitz et l'une des personnes les plus influentes de la Silicon Valley, ont assisté à une réunion avec Christopher Wylie qui s'est tenue dans le bureau d'Andreessen Horowitz deux ans avant que Wylie ne se présente comme dénonciateur », a indiqué The Observer.

Les actionnaires de Facebook forcent un vote pour évincer Mark Zuckerberg du poste de président

Facebook a déposé vendredi un document à la SEC (Securities and Exchange Commission), annonçant son assemblée annuelle des actionnaires du 30 mai et confirmant les propositions des investisseurs qui seront soumises au vote pendant l'événement. En effet, certains investisseurs reviennent à la charge pour tenter à nouveau de démettre Zuckerberg du poste de président du groupe, renverser la structure à deux catégories d'actions de Facebook et imposer une nouvelle gouvernance sur le réseau social.

Le document déposé le vendredi dernier, contient huit propositions des actionnaires de Facebook, selon Business Insider, y compris deux qui sont bien connues des internautes du fait qu’elles ont déjà fait la une des médias en ligne à plusieurs reprises. Les investisseurs veulent, non seulement, évincer Zuckerberg en tant que président du conseil d'administration de Facebook en faveur de l'embauche d'un dirigeant indépendant, mais aussi instaurer de nouveaux « mécanismes équitables et appropriés permettant d'éliminer les droits disproportionnés des actionnaires de catégorie B ».

Pour rappel, en 2017, l’un des gros investisseurs de Facebook, Trillium Asset Management, a été à l’origine d’une proposition visant à obtenir un président indépendant. Mais cette résolution a connu d’importantes oppositions parmi les investisseurs. D’autres gros investisseurs tels que les fonds Vanguard Total Stock Market Index et Fidelity Contrafund avaient voté contre la proposition de 2017.


En octobre 2018, quatre grands fonds publics américains investisseurs de Facebook ont proposé, à nouveau, de démettre Mark Zuckerberg en tant que président-directeur général au profit d’un président indépendant. Ils avaient justifié leur proposition par la série de scandales notoires qui ont émaillé la vie du réseau social depuis un certain temps et avaient espèrent obtenir le soutien de grands gestionnaires d'actifs. La chute régulière des actions depuis le début des problèmes de Facebook a aussi été citée comme un autre motif de leur résolution.

En novembre 2018, suite à la publication d’un rapport selon lequel Facebook aurait embauché une entreprise de relations publiques pour lutter contre les critiques dirigés contre la société, des investisseurs ont réitéré leur proposition de mettre fin à la fonction de président du conseil d’administration qu’exerce Mark Zuckerberg en plus de son poste de directeur général du groupe. Toutefois, la position du réseau social sur la question de création d’une présidence indépendante est très bien connue. Selon Facebook, un président indépendant pourrait « créer de l'incertitude, de la confusion et de l'inefficacité dans les fonctions et les relations du conseil d'administration et de la direction».

Cependant, les efforts continuent. Des investisseurs militants qui contrôlent plus de 3 milliards de dollars d'actions font pression pour évincer Mark Zuckerberg du poste de président du conseil d'administration de Facebook. Bien d'autres changements dans la gouvernance de l’entreprise sont également prévus à condition que le vote soit favorable pour ces investisseurs activistes le 30 mai prochain.

Source : NBC News

Voir aussi :

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Données personnelles : après Twitter et Google, l'UFC-Que Choisir obtient la condamnation de Facebook sur ses clauses abusives
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Le 25/04/2019 à 10:55
Facebook met de côté 3 milliards de dollars d’avance sur l'amende record de la FTC
Pour violation de la vie privée

Facebook recommence à regagner du terrain après de nombreuses difficultés d’ordre financier et d’effectif d’utilisateurs vécues suite à de nombreuses attaques contre sa plateforme occasionnant des violations des données utilisateur, mais aussi suite au rocambolesque scandale Cambridge Analytca qui a affecté la vie privée de plus de 87 millions de personnes dans le monde entier. C’est d’ailleurs ce scandale qui est à l’origine d’une amende qui fait l’objet de négociation depuis plusieurs mois entre Facebook et les responsables de la Federal Trade Commission des États-Unis et dont le montant a été estimé par washington Post pour la première fois en février dernier à plusieurs milliards de dollars.

En effet, la FTC a enquêté sur des révélations selon lesquelles Facebook aurait partagé de manière inappropriée des informations appartenant à plusieurs dizaines de millions d’utilisateurs avec la société de conseil politique britannique Cambridge Analytica aujourd’hui disparue. L'enquête consistait à vérifier si le partage des données et d'autres litiges ont transgressé un accord conclu en 2011 avec la FTC pour protéger la vie privée des utilisateurs. En 2011, Facebook a signé un décret de consentement avec la FTC, acceptant de ne plus tromper ses utilisateurs en leur disant que certaines informations de leurs profils resteraient confidentielles. Si Facebook et la FTC ne parviennent pas à un accord sur l'amende, l'agence pourrait choisir de poursuivre Facebook en justice pour sa négligence passée en matière de confidentialité des utilisateurs.


Toutefois, ces difficultés n’ont pas entamé la détermination du plus grand réseau social du monde. La société a publié le mercredi ses résultats du premier trimestre 2019 qui ont dépassé les estimations de bénéfices de Wall Street. L’entreprise a aussi profité de l’occasion pour annoncer qu’elle a mis de côté 3 milliards de dollars afin de couvrir le règlement avec la FTC, mettant ainsi fin aux inquiétudes de ses investisseurs concernant le résultat de l’enquête fédérale. Le trimestre a été marqué également par la poursuite de l'augmentation mensuelle et quotidienne du nombre d'utilisateurs actifs de Facebook.

Facebook a annoncé une augmentation de 26 % de son chiffre d'affaires d'une année sur l'autre, représentant une hausse de 15,1 milliards dollars, contre 12,0 milliards de dollars au cours de la même période l'an dernier. Ces résultats ont ainsi dépassé l'estimation moyenne des analystes qui s'établit à 15,0 milliards, selon Reuters. Les 3 milliards de dollars que Facebook a décidé de mettre de coté pour l’amande des régulateurs qui pourrait intervenir plus tard cette année représente 6 % de son encaisse et de ses titres négociables disponibles.

Facebook a écrit à ce sujet dans son état des résultats :

« Au premier trimestre de 2019, nous avons raisonnablement estimé une perte probable et comptabilisé une charge à payer de 3 milliards de dollars relativement à l'enquête de la FTC sur notre plateforme et nos pratiques en matière de données utilisateur, laquelle charge est incluse dans les charges à payer et autres passifs à court terme de notre bilan consolidé résumé ». « Nous estimons que les pertes dans ce problème se situent entre 3 et 5 milliards de dollars. La question n'est toujours pas résolue, et il n'y a aucune garantie quant au moment ou aux modalités de tout résultat final »,a-t-il ajouté.

Cette provision relative à l’amande a eu un impact négatif considérable sur le bénéfice du premier trimestre de Facebook. Après déduction, le bénéfice est, non seulement, largement inférieur à celui de la même période de l'an dernier, mais a également une incidence négative sur le bénéfice par action de la société. Toutefois, le géant des réseaux sociaux continue de croître et a, par ailleurs, surpassé toutes les attentes des analystes si elle n'avait pas mis de l'argent de côté pour l'amende.

Le succès trimestriel de l’entreprise n’est pas seulement financier. Selon les données de Facebook, la plateforme est en train de renouer avec la confiance des utilisateurs. Le nombre de personnes qui ont consulté Facebook quotidiennement, au premier trimestre, a augmenté de 8 % par rapport à la même période l'an dernier, pour atteindre 1,56 milliard. Le nombre mensuel de visiteurs de la plateforme a connu également une augmentation de 8 %, représentant 2,38 milliards de visiteurs.

Une part importe de l’activité de Facebook repose actuellement sur le mobile, a affirmé la société qui soutient que 93 % de ses revenus publicitaires proviennent de sa collection d'applications mobiles. Facebook n’a pas manqué de publier le nombre de personnes qui utilisent au moins une application de l’ensemble de ses plateformes numériques. « Environ 2,7 milliards de personnes utilisent Facebook, WhatsApp, Instagram ou Messenger chaque mois », a-t-il expliqué. « En moyenne, plus de 2,1 milliards de personnes utilisent un de nos services chaque jour ».

Les autres défis dont Facebook devra faire face

Facebook s’apprête à faire face à une amende civile record jamais perçue par la FTC dont le montant pourrait atteindre 5 milliards de dollars. David Vladeck, un ancien fonctionnaire de la FTC qui est maintenant professeur à la Georgetown Law School a déclaré : « Tout le monde s'attendait à ce qu'il y ait une sanction civile substantielle dans cette affaire ». « Il ne fait aucun doute que Facebook va devoir régler cette affaire. Les investisseurs attendent ça d’eux. »

Cependant, même une fois l'enquête FTC résolue, Facebook devra faire face à d'autres défis qui existent déjà.

Reuters rapporte que le nombre d'utilisateurs de Facebook a stagné aux États-Unis, au Canada et en Europe, indiquant une saturation dans les marchés les plus lucratifs de l'entreprise. C’est maintenant en Asie que sa base d'utilisateurs la plus importante et dont la croissance est la plus rapide se trouve. Selon Reuters, en Asie, le nombre mensuel d'utilisateurs actifs a fait un bond de 12,4 % par rapport à l'an dernier et la région représente désormais près de la moitié de l'ensemble des utilisateurs de Facebook. Le problème est que cette base d’utilisateurs la plus importante a rapporté à l’entreprise moins d'un cinquième de son revenu. Selon Reuters, ce changement géographique, conjugué à la lenteur des annonceurs à adopter de nouveaux services comme Stories, a entraîné une baisse de 4 % du prix moyen par annonce au cours du premier trimestre.

Facebook fait également face à la perspective d'une action de la part des législateurs, selon Reuters. Certains réclament une réglementation fédérale en matière de protection de la vie privée et des mesures antitrust pour démanteler les grandes entreprises technologiques comme Facebook.

Reuters rapporte que le représentant David Cicilline, qui préside le sous-comité de la Commission judiciaire de la Chambre des représentants des États-Unis sur les questions antitrust, a déclaré sur Twitter que Facebook était « un récidiviste » et a appelé à une réponse de la FTC « suffisamment forte pour prévenir de futures violations ».

Facebook, qui travaille à unifier ses différentes plateformes, fait également face à la menace de démantèlement de la part des potentiels futurs présidents des Etats-Unis. La candidate démocrate à l’élection présidentielle américaine 2020, Elizabeth Warren, s’est engagée à démanteler des entreprises comme Facebook une fois qu’elle sera élue présidente des Etats-Unis. Selon elle, il est grand temps de s'attaquer à la domination croissante des plus grandes entreprises technologiques des États-Unis qui ne permettent pas aux petites et aux nouvelles entreprises de s’épanouir sur un marché déjà conditionné par leur influence.

Pete Buttigieg, un autre candidat démocrate à l'élection présidentielle américaine de 2020, a déclaré publiquement qu'il souhaitait que la FTC soit plus agressive dans sa lutte contre les monopoles technologiques. Un professeur de l'université de New York, Scott Galloway, a également appelé au démantèlement des géants de la technologie, car ils sont devenus beaucoup trop puissants.

Toutefois, même si l’amende en préparation par les régulateurs atteignait 5 milliards de dollars, empêcherait-elle Facebook de continuer ses pratiques de données utilisateur ? En effet, malgré la colère des utilisateurs et des organisations de protection de vie privée, malgré l’enquête de la FTC et les appels au démantèlement, Facebook continue de croître en nombre d’utilisateurs et financièrement. L'entreprise vient de réaliser un bénéfice de 2,4 milliards de dollars pour le premier trimestre et s’apprête déjà à régler l’amende grâce à l'argent mis de côté. Rien ne devrait empêcher Mark Zuckerberg de reprendre ses activités comme d'habitude.

Par ailleurs, Facebook a annoncé qu’il travaille à unifier ses plateformes de messagerie Facebook, Instagram et WhatsApp et prévoit mettre l'accent sur les communications privées, même s’il n'a pas encore précisé comment il adaptera son modèle d'affaires axé sur la publicité. Reuters rapporte que la société a également lancé le mois dernier un système de vente qui permet aux utilisateurs d'acheter des produits directement sur Instagram et serait en train de tester actuellement un système de paiement WhatsApp en Inde qu'elle prévoit de déployer dans d'autres pays, d’après son PDG.

Source : Reuters

Et vous ?

Que pensez-vous de la croissance de Facebook malgré ses problèmes de vie privée ?
Pensez-vous que l’amande de la FTC mettra fin aux pratiques de données utilisateurs de Facebook ?

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Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 26/04/2019 à 15:42
Le procureur général de New York va enquêter sur Facebook,
pour avoir récupéré sans permission les contacts de 1,5 million de nouveaux utilisateurs

La semaine dernière, Facebook a déclaré s’être rendu compte que les adresses e-mail des contacts d’une partie de ses utilisateurs avaient été téléchargées accidentellement par le réseau social depuis mai 2016 au moment de la création d’un compte par ces utilisateurs.

C’est un chercheur en sécurité informatique qui s’en est aperçu. Il a constaté que Facebook demandait à certains utilisateurs d’entrer le mot de passe de la boîte mail rattachée à leur compte Facebook, au moment où ils s’inscrivaient. Le but était, d’après l’entreprise, de vérifier leurs identités.

De nombreux sites demandent à vérifier votre identité lors d’une inscription. En général, ils envoient plutôt un email de confirmation, avec un lien sur lequel il faut cliquer pour valider le compte, ou un code à chiffres par SMS.

Business Insider a remarqué que lorsque les internautes entraient le mot de passe de leur boîte mail sur Facebook, une fenêtre pop-up apparaissait. Elle indiquait que Facebook était en train d’importer les contacts de la boîte mail. Le problème est qu’à aucun moment, les utilisateurs n’ont pu donner leur permission ou au contraire refuser l’importation de leurs contacts. Cette fonctionnalité existait avant mai 2016, a précisé Facebook, mais les utilisateurs pouvaient choisir de l’activer ou non. Cela n’a plus été le cas à partir de cette date. En mars 2019, l’authentification par boîte mail a été supprimée par Facebook.


D’ailleurs, un porte-parole du réseau social a déclaré :

« Le mois dernier, nous avons cessé d'offrir la vérification de mot de passe de messagerie comme une option de vérification d’identité pour les personnes qui en sont à leur première inscription sur Facebook. Lorsque nous avons examiné les étapes suivies par les utilisateurs pour vérifier leurs comptes, nous avons constaté que, dans certains cas, leurs contacts de messagerie ont également été téléchargés involontairement sur Facebook lors de la création de leur compte.

« Nous estimons que près de 1,5 million de contacts de messagerie ont été téléchargés. Ces contacts n'ont été partagés avec personne. Nous les supprimons. Nous avons corrigé le problème sous-jacent et avertissons les personnes dont les contacts ont été importés. Les utilisateurs peuvent également consulter et gérer les contacts qu'ils partagent avec Facebook dans leurs paramètres ».

New York passe à l’assaut

Suite à cela, le procureur général de New York a décidé d’ouvrir une enquête.

La récolte de courriels pourrait avoir exposé des centaines de millions de personnes à une publicité ciblée de la part de la société de médias sociaux en crise, a annoncé jeudi le procureur général de New York, Letitia James, dans un communiqué.

Le procureur général Letitia James a déclaré qu'il était « temps que Facebook soit tenu pour responsable de la gestion des informations personnelles des consommateurs ».

James a déclaré que « Facebook a maintes fois fait preuve d'un manque de respect pour les informations des consommateurs tout en tirant profit de l'exploitation de ces données ». Ce n'est que le dernier d'une longue série de scandales liés à la protection de la vie privée qui ont frappé la société de réseaux sociaux.

Comme rapporté par le New York Times, l'enquête portera sur la manière dont l'incident s'est produit et sur la question de savoir si la collecte de contacts par courrier électronique était réellement plus répandue que ce qui a été rapporté jusqu'à présent.

Le procureur général Letitia James a annoncé l'enquête sur Twitter:


Dans un communiqué, son bureau a avancé que :

« La vérification de courrier électronique est une pratique courante pour les services en ligne tels que Facebook. Généralement, lorsqu'un consommateur s'inscrit à un nouveau service, il lui est demandé de fournir une adresse électronique. Il reçoit ensuite un courrier électronique avec un lien lui permettant de vérifier que le compte de messagerie lui appartient. La procédure de Facebook a demandé à certains utilisateurs de confier leur mot de passe à leur compte de messagerie personnel. En outre, des rapports indiquent que Facebook a ensuite accédé aux contacts de ces utilisateurs et les a téléchargés sur Facebook afin de les utiliser pour des publicités ciblées. Alors que Facebook a admis que 1,5 million d’utilisateurs ont vu leurs contacts récoltés directement, le nombre total de personnes dont les informations de contact ont été obtenues de manière incorrecte par Facebook peut atteindre des centaines de millions, car des centaines de contacts peuvent être stockés dans leur base de données de contacts.

« Le bureau avait précédemment appliqué les lois de protection des consommateurs de New York contre les sites Web de réseaux sociaux qui détournaient les listes de contacts des utilisateurs. En janvier 2019, le procureur général James a annoncé l'ouverture d'une enquête sur Apple pour son refus d'avertir les consommateurs du bogue FaceTime, qui mettait en péril la vie privée des consommateurs à New York en permettant aux utilisateurs de recevoir le flux audio et vidéo de l'appareil avant même que la personne qu'ils appelaient n’accepte ou ne rejette l'appel. En mars 2018, le bureau du procureur général a ouvert une enquête sur Facebook pour utilisation abusive de données d’utilisateur par Cambridge Analytica ».

La réaction de Facebook

Un porte-parole de Facebook a déclaré : « Nous sommes en contact avec le bureau du procureur général de l'État de New York et répondons à leurs questions à ce sujet ».

Facebook s’efforce de répondre aux préoccupations des législateurs et des organismes de réglementation concernant la protection des données des utilisateurs. Mercredi, Facebook estimait qu'il pourrait en coûter jusqu'à 5 milliards de dollars pour résoudre une enquête de la Federal Trade Commission déclenchée par Cambridge Analytica, un cabinet de conseil politique britannique aujourd'hui disparu qui avait des liens avec la campagne présidentielle de Donald Trump, a obtenu les données de millions d'utilisateurs de Facebook sans leur consentement.

À ce sujet, Facebook a affirmé dans ses états :

« Au premier trimestre de 2019, nous avons raisonnablement estimé une perte probable et comptabilisé une charge à payer de 3 milliards de dollars relativement à l'enquête de la FTC sur notre plateforme et nos pratiques en matière de données utilisateur, laquelle charge est incluse dans les charges à payer et autres passifs à court terme de notre bilan consolidé résumé ». « Nous estimons que les pertes dans ce problème se situent entre 3 et 5 milliards de dollars. La question n'est toujours pas résolue, et il n'y a aucune garantie quant au moment ou aux modalités de tout résultat final »

Séparément, Facebook est en pourparlers avancés avec un groupe d’États pour résoudre des enquêtes sur le point de savoir si l’incident de Cambridge Analytica a enfreint les lois locales sur la protection des consommateurs, ont déclaré des personnes familiarisées avec le sujet.

Source : déclaration du bureau du procureur, tweet du procureur, New York Times
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Le 18/04/2019 à 18:30
Les actionnaires de Facebook en ont assez de Marc Zuckerberg, mais ne peuvent rien faire contre lui
En voici les raisons

La semaine dernière la société américaine Facebook a publié une déclaration de procuration dans laquelle il apparaissait clairement que les actionnaires de la société commencent à en avoir marre du leadership de Mark Zuckerberg qui est à la fois le cofondateur, président du conseil et directeur général de la société. Ces actionnaires estiment que le conseil d'administration est enfermé dans une structure de gouvernance obsolète qui réduit la responsabilité du conseil envers les actionnaires. Dans le but d'améliorer les choses, ils ont fait quatre propositions qu'ils ont soumises au vote visant à réduire l'autorité de Marc Zuckerberg sur Facebook.

La première des quatre propositions serait celle de créer un poste de président de la société qui serait indépendant, ce qui empêchera Marc Zuckerberg d'occuper à la fois ce poste et celui de directeur général. La deuxième proposition consiste à exiger la majorité des votes des administrateurs de la société de sorte qu'aucune décision ne puisse être adoptée en se basant uniquement sur l'avis de Zuckerberg. La troisième proposition exige que toutes les actions, qu’elles soient de classe A ou de classe B, disposent d’un droit de vote unique. La dernière proposition quant à elle invite le conseil à examiner des alternatives stratégiques, y compris une scission de la société.

Pour rappel, dans le domaine de la finance, une action de classe A, B ou C désigne une catégorie d'actions ordinaires ou privilégiées qui s'accompagne d'avantages accrus, tels que des droits de vote. Mais il faut savoir que les actions de classe A donnent droit à des avantages plus importants que ceux des classes B et C. Malgré le ressenti des actionnaires vis-à-vis de la gestion que Zuckerberg fait de Facebook, ils sont dans l'incapacité de faire grand-chose contre cela et l'échec de ces propositions lors du vote n'a rien de bien difficile à comprendre.


Zuckerberg détient à lui tout seul 88,1 % des actions de classe B de Facebook, qui disposent chacune de 10 voix en cas de vote à l'assemblée annuelle des actionnaires, soit 3,98 milliards de voix au total. En ce qui concerne les actions de classe A, il y en a que 2,4 milliards pouvant être acquises par des investisseurs ordinaires et chacune de ces actions disposent également de 10 voix à l'assemblée annuelle des actionnaires. Ce qui laisse donc comprendre que, quelle que soit la proposition qui sera soumise au vote de l'assemblée, si celle-ci n'est pas approuvée par Zuckerberg, il est très probable qu'elle ne puisse pas être adoptée.

C'est donc de cette même façon que toutes les propositions similaires à celles-ci ont abouti jusqu'à présent et à chaque fois on a l'impression que cela résulte de la volonté de la majorité des membres du conseil, alors que la réalité est toute autre. Selon certaines indications, la plupart des actionnaires extérieurs souhaiteraient voir un changement dans la structure de gestion de l'entreprise, mais cela ne risque pas d'arriver de si tôt. En fait, le contrôle inattaquable de Facebook par Zuckerberg est en place avant même son offre publique initiale en 2012 et l’office de la propriété intellectuelle a simplement intégré ce contrôle dans les règlements au moment de son introduction en bourse.

Ces actionnaires savaient très bien où ils mettaient les pieds lorsqu'ils achetaient des actions Facebook. Les premières années ont été assez fructueuses, mais après une certaine période, les préoccupations ont commencé à naître suite aux différents scandales qui ont entaché la société. Des préoccupations sur des questions managériales se sont faites ressentir, mais comme pour cette fois encore, c'est Marc Zuckerberg qui a toujours eu le dernier mot.

Source : Los Angeles Times

Et vous ?

Qu'en pensez-vous ?
Que pensez-vous de la gestion actuelle de Facebook ?
Êtes-vous du même avis que ceux qui souhaitent le départ de Zuckerberg ? Pourquoi ?

Voir aussi :

L'audition de Mark Zuckerberg devant le Congrès américain a révélé un PDG déconcerté le patron de Facebook aurait-il trompé les élus américains ?
Les sénateurs veulent savoir quand Zuckerberg a appris que Facebook piégeait les enfants pour les faire dépenser l'argent de leurs parents
Zuckerberg en passe d'être le milliardaire qui a le plus perdu en 2018 : sa fortune s'effrite de 23 milliards qui équivalent à la fortune d'Elon Musk
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Le 14/05/2019 à 7:29
Facebook pourrait conclure un accord avec la FTC qui le placerait sous une surveillance de 20 ans,
quant à ses pratiques en matière de protection de la vie privée

Facebook, le numéro un des réseaux sociaux, est sur le point de conclure un accord avec le gouvernement américain sur ses politiques et pratiques en matière de protection de la vie privée, qui le placerait sous une surveillance de 20 ans, selon une source bien informée des discussions.

Cet accord permettrait de résoudre le problème de savoir si l'entreprise avait violé un pacte de consentement similaire conclu en 2011.

Il fallait s’attendre à un accord imminent après que Facebook ait mis de côté 3 milliards de dollars pour payer ce qui, selon elle, serait une amende comprise dans une fourchette de 3 à 5 milliards de dollars. Deux sources ont toutefois indiqué lundi qu'aucun accord n'était attendu cette semaine.

Une des sources a déclaré que l'annonce d'un règlement avec la Federal Trade Commission pourrait être annoncée dans un mois.

Plusieurs législateurs américains ont critiqué certains aspects d’un éventuel accord entre la FTC et Facebook qui renforcerait la surveillance des politiques et des pratiques en matière de protection de la vie privée au sein du conseil d’administration de Facebook et imposerait à la société de médias sociaux d’agir plus énergiquement contre les développeurs tiers.

Des sénateurs américains souhaitent que les dirigeants de Facebook soient personnellement mis en cause

Début mai, les sénateurs Richard Blumenthal et Josh Hawley ont critiqué le projet d’accord de la FTC (Federal Trade Commission) avec Facebook visant à limiter et sanctionner son utilisation abusive des données personnelles des consommateurs. Ces derniers ont exhorté le gouvernement à agir plus rapidement et à envisager d'imposer des sanctions sévères aux hauts dirigeants de l'entreprise.

Ces sénateurs ne sont pas les premiers à demander à ce que les dirigeants de Facebook soient personnellement tenus pour responsables des abus commis par l'entreprise. Le mois dernier, le sénateur démocrate Ron Wyden, qui est l'un des principaux défenseurs de la confidentialité numérique, avait déclaré dans une lettre adressée à la FTC, que les autorités fédérales de réglementation devraient tenir Mark Zuckerberg pour responsable des violations répétées commises par Facebook concernant la vie privée des Américains.

Le fait que ces 2 autres sénateurs se joignent à lui, n'arrange pas du tout les choses pour Facebook, surtout quand on sait que la FTC s'apprêtait à infliger à l'entreprise, une amende record estimée entre 3 et 5 milliards de dollars. Dans leur lettre adressée à la FTC, les sénateurs ont déclaré à l'agence que même avec une amende de 5 milliards de dollars, Facebook s'en tirait à bon compte. Ils ont également insisté pour que des limites à long terme soient fixées sur la manière dont Facebook collecte et utilise les informations personnelles.


Ils ont suggéré des mesures telles que la suppression des données de suivi et la limitation des pratiques publicitaires. Les deux hommes ont également demandé à ce que tout responsable de Facebook à l’origine d’une violation d’un accord ou d’un décret puisse être dénoncé. D'ailleurs dans leur lettre, ils déclarent ceci : « La Commission devrait imposer des sanctions pécuniaires dissuasives et imposer des mesures énergiques de reddition de comptes à Facebook, notamment en limitant l'utilisation des données des consommateurs, la responsabilité de la direction en cas de violation et d'autres mesures correctives structurelles pour mettre fin aux atteintes à la confiance des consommateurs ».

Un cofondateur de Facebook s’en mêle

Dans un éditorial publié dans le New York Times, l’un des cofondateurs de Facebook a appelé à la dissolution du réseau social. Chris Hughes, qui a aidé Mark Zuckerberg à lancer Facebook de son dortoir à Harvard il y a 15 ans, a déclaré que la Federal Trade Commission devrait annuler l'acquisition de WhatsApp et Instagram par Facebook afin de créer une concurrence accrue sur les marchés des médias sociaux et de la messagerie.

Hughes avance l'argument économique selon lequel Facebook est en situation de monopole, ce qui a limité la concurrence et freiné l'innovation. Il est impossible pour les utilisateurs de passer à un autre réseau social, car il n’existe aucun concurrent sérieux. Hughes affirme qu'aucun nouveau réseau social n'a été lancé depuis 2011 et que 84% des dépenses en publicités sur les médias sociaux vont directement à Facebook. Il cite la dissolution de AT&T par la FTC dans les années 1980, ainsi que la vente de Wild Oats par Whole Foods en 2009, comme un précédent quant à la manière dont cette rupture pourrait se produire.

Pour lui, le problème avec Facebook va même bien au-delà du simple problème relatif à l’économie. Hughes avances que les algorithmes des fils d’actualité dictent le contenu que des millions de personnes voient chaque jour, ses règles de contenu définissent ce qui constitue un discours de haine, et il n’existe aucun contrôle démocratique de ces processus. La propriété de Zuckerberg sur la majorité des actions de Facebook signifie qu’il n’y a aucun contrôle interne sur son pouvoir, et qu’aucune agence gouvernementale ne se consacre à la supervision d’une entreprise comme Facebook.

« L’influence de Mark est stupéfiante, bien au-delà de toute autre personne du secteur privé ou du gouvernement. Il contrôle trois plateformes de communication principales - Facebook, Instagram et WhatsApp - utilisées par des milliards de personnes chaque jour », écrit Hughes. « Le conseil d’administration de Facebook fonctionne plus comme un comité consultatif que comme un superviseur, car Mark contrôle environ 60% des actions avec droit de vote. Mark seul peut décider comment configurer les algorithmes de Facebook pour déterminer ce que les gens voient dans leurs fils d’actualités, quels paramètres de confidentialité ils peuvent utiliser et même quels messages sont livrés. Il définit les règles permettant de distinguer les discours violents et incendiaires des discours simplement offensants, et il peut choisir de bloquer un concurrent en l'acquérant, en le bloquant ou en le copiant ».

Ancienne photo de Chris Hughes et Mark Zuckerberg


« Mark est une personne bonne et gentille », a noté Hughes, « mais je suis outré que sa focalisation sur la croissance l’ait conduit à sacrifier sécurité et civilité au bénéfice des clics ». « Je suis déçu de moi-même et de la première équipe de Facebook pour ne pas avoir réfléchi davantage à la manière dont l’algorithme News Feed pourrait changer notre culture, influencer les élections et responsabiliser les dirigeants nationalistes. Et je suis inquiet que Mark se soit entouré d’une équipe qui renforce ses convictions au lieu de les défier ».

La FTC

L’accord conclu en 2011 entre Facebook et la FTC exigeait également que l’agence gouvernementale soit informée de ses pratiques en matière de protection de la vie privée depuis 20 ans.

La FTC a enquêté sur des allégations selon lesquelles Facebook aurait partagé de manière inappropriée des informations appartenant à 87 millions d'utilisateurs avec le cabinet britannique de conseil politique britannique, aujourd'hui disparu, Cambridge Analytica. L’enquête a porté sur le point de savoir si le partage de données et d’autres litiges violaient le consentement de 2011.

Cette déchéance, ainsi que la colère suscitée par le discours de haine et la désinformation sur sa plate-forme, ont suscité des appels de personnes allant du candidat à la présidentielle progressiste Sénateur Elizabeth Warren à un cofondateur de Facebook, Chris Hughes, pour que le gouvernement oblige le géant des médias sociaux à vendre Instagram, acheté en 2012, et WhatsApp, acheté en 2014.

En dépit de ses scandales, le cœur de métier de la société s’est montré résilient, Facebook ayant battu les estimations sur ses bénéfices antérieurs au cours des deux derniers trimestres.

Source : Reuters

Voir aussi :

Des sénateurs américains souhaitent que les dirigeants de Facebook soient personnellement mis en cause, en cas d'abus commis par l'entreprise
Mark Zuckerberg devrait être tenu pour responsable des problèmes de confidentialité de Facebook, selon un sénateur américain
Chris Hughes, cofondateur de Facebook, appelle au démantèlement du RS : « le pouvoir de Mark Zuckerberg est sans précédent et anti-américain »
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Le 13/07/2019 à 12:52
L’amende que la FTC va infliger à Facebook suite à Cambridge Analytica s’élèvera à près de 5 milliards de dollars,
soit un mois de recettes

En mars 2018, la Federal Trade Commission des États-Unis a lancé une enquête sur des allégations selon lesquelles Facebook aurait partagé de manière inappropriée des informations appartenant à 87 millions d'utilisateurs avec le cabinet britannique de conseil politique Cambridge Analytica. L'objectif était de déterminer si le partage de données violait un accord de consentement de 2011 entre Facebook et le régulateur.

Pour rappel, le décret d’autorisation de 2011 exige que Facebook demande et obtienne l'autorisation expresse des utilisateurs avant de partager leurs données avec des tiers, et exige que le géant de la technologie informe la FTC dans les cas où d'autres entités utilisaient ces informations de manière abusive. Elle interdit également à Facebook de faire des déclarations trompeuses au sujet de ses pratiques en matière de protection de la vie privée.

Pour se préparer financièrement, Facebook a annoncé à ses investisseurs : « Au premier trimestre 2019, nous avons raisonnablement estimé une perte probable et comptabilisé une charge à payer de 3 milliards de dollars relative à l'enquête de la FTC sur notre plateforme et nos pratiques en matière de données utilisateur, charge déjà incluse dans les charges à payer et autres passifs à court terme de notre bilan consolidé résumé ». Et d’ajouter « Nous estimons que les pertes dans ce problème se situent entre 3 et 5 milliards de dollars. La question n'est toujours pas résolue, et il n'y a aucune garantie quant au moment ou aux modalités de tout résultat final ».

Les commissaires de la FTC, qui étaient divisés sur la sanction à appliquer à Facebook, semblent avoir trouvé un compromis. En effet, Reuters a partagé une information issue d’une source familière de la situation qui a affirmé que la FTC a décidé de frapper Facebook d’une amende de près de 5 milliards de dollars.

Une punition qui pourrait ne pas être que pécuniaire

La FTC devrait inclure dans l'accord d'autres restrictions sur la manière dont Facebook traite la vie privée des utilisateurs, selon le Wall Street Journal, qui a également assuré que la majorité républicaine était favorable à ce règlement (trois commissaires républicains ont voté en faveur de ce règlement et deux commissaires démocrates ont voté contre)

« L’affaire a été transférée à la division civile du ministère de la Justice, mais il n’y a pas d’estimation sur le temps qu’il faudra pour la finaliser », avance le Journal. « Les examens du département de la justice font partie de la procédure de la FTC, mais ne changent généralement pas l’issue de la décision de la FTC ».

Le règlement, qui doit encore être finalisé par la division civile du département américain de la Justice, serait supérieur au montant record de 22,5 millions de dollars que la FTC a imposé à Google en 2012.

Certaines associations expriment leur mécontentement

La FTC n'a pas annoncé cet accord publiquement. Cependant, plusieurs associations ainsi que des législateurs ont déjà exprimé leur mécontentement.

Robert Weissman, président de Public Citizen, un groupe de défense des droits des consommateurs, a déclaré que le règlement annoncé permettrait à Facebook de se tirer d'affaire trop facilement.

« Un règlement efficace aurait imposé non seulement une énorme amende, mais également de véritables contraintes pour la société, des réformes structurelles et des conditions essentielles pour protéger la vie privée des utilisateurs », a déclaré Weissman dans un communiqué. « La FTC aurait dû demander à Facebook d'abandonner ses projets d'intégration des services Messenger, Instagram et WhatsApp dans le cadre du règlement », a-t-il continué.

La sénatrice Elizabeth Warren a profité de l'occasion pour réitérer ses appels pour démanteler Facebook. Sur Twitter, elle a déclaré « Facebook a réalisé des bénéfices de 5 milliards de dollars au cours des trois premiers mois de l’année dernière. La société est trop grosse pour pouvoir être supervisée et cette pénalité de rétention sans équivoque le confirme. La FTC devrait démanteler Facebook, tout simplement. Trop c'est trop ».


Et d’ajouter « Soyons honnêtes: ce règlement est une victoire pour Facebook. Il suffit de regarder les marchés. Dans les 15 minutes qui ont suivi le signalement du règlement, la valeur marchande de Facebook a augmenté de plus de 5 milliards de dollars ».

La sénatrice fait des appels à démanteler des grandes enseignes de la technologie telles que Facebook, Amazon, Google et Apple l’une de ses priorités. Selon elle, ces entreprises ont trop de pouvoir sur l'économie, la société et la démocratie.

Le représentant démocrate du Rhode Island, David Cicilline, a déclaré dans une série de tweets qu'une amende de 5 milliards de dollars ne ferait pas que Facebook « réfléchisse à deux fois à leur responsabilité de protéger les données des utilisateurs ».

« La FTC vient d'offrir à Facebook un cadeau de Noël cinq mois plus tôt », a-t-il déclaré. « Il est très décevant qu'une entreprise d'une puissance aussi énorme qui se soit livrée à une faute aussi grave reçoive une simple tape sur les doigts ».

Source : Reuters, Elizabeth Warren

Et vous ?

Que pensez-vous du montant de cette amende ? Vous semble-t-il proportionnel à l'affaire Cambridge Analytica ?
Que pensez-vous des avis selon lesquels il faudrait démanteler Facebook ?

Voir aussi :

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Le 17/07/2019 à 10:45
Mark Zuckerberg s'est enrichi d'un milliard de dollars à la suite de l'annonce de l'amende de 5 Md$
pour le scandale Cambridge Analytica

Après de multiples amendes subies dans certains pays de l’Europe, Facebook est sur le point d’être condamné à une amende de 5 milliards de dollars aux États-Unis. La Federal Trade Commission (FTC) a approuvé une amende de 5 milliards de dollars contre Facebook à la suite de son enquête sur le scandale Cambridge Analytica. Mais cette annonce semble n’avoir eu aucun effet sur les investisseurs de Facebook ni même sur le coût des actions de l’entreprise. Au contraire, les actions de la société auraient augmenté d’environ 1 % en seulement trente minutes le vendredi passé. Une situation qui a gonflé la fortune personnelle de Mark Zuckerberg d’environ 1 milliard de dollars.

La FTC a annoncé la semaine dernière une sentence de 5 milliards de dollars d'amende contre Facebook à la fin de son enquête sur le scandale Cambridge Analytica survenu en 2016. L'objectif était de déterminer si le partage de données avec le cabinet britannique de conseil politique violait un accord de consentement de 2011 entre Facebook et le régulateur. Ce décret d’autorisation de 2011 entre les deux entités exige que Facebook demande et obtienne l'autorisation expresse des utilisateurs avant de partager leurs données avec des tiers, et exige que le géant de la technologie informe la FTC dans les cas où d'autres entités utilisaient ces informations de manière abusive.

Elle interdit également à Facebook de faire des déclarations trompeuses au sujet de ses pratiques en matière de protection de la vie privée. Selon The Wall Street Journal, pour cette amende, la FTC devrait inclure dans l'accord d'autres restrictions sur la manière dont Facebook traite la vie privée des utilisateurs. Le journal a assuré que la majorité républicaine était favorable à ce règlement (trois commissaires républicains ont voté en faveur de ce règlement et deux commissaires démocrates ont voté contre). « L’affaire a été transférée à la division civile du ministère de la Justice, mais il n’y a pas d’estimation sur le temps qu’il faudra pour la finaliser », avance le Journal.


« Les examens du département de la justice font partie de la procédure de la FTC, mais ne changent généralement pas l’issue de la décision de la FTC », a ajouté le média new-yorkais. Cependant, Facebook s’est, semble-t-il, préparé à ce que l’enquête aboutisse à des conclusions similaires. « Au premier trimestre 2019, nous avons raisonnablement estimé une perte probable et comptabilisé une charge à payer de 3 milliards de dollars relative à l'enquête de la FTC sur notre plateforme et nos pratiques en matière de données utilisateur, charge déjà incluse dans les charges à payer et autres passifs à court terme de notre bilan. Nous estimons que les pertes dû à ce problème se situent entre 3 et 5 milliards de dollars », avait averti Facebook à ses associés.

L’amende de 5 milliards de dollars imposée par la FTC a pour objet de punir Facebook pour avoir mal géré les données des utilisateurs. L’amende est un record pour la FTC, un geste apparemment destiné à créer un précédent pour le type de punition que les géants de la technologie pourraient recevoir pour avoir mal géré les données de leurs utilisateurs. Mais beaucoup l'ont décrit comme une tape sur les doigts pour Zuckerberg et sa société de médias sociaux. En effet, la FTC n'a pas annoncé cet accord publiquement. De ce fait, plusieurs associations ainsi que des législateurs ont déjà exprimé leur mécontentement. Robert Weissman, président de Public Citizen, un groupe de défense des droits des consommateurs, a déclaré que le règlement annoncé permettrait à Facebook de se tirer d'affaire trop facilement.

« Un règlement efficace aurait imposé non seulement une énorme amende, mais également de véritables contraintes pour la société, des réformes structurelles et des conditions essentielles pour protéger la vie privée des utilisateurs. La FTC aurait dû demander à Facebook d'abandonner ses projets d'intégration des services Messenger, Instagram et WhatsApp dans le cadre du règlement », a déclaré Weissman dans un communiqué. La sénatrice Elizabeth Warren a de son côté profité de l'occasion pour réitérer ses appels pour démanteler Facebook. Cela dit, Business Insider rapporte qu’après l’annonce des 5 milliards de dollars d’amende de la FTC, les actifs financiers de Facebook n’ont pas tremblé. Bien au contraire, la valeur des actions de Facebook a en réalité augmenté d’environ 1 % vendredi dernier après l'annonce de l'amende.

Lorsqu’il a été annoncé le vendredi que le résultat de l’enquête de la FTC serait une amende de 5 milliards de dollars et une surveillance supplémentaire des pratiques commerciales de Facebook. Peu de temps après, la valeur des actions de la société a bondi. Le PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, détient 88,1 % des actions de Facebook. En effet, selon Business Insider, un rapport financier déposé en avril montre que Zuckerberg détient 410 497 115 actions de Facebook. Au prix de 202,31 $ avant l'annonce de la nouvelle vers 15h 45, ses actions valaient 83 milliards de dollars. Au prix de 204,87 dollars aux alentours de 16 heures, ces actions s’élèveraient à 84,1 milliards de dollars. Ainsi, en tant que principal actionnaire de Facebook, Zuckerberg peut voir une énorme manne d'augmentation de son cours de 1 %.

D’après certaines analyses, cela peut sembler paradoxal, mais la logique est simple. Facebook prévoyait déjà une amende d’une telle valeur dans l’intervalle 3 à 5 milliards de dollars et ses investisseurs en étaient informés. Il a donc planifié ses résultats financiers annuels en fonction de cette attente. Alors les investisseurs ont réagi de manière positive à ce que ce plan se concrétise et que l’amende ne soit pas plus lourde. Par contre, d’autres préfèrent y voir une décision facile et délibérée de la part des autorités américaines. Selon eux, les États-Unis protègent jusqu’à ce jour leur GAFA, car une grande partie de leur souveraineté économique repose sur ces entreprises. Ces derniers estiment que dans de nombreuses années encore, ces entreprises seront là et leurs comportements ne changeront pas pour autant.

« Ne croyez surtout pas que Facebook s’en est sorti par miracle de cette affaire. Tout a été pensé pour que les entreprises telles que Google, Amazon, Facebook ou encore Apple survivent encore dans de nombreuses années. Leur pouvoir sur le marché américain et dans le reste du monde permet aux États-Unis d’avoir le marché économique le plus prospère du monde. Bien que la Chine soit un concurrent de haute importance des USA, ces entreprises ne sont pas aussi influentes que celles précitées », ont-ils déclaré.

Source : Business Insider

Et vous ?

Qu'en pensez-vous ?

Voir aussi

L'amende que la FTC va infliger à Facebook suite à Cambridge Analytica s'élèvera à près de 5 milliards de dollars, soit un mois de recettes

La FTC serait divisée sur la façon de tenir Facebook responsable de toute atteinte à la vie privée, depuis Cambridge Analytica

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Le 06/05/2019 à 12:04
La FTC serait divisée sur la façon de tenir Facebook responsable de toute atteinte à la vie privée,
après les scandales qui ont suivi Cambridge Analytica

Un nouveau rapport du New York Times indique que les cinq membres de la Commission fédérale du commerce ont du mal à s’entendre sur une sanction appropriée pour les manquements à la vie privée de Facebook et qu’ils tentent spécifiquement de déterminer si le PDG Mark Zuckerberg devrait ou non être tenu personnellement responsable.

La FTC enquête depuis l’an dernier sur Facebook dans l’affaire Cambridge Analytica afin de vérifier une éventuelle violation du décret d’autorisation de 2011 relatif au respect de la vie privée des utilisateurs. Cette enquête serait en train de constituer la première sanction majeure imposée à Facebook aux États-Unis depuis la publication de la crise de confidentialité provoquée par l’utilisation non autorisée des données utilisateur.

Pour rappel, le décret d’autorisation de 2011 exige que Facebook demande et obtienne l'autorisation expresse des utilisateurs avant de partager leurs données avec des tiers, et exige que le géant de la technologie informe la FTC dans les cas où d'autres entités utilisaient ces informations de manière abusive. Elle interdit également à Facebook de faire des déclarations trompeuses au sujet de ses pratiques en matière de protection de la vie privée.

Pour se préparer financièrement, Facebook a annoncé à ses investisseurs : « Au premier trimestre de 2019, nous avons raisonnablement estimé une perte probable et comptabilisé une charge à payer de 3 milliards de dollars relativement à l'enquête de la FTC sur notre plateforme et nos pratiques en matière de données utilisateur, laquelle charge est incluse dans les charges à payer et autres passifs à court terme de notre bilan consolidé résumé ». Et d’ajouter « Nous estimons que les pertes dans ce problème se situent entre 3 et 5 milliards de dollars. La question n'est toujours pas résolue, et il n'y a aucune garantie quant au moment ou aux modalités de tout résultat final ».

Le rapport du Times indique que la FTC veut faire une déclaration avec une lourde amende à l'encontre de la société (la plus importante jamais infligé à l’endroit d’une société technologique était de 22,5 millions de dollars en 2012 contre Google), mais ses membres n'ont pas été en mesure de décider à quel point ils sont près à aller loin dans une telle déclaration.

« Les cinq commissaires de la FTC ont convenu il y a plusieurs mois qu'ils voulaient faire appliquer une sanction historique qui refléterait l’importance de l’affaire pour la commission. Mais à présent, les membres sont divisés sur la taille et la portée de la punition à imposer à l’entreprise technologique, selon trois personnes connaissant les discussions qui ont parlé sous le couvert de l’anonymat.

« Cette division complique les derniers jours des pourparlers.

« Outre le désaccord sur la sanction financière appropriée, l'une des sources de divergence au cours des négociations a été la mesure dans laquelle Mark Zuckerberg, directeur général de Facebook, devrait être tenu personnellement responsable de toute violation d'un accord de 2011, selon deux personnes ».

Facebook a mené un combat acharné, affirmant que Zuckerberg ne devrait pas être tenu légalement responsable des actes de ses 35 000 employés.


Joseph J. Simons, président de la commission de cinq membres, a intensifié ses efforts pour obtenir au moins un de ses deux démocrates de son côté.

Le président de la FTC, Joseph Simons, aurait les trois membres républicains de la commission prêts à approuver un accord, les deux autres membres démocrates restant en attente d'une punition plus sévère. Mais Simons serait en train d'essayer d'éviter des décisions influencées par le parti (trois voix des républicains contre deux voix des démocrates), ce qui pourrait avoir des conséquences politiques ou se transformer éventuellement en litige d’après le NYT.

Tout règlement sera également considéré comme une mesure de la volonté de l’administration Trump de sanctionner l’une des sociétés les plus importantes et les plus influentes du pays. L'administration a assoupli les réglementations dans de nombreux secteurs, mais le président Trump a déclaré à plusieurs reprises que les géants de la technologie tels que Facebook et Amazon avaient trop de pouvoir.

De nombreux démocrates ont dirigé leurs efforts pour limiter le pouvoir de Silicon Valley.

« C’est une décision extrêmement importante, car toutes les grandes entreprises vont la surveiller pour voir s’il va vraiment y avoir un nouveau jour sur le front de l’application de la loi », a déclaré le sénateur Ron Wyden, un démocrate de l’Oregon qui s’est battu pour que Zuckerberg soit tenu personnellement responsable indépendamment du règlement qu’il pourrait y avoir..

Une réponse perçue comme douce pourrait saper la confiance du public dans la capacité de la FTC de superviser de manière adéquate les entreprises du secteur de la technologie, d’autant plus que l’Europe a mis en place sa propre réglementation plus stricte. La Commission devrait se prononcer prochainement sur la question.

Source : New York Times
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